Ce soir, la version 3.1 de Tweetbot déboule 15 jours à peine après la version 3.0. Je n’utilise plus que TweetBot sur mes divers écrans (voir cette chronique sur urbanbike).
J’apprécie les petits plus qui rendent encore plus confortable cette nouvelle version…

Un déplacement latéral (qui peut se paramètrer entre Retweeter — mon choix — et Favori) et hop…

Sans oublier la possibilité de répondre encore plus naturellement à un tweet donc… (okay, ici, je me réponds à moi même dans cet exemple)

Bien sûr, le RT peut être simple ou commenté…

TweetBot est multi-comptes et il est très facile de basculer de l’un à l’autre… (alors, Dukown, c’est toi… oui j’assume…!)
Notez également l’option pour ne pas afficher les icônes sous forme de ronds (option que j’ai adoptée néanmoins…)

Dans mon usage de Twitter, il y a pas mal de liens que je lis directement et que je conserve accessoirement sur mon compte Readability en les expédiant de suite…
Bref, très content de ce choix depuis des années (hé oui, déjà…) après avoir essayé nombre de solutions.
La version iPhone est disponible sur iTunes… Et son prix me semble très, très raisonnable…
Bon, j’attends essentiellement la version iPad que j’utilise quotidiennement… Souvenez-vous que les flux des tweets sont synchronisés via iCloud, donc entre iPhone, iPad et Mac.
Certes, j’apprécie Daedalus touch pour son option gros caractères (voir cette chronique sur urbanbike) et sa typo Goudy Bookletter 1911 (…que j’ai fini par installer sur mon Mac itou malgré ce que j’avais écrit en juin).

Certes j’apprécie iA Writer pour la même chose (voir ci-dessus).
Se souvenir que Nebulous Notes propose également, tout en restant dans le même thème de grossir à volonté la typo. Soit par pincement de l’écran, soit en actionnant les tailles préprogrammées.
À quoi cela sert ? Toute dépend de ce que vous écrivez mais la saisie dans des conditions réduites de luminosité ou avec une tablette pas toujours bien positionnée ou inclinée peut restituer à l’écran un texte difficile à lire.
Aussi, comme le texte n’en sera pas affecté, bien entendu, autant privilégier le confort de lecture, surtout avec un traitement de texte Markdown qui n’a pas besoin de format styles…!!
Encore un argument, et non des moindres, pour cesser de me les briser avec le retour à truc ou à machin. Alors, certes, on peut zoomer le texte dans un traitement de texte bureautique mais, quand on écrit, as-on réellement besoin de voir son gras et son italique en place ?
En résumé, Hemingway était-il un mauvais auteur à cause de sa machine à écrire imbécile qui ne lui proposait qu’une seule graisse ?!
Et sous Drafts ? L’accès à une taille plus importante se fait en deux actions du doigt, hyper compliqué non ??!

— Et c’est quoi ta typo ?
Merci à Adobe d’avoir mis à la disposition de tous deux typos très confortables pour les développeurs (qui sont, tout le monde l’oublie, des rédacteurs au long cours…) dont le Source Code Pro que j’emploie également pour rédiger des billets.
À mes yeux (aux deux en plus, unanimité…!), c’est certainement plus agréable pour la saisie d’autant que chaque caractère a la même valeur que ses copains, un aspect démocratique qui n’est pas fait pour me déplaire, un i à le même poids qu’un m !
Et non d’un auteur tapé…!
J’avoue que je suis d’assez loin ces discussions à propos du meilleur outil pour écrire, la meilleure plateforme, l’Operating System le plus performant, etc.
Sauf que je me retrouve parfois embarqué dans une enfilade de tweets avec des vrais auteurs qui en causent doctement. Ce sont des personnes intéressantes, des vrais Stakhanovitchs du clavier, des professionnels aux idées originales, des penseurs, des gens qui ont aligné des milliers et des milliers de signes à leur actif ! Respect…!
C’est gentil de penser que je suis concerné mais, que les choses soient claires, je ne suis pas un écrivain.
Certes, j’écris 99 % des billets ici-même mais ce sont des partages d’expérience à propos de ce que j’ai essayé sur l’iPad ou sur mon antique Mac Book pro. Des divagations…
La douzaine d’ouvrages techniques édités sous mon nom ne laisseront aucune trace et ne me confèrent que le statut de gars qui a pondu des bouquins, basta…!
Oui, je vais essayer d’obtenir le prix Goncourt(e) (sic !) mais écrire deux lignes serait un bon début… je me lance…
Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine mon iPad éteint, mes yeux se fermaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire : « Je m’endors. »…
Pas mal, hein…?!!
Bref, je n’ai pas d’expertise assurée ni d’opinion tranchée à asséner. Juste trouvé ces derniers temps quelques malheureux outils qui répondent bien sous mes doigts malhabiles.
Si, si, malhabiles ! Cela fait 40 ans qu’ils sont incapables de mémoriser la position des caractères de mon clavier alors que ma fille tape sans regarder comme elle le fait sur son piano.C’est injuste…!
Bref, je mourais dyslexique et non écrivain ! Alors, question littérature, que des racontars techniques !
Aux faits au lieu de délayer, JC…
De fait, je me fabrique ma propre opinion sur ces outils en me foutant royalement des regards obliques des professionnels de la profession !
- Je maquille mes textes avec des astérisques, c’est mal ? J’assume totalement.
- Je reste en .txt sans pouvoir construire des formats styles paragraphe ou caractère ? Merci, j’ai donné dans FrameMaker puis dans Indesign cette dernière décennie.
- Bref, une sorte de continuité : je fus Mac au lieu de PC dans les années 80 ; Word au lieu de MacWrite ; MacDraw au lieu d’Illustrator ou MacPaint ; InDesign au lieu d’XPress ; je reste RAW plutôt que JPG ; PDF plutôt que natifs. Et, je fus plus Bernoulli que SyQuest…!
Je ne vais pas jeter Markdown alors que j’ai torturé des mégas-octets de données en MIF pour sortir des catalogues et des annuaires ! Aujourd’hui, j’ai nettement l’envie d’écrire plus que de continuer à expérimenter des solutions techniques. Quoi que…!
En résumé…
- le premier point c’est tout bêtement d’avoir un truc à écrire.
- Ensuite de ne pas égarer tout de suite ces fragments fraîchement tapotés…!
- Rassembler l’enesmble de manière rationnelle.
- Exporter dans un format pratique.
J’ai tout bon ?
Pour arriver à cela, chacun a ses méthodes, ses trucs, ses astuces, sa patte de lapin.
- Word ou Markdown ? Employez le dispositif qui vous semble le plus efficace.
- Windows, Androïd ou Mac ? N’oubliez pas que ça fonctionne aussi avec ramette de papier, un stylo ou un crayon, une olivetti électrique.
- Matin ou soir ?
- Bistro ou bureau ?
- Clavier ou tablette ?
L’important, c’est d’écrire, de sortir ce que l’on a dans les tripes ou en tête (!).
— Oui mais toi, tu fais comment !?
Mais je ne fais pas ! Ou, plus exactement, je me place devant mon iPad, assis dans un fauteuil, couché dans mon lit, sur la table de la cuisine ou en attendant ma fille sur une place de stationnement.
Et j’ouvre un traitement de texte.
Et j’écris.
— Qui vient de penser très fort que je pourrais m’abstenir ?!
Deux flux sinon rien !
À l’analyse… Ding…!
De facto, je me rends compte que je sépare naturellement mes flux depuis la sortie d’Ulysses III… Explications :
- Tout ce qui est à destination d’urbanbike est une espèce de mixture textuelle à base, principalement, de Drafts sur iPad qui ricoche via DropBox sur Byword ou MultiMarkdown Composer sur OSX avant de finir sa course dans ExpressionEngine (ce blog quoi !) via un copier/coller du Markdown…
- Tout ce qui concerne mes écrits, romans (…oui, j’ai décidé d’être le nouvel SAS…!), nouvelles, réflexions personnelles (…permettez moi de citer Pierre Dac… À l’éternelle triple question : « Qui suis-je ? D’où viens-je ? Où vais-je ? », je réponds : « Je suis moi, je viens de chez moi, et j’y retourne. »…!) passe par le couple Daedalus touch + Ulysses III qui est synchronisé via iCloud.
- Seuls points communs : iPad, Markdown et TextExpander. Et gros avantage, cela ne se mélange pas…

Gros caractères et absence supportable de TextExpander dans Daedalus touch

…avec son mode Corde à linge sous iPad…

Et même narration par fragments sous Ulysses… What else…?
Boite à outils et tournevis…
Pour finir, rappel de ma boîte à outils :
- Le maître mot dans mon dispositif est de faire en sorte que ce qui vient d’être saisi est immédiatement sauvegardé. J’emploie un compte DropBox payant dans lequel tout ce que je rédige est enregistré.
- Ce qui ne rentre pas dans cette boucle est synchronisé avec iCloud.
- Tous mes traitements de texte accèdent à ce dossier DropBox (sauf les deux cités précédemment même si…).
- Tous mes traitements de texte lisent et écrivent Markdown.
Rappel de ma liste de tournevis dans le désordre :
- Drafts sur iOS (sert de burin pour ébaucher…)
- TextExpander partout !
- Ulysses III sur OSX partageant via iCloud des dossiers avec Daedalus touch sous iOS
- Byword et iA Writer sur iOS et OSX
- MultiMarkdown Composer sous OSX
- Nebulous Notes, Editorial sous iOS
- iThoughtsHD sous iOS en relation avec iThoughtsX sur OSX
- Day One partout (…ne jamais oublier ce Lightroom à textes bien pratique puisqu’il me permet d’associer une image, une date, les infos météo et la localisation)
- Sans oublier Marked, Word et Indesign sous OSX avec parcimonie
Bien sûr, il y a plein d’autres outils comme une simple recherche dans urbanbike risque de vous le montrer. Mais là, je cite les outils que je n’ai pas peur d’employer et dont je pourrais me contenter en virant tous les autres.
Voilà, c’est dit
Pour finir : si je devais un jour lâcher OSX pour Windows, ma seule consolation serait non de trouver Office mais retrouver FrameMaker racheté par Adobe en son temps. Je ne serais peut être pas un utilisateur convaincu de Markdown si la version Mac était toujours disponible. Sauf que chez Adobe comme chez Microsoft, ce sont les comptables qui ont pris le pouvoir, ce qui leur permet d’être notés AAA…! Comme aberration avant abîme ?!
J’avais bien dit que je n’écrivais pas ce WE…? Ah bon…