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Adobe contre Apple : un combat de vingt-cinq ans

Commentaire suite à l'excellent billet de Guillaume Gete

dans groummphh | outils

Je vous engage à lire tout d'abord le billet de Guillaume Gete sur son blog Serial Serveur. Il devrait être inutile de revenir ici, le texte qui suit est en commentaire…

À toutes fins utiles, le voici…

Effectivement, il serait opportun de reprendre nos esprits et de cesser de voir le monde de manière aussi caricaturale. Facile de décrire Jobs et Apple en méchants avides de puissance et de pouvoir. Puis peindre Adobe et ses actionnaires en gentils irréprochables. Ou inversement…!

Il semble que beaucoup oublient que le but de ces entreprises est tout de même de gagner de l'argent même si d'aucuns le font encore avec la manière. Apple en pondant un OS épatant et des machines superbes ; Adobe en concoctant des produits souvent astucieux.

Néanmoins, comme Guillaume, je n'oublie pas — c'est le seul avantage de mon grand âge — certains bâtons placés dans les roues d'Apple et, indirectement, dans les miennes.

C'est avec InDesign CS5 et 6 années de retard que je vais retrouver une fonctionnalité clé de FrameMaker, cette manière pour un format style de paragraphe de traverser/couper un ensemble de colonnes. Je n'ai jamais oublié la décision "imbécile" — et je pèse mes mots — du chef produit d'Adobe FrameMaker — produit fraîchement racheté — de ne pas porter ce produit Unix sous OSX, décision qui a flingué, alors, tous les clients du monde l'édition.

Et je n'oublie pas des tas de softs aboutis comme LiveMotion (n'est-ce pas Dominique…!) ou même GoLive qui ont été mis progressivement de côté au détriment d'autres usines à gaz.

Ce billet de GG a le grand mérité de déniaiser les esprits chiffonnés par les propos de Jobs et permettre de jeter un coup d'oeil dans le rétroviseur des tumultueuses relations entre ces deux entreprises.

Et la suite…?
Le gentil Adobe va me délester à nouveau d'une bonne somme en euros pour cette mise à jour indispensable pour retrouver ce que faisait, en partie, mon FrameMaker 7.x.

Le plus désagréable pour conclure reste néanmoins à la charge du jeune indépendant qui souhaiterait s'équiper en France avec handicap tarifaire qui avoisine les 1000 euros. Un petit tiers de plus qu'aux USA en tenant compte des taxes.

Alors, oui, Adobe fait de très chouettes produits (Acrobat, Photoshop, Lightroom et InDesign sont mon lot quotidien), Apple des machines qui simplifient ma vie (mon MBP 17 pouces — dépassé depuis les annonces d'hier — reste une machine de production idéale) et un OS d'une stabilité déconcertante.

Maintenant que le poudre a parlé, j'aimerais bien que l'on reprenne nos esprits et que ces deux amidversaires règlent cette nième crise en faveur du futur des utilisateurs et non au seul profit des actionnaires.


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Métaphore florale pour montrer que deux végétaux peuvent cohabiter avec succès…! (Kerria et Magnolia)

Note : "amidversaires" est bien entendu un mot-valise forgé pour l'occasion…

le 14/04/2010 à 08:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Lightroom, DNG et gain de place

Process à l'envers et considérations diverses…!

dans groummphh | mémoire | photo | usages

C'est ça la vie. On écrit un truc la veille dans un billet et puis le lendemain, on se dit que l'on a peut être tort de ne pas essayer. Mieux encore, en cours de route, on peut également se rendre compte que ce n'est pas encore cela. Récit de mes expériences.

Mon ultime souci ces derniers temps, après avoir collé toutes mes images sur un disque JOBD de 1.5 To (en fait deux disques de 750 Go lus comme un seul disque) et après avoir déplacé le catalogue sur le même disque, puis dupliqué cet ensemble sur un second disque de 1.5 To, est de créer une sauvegarde neutre sur deux autres disques. Une sauvegarde dormante au cas où… Mais l'idée est d'exploiter des disques de moins grande capacité toujours en état au lieu d'en acquérir de nouveaux. Oui, c'est un peu le souci avec l'image numérique, un disque de travail, une sauvegarde et, indispensable, d'autres copies au cas où…

Après discussion hier avec Volker Gilbert suite à son excellent résumé des options de Photoshop CS5 (où, comment, en quelques pages, ce dernier a balayé mes dernières réticences à basculer en CS 5…), discuté de Image Ingester Pro, j'ai — entre deux boulots — lancé une sauvegarde de mes images RAW au format DNG.

J'ai bien entendu les excellents arguments de Volker mais mon souci n'étant pas d'utiliser Camera RAW conjointement à Lightroom et ExpressionMedia — ex iView — en basculant toutes les images en DNG pour bosser et conserver une version au format original RAW mais, inversement, de continuer à traiter mes fichiers CR2 tant dans Lightroom que dans DPP, C1 et consorts.

A priori, c'est le but que je me suis fixé pour l'instant, quitte à rebondir ensuite.

Comme me le rappelait Volker, le passage des CR2 — RAW à la mode Canon — en DNG, c'est un gain près de 20 % en terme de poids de fichier. Pour les NEF, les rendements sont plus impressionnants, de vieux NEF de 19,6 Mo ont été réduits à 10,5 Mo, de quoi gagner effectivement de la place…!
Pour des RAF (Fuji) de 25,7 Mo, on descend autour de 14 Mo…!

Du coup, je me suis dit que pour économiser de la place en archivage, le DNG dans un premier temps serait une bonne solution… Je suis prêt à changer mon fusil d'épaule dans quelques mois, la conversion en DNG étant d'ors et déjà effectuée sur une sauvegarde. Bon, ce n'est pas forcement la meilleure stratégie comme ma petite note sur Lightroom en fin de billet vous le montrera.

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Après téléchargement de la dernière version d'Adobe DNG converter, j'ai fait quelques essais avant de me lancer.
L'idée est d'aller taper directement dans mes sources sur un de mes deux disques de travail, de convertir ces sources en DNG tout en les écrivant de suite sur un disque de sauvegarde.

Tout d'abord, j'ai vérifié qu'en procédant globalement, l'ensemble des sous-dossiers est recréé sur le disque externe.
Ensuite, fort pratique et totalement logique, les JPG, PSD, TIF, XML et autres fichiers non RAW ne sont pas évidemment pris en compte et donc pas transférés.
Les dossiers vides ne sont pas créés non plus.
Enfin les fichiers DNG sont effectivement plus légers si l'on incorpore pas le fichier RAW d'origine (on s'en doute…!) mais pensez également à réduire la taille de l'aperçu.

Comme ce dernier peut être modifié après coup, je suis parti sur les options suivantes :
• synchronisation brutale de tout mon dossier de travail images vers un disque externe avec recréation via DNG converter des sous-dossiers (date du jour de prise de vue),
• pas d'incorporation du RAW originel,
• pas d'aperçu (sans).

Bon, inutile de dire que c'est une opération particulièrement longue — surtout quand on se lance dans un énorme traitement… Si vous pouvez fragmenter, n'hésitez pas…!

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Mais le gain de place est patent. En pur RAW vers DNG…

20100412_dng_013.png

Et quand ce dossier contient des JPG et autres fichiers, c'est nettement plus radical…

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Note pour les utilisateurs d'Adobe Lightroom. Deux manières de fonctionner.
il est bien entendu possible d'effectuer cette opération avec ce logiciel en exportant les fichiers en DNG vers un autre dossier ou support.

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Et en choisissant les paramètres souhaités…

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Mais il y a une méthode encore plus redoutable…

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Celle de convertir les images présentes dans son catalogue en DNG. Avec un plus, celui de pouvoir effacer les fichiers sources après conversion.

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En fait, l'image source est simplement mise dans la corbeille, ce qui vous permet de la récupérer si besoin est.
Attention, vous pouvez aussi par ce biais "convertir" une image JPG en DNG par exemple mais au prix d'un accroissement considérable de poids. Et pas réellement d'une grande utilité.

Du coup, je m'interroge à nouveau.
Et si Volker avait, une fois de plus, totalement raison…! Faire et défaire, c'est toujours (faire) travailler (le processeur)…

Aussi, fort de mes essais, je vous engage à suivre le conseil de Volker :Enregistrez vos sources au format natif sur des disques additionnels (et sur deux supports) puis convertissez les images RAW liées à votre catalogue Lightroom ou à Camera RAW + Bridge en DNG.

Bon, Ceci uniquement si vous décidez de ne bosser qu'avec ces produits, CQFD.

Oui, mais comment bosser sous DPP…!
Arrgh, rien n'est simple, tout se complique…! Je me fais l'effet d'être comme l'âne de Buridan. Pour finir, j'ai choisi de conserver mes fichiers Canon au format natif pour travailler (et donc utiliser diverses applications) et d'archiver concentré en DNG. Par contre, tous mes vieux fichiers consommateurs d'espace et non "Canon" sont basculés en DNG dans mon catalogue. Bref, faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais…!

À suivre…!

20100413_dng_002.png



Pour finir à propos de InDesign CS5, pour beaucoup d'intervenants, il n'y pas grand chose de nouveau. Non seulement ce n'est pas très objectif mais en lisant le compte-rendu de Branislav Milic, je lis ceci…
Dans un bloc-texte, il suffit de choisir une option pour répartir tout un paragraphe sur deux, trois, plusieurs colonnes ou toute la largeur du bloc-texte pour créer une présentation courante dans la presse imprimée. Vous pouvez aussi créer des colonnes à l'intérieur d'une colonne de texte pour facilement répartir des listes par exemples. Fonctions qui font partie intégrante d'un Style de Paragraphe.

