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Ben oui, nous sommes surveillés… Et alors…?

Qui cela étonne-t-il encore…?!

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C’est le genre de news — Le FBI a accès aux serveurs de Google, Skype et Facebook — que tout le monde publie depuis hier en faisant mine de le découvrir… Comment cela, la NSA, le FBI et bien d’autres nous surveillent…?

Sérieusement, là, maintenant, à brûle-clavier, vous avez réellement cru à la neutralité de vos communications…?!

Soit mes lectures de romans d’anticipation m’ont déjà vrillé depuis que je suis gamin (merci à Philip K. Dick) mais bien sûr que nous sommes surveillés… Pas étonné. Surpris seulement qu’on ne le découvre que maintenant…!

Apple est l’un des derniers à être entré dans la boucle de PRISM (en octobre 2012) alors que l’un des premiers à collaborer dès novembre 2007 est Microsoft…

Et Google…? Janvier 2009, suivi immédiatement par Facebook. Mais bien après Yahoo.

Voilà. J’ai relancé mon élevage de pigeons voyageurs, suis en train de tester des bagues cryptées 256 !

La question qui m’intéresse est plus venimeuse… Pour le moment on n’évoque que le courriel…

Alors je vous écris le titre de la prochaine révélation d’ampleur dans quelques années (…et souvenez-vous que c’est ici que vous l’aurez lu en premier !)…

Le FBI a accès a toutes vos données privées sur les serveurs de DropBox, Google Drive, Box.net, skydrive, Amazon Cloud Drive, SugarSync, HubiC, Mozy, Wuala (…ajoutez ou retranchez ceux que vous souhaitez…!).

Voilà…

Maintenant, il ne vous reste plus à (re)découvrir les services du crayon et d’un calepin papier, des enveloppes et des timbres pour expédier vos précieuses données…!!

Nous allons donc confier notre petit trésor aux seuls gens qui n’égarent jamais rien… Aux employés de cette administration que le monde entier nous envie, j’ai nommé les PTT…

À dire avec la voix de Jean Gabin… dans Le Cave se rebiffe (1962) écrit par Michel Audiard

le 07/06/2013 à 08:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Drive ou marché

Et l’humain, braves gens ?

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En gros, entendu ce matin à la radio : L’essor des «drives» en France risque d’être encadré par les pouvoirs publics face au manque de réglementation. Les enseignes parlent de création d’emplois et de nouveau créneau de distribution, les clients trouvent que c’est fabuleux en terme de temps gagné.

Faire remplir son coffre

Tout ceci est idyllique a priori : vous activez une liste de courses de base, ajoutez deux ou trois produits, validez la commande sur internet puis, par mail, vous recevez une info sur l’heure à partir de laquelle vous pouvez passer au dépôt chercher vos produits en voiture.

Vous n’avez pas eu à perdre du temps à faire les courses (d’autres personnes ont rempli votre chariot), vous pouvez passer en coup de vent après le boulot, vous n’achetez que des produits standards déjà transformés (…je ne pense pas que vous achetez des produits frais, mais bon, qui sait), un coup de voiture, vous ouvrez le coffre, vous chargez, c’est fait.

À vous ensuite de trimballer vos courses comme avant jusqu’à votre logis.

Se faire livrer

Pour ma part, je préfère la solution qui consiste à prendre le bus ou me rendre à pied dans une petite surface de mon quartier, remplir mon chariot au gré des arrivages et de mes choix de produits frais vus à l’étal et non sur une photo rutilante.

Payer le tout à une vraie caissière. Laisser, si trop de courses, mon chariot qui sera mis en sacs et en chambre fraîche jusqu’au moment ou le livreur qui me les apportera les placera dans des casiers idoines dans son véhicule.

Dans cette opération, le client voit d’autres clients (…oh, des humains), des produits industriels ou frais, peut choisir de visu les produits périssables, n’a pas à prendre de voiture, peut s’adonner à d’autres activités et, une à deux heures plus tard, récupère ses courses livrées chez lui s’il a laissé son chariot au service ad hoc.

Bien entendu, la solution des drives est pratique pour les salariés.

Mais dans un monde plus astucieux, avec une part de travail à domicile, la seconde solution est encore plus écologique (un seul véhicule qui apporte dans votre quartier vos courses lors d’une tournée). Et permet aussi aux personnes de redécouvrir le plaisir de faire le marché avec des produits pas exclusivement passés par Rungis si l’on habite en région parisienne. Et je ne parle pas des personnes âgées qui n’ont pas à porter leurs courses lourdes de plus.

Marcher au marché

Mieux encore, il existe une autre solution assez ringarde car n’utilisant même pas internet.

Celle de rencontrer les producteurs dans ces lieux que l’on nomme des «marchés», des événements qui ont lieu deux fois par semaine dans mon quartier (là à 10 minutes à pied), baguenauder, décider de se servir à tel stand plutôt que tel autre, sélectionner tranquillement ses légumes et ses fruits de saison. Bref, choisir en fonction de ce qui est présenté et, parfois, revenir avec des produits qui n’étaient pas (mon dieu !) sur la liste de courses !

Et rencontrer des humains, discuter avec des gens tout en faisant la queue et en regardant ce que l’on va ou non commander.

Bien sûr, ce n’est pas couvert, ce n’est pas conditionné, faut penser à se munir d’un panier, porter ses provisions, acheter des trucs pas transformés qu’il faudra cuisiner soi-même (…au lieu de juste ouvrir une boîte, une barquette ou un sachet), éplucher, laver, nettoyer (avec ses mains !) puis découper, cuire, saler (moins !) et servir à table.

L’horreur quoi…!

le 06/06/2013 à 07:15 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Mais pour qui sont ces promesses qui s’assèchent dans les abysses ?

Aldo Tartarin de Tarascon

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Annonces tonitruantes et prises de position agressives, voilà ce qui caractérise Aldo. Sa rhétorique (…faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais) me lasse. Le personnage est touchant, diablement intelligent, doué (surdoué même) mais paumé.

À lire entre les lignes des écrits qui me passent sous les yeux, je me surprend à garder de la tendresse. En cause — ce que j’analyse avec ma psychologie de comptoir (sic !) — une enfance dans un milieu inculte qui n’a pas décelé ses capacités.

Il est vrai que naître dans un univers de crétins n’aide pas.

Le problème est que tout milieu n’est jamais noir ou blanc. Gris très souvent, gris sale, crad même. Mais pas noir.

Des gamins qui se sont développés dans des ambiances glauques, j’en connais un paquet jusque dans ma propre famille (re sic !) et ils ne sont pas automatiquement méprisants vis à vis de leur entourage. Leur problème reste de «tuer le père» (le leur, exclusivement…!), pas de tuer tous ceux qui pouvaient leur faire de l’ombre !

Certains ont réussi.

D’autres non. Et avec ceux-là, effectivement, c’est devenu très difficile de dialoguer. Voire plus jamais.

L’Aldo auquel je pense ce matin se trompe de cible et devrait s’interroger sur ce qui motive sa compétition acharnée avec le monde entier. Et non ouvrir mille pages qui resteront désespérément blanches.

Bref rencontrer paisiblement tous ces affreux qui lui rappellent son paternel pour découvrir que, non, ils n’ont pas grand chose à voir avec ce dernier. Accepter le monde comme les immondes qu’il décèle en nous dès lors qu’il se pense en danger, cesser de nous reprocher quasiment d’êtres nés avant lui !

Il est touchant cet Aldo de Tarascon. Il faudrait juste qu’il cesse de perdre des lettres.

La dernière que j’ai connue (il y a des Aldo de tous sexes) n’a jamais su renouer les fils[1] du dialogue, trop occupée à tresser sa propre histoire…

Note : titre en hommage potache à ce vers de Racine Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? (Andromaque (1667), acte V, scène 5…)


  1. fils ou fils d’ailleurs…?!  ↩

le 05/06/2013 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #