Second et dernier billet sur les légumes (…urbanbike n’est pas un blog de cuisine…!).
— non, mais il ne va pas nous saouler avec ses légumes, j’hallucine…!?
En fait, j’avais un préjugé ridicule sur la manière de préparer ces aliments, pensant que c’était compliqué ou bien qu’il me fallait d’abord trouver une recette éprouvée, etc.
Bêtises ! Juste du bon sens et accepter de consommer la même chose — à des températures différentes — plusieurs fois de suite. Étant un adepte des pâtes à tous les repas, je serais de très (très) mauvaise foi en protestant dans le cas présent.
En fait, le récipient pour la cuisson compte pour une bonne part et celui-ci me permet de cuire tout en recyclant l’eau évaporée. Du coup, pas de risque de dessèchement en cours de cuisson.
Et, la majeure partie du succès dépend bien entendu de la qualité des légumes — de saison — utilisés. On évite les caisses passées par Rungis même s’il ne faut pas, non plus, généraliser…
Mes tomates ne sont pas de parfaites boules rondes et calibrées par exemple mais quel goût ! Je les trouve nettement plus belles, texturées que ces sphères rouges éclatantes, uniformes.
Bref, samedi en début d’après-midi, je me suis lancé après un nouveau passage le matin au marché.
J’ai acheté de jeunes oignons qui ont fini en tranches dans un fond d’huile d’olive et ont rissolé une dizaine de minutes.
Ensuite, j’ai ajouté mes courgettes tranchées itou (c’est vachement compliqué, faut juste une planche en bois et un bon couteau — et une idée précise sur la manière de le tenir…!!)…
Puis une seule tomate (…la plus grosse) qui a apportée toute l’eau nécessaire. J’ai viré une partie de la peau pour rendre la préparation plus onctueuse.
Au bout de 10 minutes à feu doux et toujours couvert, mais en brassant de temps à autre, j’ai ajouté mon bouquet complet de persil débité grossièrement aux ciseaux (genre taille de haie…!) et quelques gousses d’ail (sic !). Remué une dernière fois et laissé cuire à feu réduit encore 10 minutes.
Puis j’ai coupé le gaz en laissant le couvercle.
Et hop, parti traiter pendant 90 minutes mes photos sous Lightroom avant de les exporter vers Photager, écrire un billet pour Tiaaft.
À 16 heures, petite faim…! Le vélo, ça creuse.
Découvert ma mixture…!
Rempli un bol de ces légumes encore tièdes et juste fermes (al dente et ça se dit pour les légumes également…).
Ni sel, ni poivre pour sentir sur la langue le goût de chaque ingrédient. Bref, c’était tellement immonde que je m’en suis servi un second bol !
Là, je laisse refroidir avant d’enfourner directement ma cocotte au frigo dans la soirée et consommer la suite dimanche ou lundi… Ou mardi.
Je ne risque pas les vampires avec l’ail qui a fondu. Et comme je vis seul en ce moment, aucune remarque désobligeante à mon endroit. Non mais !
Comme je suis seul quelques jours, j’ai eu envie de rompre avec mon trio habituel : pâtes, pâtes et pâtes…! Bref, je me suis fixé comme objectif de me faire des légumes.
— Ah, tu sais, je n’ai pas le temps (l’envie) de me faire à cuisiner, c’est normal car je suis seul. Et puis, les légumes, non, c’est trop compliqué.
Et, paf, une petite boîte de petits pois et carottes qui sera ouverte et réchauffée. Noooooon !
On peut se faire plaisir à réaliser des plats qui serviront plusieurs fois, sans y passer un temps fou. De plus, pourquoi ne pas préparer un plat copieux qui pourra être consommé une première fois chaud puis les restes froid…?
Je ne suis pas un fabuleux cuisinier mais j’ai mémorisé quelques bribes de ce que fait Béatrice, ma moitié.
Des légumes variés…!
Du coup, le premier acte passe par le marché, un vrai marché avec des producteurs locaux. Sur le mien, il y a un chouette étal de produits bio. Ce qui m’a guidé, ce sont les tailles et surtout les couleurs de ces produits qui me plaisaient.
N’apparaît pas sur l’image, une énorme botte de persil et 6 œufs (oui, vendent aussi des oeufs…!).
D’ailleurs, les œufs, je me les suis fait en deux fois :
à la coque la première fois avec, comme minuteur, cette application — Simple Egg Timer — de Jason Cabot qui se trouve sur mon iPhone. Délicieux avec des tartines de pain grillé et du beurre.
La seconde fois dans une poêle fabuleuse de chez Lagostina qui me permet de me préparer des œufs brouillés sans corps gras. Mais comme j’ai accompagné cela d’un bon morceau de bleu d’Auvergne, pas d’inquiétudes.
— JC, tu nous causais légumes !
Bref, j’étais bien encombré avec mes chouettes légumes. En premier lieu, j’ai mis de côté la grosse tomate rouge pour la déguster en salade ultérieurement.
J’ai d’abord brossé et passé à l’eau tous mes ingrédients.
Dans une grosse cocotte avec un couvercle en verre, j’ai déposé une bonne cuillère d’huile d’olive.
Ensuite, allumé et déversé au fur et à mesure mes légumes découpés (sans les feuilles et autres pédoncules mais avec la peau) en tranches sur une planche en bois, en tournant pour éviter que cela n’attache au départ.