Cette fonction n'a rien de nouveau dans la mesure où elle existe dans Adobe FrameMaker. Mais je suis très content de la retrouver enfin…!

le 13/04/2010 à 07:14 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Catalogage et flux de production pour les photographes

Peter Krogh

dans lire | mémoire | photo | usages

Que l'on ne s'y trompe pas : le problème de tout photographe avec l'extrême facilité du numérique, c'est la préservation de ses fichiers en même temps que la capacité à retrouver instantanément (enfin, le plus vite possible…!) des vues réalisées par le biais de mots clés. Quand vous naviguez dans un ensemble de 500 photos, il est aisé de retrouver les vues souhaitées mais ajoutez 2 ou 3 zéros au nombre global d'images et cela devient une horreur…! De plus, ce serait assez réducteur de limiter ce souci aux seuls photographes, n'oublions pas les documentalistes et tous les utilisateurs d'images.

Cet ouvrage, Catalogage et flux de production pour les photographes, suit d'assez près près un premier livre publié par les éditions Eyrolles, Gérer ses photos numériques écrit par Daniel Hennemand.

Sans oublier le livre de Bernard Jolivalt paru l'an passé, Zoom sur l'archivage photo et publié par Pearson.

Dans tous les cas, la problématique cernée par ces trois auteurs est la même : comment organiser cette photothèque numérique au mieux et retrouver le bon paquet de pixels dans la botte de foin numérique, quels outils logiciels choisir ou recommander ; sur quels supports archiver les images et les catalogues ; quels sont les formats à préserver ; comment organiser les "sauvegardes" de ces archives ; quelles sont les problèmes rencontrés, comment les résoudre. Etc.

Au moment où j'écris ces lignes, j'ai terminé de transférer sur deux nouveaux disques de 1.5 To mes propres images dont le volume global ne cesse de croître à chaque sortie dans la nature. Pour finir, il m'a fallu déplacer le fichier du catalogue et, surtout, vérifier que ce dernier pointait bien sur tous les dossiers existants. Utilisateur d'Adobe Lightroom, pas de réel de souci pour finaliser ces déplacements mais cela devenait, à ma modeste échelle, indispensable de basculer vers des supports plus gros. Et de cesser de bricoler. D'ailleurs, il est important de s'organiser au plus tôt car, plus le volume d'images devient important, plus vous allez y passer du temps — et attendre que les copies de vos précieuses images se fassent d'un support vers l'autre.

Heureusement mon flux de production est assez ridicule et peut encore tenir sur un seul gros disque (…et un second de sauvegarde, CQFD). Mais je sais, pour en avoir discuté avec eux, que cela commence à poser de très sérieux problèmes d'archivage à des professionnels comme Thierry Seray ou Laurent Thion. Laurent avec ses panoramiques techniques est un très gros consommateur de disques durs amovibles (quasiment deux par grosse mission)… Pour comprendre, je vous indique ceux qui correspondent à la visite virtuelle de l'institut Laue-Langevin

C'est pourquoi ce bouquin tombe à pic.
Traduit de l'anglais par les excellents spécialistes de la photo que sont Volker Gilbert — alias, Mister RAW — et Gilles Theophile — Mister Lightroom, voici 460 pages qui font un tour complet de la question et entrent en profondeur dans les détails, tant au niveau du matériel — RAID, NAS, JBOD — que des procédures — renommer les fichiers, basculer ses images au format DNG, quid du stockage en ligne, problèmes d'altération des fichiers, etc. À ce propos, je vous renvoie au billet de Jean-François Vincent sur son blog.

Chacun agira ensuite selon ses idées et son rapport à l'image — activité principale ou accessoire — mais c'est l'aspect remarquablement pratique de ce livre que de nous obliger à avoir une stratégie cohérente, à nous interroger sur nos propres bonnes pratiques et à les amender si nécessaire. Je me rends compte que j'ai encore pas mal de travail pour organiser cela mais cela me conforte dans les directions empruntées.

Pour ma part, ne bossant qu'en RAW Canon, je ne vois plus l'intérêt de basculer mes fichiers en DNG — je reconnais que j'y fus favorable un temps et j'ai pas mal de vieux clichés, notamment réalisés avec un Kodak DCS, archivés ainsi — mais, inversement, j'effectue bien une sauvegarde supplémentaire lors de l'importation de mes cartes Flash via Lightroom sur un second disque dur…

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Vérification via PathFinder de la réalité de l'opération…

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Par ailleurs, je supprime énormément d'images surtout quand j'ai eu l'occasion de les réaliser avec un fort vent dominant…!

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Enfin, je gère mes synchronisations de disques avec l'excellent SuperDuper!

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Par compte, je vois que je dois mieux travailler mes mots clés et, surtout, réfléchir à une sauvegarde distante de mes images qui sont actuellement concentrées derrière mon écran…!

Bref, une saine lecture que je recommande à tous ceux qui fabriquent quotidiennement de l'image et se doivent de la pérenniser. Pour finir, l'auteur, Peter Krogh, tient également un site de discussion très complet sur le sujet, theDAMbook.com mais en langue anglaise.




Catalogage et flux de production pour les photographes
Le DAM book en français
Peter Krogh
Traduit et adapté par Volker Gilbert et Gilles Theophile
Eyrolles
9782212126051 | 39,90 € | 460 pages en quadri



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Info(s) pratique(s)…

À propos des "plus" de Photoshop CS5, cet excellent billet de fond de Volker Gilbert sur QuestionPhoto…

le 12/04/2010 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #