Thème explosif à traiter… surtout de ma part, grand spécialiste de la faute d’inattention…! Toujours dans ma quête des outils indispensables sur mon iPad pour améliorer ma connaissance du français, j’ai recherché les ouvrages de Maurice Grevisse, le spécialiste de la grammaire.
Bref, je cherchais une version numérique du bon usage, l’une des meilleures références en la matière. Au départ, j’ai cherché simplement à acquérir une version PDF ou ePub sur iBooks et… Rien de rien.
Disposer de mes deux Robert (sic !), le petit robert et le Dixel comme du Larousse sur iPad – et même du Littré au format iPhone – est déjà génial quand je me balade ou suis dans mon studio, mais disposer du Grevisse lors de mes voyages en RER ou en province me semblait également un must comme on dit en bon français !
Après avoir posé la question d’une éventuelle version iPad sur le site des éditions de boeck - duculot, j’ai reçu un symathique courriel dès le lendemain m’indiquant un lien sur internet et la possibilité de tester ce service pendant 10 jours pleins…! Ensuite, ce dictionnaire en ligne est proposé à 36 euros par an…
Bien sûr, c’est très complet…!
J’ai bien entendu testé cela sur mon Mac comme sur mon iPad… Pas mal du tout ! D’autant que ce site dispose de son mode d’emploi…
Je retiens la possibilité de conserver en favoris des articles précis, de pouvoir effectuer des recherches…
Chaque article est hyper sourcé…
Remarques, notes historiques, ouvrages de référence, etc.
Et j’apprécie de pouvoir enregistrer, pour une consultation hors ligne après coup, tout article qui m’a intéressé au format PDF…
…avec ou sans ses notes historiques et références.
Et ce, même si le PDF produit est beaucoup moins ramassé que la même info sur le net… À gauche le PDF et, à droite, le site web…
A noter que sur un iPad (mais aussi sur un Mac), la génération d’un PDF n’est pas toujours évidente (le File error n’est pas loin…!).
Quand cela fonctionne, c’est bien sûr exportable vers une application tierce…
Bien.
Je devrais être ravi, non…?
Mais au bout du compte, qu’est-ce que je retiens pour mon usage…?
En fait, ce dispositif m’agace un peu…
J’aurais aimé disposer du bon usage au moins en PDF ou en ePub via l’iBooks Store. Donc le balader avec moi. Impossible. Il n’y a que deux options : soit l’acquérir ses 1640 pages pour 89 euros au format papier (…et pour plus de 1,5 kg — le poids de trois iPad) ;
soit s’abonner au dictionnaire via internet.
Pourquoi pas…?
Pour le spécialiste qui reste devant son écran, c’est certainement fabuleux. Mais pour les autres…?
En résumé, le Grevisse reste une référence non accessible en déplacement…! Sauf à ajouter dans son sac à dos les 1,5 kilos de la version papier.
De plus, passer par un navigateur n’est franchement pas la solution la plus pratique même si l’on retrouve ses favoris dans sa session de travail. Temps de connexion, consommation de bande passante et d’énergie…
Il n’empêche que cette solution internet, dès lors que l’on se trouve dans un coin perdu avec une connexion minimum, se transforme en parfaite galère. Pour mémoire, tout le monde ne travaille pas (sic…!) avec une puissante connexion sur son lieu de travail. Sans oublier (on en reparlera cet hiver), les possibles coupures de courant ou ruptures de connexion, CQFD.
Aussi, je reste fermement partisan d’une version autonome sur tablette avec une mise à jour annuelle qui permettrait d’éviter, par exemple, de cannibaliser toute la bande passante de son forfait iPad dès lors que l’on est en déplacement. Et, en cas d’incident électrique ou de connexion, les 10 heures d’autonomie du iPad font la différence même si la version papier reste la plus sûre alors…!
Ensuite, c’est l’idée même de l’ouverture à tous du savoir contenu dans ce dictionnaire. Pourquoi ne pas proposer comme le fait désormais Larousse ou, pour prendre un exemple plus large, Le Robert pour un portage sur iPad en même temps qu’une version en ligne, voire en téléchargement. Et sur CD même si ces derniers sont en perte de vitesse. Ou encore aux formats ePub, Kindle ou PDF…?
Néanmoins, la question que je me pose est celle de la volonté d’ouvrir — ou non — ces produits au plus grand nombre. Que ces ouvrages soient pensés au départ pour les spécialistes est une chose. Mais dans le contexte économique en total bouleversement, ce ne sont certainement pas ces derniers qui pourront continuer à financer ces produits fort pointus…!
Or, à moins de ne rien vouloir entendre, c’est bien la masse des utilisateurs non spécialistes sur iPad comme sur d’autres tablettes qui risque de faire la différence.
À noter que des produits plus simples comme Bordas ou Pratikeo se trouvent déjà sur iTunes.
Bon, tout n’est pas encore parfait chez les concurrents, deux exemples sur lesquels je suis tombé involontairement…
Mais le changement est bien en cours chez ces deux acteurs majeurs. Alors, pourquoi ne pas y réfléchir pour des ouvrages comme le Grevisse…?
Suivre son activité est, bien entendu, indispensable quand on travaille en indépendant, chez soi comme dans un bureau…! La seule difficulté porte sur le choix des outils dès lors que l’on opte pour une application (…ou série d’applications) en lieu et place d’un carnet papier.
L’indépendant n’a pas besoin d’un suivi en temps réel mais bien d’un système de gestion pratique de ses tâches avec, si possible, un système simple de rappels et d’alertes. Pour mémoire, son précédent carnet papier ne s’ouvrait pas tout seul (!) et cela ne l’empêchait pas de bosser. Néanmoins, pouvoir se décharger sur un dispositif astucieux et donc lui confier in fine plus de choses à rappeler s’avère peu à peu essentiel.
Wunderlist déjà évoqué sur urbanbike offre l’énorme avantage d’être un dispositif totalement autonome, gratuit (pour le moment) et — surtout — accessible depuis de très nombreuses plateformes. Mais aucun lien avec le module iCal (le Calendrier du Mac) que l’on retrouve tant sur iPad, iPhone que sur Macintosh.
Alarms Express, la timeline du sédentaire…
Pour les plus sédentaires d’entre-nous, des solutions plus simples existent comme Alarms Express (lien App Store) qui ne fonctionne que sur Macintosh.
Ici en mode rappel visuel clignotant…!
Cette application est parfaite si vous ne quittez pas votre écran. À la demande, une timeline s’affiche sur toute la largeur de votre écran et vous permet de visualiser toute la journée découpée en tranches horaires. Cette journée est paramétrable, à l’utilisateur de définir sa plage horaire.
Petit plus, les dates anniversaires ajoutées dans le carnet d’adresse sont activées automatiquement si souhaité.
Un double clic dans cette représentation linéaire de la journée permet de planifier de nouveaux événements à tous moments (…passer à la poste, récupérer la gamine à l’école, expédier un mail de confirmation, etc.), événements qu’il vous sera possible d’ajuster, reculer ou avancer selon vos besoins par un simple glissement dans la timeline. Dès qu’un événement se retrouve à l’heure définie, il vous est immédiatement signifié par une alarme visuelle et sonore.
Ce système s’avère simple et efficace. Bien sûr vous pouvez programmer des actions pour les jours qui suivent, mais surtout y glisser des urls que vous avez repéré sur internet que vous pouvez y glisser pour une consultation dans la journée… Bref, une série de post’it… en ligne…!
Quid de la synchronisation avec iCal…?
C’est ce point qui me peinait ces derniers temps. Entrer un événement et ne pas le retrouver dans iCal — et donc absent de mon iPhone ou mon iPad dès lors que je suis en déplacement, c’est pas très efficace.
Si Wunderlist répond bien avec son puissant système de synchro, c’est un peu dommage de ne pouvoir disposer de la puissance de iCal et de ses alertes juste avant chaque événement.
Fantastical entre en action…
Je me suis décidé à tester Fantastical (lien App Store). La version 1.1 venant d’être mise à jour et réglant a priori pas mal de bugs, je me suis lancé, espérant trouver l’oiseau rare pour coordonner en une seule opération la prise de notes, rendez-vous et autres tâches à réaliser. Et la synchro sur iCal.
Miracle, cela s’avère juste. Certes, elle ne fonctionne que sur Macintosh et se place dans la barre des menus (voir la première copie d’écran de ce billet, l’icône à gauche d’Alarms Express), ce qui la rend disponible depuis toutes mes applications. Mais c’est sa réelle osmose avec iCal qui me séduit.
En survolant le calendrier, les tâches de mes divers calendriers s’affichent tout comme les tâches du jour ou plus…
Via les préférences, pas mal d’options sont disponibles, certaines cosmétiques, d’autres assez sioux. Mais le réel intérêt dans mon usage est de retrouver toutes mes entrées sur iCal sur l’iPad ou l’iPhone, parfaitement synchronisées et distribuées selon les calendriers employés.
Ainsi, ce matin en corrigeant mon billet dans Daedalus touch sur l’iPad, hop, une alerte d’une tâche à exécuter 15 minutes pile-poil avant sa programmation s’est affichée. Comme mes calendriers sont synchronisés, ce que j’ai entré hier sur ma machine de travail se retrouve automatiquement sur mes autres écrans connectés via MobileMe.
Du coup, je me retrouve à utiliser à nouveau les briques élémentaires mises en place par Apple via cette application tierce fort efficace qui offre d’autres perspectives car sa connectivité ne se limite pas au seul iCal. C’est pourquoi je vous engage à lire la FAQ de l’éditeur car les perspectives d’utilisation (ici, copier/coller depuis le site Web) sont étendues :
Fantastical works with your favorite Mac calendar application: iCal, BusyCal, Entourage, or Outlook. You can even use your iCloud, MobileMe, Google Calendar or Yahoo! Calendar accounts: simply add them to iCal and you’re all set.
Bref, une solution assez sympathique pour retrouver l’usage d’iCal dans mon quotidien et plus dans le cadre d’une activité en entreprise.
Dernier point, fonctionne certes sous OSX 10.7 mais aussi sous 10.6.x…!
Comment ça marche…?
Au premier lancement, Fantastical vous incite à définir les paramètres du calendrier par défaut (dans mon cas, iCal) et s’installe ensuite dans la barre de menus. Bien entendu, optez pour un lancement au démarrage de votre machine.
Ensuite, créer une nouvelle tâche en cours de route est d’une simplicité enfantine, il suffit de remplir les champs ad hoc.
Exemple d’une tâche (!) plutôt sympa…
Qui apparaît de suite en survolant la date ou en cliquant sur le chiffre du jour…
Et avec la couleur du calendrier défini dans iCal…
Pas de souci pour éditer, supprimer, amender, déplacer une tâche.
Ou encore, changer de calendrier…
Il suffit de valider et hop, le changement d’info est complet (dont la couleur du calendrier home, personnel)
Et bien étendu, ces tâches se retrouvent dans mon calendrier sur iPad.
Sous le calendrier, vous pouvez présenter les tâches du jour mais plus encore…
Les préférences de Fantastical sont assez riches…
Le calendrier par défaut et quel système supporté (rappel, iCal dans mon cas)…
Sans oublier quels sont les autres calendriers concernés (…j’ai toujours opté pour un nombre assez réduit)…
Ou encore régler les envois des alertes…
Bref, toutes ces options permettent de n’afficher que ce que l’on souhaite sur son écran…
Mon programme de demain…!
À suivre…