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Refaire son site…?

Forme ou fond…?

dans groummphh | outils

Ce matin, j’ai à nouveau reçu dans ma boîte à lettres comme tous les jours des e.mailings de propositions d’agences pour m’aider à repenser mon site web, relooker de manière plus dynamique mon espace internet en vertu des dernières pratiques en vogue dans l’univers du net. Pour un petit millier d’euros, l’agence me propose de traiter mon cas avec une solution maison et des modèles graphiques éprouvés. À chaque fois, des sites de référence sont indiqués à titre de démonstration. Et il vrai que cela en jette.
Toutes ces propositions, souvent intéressantes au demeurant, se focalisent sur la vitrine, le graphisme général, l’identité visuelle en proposant des habillages décoiffants (souvent le ton vient d’outre-atlantique) avec une priorité à des images fortes utilisants des modèles (templates) déjà vus…

Discutant quotidiennement avec d’autres graphistes dont mon vieux camarade Dominique, ex. Monsieur MacDigit, mon approche va de plus en plus vers le « more is less »…

Certes, j’admire ces sites qui manient avec prouesse des architectures complexes en flash, une organisation spatiale innovante à l’écran, utilisant tout l’espace de l’écran au format cinéma… Mon admiration ne va pas au-delà car ce sont des univers qui ne sont pas les miens.

C’est un peu comme ces vêtements superbes, à la mode, que je peux admirer en vitrine, voir portés portés avec élégance par d’autres mais qui ne correspondent ni à ma personnalité, à ma taille (!), ni à mes propres envies…

Ce qu’oublient trop souvent ces nouveaux conseils intransigeants sur le CSS 2, la validation W3C ou l’accessibilité, c’est tout bêtement le confort du lecteur face à son écran et sa capacité à appréhender l’organisation du site. Ensuite, est-il absolument nécessaire de rendre totalement accessible un site de photos à des non-voyants (c'est un exemple entre autres, sans ironie), à exiger que le site soit construit sans tables, etc. Si toutes ces recommandations sont honorables, elles oublient parfois ce truc qui se niche entre la structure… Le contenu.

Comme me le rappelait Dominique, un certain Jeffrey Zeldman écrivait ceci en mai 2008 sur Twitter :

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À méditer.

le 16/01/2010 à 16:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Assistance à la saisie de texte

Macintosh, saisie rapide et… ProLexis

dans groummphh | mémoire | usages

Ces derniers mois, j’étais particulièrement tenté — je le suis toujours d’ailleurs — d’utiliser une application comme Dictate, un outil qui propose de convertir ma voix, ma propre dictée en phrases saisies sur mon Macintosh. Bref, un outil de reconnaissance de la parole. Mais comme je suis souvent au téléphone avec mes clients ou mon réseau, en interaction avec ma petite famille, je doute que ce soit idéal dans ma situation…!

En effet, avec la fatigue, ma dyslexie chronique (ou l'âge, au choix…!), je commets bien plus d’erreurs de saisie que de coutume et j’enrage à chaque fois que je me relis…! Heureusement sur urbanbike, quelques fidèles lecteurs (merci…!) me corrigent par courriel mais ce n’est pas une raison pour ne pas chercher à m’améliorer…!

Moins amusant, le fait de corriger immédiatement ces erreurs de frappe me font souvent perdre le déroulement de mes idées…! J’ai commencé à me soucier de cela en utilisant bien plus régulièrement mon iPhone. En effet, dans le bus ou en attendant devant le collège la sortie de ma mouflette, je passe le temps à rédiger quelques notes qui se transforment parfois en billets (hé, hé, c’est cela mon secret…!). Or, si vous possédez un iPhone, vous n'ignorez pas que la saisie n'est si aisée !

Sans contestation possible, mon traitement de texte favori sur ce petit écran reste WriteRoom (lien sur iTunes), une iApp qui est également installée sur mon Macintosh (billet sur urbanbike). Je l’utilise en mode paysage pour avoir des touches de clavier plus vastes et frappe avec mes deux pouces. Texte blanc sur fond noir, tout l’environnement disparaît au profit de mon seul texte. Entre le dispositif de suggestion de mots et l’usage en renfort d’TextExpander, une autre iApp pour iPhone — qui fonctionne de manière autonome d’ailleurs pour prendre des notes, j’arrive à accélérer — façon de parler — cette frappe et à réduire peu à peu mes erreurs de saisie trop souvent expliquées par lettres enfoncées par inattention…!

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TextExpander gère en effet un glossaire d'abréviations qu’il transforme en mots complets, voir en bouts de phrase selon la manière dont vous l’avez nourri. Vous saisissez un t suivi d’un j, il vous le transforme à la volée en toujours…! Cette application est livrée avec un généreux glossaire prêt à l’emploi mais dédié à la saisie en anglais, ce qui le rend totalement inutile pour mon usage. Du coup, j’ai reconstitué un glossaire de base à mon seul emploi.

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Étrangement, après tous ces essais sur mon iPhone, je suis revenu aux options disponibles sur mon Macintosh ! De plus, comme je ne passe pas ma vie dehors, autant se servir d’un vrai clavier, celui de mon portable, façon MacBook.

Je me souvenais qu’il existait une option identique à TextExpander — qui fonctionne aussi sur Mac — sur ProLexis. Mieux, que ce Dictionnaire de saisie rapide était déjà alimenté en raccourcis pour le français…

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Et, surtout, qu’il était très facile de le compléter avec mes propres raccourcis — si besoin — via un Glossaire personnel…

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Il m’a fallu un peu de patience pour le redécouvrir, le paramétrer à mes besoins, essayer ou telle ou telle option, désactiver telle autre mais le résultat est supérieur à mes attentes — même si tout n’est pas encore parfait à 100 % — et mon récent changement d’ordinateur avec un processeur qui pédale plus vite y est certainement pour quelque chose.

Quelques écrans pour montrer les combinaisons disponibles…

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L’essayer, c’est l’adopter (bon, je m’étais déjà dit cela, il y a quelques années sans réellement le faire, ne pas toujours me croire…!).

Par contre, plus trop question d’utiliser WriteRoom ou MarsEdit d’emblée car il n’existe pas — encore ?! — d’adaptateurs spécifiques pour ces deux produits. Il me restait le choix entre l’excellent TextEdit (champion du monde de vitesse d’ouverture de fichiers texte), InDesign (pas trop adapté même s’il peut dépanner à l’occasion) ou bien Pages. J’ai opté pour ce dernier.

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Pages a l’avantage d’être à la fois très simple d’emploi, de disposer de styles puissants — et même d'un mode structure, ce qui me permet de disposer d’un modèle de base bien pratique avec une taille de caractères idoine pour ma vue fatiguée.

Mieux, avec iWorks en ligne, je peux également sauvegarder mon document sur le net et/ou le partager. Ensuite, pas de souci d’export, l’enregistrement au format Word ou, plus simplement, en PDF autorise toutes les migrations possibles…

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Dans les options de ProLexis, il y a les corrections dites alternatives et des outils de saisie rapide qui fonctionnent comme TextExpander. J'ai mis un certain temps à m'y habituer, ne souhaitant pas toujours être assisté en cours de rédaction, trop soucieux de ne pas être interrompu dans ma réflexion par l’arrivée d’une fenêtre de dialogue intrusive… Bon, en même temps, il est facile de désactiver ou d’activer le binz sur la palette de ProLexis, un indicateur coloré marquant alors son état…

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Bref, l’idée est de laisser cette application de correction à la volée contrôler en souplesse ma frappe sans, non plus, m’empêcher de saisir les bêtises que je souhaite y placer…! Il faut trouver un juste équilibre entre les corrections automatiques, les signalements de bévues, un glossaire à sa main pour entrer d’un simple raccourci une expression. Mais ne pas sombrer dans une redéfinition orthographique au fur et à mesure de cette frappe au clavier et du vocabulaire employé…!

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La palette dans son entier (la copie d'écran n'est pas facile, c'est une palette furtive…!)

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La correction est bien réalisée sans intervention…

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Applaudissements…! Enfin, j’ai oublié le mode sandwich qui consiste à frapper le début et la fin d’un mot et laisser ProLexis compléter. Ainsi équat suivi de tn forme le mot équation… Je vous laisse le plaisir de la découverte.

Ce que j’apprécie au plus haut point est cette petite palette (voir ci-dessus) qui vient me signaler l’erreur potentielle dans le contexte de ma phrase tout en me laissant seul maître à bord. Ce mode saisie rapide fonctionne à l’optimum sur le texte en cours de frappe. Petit bémol, pour un individu qui a tendance à revenir souvent sur ce qu’il a déjà écrit, ProLexis peine parfois dans un paragraphe déjà saisi… L’explication réside en partie sur la gestion simultanée de la ponctuation.

Hormis cela, c’est un outil agréable qui survole certes l’orthographe mais aussi la grammaire, tente de corriger les accords quand nécessaire. Et qui apprend les mots que vous lui signalez…! Mieux, cette palette disparaît dès lors qu’elle n’a plus d’utilité, permettant au rédacteur de ne se concentrer que sur son texte. Elle m'indique les différentes options disponibles pour une erreur de frappe, les corrections alternatives… Il me suffit dès lors d’utiliser les flèches du clavier pour me rendre sur la bonne occurrence et hop ! Si la correction réalisée est correcte, je continue tout simplement à saisir. Il m’est aussi possible de lire dans cette palette les modifications effectuées et de revenir dessus à tout instant. Bref, c’est souple et offre le gros avantage de ne pas interrompre le déroulement de ma pensée qui a tendance à se caraméliser avec l'âge…

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Cette capacité à proposer une orthographe correcte au vol m’évite d’avoir à m’interrompre trop souvent sauf si ma saisie est catastrophique (qui a dit quelle l’était souvent…!?)

Du coup, j’ai retrouvé un peu plus de fluidité dans mon écriture, n’étant pas obligé toutes les deux secondes de revenir en arrière pour corriger une nième ânerie…!

En résumé, et c’est ce que je n’avais pas fait la première fois, il faut accepter de fouiner dans les options de ProLexis pour en comprendre tout le sel, accepter de perdre un peu de temps pour expérimenter toutes les options au calme.

L’usage de cette saisie rapide de ProLexis offre bien évidemment l’accès aux autres caractéristiques de l’application dont celui aux synonymes

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Ainsi qu’à la vérification immédiate du sens d’un mot. Il n’est jamais inutile de vérifier si l’emploi de tel terme dans tel contexte est pertinent…! Bon, je ne prétends pas le faire à chaque fois.

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Du coup, cet ensemble de fonctions d’assistance m’a redonné un peu de pêche pour reprendre le chemin de l’écriture…! Mais ne négligez pas pour autant une étape essentielle, vous relire.

Dernier point, cette fonction marche avec Mail (si, si…!) mais aussi KeyNote, le Carnet d’adresse, Skype, iChat, etc. ce qui a pour conséquence d’améliorer également l’orthographe des courriels expédiés…! Il y a bien d’autres adaptateurs mais le plus simple est de consulter le site de l’éditeur pour en découvrir la liste

NB : je suis certain que dans ce billet se nichent encore des erreurs, inutile de ricaner en tombant dessus…!

NB2 : Juste une demande en passant, la possibilité d’exporter en mode texte le glossaire pré-defini comme le glossaire personnel. Et, inversement, d’importer depuis un fichier texte tabulé ses propres règles.

le 15/01/2010 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Images pour l’humanité

Fotopedia

dans ancres | architecture | mémoire | photo | potager | voir

J'aime bien l'idée qui anime fotopedia, cette idée de léguer aux générations futures des images de la planète quand elle était encore en état de marche.

Dans la série des grand contributeurs, il y a eu un certain Albert Kahn dont le musée (72 000 autochromes…) et les étonnants jardins de Boulogne Billancourt sont toujours accessibles à qui prend le temps de s'y arrêter.

Plus récemment à Paris, il y a eu cette expo sur la Photochromie qui a été accompagné d'un livre qui retrace l'un des premiers procédés de rendu photographique en couleurs.

Aussi, j'ai découvert hier soir le site de fotopedia, une initiative de Jean-Marie Hullot, et je vous engage tout simplement à flaner dans cette énorme base d'images numériques…
À découvrir à votre rythme même si elle n'est accessible qu'en anglais.

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Bon, je n'ai pu m'empêcher d'expédier un courriel pour suggérer l'ajout de panneaux 360° à la mode de l'ami Laurent Thion.

De fait, vous vous souvenez certainement de la maison de Kiso dont nous avions parlé et que Laurent avait traité en panneaux avant les travaux de rénovation du musée de l'homme…? Eh bien cette maison traditionnelle en bois a été démontée (mais par des charpentiers japonais aux dernières nouvelles), remise à nouveau dans des containers et doit être stockée du coté de l'arboretum de Chèvreloup. Retour à la case départ.

Aujourd'hui pour la visiter en volume, seuls les panneaux 360° réalisées à l'époque nous le permettent. Et c'est un peu ce qui manque dans un site comme celui de fotopedia à mon sens, un panneau n'étant qu'une combinaison calculée d'images fixes.

Pour mémoire (on clique dessus…!)…

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À propos d'architecture en péril (promotion immobilière ou projets d'extension légèrement dévastateurs…), je vous engage à vous prolonger dans l'actualité de Docomomo. Entre les bâtiments de la Marine Nationale érigés par les frères Perret (1928) ou la Station sanitaire du port de Marseille de l’architecte Fernand Pouillon (projet de 1948) qui sont menacés de démolition, il y a parfois de bonnes surprises comme l'arrêt de la destruction de La Cité des Poètes à Pierrefitte en novembre dernier.

le 14/01/2010 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #