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PlainText 1.1 et Tomtom 1.5 sur iPhone

Du côté des mises à jour…

dans usages

PlainText (voir cette chronique sur urbanbike) a été mis à jour ce matin… Hormis les corrections de bug, les préférences ont été revues…

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Avec des options de tri de présentation des fichiers et la possibilité d'afficher ou non les extensions.

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TomTom (voir cette chronique sur urbanbike) est passé en 1.5 avec une option amusante…

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Vous choisissez alors une photo géolocalisée et prise depuis votre iPhone dans votre album…

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Et hop…!

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Bon, fonctionne quand il veut mais bonne idée…!

le 21/10/2010 à 16:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Faut il supprimer PowerPoint…?

Ou former ses utilisateurs…?!

dans groummphh

Ces derniers jours, j’ai lu en diagonal des articles négatifs sur l’usage de PowerPoint (dans Télérama et Le Monde notamment). En gros, ces articles expliquent que l’on assiste de plus en plus à une espèce de formalisation, de formatage de la manière de présenter, avec effets 1000 fois vus et revus lors des présentations « powerpoint ».

Hier soir, au lieu de suivre la Keynote d’Apple (entre le nouveau OSX mâtiné d’iOS et les superbes portables fins, légers et bourrées de SSD, pas déçu par ces annonces…), j’étais en train de suivre un exposé… Sous PowerPoint !

Bon, je ne vais commenter cet exposé — intéressant au demeurant — mais effectivement réalisé avec les moyens du bord par des non-professionnels. Comme 99,9 % des présentations PowerPoint.

Typographie trop fine pour être lue au troisième rang, fond jaune pisseux, slides bourrées d’informations sans le moindre « blow-up » ou « overlay » (je reviens sur ces termes plus loin) et donc merveilleusement soporifique… Presque l’exemple parfait d’une présentation insipide malgré la bonne volonté du conférencier…!

PowerPoint 1.0
Ma première rencontre avec cette application remonte à 1987, date de sortie de la version 1.0 qui ne tournait que sous Macintosh. Un produit épatant livré sur disquettes et accompagné d’un splendide livre relié en couleurs qui faisait fonction de manuel. À cette époque, PowerPoint venait d’être développé et lancé par Forethought. Ce produit est un outil pour agencer les slides d’une présentation et propose d’alterner textes et graphiques.

C’est seulement à la fin de 1987 que Microsoft a mis la main sur cette application contre un gros paquet de dollars, le passage sous Windows se réalisant 3 ans plus tard.

À cette époque, je bossais pour pas mal de sociétés de conseil anglo-saxonnes dans leurs agences parisiennes et cette application n’a pas été adoptée d’emblée. Cela s’explique fort bien.

La présentation est un travail d’équipe.
Il faut dire que nous réalisions alors toutes nos slides à la main, comprendre à l’encre de chine sur papier baryté et composphère (voir cette chronique sur urbanbike). C’était une époque où les consultants travaillaient encore avec un bloc de papier jaune, au crayon et à la gomme. Ils pensaient d’abord leur présentation slide par slide, restructuraient, n’hésitaient pas à décomposer un graphique ou un process particulièrement ardu pour être certain que leur démonstration serait comprise par leur auditoire.

À leur service, une équipe de graphistes en Visual business (dont votre serviteur et son associée…) et de secrétaires pour réaliser et mettre en forme ces fameuses présentations. Du coup, chaque mission était l’objet d’un intense travail où tout ce petit monde se retrouvait dans les dernières 24 heures au coude à coude, échangeant, corrigeant pour produire la présentation sans dépasser la fatidique deadline.

Je me souviens avoir bossé des jours durant en mode « charrette » en dormant au minimum, assuré les dernières lignes droites dans des conditions souvent acrobatiques. Que ce soit l’impression des rapports papier avec reliures à boudin à 5 heures du matin, la sortie et mise en couleurs des transparents de rétroprojection sur film acétate 3M. Et, pour les présentations importantes face à un public nombreux, la transformation de ces slides noir et blanc en diapositives 35 mm couleur avec montage sous cache anti-newton. Ceci aux petites heures blêmes, réfugié villa des entrepreneurs chez Picto juste après le développement des premières ektas du jour ; à placer enfin ces slides dans l’ordre dans un carrousel Kodak.

Le tout avant de (re)traverser Paris en trombe pour livrer, au Bristol ou ailleurs, la précieuse galette de dias dans les mains de celui qui allait réaliser la présentation, souvent une petite dizaine de minutes avant le début de cette dernière…!

Mes semaines duraient 7 jours, mes journées 18 heures… Mais l’ambiance était chaleureuse, amicale et incroyablement professionnelle. Ainsi, toute l’équipe — consultants compris — se retrouvait à diner tardivement ou partager un sandwich pendant ces charrettes avant d’en remettre une dernière couche dans la nuit pour finir la mission dans le même bureau.

Ces présentations étaient généralement fort pédagogiques et efficaces. À cette époque, les consultants travaillaient en équipe, testaient devant leurs pairs les scénarios de leurs présentations, prenaient en compte les remarques des graphistes pour les représentations utilisées ou les astuces de découpage, écoutaient leurs secrétaires qui corrigeaient les fautes d’orthographes…! Mieux encore, la présentation en préparation était souvent revue par un expert (je pense notamment à Chantal ou Marcel chez McKinsey…) qui dégraissait le superflu et retravaillait avec son auteur chaque slide, chaque message pour rendre l’ensemble fluide, limpide et compréhensible.

Les graphiques les plus complexes étaient éclatés en overlays (comprendre décomposés en plusieurs vues pour construire, par emboitements successifs et sous les yeux des spectateurs, les parties les plus délicates), certaines informations étaient traitées à part (blow-up) pour expliquer un élément précis en détail. Enfin, la présentation était structurée en trois, quatre ou cinq parties, le passage de l’une à l’autre s’effectuant après avoir résumé ce qui venait d’être montré. Bref, l’idée restait d’être limpide pour l’auditoire de A à Z.

En terme de fabrication, nous sommes passés peu-à-peu à MacDraw puis MacDraw Pro qui permettaient de réaliser sur écran ce que nous faisions à la main, mêlant textes et dessins. Nous dessinions nos graphiques sur MacDraw, une manière plus simple et efficace que de copier/coller du Excel mal foutu sur la page. Enfin, les sorties papier se réalisaient sur Apple LaserWriter PostScript, ce qui conférait à l’ensemble un niveau de qualité élevé.

Du travail d’équipe à la réalisation en solitaire…
PowerPoint s’est imposé à son tour dans les années 90. Ce fut la fin de ce travail d’équipe. Les graphistes en Visual Business ont été gentiment congédiés et se sont reconvertis, les secrétaires sont (re)devenues des assistantes et les consultants ont commencé à réaliser, seuls, leurs présentations.

Si la première génération de consultants s’en est pas trop mal sortie, aguerrie par l’expérience passée, ce sont les suivantes qui ont commencé à piocher dans ces templates toutes faites, à penser que copier/coller de graphiques d’Excel dans un flot de slides suffisait. Au lieu et place des overlays pédagos des présentations « old style », les animations ont pris le relais et l’essence même des présentations visuelles s’est peu-à-peu diluée au profit de réalisations technoïdes.

En flinguant PowerPoint systématiquement, on se trompe de cible me semble-il. Certes le produit s’est incroyablement complexifié là où son ancêtre était d’une redoutable simplicité. Non, le problème est ailleurs. Il me semble que c’est l’inculture de l’élément installé entre l’écran et la chaise qui pose réellement problème !

PowerPoint et consorts restent des outils performants mais il est temps de (ré)expliquer à tous ceux qui l’emploient des règles de base d’une présentation. Ce qu’est un graphique de performance versus un graphique de structure, sortir des sempiternelles représentations 3D hyper designs qui impressionnent mais restent compréhensibles. Qu’un effort de pédagogie, de découpage doit être fait pour que l’argumentation saute aux yeux de l’auditoire.

Bref, retrouver l’essence même de ce que doit être une présentation : faire passer un message, une histoire et un seul à l’auditoire, le rendre capable d’assimiler des concepts complexes en les découpant préalablement en briques élémentaires, fines, accessibles. Le moindre cinéphile devrait le comprendre.

Et non essayer d’impressionner son auditoire par des artifices graphiques vains tout en l’abrutissant sous un flot de slides plus ineptes les unes que les autre…! Sans parler des choix chromatiques ou typographiques inadaptés ou des effets de transition spectaculaires — la première fois…! — qui servent, trop souvent, à masquer l’indigence du contenu. Comme des épices trop forts dans une cuisine médiocre.




Allez, je referme le livre de souvenirs.

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le 21/10/2010 à 14:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Alain Delorme | Photographe

Serie Totem

dans ancres | photo | voir

Une simple incitation à aller vous balader sur son site alaindelorme.com… Je ne vous en dis pas plus…

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Une vision des années à venir après le pétrole…?!

le 20/10/2010 à 15:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #