Urbanbike

Index |
ou détaillée | Fil RSS | ATOM

Ulysses, l’outil pour écrire | 1

Ne traite que le texte

dans écrire | usages

Prolégomènes : comme je me suis remis à quelques travaux d'écriture ces derniers temps, j'ai effectué un tour des traitements dits de texte, produits que je fréquente depuis des décennies.

Sauf qu'en 2009, plus de Adobe FrameMaker ni de Word 5 pour cause de passage à OSX 10.5 et d'abandon de Classic. Me voici lancé dans un tour des applications que j'ai sous le clavier.

Car qui dit rédiger, saisir du texte pour un projet, un livre, ce que les anglo-saxons nomment de l'écriture créative — à l'opposé de celle mise en forme avec force styles, ne demande pas un outil élaboré, juste la possibilité de se balader très vite dans les multiples parties (chapitres, sous-chapitres) de son texte en cours d'écriture. J'ai toujours privilégié Word pour son mode plan et j'ai la dernière version — Office 2008 — sur mon vieux G5.

À priori, pas de souci.
Mes précédents essais ayant porté sur des volumes de texte peu importants, j'ai commencé par consolider divers textes et notes pour construire un jet assez long d'un premier projet.

Puis j'ai essayé Nisus Express Writer, OpenOffice, Word 2008 avant de les fermer les uns derrière les autres pour cause — dans l'ordre — de plantages à répétition, de vérification soûlante des polices installées dans mon système, d'interface trop envahissante ou, pire, d'extrême lenteur.

20090415_police_1.png

Note : j'ai bien fait la mise à jour de Word sous Office 2008 en 12.1.7… L'optimisation des polices se fait toujours au démarrage même à 5 minutes d'intervalle, j'ai désactivé les vérifications grammaticales, etc. L'ouverture d'un simple fichier texte de 46 pages prend dix fois trop de temps. Bref, un mieux, certes. Mais pas de quoi sabrer le champagne.

20090415_police_2.png

L'impression qui me reste de ces tests est que tous ces produits semblent désormais bien plus lents que leurs homologues sous Classic ou de produits désormais disparus comme WriteNow…! Je me souviens de Word sur mon antique Mac SE30, c'était bien plus véloce. Du coup, je regrette presque d'être passé à 10.5 et ai même caressé l'idée de revenir à 10.4 vu que j'ai conservé un système totalement opérationnel sur un disque dur. Bon, cette idée est vite passée et je me suis fabriqué une solution parfaitement opérationnelle à base d'outils que j'utilise régulièrement comme BBEdit, WriteRoom — de surcroît sur mon iPhone — et la version de TextEdit livrée avec OSX 10.5.x. J'aurais pu regarder du côté de Pages en version 3.0 ou encore en mode éditeur dans InDesign mais, quitte à bosser de manière rudimentaire, toutes ces applications sont mille fois trop sophistiquées face à mon besoin d'organiser simplement mes idées.

Après avoir trouvé cette solution construite essentiellement sur BBEdit (plus rapide, tu meurs), j'ai ratissé mes fonds d'application pour redécouvrir Opal, un outliner à la mode Acta qui tourne assez vite et même envisagé d'utiliser MarsEdit qui me permet depuis des semaines d'écrire mes billets pour urbanbike.

Bref, j'étais paré pour démarrer mes divers projets éditoriaux quand j'ai eu un doute. Un gros doute…! Ne serais-je pas en train de passer non loin d'une application inconnue par simple précipitation…?! Comme j'avais affiché un billet "en pause" sur urbanbike, pas de pression particulière. Aussi, j'ai démarré un rapide tour d'horizon sur VersionTracker des produits d'écriture.

J'ai regardé quelques produits avant de me décider à télécharger également Ulysses sur la foi des copies d'écran disposées sur le site des développeurs. Mieux, ce produit en hommage au livre de Joyce est opérationnel 60 jours gratuitement sans limitation des fonctionnalités, ce qui permet de l'essayer en profondeur. Pour les angoissés, sachez que la version de test permet d'exporter le fruit de vos travaux au format Word ou RTF, une manière de ne pas perdre vos écrits.

20090421_ulysses_01.png

L'essentiel tient dans cette copie d'écran.

À suivre…!

le 22/04/2009 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

À propos de Twitter

Un essai amusant de typologie

dans groummphh | lire

Je connais fort mal le phénomène Twitter comme ne pas lire ces fils d'informations qui sont de l'ordre du message. Je connaissais l'excellent rapport de gendarmerie en mode parodique de l'ami Laurent Gloaguen.

Mais de plus en plus de sites s'y collent pour satisfaire un besoin, une mode, je ne sais. Imaginez : quel intérêt, ô lecteur, de savoir ce que je fais, de que je mange, où je me trouve, si je me gratte le nez, avec quel main, quel doigt…?!! Aucun. Désolé, mais pas de twitter sur urbanbike…! Vous ne saurez rien des activités quotidiennes de Joël, Laurent, Lukino, Vincent ni des miennes…!

À ce propos, Dominique m'a fait parvenir ce lien sur henrymichel.com qui m'a bien fait rire, une analyse des genres disponibles.
À mon tour de vous le proposer.

20090419-IMG_2138_ub.jpg

le 21/04/2009 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Survivre dans la jungle civilisée

Bernard Nadoulek

dans lire

J'étais impatient de lire le contenu de ce livre car je connais Bernard Nadoulek depuis quelques années, depuis l'épopée des civilisations — et le bonhomme a un parcours réellement atypique, de prof d'arts martiaux pendant près de 15 ans à consultant en stratégie.
Entre autres.

Son nouveau livre parle d'un sujet auquel nous sommes tous confrontés dans le monde de l'entreprise, à savoir comment s'en sortir dans les conflits…! Au lieu écrire un livre de stratégie pesant et soporifique, l'auteur s'amuse à nous conter cela sous l'angle de la Chouette paradoxale enseignant à l'école des Hautes Études des Crapauds. Et cela donne un cours amusant tant on retrouve dans ses connaissances professionnelles de béliers bonasses, de castors cosinus ou d'hyènes putrides, voire d'oies blanches…!
Au-delà de la métaphore animalière, et à l'heure où les pressions sur la productivité et la compétitivité ont atteint leur zénith, cet essai de stratégie sur les conflits personnels offre à chacun un manuel personnel de survie pour la jungle du capitalisme.

Mais l'important est quelle stratégie choisir en cas de coup dur ? Apprendre à cesser de penser, à penser contre soi-même, penser à l'envers…? Autant de techniques qui vous permettront, qui sait, de sauver votre propre tête dans une situation a priori inextricable…! Les cas présentés montrent également ce qu'il faut attendre de l'attitude de ses supérieurs, voire à comprendre leurs réactions. Du coup, faire preuve d'anticipation en pensant d'emblée différemment, ce que l'on néglige trop souvent.

J'ai bien apprécié le chapitre 4 qui remet les pendules à l'heure dès lors que l'on bosse pour une entreprise anglo-saxonne, c'est-à-dire s'adapter à un contexte qui n'a strictement rien à voir avec ce qui nous a été enseigné…! Le bref chapitre 5, choisir ses combats, m'a amusé, notamment dans ses conclusions.

Bref, le type de livre que toute étudiant arrivant dans le monde de l'entreprise ferait bien de lire avant de se faire encorner à la première occasion et dans une situation où il n'a strictement aucun contrôle…! Bien évidemment, c'est à lire par ceux qui sont déjà confrontés à ces situations et qui n'arrivent pas à comprendre, alors qu'ils sont intègres, pourquoi ce sont eux qui morflent…!

J'espère que la Chouette va récidiver avec un prochain ouvrage car les premiers cas décrits (et bien réels) apportent beaucoup d'enseignements.
Alors, à suivre.


Survivre dans la jungle civilisée
Essai de stratégie à usage personnel
Bernard Nadoulek (son blog)
Eyrolles
9782212538991 | 17 € pour 186 pages



20090411-0F2R4464_ub.jpg

NB : la couverture est quasiment signée urbanbike (lukino et moi-même pour être précis).

le 20/04/2009 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #