Urbanbike

Index |
ou détaillée | Fil RSS | ATOM

Brompton en mode cyclotourisme – caméra embarquée

Manfrotto, Canon 7D et Brompton

dans brompton | vincent

[…] Ce billet a été rédigé naguère par Vincent Burgeon […]


Lors de mon dernier voyage cyclotouriste, une de mes grosses frustrations fut de n'avoir pas à portée de main mon APN. En effet, bien que chaque photo soit l'occasion de s'arrêter pour admirer le paysage (et souffler un coup), c'était parfois un tantinet laborieux d'ouvrir mon bagage, sortir l'APN, et tout remballer une fois la marmotte ou le nuage immortalisé. Et puis, certains clichés sont moins faciles à faire (scènes prises sur le vif), voire carrément impossible sans un minimum de préparation. Au final, je me retrouvais avec beaucoup d'images similaires et pas énormément de variations dans le point de vue. Par ailleurs, l'idée de faire quelques clichés et vidéos du genre "embarqué" me titillait…

J'ai donc cherché le moyen de monter solidement un boîtier – et, tant qu'à faire, un gros boîtier – sur mon Brompton.

Il fallait donc que ça soit léger, versatile, facilement démontable et si possible réutilisable pour d'autres usages. Exit immédiatement les systèmes en plastique à la solidité douteuse et les supports façon Paridaqar montés à demeure sur le véhicule… le vélo.

c'est finalement chez Cirque-Photo (petit interlude pour vanter les bienfaits du commerce de proximité) que j'ai trouvé l'accessoire qu'il me fallait. Il s'agit tout bêtement d'un clamp (une pince ?) de poche de marque Manfrotto (ref. 386B nano-clamp). Qualité principale : il est donné par le constructeur comme pouvant supporter 5 kilos en traction verticale ; ce qui laissait une bonne marge de manœuvre pour ce que je projetait de lui faire subir.

Trois choses notables : d'une part, il est pourvu de deux pas de vis (Kodak et Congrès), ce qui permet d'y fixer à peu près n'importe quoi, pourvu que ça soit inférieur à 5 kilos, ensuite la poignée qui actionne la pince est orientable grâce à un petit ressort (c'est-à-dire que, s'il n'y a pas moyen de faire un tour complet pour serrer la vis, on peut lui faire faire des petits allers et retours – ça s'est avéré utile pendant mes tests, quand la poignée de frein ou le compteur kilométrique se trouve être dans le passage) et finalement l'ensemble est construit en métal et fort bien ajusté, ce qui lui confère une bonne rigidité et donne à l'utilisateur une certain confiance (toute symbolique, je vous le concède…)

Je me suis également procuré une petite pièce de jonction (le truc doré dont j'ai oublié le petit nom) pour pouvoir y fixer ma mini-rotule toujours Manfrotto (dont la référence est, je pense, bien visible sur la photo).

20100202_1-elements.jpg

Notez que ladite rotule est également bien conçue (enfin, au regard du cas qui m'intéresse) : en effet, la poignée de serrage joue sur la position du petit plateau ET la rotation de la rotule autour de son axe vertical. En pratique, cela signifie qu'il n'y a qu'une seule manipulation à faire pour desserrer la rotule, positionner l'APN monté dessus et resserrer le tout. Très efficace, quand on n'a que deux mains et deux paires de gants par-dessus…

Le montage donne donc quelque chose comme ça :

20100202_2-fixed-tube-selle.jpg

Et le voilà fixé avec du gros matos sur le cintre du Brompton.
Je vous garanti qu'une fois bien serré (j'ai dis "bien"), ça ne bouge pas…

20100202_3-cintre.jpg

La même, vue de profil. L'intérêt, c'est de pouvoir manipuler l'APN tout en roulant, évidemment, pour prendre des clichés ou faire des vidéos comme (au hasard) lors d'une descente de col de haute montagne…
Ajoutons à celà un plateau rapide (que je n'avais pas ici) et l'APN devient immédiatement utilisable pour d'autre usages (ou escamotable en cas de pluie).
Pour sécuriser l'appareil (et se rassurer, soyons franc), il n'est pas idiot de fixer la sangle autour d'un point fixe…

20100202_4-cintre.jpg

La pince permet de fixer le montage à peu près partout sur le vélo. Ici sur le tube de selle ; testé longuement ce dimanche, notamment dans des rues pavées. Rien n'a bougé. Par-contre, mon bidon d'eau s'est fait la malle…

20100202_5-tube-selle.jpg

Possible également sur le tube du guidon, à l'avant du vélo…

20100202_6-colonne.jpg

Et pourquoi pas sur la fourche ? Avec un fisheye, une bonne solution pour se prendre en photo, pendant une randonnée en groupe ou en famille… Bon, avec l'appareil placé si près du sol, il faudra bien évidemment penser à le protéger (bonjour les gravillons dans l'écran arrière!) et à installer une télécommande sans fil, pour pouvoir déclencher sans lever les doigts du guidon… !

20100202_7-fourche.jpg

Bref, de quoi s'amuser pour pas cher…

Notes :
- Y-a-t'il d'autres façons de joindre la rotule au clamp ? Je pensais à une bête tige filetée coupée à dimension voulue, mais il me semble que le filetage du pas Congrès est un peu particulier…
- Une bonne chose à faire serait de mettre un peu de frein-filet sur les pas de vis de la pièce de jonction, histoire de bien la solidariser avec le clamp et la rotule.
- Selon l'endroit où l'on fixe le montage, le type de vélo (suspension, gros pneus, etc.), le parcours (pavés, cailloux,…) et le genre d'APN, les vibrations peuvent être assez importantes (et sans doute pas très bonne pour certains matériels haut de gamme)… Je n'ai pas trouvé de système pour amortir les vibrations, mais ça doit pouvoir se bricoler…
- Attention, plus la focale de l'objectif utilisé augmente, plus les vibrations seront visibles sur une vidéo et plus le risque de flou de bougé sera grand sur une photo.

…Bon, prochainement : des exemples !
Note(s) de lecteur(s)…

Jean-Christophe d'urbanbike ajoute…
Pour ma part, j'aurais utilisé des plateaux rapides de chez Manfrotto. Mais depuis que j'ai lu ce billet, cela me démange de procéder de manière similaire sur mon brompton…! Bon, en même temps, je n'ai pas ce besoin en plaçant mon 180 dans le sac Cabas…!

Laurent d'urbanbike ajoute, suite à ceci "Je me suis également procuré une petite pièce de jonction (le truc doré dont j'ai oublié le petit nom)"…
C'est le Spigot court universel de 16 mm avec double filet mâle de 1/4" et 3/8”.
Référence 118 chez Manfrotto.
Tu devrais essayer avec le 013 qui est plus long et doit par conséquent permettre de mieux orienter l'appareil...

le 02/02/2010 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Le naufrage de la Vesle Mari et autres racontars

Jørn Riel

dans ancres | lire

250 pages de pur bonheur. Parfait pour être en phase avec les températures frisquettes et les chutes de neige (…pas fini semble nous indiquer Météo France). Alors, à défaut de pouvoir vous rendre au boulot (bon, dans mon cas, pas de souci…!), allumez un bon feu…

20100130-IMG_0143.jpg

Puis savourez ces nouvelles du Groenland — deux cartes fournies dans cette édition pour vous repérer car cela se déplace beaucoup, et pour cause : L'administration centrale décide de rapatrier la petite communauté de chasseurs au Danemark. Bref, de fermer les bases arctiques.

Or, couper soudainement ces personnages haut en couleurs et totalement indépendants de leur mode de vie, les réacclimater à la vie citadine, c'est pas simple. D'autant que tous ne sont pas armés intellectuellement pour revenir…! Aninsi Lassellile, le compagnon de chasse de Bjørken, fait partie de ces individus indéracinables.

J'ai découvert Jørn Riel dans les années 2000 et tout est à lire… Sachez que les précédents livres de Riel sont disponibles en 10/18 comme le canon de Lasselille, un curé d'enfer, La vierge froide et autres racontars, La passion secrète de Fjordur, Un safari arctique et bien d'autres récits épiques…! Ce dernier livre est bien entendu à lire APRÈS tous les autres récits de Jørn Riel car vous allez retrouver tous les personnages survivants et suivre leurs nouvelles directions (et je peux vous assurer que vous allez être surpris et amusé)…

Un extrait pour l'ambiance (c'est toute la nouvelle qu'il faudrait mettre à disposition, notamment le passage où le crevettier est gentiment aspergé par l'Atka — mais là, futur lecteur, c'est à toi de le découvrir et de m'envoyer un mail car on reste toujours dans la farce ponctué de rapports humains souvent tendres malgré tout !)
Le goût était singulier, mais s'adoucit un peu quand Doc, magnanime, saupoudra les portions de cannelle.

« J'en ai mangé des choses dans ma vie de marin, dit Mortensen, mais jamais rien qui s'approchait de ça. » Il mâcha longuement et assidûment un morceau de phoque. « Cette chose porte un nom ? »

« Soupe au lait et à la viande, répondit Doc. De la soupe épaissie avec des feuilles d'angélique hachées, de l'oseille et un peu de levure sèche, pour la vitamine B. »

Mortensen posa l'assiette sur le traîneau et rota discrètement. Il se laissa aller contre le montant du traîneau et porta sa pipe à la bouche, puis il plissa les yeux et regarda au loin. Doc rinça assiettes et casserole avec de la neige et rangea le nécessaire à tambouille dans une des sacoches latérales du vélo. Son regard glissa langoureusement sur les instruments de musique, solidement attachés au cadre, mais il résista à la tentation. Ce soir-là se devait d'être silencieux, dédié à la réflexion. Avec un léger soupir, il étala une peau de renne sur le sol et s'assit en tailleur près de Mortensen.

« Quand j'étais gosse, dit Mortensen doucement, j'étais fou de bonbons. J'avais jamais ma dose de ces cochonneries, je piquais des ronds dans le porte-monnaie de mon père ou dans la commode, pour satisfaire ce besoin. J'étais évidemment le gros de la classe, mais personne ne se moquait vraiment, vu que je pouvais tabasser même les plus grands. J'étais insatiable, Doc, j'avalais tout ce que je pouvais trouver de sucré. » Il tendit la main devant lui. « Mais ça, Doc, c'est une sucrerie pour l'âme. On s'en lasse jamais, on peut y goûter encore et encore. »

Doc regarda alors ce que Mortensen contemplait : cette longue sucrerie de neige bleu acier qui descendait le long de la montagne, les crevasses noires et leurs petits ponts de neige. En dessous, le magnifique paysage montagneux avec ses parois brunes tachetées de neige, et ses pieds enfoncés dans le fjord vert bronze, presque noir. Tout en bas, au loin, Doc apercevait le toit de la toute petite station de Cap Rumpel, et son antenne radio scalpée, qui ne semblait pas plus grande qu'une déjection de renard dressée et gelée.

« C'est si beau, murmura-t-il, qu'on pourrait presque en faire un petit poème. »

Jørn Riel est né en 1931 et est arrivé dans les années cinquante au Groenland. C'est un vrai bonheur de lire en français ces racontars tirés de faits réels (même si certains persistent à penser que c'est l'inverse…!).

Si vous avez découvert et aimé Redmond O’Hanlon, Patrick Leigh Fermor, Bill Bryson, Francisco Coloane, vous aimerez Jørn Riel…!


Le naufrage de la Vesle Mari et autres racontars
Jørn Riel
Traduit du danois par Suzanne Juul et Bernard Saint Bonnet
Gaïa
9782847201536 | 20 €



20100131-IMG_0147_ub.jpg

Autre option : le lire sous la couette…!

Et pour comprendre où cela se déroule au départ, rien de mieux qu'une petite carte…!


