Urbanbike

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Gratuit et sans pub

C'est le souhait d'un tiers des internautes sondés en Europe

dans groummphh | voir

Hier soir, je suis tombé sur cette étude relayée par regards sur le numérique que je vous laisse découvrir sur la page du site mentionné. Ce qui est intéressant dans ce billet, ce sont les envies profondes des internautes résumées dans un tableau. Peu sont enclins à payer pour lire du contenu sans habillage publicitaire et la moitié des internautes français (dixit cette étude) aimerait que les contenus soient gratuits et vierges de publicité…

Ce qui est intéressant, c'est le gap entre un certain réalisme à l'échelle de l'Europe (oui, alimenter un site commercial, cela demande quelques moyens techniques et des rédacteurs, bref, cela a un coût), le pragmatisme américain et la position hexagonale…!

Ceci m'amuse car les billets proposés ici-même sont exempts de pub.
La seule réclame — façon de parler — est ce petit cartouche à la droite de cette colonne qui s'ajoute au lien vers la librairie en ligne Eyrolles qui ponctue chaque chronique de livre publiée.

Mieux, l'efficacité de ces liens reste encore à démontrer…!! Depuis la mise en place de ce service en 2006, 312 ouvrages ont été vendus par ce biais, démontrant une grande gentillesse de nos lecteurs.

Et la pub, la vraie de vraie…?!
Joël peut en témoigner — et pour cause, j'y étais opposé lorsqu'il me l'a proposée. Après des discussions houleuses, nous avions conclu que seul un test grandeur nature permettrait de se forger une opinion véritable. Nous avons fait un essai avec une régie en ligne en fin 2007, sélectionné nos annonceurs pour ne pas afficher tout et n'importe quoi.

Très vite nous avons eu la certitude que c'était non seulement moche mais absolument inefficace…! Le pont d'orgue fut mai 2009 lorsque l'Apple Store nous a congédié de son programme…!

Depuis, urbanbike est retourné à ses racines, à savoir des billets (et des photos) personnels et des sujets qui nous conviennent, le tout servi par une esthétique minimaliste. Ce week-end, j'ai même viré les balises de Google Analytics, derniers vestiges du mythe d'une possible monétisation…!

Pourtant les moyens d'y arriver existent certainement, nous les avions testés sur feu MacDigit. Première étape, ouvrir les commentaires (et les gérer). Et ensuite distiller un sujet polémique régulièrement… Sauf que ce n'est pas ma tasse de thé. Bref, urbanbike restera un ovni sans pub, sans publi-rédactionnel et sans liens AdSense

Merci de continuer à nous lire malgré tous ces désagréments…!



Note : pour conclure, une pub amicale vers cette série de notre ami Alan Aubry

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le 04/02/2010 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Vieillir chez soi | 2

Membre de l'EHPAD

dans dans mon bocal | groummphh | vieillir

Six semaines après…

Et la palme d'or est attribuée à… Aloïs Alzeihmer pour l'ensemble de son action…! Le diagnostic de la seconde équipe médicale fut sans appel. Paf, un superbe cas d'Alzheimer avec une très belle et rapide dégradation de la mémoire.

Du coup, le paternel est devenu membre de l'EHPAD sans l'avoir souhaité, lui. Une semaine passée dans ce lieu de vie plus apaisant lui a permis de retrouver quelques notions, se souvenir de son numéro de téléphone…

Le problème avec les gens intelligents, ceux que l'on qualifie d'intellectuels, c’est leur capacité à (se) dissimuler leur état réel, à se soustraire au regard des autres (amis, corps médical, etc.) pour éviter remarques ou interrogations.

Quand leur situation réelle apparaît au jour, il est souvent trop tard pour les aider. Bien évidemment, en se repassant le film, il y avait des signes avant coureurs, des dysfonctionnements patents, des bribes d'informations. Mais comment expliquer à une personne encore valide et fort combative, têtue même, qu’elle doit se faire examiner…?! Impossible de la contraindre. Vous même, êtes-vous porté à accepter la pression amicale des vôtres à la première fièvre…? Alors, à plus forte raison… Quand vous la perdez…!

Du coup, l’aspect excentrique du bonhomme était l’arbre qui cachait la forêt… Aux urgences, l’équipe médicale bien affûtée ne s’est pas contentée d’examiner les conséquences de sa chute mais a pris en compte l'ensemble, les autres signes. Et, hop, direction un autre hôpital pour soigner certes une infection mais surtout diagnostiquer le reste avec l'aide d'une psychologue et d'un gériatre. Tableau sans appel mais avec quelques espoirs néanmoins.

Il faut dire que le 7 sur 30 au MMS (test de Folstein ou Mini Mental Score) les a mis sur la voie.

Lundi, je suis allé lui rendre visite dans son nouvel environnement, une chambre spacieuse dans une EHPAD à 30 minutes de chez moi. Bonne surprise, quelques pans de mémoire semblent se remettent en place, son disque dur interne se défragmente, aucune difficulté pour me reconnaître et demander des nouvelles du reste de la tribu.

Mais derrière cette apparence de normalité retrouvée, des blancs énormes et des trous encore plus gigantesques. Les dix dernières années passées semblent se réduire à quelques faits et basta.

Comment expliquer à cet homme de 84 ans que les prochaines années de sa vie, sauf miracle, vont se dérouler dans cet univers feutré mais peuplé de créatures vieillissantes. Intellectuellement, il est encore vif et commence à me faire part de sa difficulté à retrouver les informations de sa vie. Élocution correcte et quelques bribes d'humour (noir) présents. Le personnel médical est de qualité mais les distractions sont rares. Refus des livres pour le moment mais une curiosité dévorante pour les programmes télévisuels avec recherche des émissions qui l'intéressent. "Tiens, sur la 5, un documentaire sur le Danube…" Sauf cette chaîne n'est pas accessible.

Ayant beaucoup voyagé pour son boulot, c'est cela qui l'intéresse, retrouver des lieux où il s'est baladé professionnellement. Sur l'écran, un type se balade avec une caméra sur l'épaule. Mon paternel ne l'écoute pas mais reconnaît d'un coup d'œil Sydney.

Mais là, mauvaise surprise, sa télévision ne capte que des chaînes commerciales aux programmes usées jusqu'à la corde, des rediffusions de séries poussiéreuses, antédiluviennes. Pas d'accès à ARTE ou à des chaînes documentaires. Pas franchement la meilleure des solutions pour l'aider à reconstruire sa mémoire.

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Ironie de la situation, sa petite fille autiste est dotée d'une mémoire hallucinante…
Note(s) de lecteur(s)…

Merci aux lecteurs qui m'ont expédie un courriel et merci à Franklin K. pour ce qui suit…
En clair, c'est justement quand l'entourage perçoit des dysfonctionnements cognitifs au milieu d'un fonctionnement "presque" normal qu'il faut aller consulter. Et ça, là, pour cet aspect niente, que dalle, aucune incitation.
Nous, soignants, savons que le désastre économico-social s'approche à grands pas (mais il vaut mieux sans doute aller se montrer à Haïti, non pas qu'il ne faille pas s'en préoccuper, c'est une vraie urgence, mais sans doute pas moins que le tremblement de terre qui attend et atteint potentiellement nos sociétés où la durée de vie approche et dépasse les 80 ans).

Oui, il est certain que refaire un MMS quand mon père sera stabilisé au plan cognitif est nécessaire car son état de souffrance a certainement amplifié son maigre score. Néanmoins, même s'il y a du mieux, je ne suis guère optimiste.
À suivre.

Ah oui, qui avait dit faire de l'Alzheimer une priorité nationale…?!

le 03/02/2010 à 09:15 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Brompton en mode cyclotourisme – caméra embarquée

Manfrotto, Canon 7D et Brompton

dans brompton | vincent

[…] Ce billet a été rédigé naguère par Vincent Burgeon […]


Lors de mon dernier voyage cyclotouriste, une de mes grosses frustrations fut de n'avoir pas à portée de main mon APN. En effet, bien que chaque photo soit l'occasion de s'arrêter pour admirer le paysage (et souffler un coup), c'était parfois un tantinet laborieux d'ouvrir mon bagage, sortir l'APN, et tout remballer une fois la marmotte ou le nuage immortalisé. Et puis, certains clichés sont moins faciles à faire (scènes prises sur le vif), voire carrément impossible sans un minimum de préparation. Au final, je me retrouvais avec beaucoup d'images similaires et pas énormément de variations dans le point de vue. Par ailleurs, l'idée de faire quelques clichés et vidéos du genre "embarqué" me titillait…

J'ai donc cherché le moyen de monter solidement un boîtier – et, tant qu'à faire, un gros boîtier – sur mon Brompton.

Il fallait donc que ça soit léger, versatile, facilement démontable et si possible réutilisable pour d'autres usages. Exit immédiatement les systèmes en plastique à la solidité douteuse et les supports façon Paridaqar montés à demeure sur le véhicule… le vélo.

c'est finalement chez Cirque-Photo (petit interlude pour vanter les bienfaits du commerce de proximité) que j'ai trouvé l'accessoire qu'il me fallait. Il s'agit tout bêtement d'un clamp (une pince ?) de poche de marque Manfrotto (ref. 386B nano-clamp). Qualité principale : il est donné par le constructeur comme pouvant supporter 5 kilos en traction verticale ; ce qui laissait une bonne marge de manœuvre pour ce que je projetait de lui faire subir.

Trois choses notables : d'une part, il est pourvu de deux pas de vis (Kodak et Congrès), ce qui permet d'y fixer à peu près n'importe quoi, pourvu que ça soit inférieur à 5 kilos, ensuite la poignée qui actionne la pince est orientable grâce à un petit ressort (c'est-à-dire que, s'il n'y a pas moyen de faire un tour complet pour serrer la vis, on peut lui faire faire des petits allers et retours – ça s'est avéré utile pendant mes tests, quand la poignée de frein ou le compteur kilométrique se trouve être dans le passage) et finalement l'ensemble est construit en métal et fort bien ajusté, ce qui lui confère une bonne rigidité et donne à l'utilisateur une certain confiance (toute symbolique, je vous le concède…)

Je me suis également procuré une petite pièce de jonction (le truc doré dont j'ai oublié le petit nom) pour pouvoir y fixer ma mini-rotule toujours Manfrotto (dont la référence est, je pense, bien visible sur la photo).

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Notez que ladite rotule est également bien conçue (enfin, au regard du cas qui m'intéresse) : en effet, la poignée de serrage joue sur la position du petit plateau ET la rotation de la rotule autour de son axe vertical. En pratique, cela signifie qu'il n'y a qu'une seule manipulation à faire pour desserrer la rotule, positionner l'APN monté dessus et resserrer le tout. Très efficace, quand on n'a que deux mains et deux paires de gants par-dessus…

Le montage donne donc quelque chose comme ça :

20100202_2-fixed-tube-selle.jpg

Et le voilà fixé avec du gros matos sur le cintre du Brompton.
Je vous garanti qu'une fois bien serré (j'ai dis "bien"), ça ne bouge pas…

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La même, vue de profil. L'intérêt, c'est de pouvoir manipuler l'APN tout en roulant, évidemment, pour prendre des clichés ou faire des vidéos comme (au hasard) lors d'une descente de col de haute montagne…
Ajoutons à celà un plateau rapide (que je n'avais pas ici) et l'APN devient immédiatement utilisable pour d'autre usages (ou escamotable en cas de pluie).
Pour sécuriser l'appareil (et se rassurer, soyons franc), il n'est pas idiot de fixer la sangle autour d'un point fixe…

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La pince permet de fixer le montage à peu près partout sur le vélo. Ici sur le tube de selle ; testé longuement ce dimanche, notamment dans des rues pavées. Rien n'a bougé. Par-contre, mon bidon d'eau s'est fait la malle…

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Possible également sur le tube du guidon, à l'avant du vélo…

20100202_6-colonne.jpg

Et pourquoi pas sur la fourche ? Avec un fisheye, une bonne solution pour se prendre en photo, pendant une randonnée en groupe ou en famille… Bon, avec l'appareil placé si près du sol, il faudra bien évidemment penser à le protéger (bonjour les gravillons dans l'écran arrière!) et à installer une télécommande sans fil, pour pouvoir déclencher sans lever les doigts du guidon… !

20100202_7-fourche.jpg

Bref, de quoi s'amuser pour pas cher…

Notes :
- Y-a-t'il d'autres façons de joindre la rotule au clamp ? Je pensais à une bête tige filetée coupée à dimension voulue, mais il me semble que le filetage du pas Congrès est un peu particulier…
- Une bonne chose à faire serait de mettre un peu de frein-filet sur les pas de vis de la pièce de jonction, histoire de bien la solidariser avec le clamp et la rotule.
- Selon l'endroit où l'on fixe le montage, le type de vélo (suspension, gros pneus, etc.), le parcours (pavés, cailloux,…) et le genre d'APN, les vibrations peuvent être assez importantes (et sans doute pas très bonne pour certains matériels haut de gamme)… Je n'ai pas trouvé de système pour amortir les vibrations, mais ça doit pouvoir se bricoler…
- Attention, plus la focale de l'objectif utilisé augmente, plus les vibrations seront visibles sur une vidéo et plus le risque de flou de bougé sera grand sur une photo.

…Bon, prochainement : des exemples !
Note(s) de lecteur(s)…

Jean-Christophe d'urbanbike ajoute…
Pour ma part, j'aurais utilisé des plateaux rapides de chez Manfrotto. Mais depuis que j'ai lu ce billet, cela me démange de procéder de manière similaire sur mon brompton…! Bon, en même temps, je n'ai pas ce besoin en plaçant mon 180 dans le sac Cabas…!

Laurent d'urbanbike ajoute, suite à ceci "Je me suis également procuré une petite pièce de jonction (le truc doré dont j'ai oublié le petit nom)"…
C'est le Spigot court universel de 16 mm avec double filet mâle de 1/4" et 3/8”.
Référence 118 chez Manfrotto.
Tu devrais essayer avec le 013 qui est plus long et doit par conséquent permettre de mieux orienter l'appareil...

le 02/02/2010 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #