C’est une bonne question. Elle paraît pourtant assez limitée cette question. Elle aurait pu (du) être posée autrement, genre :
Pourquoi emploies-tu Markdown ?
Qu’est-ce qui t’a conduit à l’utiliser ?
écrire, écrire et écrire
Ma première explication est que j’aime écrire (…certains aimeraient que cela cesse mais c’est — très — facile, il suffit de ne pas lire mes contributions, ici ou sur tiaaft et hop, c’est réglé…).
Écrire me demande de rester concentré sur mon texte et d’avoir un environnement de travail minimal, débarrassé de toutes ces scories d’interface qui finissent par occuper tellement d’espace que j’en arrive à chercher l’endroit où mon texte s’affiche.
Ensuite, même si c’est le cas dans mon job de graphiste de mettre en pages et donc attribuer des styles aux paragraphes et aux mots, j’apprécie de ne pas passer continuellement du temps à activer sur une sélection de texte du gras et de l’italique, rester dans un mode de saisie neutre, toujours dans le cadre précis de rester concentré.
Enfin, j’aime la mobilité. J’aime pouvoir écrire à l’endroit où je me trouve et non exclusivement devant l’écran de mon Mac.
ma machine à écrire est un iPad
J’ai commencé avec des outils que je ne renie pas comme Writeroom ou encore iA Writer, byword sur iPad et iPhone (ou l’inverse).
J’apprécie la dernière version de iA Writer qui est revenue à une typo plus resserrée, testé tous les traitements de texte que j’avais l’opportunité d’essayer.
Et mon choix s’est finalement porté sur Daedalus touch même si j’emploie nombre d’autres traitements de texte comme Day One. Ce qui me convient, c’est :
la faible largeur de ligne (ou les grandes marges, au choix)
le tapotement dans ces marges pour déplacer mon pointeur
la barre additionnelle personnalisable
la touche delete pour supprimer le caractère qui suit mon pointeur
et Markdown !
Markdown, le balisage léger
Si j’emploie un traitement de texte dédié à l’écriture (un outil non bureautique), c’est pour conserver cet environnement dépouillé.
Généralement, je procède par une première saisie brutale, comprendre que je tapote sur mon écran tactile avec mes gros doigts gourds, ravi de l’assistance de la complétion et de l’aide quotidienne de TextExpander.
Bref, je tapote sans me poser de questions, juste en évitant si possible que des suggestions — à la c#$ suggérées par mon iPad — remplacent les mots que j’ai saisis.
…et tardif !
Et c’est seulement après coup, au moment des relectures, que je commence à corriger ce que mes yeux fatigués voient (…quand ils les voient !), ces fautes de frappes idiotes (…un la à la place d’un le), des accords foireux, les répétitions du même terme à une phrase d’intervalle. Etc.
C’est à cet instant que je balise légèrement avec mes petites astérisques pour mettre telle partie de la phrase en exergue, rappeler que tel mot est un logiciel, ajouter des URL.
Sans oublier de marquer les inters avec des dièses et leur octroyer le poids souhaité en jouant sur leur nombre d’occurrences à la suite.
Mon texte n’est jamais surchargé, toujours agréable à lire. À mes yeux, CQFD.
Je me suis expliqué également sur le pourquoi du MultiMarkdown dans un billet récent en expliquant que, tant pour les légendes des visuels que pour les notes de bas de page, c’est royal.
Bref, employer un traitement de texte basique pour saisir puis markdowniser.
Si iA Writer avait intégré une barre additionnelle glissante pour passer de sa saisie optimisée des accents à Markdown et réciproquement, je serais resté sur cet outil.
Mais Daedalus touch me permet de retrouver mes textes sous OSX dans Ulysses III et c’est aussi un plus qu’il me faudra un jour développer. J’entends : en terme de confort pour le tapoteur de signes que je suis.
Dernier point : s’il y a bien un domaine dans lequel je suis assez volage, c’est bien celui des traitements de texte. Contrairement à @david_bosman qui privilégie l’efficacité, je reste très (trop ?!) sensible à l’ergonomie de mes outils même si je suis capable d’accepter des compromis pour ne pas basculer en mode galère plus que de raison.
Suite à un billet sur tiaaft sur la coloration syntaxique où je convoquais tous mes outils de traitement de texte puis aux échanges avec @david_bosman en commentaires[1], ce billet pour poursuivre.
Il est vrai que je pourrais me contenter du balisage Markdown de base proposé par John Gruber en 2004. Les rudiments de ce balisage s’apprennent en quelques heures de pratique (…oui, c’est quand même le plus simple de pratiquer un peu pour que cela viennent naturellement sous les doigts).
Mais — car il y a bien un mais — il me manque deux trucs tout bêtes qui sont les notes en base de page et la gestion des légendes des images.
Certes, certes, le dernier point n’est pas compliqué à gérer avec une simple ligne en italique sous le visuel. Mais la note…? Idem, il suffit de placer une incise. Sauf que…!
J’aime bien les incises que j’emploie assez fréquemment. Mais il me semble que certaines informations se doivent d’être hiérarchisées. Ou, plus exactement, que certaines informations n’ont pas à être dans le corps du texte principal parce qu’elles sont mineures, anecdotiques, de bien moindre importance (rayez les mentions inutiles).
Bref, la note en pied d’écran s’impose…!
Quel outil pour écrire…?
Comme le balisage Markdown ou MultiMarkdown n’est pas compliqué, tout outil de traitement de texte est efficace. Je pourrais donc, in fine, me contenter de TextEdit.
Ou, mieux encore, de Notes qui, sous Mountain Lion, est désormais une application autonome au lieu d’être noyée dans *Mail et (re)devient un pont bien pratique entre mes écrans iPad, iPhone et Mac.
Ceci étant dit, je peux terminer le billet sur cette conclusion.
Pourtant, personnellement, cela ne me convient pas… Même si ces deux outils fournis par Apple — essentiellement Notes sous iOS et OSX — me permettent de traiter mes textes, j’aspire à mieux… À plus de confort.
Un éditeur dédié…
Comme c’est original…! J’aurais donc besoin d’un éditeur de texte ad hoc… Et là, le champ des possibles se réduit comme peau de chagrin…
— Mais non, JC, relis ton propre billet…!
Héhé ! J’ai bien évoqué MultiMarkdown, non…?
Byword
MultiMarkdown Composer
Ulysses III
À suivre…
amusant de voir que nombre de lecteurs sur tiaaft.com nous ont expliqué que les commentaires ouverts, c’est indispensable sur un vrai blog alors qu’eux mêmes ne commentent pas…! C’est pourquoi je persiste et je signe… Rien ici. ↩
Attention : un nouveau billet TL;DR[1], ô lecteur harassé — toi que même les 140 signes d’un tweet épuise — te voilà prévenu…!
Avertissement : ce billet fait suite à celui-ci sur urbanbike…
En résumé, depuis le chargement de la ßéta version 0.7.1 (lire ce premier billet sur tiaaft), pas mal de changements. Avec Richard, nous avons fait le choix de monter temporairement un sous-domaine de photager.com sous koken alors même que je testais la templateRankon[2] pour WordPress…
Et puis, depuis vendredi, hop, j’ai demandé à Richard de rediriger photager vers la version de test sous koken sans plus attendre. Adopté en l’état avec ses faiblesses…
Avertissement : photager reste un espace en chantier, j’y ai placé quelques images — souvent redondantes — pour tester les capacités du serveur comme du CMS. De plus, les images sources sont en 1280 par 1920 pixels (…cela se voit nettement en mode lightbox), taille que j’emploie pour mon compte Fotopedia. Nettoyage à venir un jour (année non encore définie) ou pas…!
Retour sur ce qui précède…
Changement de serveur
Pour commencer, Richard, mon hébergeur, a transféré quasiment tous mes domaines sur un de ses serveurs de course (genre 256 Go de… Ram) et, comment dire, koken — qui avait du mal avec mes images — est devenu nettement plus rapide. Cela se ressent également pour urbanbike qui a atterrit sur le même serveur.
Entre temps, changement de ßéta version pour Koken (…passage en 0.8.4), amélioration de quelques thèmes (…il faut impérativement regarder à chaque fois dans les coins — ou lire — pour se rendre compte de la qualité des modifications proposées) et…
Paf…! Plantage ! Immédiatement signalé via Twitter aux développeurs de koken. Et réponse de leur part (aux heures de boulot US) aussi sec…
De fait, la 0.8.4 buguait sur un point précis (…les liens vers les albums). Nous avons fourni un accès FTP à Brad qui a aussitôt corrigé in situ les fichiers avant de nous indiquer par Mail qu’il ajoutait ce Fix dans la prochaine version[3] de koken.
D’ailleurs, sur ce plan, le forum de Koken est très actif et de plus en plus suivi. Je ne parle pas même de la documentation qui est de toute beauté et abondante…
Du coup, avec un affichage amélioré (la gestion du cache a été revue), j’ai enfin pu tester d’autres mises en pages pour le web, d’autres thèmes.
9 thèmes à votre disposition
Ce qui est géantissime (sic !), c’est que les essais des thèmes proposés par koken ne sont jamais perdus (…sauf si l’on décide de les supprimer en connaissance de cause, CQFD). Ainsi, je peux revenir en un clic sur l’un de mes précédents essais avec tel ou tel thème et l’appliquer à nouveau avec le dernier paramétrage.
Je ne m’en suis pas privé — choisir, c’est renoncer ! — car cela m’a permis également de comprendre que chaque thème possédait une philosophie, un angle bien marqué. Parfois, j’ai procédé à un pur reset pour revenir aux réglages d’origine, m’étant fourvoyé dans des choix colorimétriques ou autre.
Mise à jour directement depuis koken…
À noter que les thèmes proposés sont régulièrement remis à jour, j’ai pu m’en rendre compte avec l’ajout d’options spécifiques aux partages sur les réseaux sociaux sur le thème boulevard juste après l’avoir installé depuis une petite heure et lors de la mise à jour qui a suivi.
Pour les couleurs, cette façade de Sienne m’a bien inspiré…
Pour ma part, j’ai fini par revenir au thème intitulé Elementary que j’ai transformé selon mes envies…
D’ailleurs, il se peut que je change encore d’avis entre l’écriture de ces lignes et ce que vous risquez de voir en réalité sur votre écran…!
Palette d’options minimale pour ce thème
Bref, j’ai testé pratiquement tout ce qui était disponible avec koken…! Et je suis persuadé que vous trouverez dans cette galerie de thèmes une option idéale pour présenter vos propres travaux…
Parfois, il faut arbitrer entre beauté du thème et vitesse d’affichage de vos images
Vous pouvez tester de deux manières :
parfois juste quelques minutes sans appliquer le thème lui-même (…option fort pratique qui permet de visualiser le thème brut avec vos propres visuels pour s’en faire une idée)…
Palette d’options très riche pour ce thème qui affiche votre site sous la forme d’un long tunnel d’images…
Ou en l’appliquant pour de bon quelques dizaines de minutes ou plus (…et bien sûr, ce sont uniquement ceux appliqués pour de bon qui sont conservés dans le cache du CMS)…
Suffit de cliquer pour appliquer…
L’intérêt de les appliquer en situation est d’accéder plus aisément aux options de la CSS via un panneau ad hoc qui distingue par des onglets les informations relatives à l’ensemble du thème de ceux liés à la page affichée du thème sélectionné.
Si certains thèmes minimalistes offrent fort peu d’options, en revanche, c’est un truisme de rappeler que d’autres peuvent très vite vous dérouter si vous n’avez pas un poil de pré-requis en terme de CSS. Mais au lieu de modifier du code dans une application comme CSSEdit[4], là, il suffit d’agir dans les options pour visualiser sur la page le résultat.
Choix des typos, couleur des liens…
Puis, si cela vous convient, de l’activer sur le site en chantier viaPublish changes. C’est une manière de prototyper assez agréable.
Très vite, on se pique au jeu…!
On se surprend à tout tester, quoi (…ce que d’aucuns appelleront perdre du temps)… Avec parfois, de superbes plantages — vous avez dit ßéta…?! — mais sans gravité, il suffit de rappeler le thème et de le réactiver.
Généralement, l’organisation des thèmes offre une home page qui visualise ou non tous les albums (…ou une sélection d’albums notés comme favoris). Un clic sur le visuel de l’album permet d’accéder à son contenu. Mais quasi tous proposent une option qui permet d’accéder à l’intégralité des visuels contenus, images triées selon l’option souhaitée. Notez enfin qu’une partie blog est disponible que vous pouvez utiliser à votre guise ou non.
À noter que pour tous les thèmes, il est assez simple d’ajouter des pages complémentaires en piochant soi-même dans les albums constitués… Bref, beaucoup plus de souplesse en définitive pour construire votre site. Et même un module de discussion, des liens vers vos autres sites, etc.
LIens internes ou externes. Ou vers de nouvelles pages à créer…
Néanmoins, comme ces thèmes ne sont pas l’oeuvre d’une seule personne, il faudra parfois refaire à la marge certaines opérations, le manière de bâtir ces templates étant différents d’un développeur à un autre…
Gérer la bibliothèque d’images
En dehors de l’habillage du site, ce qui est clé dans koken est, bien entendu, la bonne gestion de la bibliothèque d’images… la Library…
Vos images sont visibles sous trois modes qui ont chacun leurs avantages…
Vignettes qui peuvent mettre un peu de temps à s’afficher la première fois…
Mode vignette ou liste…
Plus d’infos dans le mode liste serait un atout;
Voir un mode de visualisation de l’image en grand. Note sur la partie droite les infos liées à l’image dont les tags, les exils, etc.
Serveur rapide recommandé
Et même le lien vers la carte de la géo-localisation si cette info existe.
Tiens, mais ne serait-ce pas la localisation du Potager du Roi…?!
Pour les albums, cela fonctionne sur le même principe…
Mode éventail avec l’image qui servira de visuel pour identifier l’album
Mais le gestion des albums en favoris se gère en haut…
Autant d’albums que vous le souhaitez si votre thème utilise cette option…
…comme pour les images…
Idem, certains thèmes affichent une image en home…
À gauche, une colonne générale qui permet d’accéder soit aux images, soit aux albums (publiés ou non). Au milieu, l’affichage des contenus sous la forme de vignettes.
les infos dont la possibilité de basculer l’image en non publique
À droite et selon ce qui est sélectionné, une colonne pour changer le nom et attributs des éléments.
Et bien entendu, une barre de menus dans la fenêtre du navigateur qu’il vous faudra impérativement visiter pour tirer parti du tout ! Car, si vous souhaitez :
marquer une image comme favori
faire pivoter de 90° l’image
changer une image déjà chargée par une version corrigée (très, très pratique)
attribuer une image comme vignette de couverture
importer du site une image sur votre ordinateur
trier le contenu d’un album
rechercher une image
supprimer
etc.
Et même la possibilité de réimporter chez vous l’image dispo sur le serveur…
Et plus encore. Certes, tout ceci est en anglais mais sans réelle difficulté de compréhension.
Il est donc facile d’expédier des images vers votre site via koken… Soit dans la base des images, soit directement dans un album donné…
Notez les formats JPG, GIF et PNG… Mais également des formats audio et vidéo
À noter qu’il est très simple de changer une image déjà en place (préalablement sélectionnée) par sa copie amendée…
Suffit de rechercher sur votre Mac le fichier de remplacement et hop…
N’oubliez que le plus simple est souvent de rechercher l’image dans votre bas par son nom ou via un tag…
Efficace…
Des bugs…?
Bien entendu, un tel produit ne se met pas en place en trois minutes. Mais le fait de participer activement à cette ßéta permet de les identifier et de les faire suivre pour le bien de tous…
J’ai ainsi un souci sur l’affichage les mois de années dans la Library qui me renvoient parfois undefined… Ma participation consiste à remonter ce genre de dysfonctionnement. Ou encore de faire remarquer que l’on doit en recherche/remplacement indiquer exactement le nom complet d’un fichier avec son suffixe et non une partie du nom (ce que je souhaiterais), etc.
Je l’avais pris au joli mois de… undefined…
Bref, je suis réellement satisfait et j’attend désormais de connaître comment je peux contribuer à koken, un tel service en devant pas être gratuit selon moi…
Pour finir : Le seul point qui peut paraître étrange est l’étape qui suit la mise en place des images. En effet, la première visite du site peut être déprimante : l’affichage s’avère lent ! De fait, cette première visite du site via le web est le moment pour koken de construire les caches. Une fois cette opération réalisée, le site devient fluide, les différentes tailles des vignettes ayant été fabriquées et mises en cache.
En résumé
Basé sur CodeIgniter, un code développé à partir d’ExpressionEngine, koken aurait pu être développé sur Laravel, les solutions ne manquent plus désormais. Mais, pour ma part, j’apprécie que ce soit du CodeIgniter avec une logique proche de celle d’EE, le moteur d’urbanbike…
En tout cas, rappel, koken est gratuit pour le moment…
Koken is free and may be installed on your own web server. Requires PHP 5.2.0 or higher / MySQL 5 or higher / ImageMagick or GD.
Souvenez-vous que la doc est ici… À vous de jouer.
Et j’en pense quoi, en fait…?
Au fait, que pense l’utilisateur de cette solution depuis qu’il la teste…? Permettez-moi de m’interroger…!
— Alors, JC, es-tu réellement satisfait de koken…? — Ah, c’est sympa de m’interroger…! Oui, je suis ravi de ce produit qui remplace mon antique behindtheleaves qui reste très rapide (…mais totalement troué : il y a même un exploit pour déplomber l’admin de PixelPost). Mais avec de petites images et une interface assez compliquée versus celle de koken… — Penses-tu rester sur koken…? — Oui, ce CMS évolue fort bien, je suis épaté par la vitesse de déploiement et le nombre de versions qui se succèdent… — Eh bien merci… À vous les studios…!
Plus sérieusement, le fait de vous présenter ma boîte à légumes est quand même un signe de confiance…