Agrandir le plan

le 01/02/2010 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

DxO et OSX 10.6.x

5.3.7 en attendant une version 6.x

dans mémoire | photo

Piègé. Je ne pensais plus jamais utiliser DxO qui ramait sur mon G5 et qui fonctionnait moyennement avec le système 10.6.x selon mes sources… Or donc, samedi, je reçois un courriel de DxO m'annonçant — comme à des milliers de clients — la sortie de la version 5.3.7 — juste à quelques lieux de la 6.1.2 déjà disponible sous Windows (lire l'ami Volker). J'avoue que j'ai hésité, peu enclin à perdre du temps avec un produit resté lent, manifestement en retard et superbement plantogène dans ma mémoire.
Plus envie de rester auprès du feu, pour être clair…

20100129-IMG_1002.jpg

Bon, je me décide à tout réinstaller sur mon MacBook Pro Intel sous OSX 1.6.2 à la vue de la compatibilité avec mon Canon G11. Bonne surprise après un long moment à tester cette version, non seulement cela fonctionne de manière nettement plus fluide (le 3.06 Ghz Core 2 duo y est pour quelque chose), mais surtout, pas de décrochage et une ergonomie revue à la hausse.

Rapide (j'insiste sur le mot rapide) revue de détail pour ceux que cela intéresse…

L'image précédente est bien issue de Dxo et sa source issue d'un Canon G11. Bon, je ne prétends pas être un fabuleux retoucheur d'images, les ambiances qui suivent sont à mon goût et pas forcément partagées par l'ensemble des lecteurs de passage…! Bref, assez facile de visualiser les images d'une journée et d'en extraire quelques unes à traiter

20100130_dxo_002.png

Toujours la possibilité de voir les images en cours, celle en traitement avec, à gauche, l'image source et à droite le rendu de l'application en fonction de vos ajustements…

20100130_dxo_001.png

Le problème quand on démarre ce type de produit est que l'on sait quand cela commence mais quand cela va se terminer. Au lieu de finir des missions urgentes, j'ai commencé à picorer quelques images issus de divers boîtiers dont le Canon 1Ds mark III, histoire de voir si un très gros fichier RAW se traitait avec autant de célérité que ceux du G11…

20100130_dxo_004.png

Absolument…! Du coup, comme l'image répond, j'ai pu tester des options dans les modules de géométrie (pour le meilleur et souvent le pire…!).

Recadrage, déformation sur un axe (élargissement) ou orientation de l'image, tout répond sans à coups…

20100130_dxo_006.png

20100130_dxo_007.png

20100130_dxo_005.png

À tous moments, il est aisé de lancer le traitement de l'image en cours selon le paramètre souhaité.

20100130_dxo_009.png

Seul souci et sauf erreur de ma part, les 450 pixels de large souhaités se retrouvent sur la hauteur.

20090822-BIG_4268.jpg

Bien entendu, il est possible à tout moment de changer de rapport d'agrandissement et — bonjour Madame — d'ajuster son image…

20100130_dxo_011.png

Les onglets sur la droite sont très lisibles et peuvent se réduire à une seule ligne, les icônes en haut permettent d'afficher chaque groupe d'onglets spécialisés…

20100130_dxo_012.png

Les commandes permettent à tout moment de basculer d'une vision unique à une vision double pour mesurer l'écart avec l'image source…

20100130_dxo_013.png

J'avais oublié que l'on pouvait aussi masquer la zone des images en attente de traitement et opérer plein écran.

20100130_dxo_017.png

Bon, il est vrai que ces images ont été prises par temps vivifiant… Enfin l'enregistrement des attributs liées à un préset à appliquer ensuite à une série d'images se fait de manière très simple. Création du nouveau préset avec un nom plus évocateur que celui de mon exemple…!

20100130_dxo_014.png

Ensuite choix des options qui seront liées à ce préset (cases à cocher à gauche des onglets) et enregistrement comme données à attribuer.

20100130_dxo_015.png

Bref, ce rapide tour d'horizon pour reconnaître que cette version m'a mis de bonne humeur et réconcilié avec ce produit que j'avais pratiquement oublié depuis… Deux ans…!

675 de haut pour avoir en sortie 450 pixels de large…

20090822-BIG_4268b.jpg

20090822-BIG_4128.jpg

20090822-BIG_4296.jpg

Pour mémoire, il s'agit bien de la plage de Donnant et du port de Sauzon… Hummmmm…!

Bon, je me remets au boulot…
Écrit samedi après-midi.

Note : bien entendu, il y a bien d'autres points à raconter. Vous trouverez sur des sites dédiés à la photo toute la littérature technique avec des avis d'experts. Ici, ce n'est qu'un strict point de vue personnel comme tous les billets qui précèdent.

le 31/01/2010 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #