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Vivre dans un patio

Takuro Yamamoto | F-White

dans ancres | architecture | dans mon bocal | voir

Je ne connais pas Takuro Yamamoto mais je suis sur internet ses réalisations au Japon. J'ai découvert son site via des revues en ligne comme whatwedoissecret.org et bien d'autres. Je pense que nous avons tous été surpris par sa maison F-White.

À priori, rien de nouveau. Un environnement pas très gai dans la banlieue tristoune de Kashiwa (voir la localisation pour comprendre…!) au Japon…

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Bref, une petite parcelle coincée entre deux rues obliques et quelques voisins très présents…! Nous avons déjà évoqué cette problématique urbaine dans quelques billets…! Du coup, solution assez commune, un patio autour du quel la maison ce concentre.

Mais là où Takuro Yamamoto innove véritablement, c'est sur le positionnement même de ce patio…! Au lieu de le centrer comme dans toutes les maisons traditionnelles (…référerez vous au type de construction que l'on trouve autour de la Méditerranée), Takuro le décentre et l'incline sans complexe dans son projet…! Du coup, ce positionnement libère des volumes nettement plus intéressants à occuper.

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Plan (avec lien vers un article complet)

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Et photo de la maquette (avec lien itou)

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La suite sur les liens cités…

le 16/02/2010 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

L’histoire de Pi

Yann Martel

dans ancres | lire | potager

Une fable, une histoire à nous embrouiller…
D'ailleurs, dans la note de l'auteur et dès les premières pages, tout est dit…! Bamboozle, expression indienne de Delhi…

Et pourtant quelle fable…! Superbe livre de Yann Martel et succès mérité à l'étranger. Paradoxalement, c'est la note de l'auteur qui, dès les premières lignes, m'a donné envie de lire ce livre, note dans laquelle il explique son premier plantage littéraire, puis son autre bouquin qu'il foire en cours d'écriture et dont il balance le manuscript via la poste à une adresse improbable en Sibérie.
Bref, sec… L'imagination en vrac.

Puis cette rencontre (tout aussi improbable) dans l'Indian Coffee House de Pondichéry avec un vieux monsieur…!

La suite est dans ce bouquin qui devrait vous accrocher tant le récit est nourri, amusant, part en vrille. Je n'en dis pas plus, cet extrait est à mettre en perspective avec ce qui suivra…

Si son espace est trop ensoleillé ou trop humide ou trop vide, si son perchoir est trop haut ou trop exposé, si le sol est trop sablonneux, s’il y a trop peu de branches pour faire son nid, si la mangeoire est trop basse, s’il n’y a pas assez de boue pour s’y vautrer — et bien d’autres si encore -, alors l’animal ne sera pas serein. Ce n’est pas tant qu’il faille reproduire les conditions existant dans la nature qu’une question de saisir l’essence de ces conditions. Tout dans un enclos doit être exactement au point — en d’autres mots, aucun élément ne doit dépasser la limite des capacités d’adaptation de l’animal.

La peste soit des zoos qui ont de mauvais enclos ! Ils donnent une mauvaise réputation à tous les zoos.

Les animaux sauvages capturés quand ils ont déjà atteint leur pleine maturité sont un autre exemple de bêtes qui ont tendance à vouloir s’échapper ; il arrive souvent qu’ils soient trop ancrés dans leurs habitudes pour pouvoir restructurer leur monde subjectif et s’adapter à un nouvel environnement.

Mais même des animaux ayant été élevés dans des zoos, n’ayant jamais connu la nature sauvage, et qui sont donc parfaitement adaptés à leur enclos et ne ressentent pas de tension en présence des humains, connaîtront des moments d’agitation qui les amèneront à chercher à s’évader. Tous les êtres vivants ont en eux une mesure de folie qui les pousse dans des directions étranges, parfois inexplicables. Cette folie peut être salutaire ; elle est intimement liée à la capacité d’adaptation. Sans elle, aucune espèce ne pourrait survivre.

Quelle que soit la raison de vouloir s’échapper, saine ou folle, les détracteurs des zoos devraient se souvenir que les animaux ne se sauvent pas pour aller vers un lieu mais plutôt pour fuir un lieu.

Quelque chose dans leur propre espace leur a fait peur — l’intrusion d’un ennemi, l’agression d’un animal dominateur, un bruit surprenant — et a déclenché une réaction de fuite. L’animal s’évade ou il essaie de s’évader. J’ai été surpris d’apprendre au zoo de Toronto — un excellent zoo, par ailleurs — que les léopards peuvent faire des bonds allant jusqu’à six mètres de hauteur. Notre enclos pour les léopards à Pondichéry avait un mur arrière de cinq mètres de haut ; j’en conclus que Rosie et Copycat n’ont jamais sauté au-delà de cette paroi, non pas parce qu’ils en étaient incapables physiquement mais simplement parce qu’ils n’avaient pas de raison de le faire. Les animaux qui s’enfuient passent du connu à l’inconnu — et s’il y a une chose qu’un animal déteste par-dessus tout, c’est bien l’inconnu. Les animaux qui s’évadent se cachent habituellement dans le premier endroit qu’ils trouvent où ils éprouvent un sentiment de sécurité, et ils ne sont dangereux que pour ceux qui se placent entre eux et ce qu’ils tiennent alors pour un lieu sûr.

Enfin, sachez que Pi, le héros de ce récit, a été prénommé Piscine Molitor… Tout le monde n'a pas un Mamaji (oncle adoptif) qui a été champion de natation et fin connaisseur tous les bassins — de natation — de Paris…! Et que son père est directeur d'un Zoo.

Sur la base de ces données volontairement obscures, à vous de choisir : passer à autre chose ou chercher à mettre la main sur cet ouvrage…!


L'histoire de Pi
Yann Martel
Traduit de l'anglais par Nicole et Émile Martel
Denoël & D'ailleurs (désormais en folio)
9782070622269 | 7,60 €



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Note : On ne le dira jamais assez, le style d'un bouquin, c'est la clé de contact. Il y a des livres où on est immédiatement séduit, d'autres que l'on referme même avec colère tant on regrette que l'auteur radote et oublie le lecteur alors que son sujet est excellent.

Alors qu'il avait toutes les qualités pour me passionner, j'ai suspendu en cours de route — pour quelques jours car je n'aime pas ne pas finir un livre — la lecture des terres de décembre d'Olivier Page. Cela se passe en Patagonie Chilienne et l'auteur rencontre même une petite heure l'immense Francisco Coloane (depuis disparu comme on dit pudiquement). Certes j'ai eu plaisir à découvrir l'action de Douglas Tompkins mais rien n'est pire qu'un mauvais prosélyte. N'est pas Nicolas Bouvier qui veut…
Bon, promis, je vais reprendre cette lecture.

le 15/02/2010 à 06:29 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

PixelPost, organiser ses mots-clés

Tag Organizer

dans ancres | mémoire | photo | potager | usages | voir

Comme je l'avais écrit dans un précédent billet, PixelPost dispose d'un addon pratique qui permet de récupérer directement depuis Adobe Lightroom ses images avec les mots-clés entrés dans cette application. Sauf que les mots composés arrivent décomposés. Ainsi la Criste marine arrive sous la forme de deux tags, Criste et marine… Et le reste à l'avenant…!

En regardant une-à-une des addons disponibles dans la documentation en ligne de PixelPost, je suis tombé sur Tag Organizer qui répond à mes besoins. Cet addon ajoute une nouvelle fenêtre de traitement au sein même de l'administration de PixelPost avec deux panneaux, Edit image tags et Set image tags.

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Regardons le mode radical, Set image tags… Il permet de traiter les tags existants de manière globale et… Radicale…!

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Hormis retraiter ses mots clés en amont en remplaçant les espaces par des tirets, si les images sont déjà en place dans PixelPost, retrouver l'image et la retraiter est parfois long.

Il est déjà possible de supprimer des mots-clés inutiles, genre "le", "des", etc.

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Ou remplacer un mot par un autre… Comme arbre par arbre-seul… Ou encore Criste par Criste-marine (une autre opération pour supprimer marine)

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Bref, de supprimer les tags excédentaires…

Le second panneau, Edit image tags, permet d'attribuer les tags directement aux images… Pour cela, il affiche un tableau de tous les tags disponibles en regard de chaque image…

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Par exemple, sur cette image, il n'y a qu'une indication (skeul, photo prise sur la pointe du skeul) mais la plante grasse visible semble être de la Criste marine

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Vérification en cliquant directement dans l'image…

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Reste à cocher le tag correspondant… Et à valider.

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Tag Organizer confirme l'association du tag à cette image…

J'ai trouvé d'autres addons astucieux que l'on utilise dans la page d'archive. Un premier qui pemet d'afficher les catégories sous la forme d'un nuage de mots (Weighted Archive Generator) et donc s'étale sur la justification de la page… Un autre, Tag Menu, qui permet de chercher précisément un tag…

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Il s'affiche sous la forme d'un pop-up qui liste tous les tags disponibles dans la base de données des images… Je l'ai placé en bas des miniatures.

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Cherchons Ficoïde (la fameuse griffe de sorcière, espèce invasive qui commence à coloniser les rivages de Belle-île…)

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Et, hop, les photos afférentes sont montrées.

Bref, au bout de trois jours d'utilisation de PixelPost, je découvre de très belles contributions d'utilisateurs et, surtout, l'aspect meccano de cette application qui permet de réaliser les pages de son choix en plaçant assez simplement les balises ad hoc dans les pages HTML.

À suivre…

le 13/02/2010 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #