C’est un fait : le Canon EOS 1D Mark II est lourd. Ajoutez lui un Canon EF 180 mm f/3.5 L Macro USM et vous avez là une excellente façon de vous ruiner le dos ou une épaule…!
Sylvain emploie une autre méthode, un Canon EOS 5D Mark III (un kg) associé à un Canon EF 70–200mm f/2.8L IS II USM (héhé, quasiment 1,5 kg à la pesée. Soit 2,5 kg à bout de bras…).
Bref, ceci explique pourquoi j’aime me balader avec uniquement un iPhone de temps à autre…!
Bon, après avoir révisé en intégralité le manuel de cette nouvelle boîte à pixels, petit tour dans le jardin.
Oui, dû à un phénomène imprévu — et heureusement, de coute durée… du soleil…!
Bref, quelques pas dans un cadre calme, éclatant, coloré… En apparence…
Avis aux personnes sensibles (il y en a…), les dernières images sont moins bucoliques…
Un coup d’oeil sur les lupins…
Plus haut, ça vrombit…
Idyllique…?! Que nenni…!
Les butineuses font gaffe… Gaffe aux araignées crabes redoutables…
Mais qu’est-ce qu’il nous raconte le JC…?! Toujours à plomber l’ambiance alors qu’il y a du soleil… Tssss…!
C’est juste que je ne vis pas dans un monde de bisounours…! Même dans un cadre a priori calme, il y a des Cétoines — je ne vais pas y revenir…
Et des butineuses qui récupèrent du pollen d’une manière bien étrange…
Mais qui lui fait un gros bisou…?
Ah, bien, sûr, bien sûr…
Il faut juste savoir observer et l’usage d’une optique macro permet de genre de constat…
Pour en revenir aux propos sur le poids, faire de la photo demande une excellente condition physique. On ne le dira jamais assez…!
Bon, un petit billet suit l’autre…
Bien sûr, le Canon EOS 1D Mark II n’est pas récent, bien sûr qu’il est lourd (1,2 kg tout nu), bien sûr qu’il n’adresse que 8 millions de pixels, bien sûr qu’il n’est pas (mon dieu…!) full frame (…comprendre pas plein format…!), bien sûr qu’il n’a pas de DIGIC 5…!
— Ben alors, c’est un vieux coucou…?
Oui, même pas foutu de faire de la vidéo, de faire des photos de nuit avec sa plage ISO réduite… Même pas de nettoyeur de capteur subsonique qui ratatine la moindre poussière dès qu’elle se présente ! Une vieillerie…
Un conseil au lecteur qui s’offusque de me voir traiter ici une antiquité (…le Canon EOS 5D Mark O n’est pas plus jeune), il existe sur la toile des tas de sites qui ne traitent que de fabuleux produits sortis hier matin et qui feront son bonheur…
Bon, une fois ces inconvénients cités (et un nettoyage capteur programmé…!!), reprenons.
Qu’est-ce qui m’intéresse (et Renaud l’a fort bien compris en me confiant ce boitier), c’est bien de faire des images.
Ce vieux Canon EOS 1D Mark II fait du RAW (3504 par 2336 pixels), est tropicalisé (comprendre : supporte de sortir sous la pluie sans parapluie… bref, une option désormais toutes saisons…), me propose 45 collimateurs autofocus si besoin est associé à des vitesses s’étageant de 30 au 1/8000 de seconde. Et, surtout, supporte mes optiques…
Ce qui me semble important sur un reflex, c’est certes la qualité de construction de la boite à pixels mais avant tout les morceaux de verre que l’on lui colle sous le nez… Pas la peine de s’offrir le dernier monstre de 21 MP de chez machin si vous devez lui visser un cul de bouteille en guise d’optique…
Ces quelques images — nettoyées à l’arrache et faites tardivement — ont été prises avec le Canon EF 100mm f/2.8L Macro IS USM.
J’ai également testé le EF 135mm f/2L USM que je traîne depuis 2008…
L’important est simplement de retrouver mes marques, pouvoir aisément choisir le collimateur sur lequel ancrer la mise au point (…d’où ce moment indispensable qui consiste à se plonger dans les fonctions personnalisables dans les menus du 1D, histoire d’ajuster l’outil à mes doigts) et hop… J’apprécie également, faisant 90 % de formats portrait, le second déclencheur vertical.
Une fois l’image prise (…en RAW, mon bon François, en RAW), le post-traitement sur Lightroom 5 pour virer les poussières et appliquer tel, le même profil d’image que le 5D.
Je ne double pas en JPG, je m’en fous, je ne fais que du RAW.
Et pourquoi du RAW…?
Toutes les infos de prise de vue sont conservées dans ce fichier de base et il est très facile avec les applications actuelles (…et donc, même sur de très vieux RAW — merci Volker pour ton lointain conseil) de corriger tant la chromie que rattraper l’exposition, la température de couleurs, corriger la géométrie de l’optique, etc.
Bref, traiter dans une seconde phase son image SANS détruire le fichier source.
Sous Lightroom, le post-traitement est — en gros — un petit fichier texte associé à l’image, rappel des corrections à apporter. Et ce fichier (sic) peut être dupliqué et attribué de manière identique à d’autres images.
En fait, il n’y a pas de correction réalisée sur le fichier source, juste une simulation de ces corrections à l’écran qui ne sont réellement jouées que lors de l’export dans un format et une taille donnée…!
Bref, les fichiers source des images qui précèdent ont toujours en réalité leur cohorte de poussières et un rendu de base neutre…!!!
Oui mais que 8 MP…
Je me souviens que j’employais il y a dix ans des boîtes à pixels de 5 MP et c’était alors exceptionnel. Je me souviens qu’avant le 5D, je me contentais d’un 350D et que ces 8 MP faisaient déjà des miracles.
Merci Renaud de m’avoir proposé de le recycler dans le cadre d’une seconde vie.
Suite à ma chronique sur la perte du miroir de mon antique Canon EOS 5D, j’ai reçu des courriels très sympas de… vous, lecteurs…! Dont deux qui m’ont proposé le prêt de leurs propres boîtes à pixels.
Inutile de vous dire que cela m’a sidéré tant c’est inattendu. Bon, je n’ai pas donné suite pour différentes raisons (…dont une responsabilité extrême vis-à-vis de ces précieux appareils).
La dernière est que Canon prend en compte ce dysfonctionnement dont eux-mêmes ne comprennent pas le pourquoi (…le 5D est nettement moins véloce qu’un 1Ds qui n’a pas de type de problème).
Ensuite, il fallait que je trouve le temps de faire un saut à Courbevoie porter le 5D. C’est fait depuis jeudi et ils ont même poussé jusqu’à me laisser une place de parking devant l’atelier (…je plaisante, le hasard a juste bien fait les choses !).
Mais j’ai eu une autre surprise, lundi, de Mister confiture de Figues qui avait concouru avec @doopix. Renaud m’expédie un courriel sibyllin genre : tu peux venir à Meudon vendredi matin ?
Je lui réponds oui car je n’avais toujours pas eu le plaisir de le rencontrer en vrai. Il me propose de le retrouver à la hauteur du musée de Sèvres dans son hôtel.
…Juste histoire de me passer son vieux Canon EOS 1D Mark II dont il n’a plus l’usage (sic !).
Là, je bascule. Autant j’apprécie l’humour potache de Renaud, autant je me doute qu’il ne plaisante pas, juste l’envie de rendre service au rédacteur de ces lignes. Comme d’ailleurs un certain Benoît du Calvados que je remercie tout aussi chaleureusement.
Bref, ce matin, aller et retour à Sèvres où je rencontre enfin Renaud. Qui me passe son 1D avec deux batteries. On discute longuement et c’est moi qui prends congé car je dois récupérer ma fille pour sa dernière matinée de collège après avoir déposé son dossier d’inscription au lycée.
J’avoue que ce geste me réconforte avec le genre humain (…j’aurais l’occasion de vous expliquer dans quelques mois pourquoi).
Bref, le temps de récupérer ma petite princesse, réchauffer le repas préparé par ma moitié, je remonte dans mon atelier.
Alors oui, ce boîtier a quasiment les mêmes performances en terme de nombre de pixels que mon premier Canon numérique, un EOS 350D. 8 millions de pixels.
Sauf qu’il s’agit ici d’un boîtier tropicalisé. Ce n’est pas un full frame (il faut multiplier par 1.3), ce qui explique en partie sa décote. Mais c’est ridicule car cela reste un très bon boîtier. Certes, les progrès réalisés par les boitiers actuels le déclassent mais lire mon dernier billet…!
Je passe en revue toutes les commandes et, hop, quelques essais…
Avant de faire la mise à jour du Firmware en 1.2.6.
J’aurais l’occasion d’y revenir… Merci à tous !
À suivre.