Pas d’eau, la tomate jaune en a rendu suffisamment.
J’ai mis le couvercle tout en cuisant à feu doux.
Au bout de 10 minutes de cuisson, j’ai ajouté la moitié de ma botte de persil que j’ai ciselé avec des ciseaux directement au dessus de ma préparation et mélangé.
10 minutes au même régime puis arrêt en laissant le couvercle.
Déjà, très agréable après avoir salé et poivré d’en consommer une bonne portion chaude.
J’ai laissé refroidir le reste l’après-midi avant de placer ma cocotte telle quelle au frigo. Du coup, pendant 48 heures, j’ai pu consommer froid le reste de ce mélange : délicieux !
Pommes de terre, persil et crème fraîche
Comme il me restait un pot de crème fraîche, le reste de ma botte de persil et des pommes de terre (des roseval bien fermes), pas de souci non plus pour improviser un mini festin le lendemain.
J’ai brossé et gratté délicatement au couteau la peau de ces pommes de terre pour la retirer.
Puis je les ai cuit à la vapeur en commettant une petite erreur, en posant les pommes de terre dans un récipient au lieu de les poser directement sur la grille de ma machine à vapeur.
J’ai posé mon persil que je n’ai laissé cuire que 10 minutes avant de le retirer. Et relancé la cuisson des pommes de terre directement sur la grille.
Ayant récupéré ma botte de persil encore chaude, je l’ai placée dans une assiette avec à peu près la même quantité de crème fraîche…!
Salé, poivré, tranchée. Bref, ça fait un mélange très sympa sur lequel j’ai fini par écraser à la fourchette mes pommes de terre en fin de cuisson.
Ça, avec un verre de sauvignon rouge, royal…!
Non, je ne me laisse pas dépérir… Juste que je révise les volumes qui sont pour plusieurs personnes. Du coup, je saute sur mon brompton pour… digérer.
Cela fait des années (…que dis-je, des décennies) que je me pose cette question : peux-on couper un lien sur FaceBook, rompre sur Lindekin, cesser de suivre sur Twitter, décider calmement que telle personne rencontrée dans telle circonstance — une simple relation avec qui l’on a du échanger 15 minutes en tout et pour tout en l’espace de 15 ans — n’est ni un ami ni même une relation et qu’il est donc inutile de la conserver dans la liste artificielle de ses amis au sens facebookien du terme ?!
J’ai rencontré des tas de gens sympas dans le RER ou dans le métro quelques longues minutes entre deux stations. Ils ne sont pas pour autant sur ma page Facebook alors que d’aucuns le mériteraient nettement plus que quelques contacts historiques avec qui mes échanges se comptent sur les doigts d’une main !
Réseau, quel réseau…?
Non, ce qui est amusant (sic !), c’est la réaction des gens avec qui vous décidez de rompre d’un commun accord avec vous-même.
Il est vrai que l’un des derniers que j’ai supprimé à eu droit à une certaine médiatisation ces derniers mois et doit avoir bien du mal à retirer son chapeau le soir pour dormir.
Certes, je n’aurais pas du ajouter une ligne dans un billet public que les idées professées par l’intéressé ne me convenaient pas et méritaient à elles seules cette rupture. Ses convictions nouvelles me renvoient à toutes les sornettes que j’ai été contraint de suivre gamin : pas le peine de m’en tartiner une nouvelle couche rance.
Cette franchise m’a valu trois ou quatre longs commentaires de sa part en suivi de ma remarque. J’a basculé mon micro billet en mode privé au bout de 92 heures, surpris de voir qu’elle nourrissait sa grogne.
Je l’avoue également que je n’ai lu aucun de ses commentaires, mes yeux glissant littéralement sur ses soliloques…
Du coup, en ces périodes de non travail (enfin, si, certaines missions me sont tombées dessus après un silence radio époustouflant avec des fins des achèvements en… novembre dans le meilleur des cas), pas l’intention de polémiquer avec des personnes perdues de vue depuis une décennie.
À l’inverse, je vais couper les ponts avec tous ceux qui sont restés à l’état de relations embryonnaires. Des gens cultivés, charmants, de ceux qui vous donnent des détails sur leur vie passionnante tiraillée entre mille lieux exotiques quand vous les interrogez… mais qu’une activité prenante nécessitant leur action immédiate en toutes circonstances les contraint à interrompre l’échange naissant dès lors que vous pourriez, vous aussi, vous exprimer !
Leur erreur est de penser que j’ai des choses à leur raconter. Non, ma vie n’a rien de passionnant en cette période de cessation d’activité !
Autant je me soucie de mes amis même si on ne se téléphone pas toutes les cinq minutes, autant ces relations lointaines en mode parlez de moi il n’y a que cela qui m’intéresse sont caricaturales et me ramènent à de forts mauvais souvenirs.
Réseau végétal…
C’est pourquoi je revendique le droit de rompre tant sur Facebook, Twitter, linkedin, Viadeo, etc. Et sans plus d’explications que ces personnes ne me demandent de mes nouvelles depuis des années !
Et puis cela fera moins de monde à prévenir à mon décès ! Un simple tweet suffira amplement ! Désolé, je suis d’humeur badine ce matin.