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Canon EF 24-105mm f/4L IS USM | 2

Quelques visuels à défaut de courbes…!

dans photo

Le monde de la photo est un univers étrange où d'aucuns se battent à coups de profils, de courbes, d'arguments optiques, techniques…! Je ne nie pas l'importance de toutes ces informations mais je reste persuadé qu'une manière toute aussi efficace d'essayer une optique, en dépit de ses défauts, est encore de réaliser quelques images au quotidien.

Coup de chance, le soleil revient et ayant un peu de temps un matin, j'en profite pour immortaliser quelques lieux déjà mis en scène pour de précédentes chroniques…

Nous avons donc un 24-105 mm — voir l'épisode 1 — qui permet ce genre d'images à partir d'un même point statique…

20090319-IMG_1006_ub.jpg

De passer d'un grand angle à un petit télé bien pratique (ici, sans correction de distorsion).

20090319-IMG_1007_ub.jpg

Avec une bonne définition d'image (1/250° à f/7.1, 100 ISO dans tous les cas). Ici, détail de l'image précédente.

20090319-IMG_1007_ub-2.jpg

Quid en architecture urbaine…?
À 100 mètres, mon ferrailleur et je refais en gros les images réalisées au 24 de f/1.4…

20090319-IMG_1041_ub.jpg

À f/4.0 (1/1250°, 100 ISO) puis à f/8.0 (1/320°) sans pied (merci l'IS).

20090319-IMG_1044_ub.jpg

Détails dans le même ordre de prise de vue…

20090319-IMG_1041_ub-2.jpg
20090319-IMG_1044_ub-2.jpg

Enfin, dans un autre contexte, c'est le printemps…

20090319-IMG_0993_ub.jpg

Détail (f/7.1 au 1/250°, 100 ISO à 105 mm)

20090319-IMG_0993_ub-2.jpg

Bref, après quelques vues qui sont, certes, réalisées avec une belle lumière, ce Canon EF 24-105mm f/4L IS USM me semble réellement bien pratique pour un utilisateur qui n'a pas envie de charger son sac photo de manière excessive, profiter d'une seule optique pour couvrir 95 % de ces besoins. Le rendu me semble très correct mais tout reste affaire de goût.

Pour mémoire :
Divers produits Canon chroniqués…

le 20/03/2009 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Vert Palatino | Lune captive dans un oeil mort

Gilda Piersanti | Pascal Garnier

dans architecture | lire | potager

Deux romans avec une part assez belle donnée à l'architecture…

Le premier, Vert Palatino, est un roman policier qui se passe à Rome. Je ne suis pas trop fan du personnage de l'enquêtrice sur certains points même si l'intrigue qui irrigue ce roman fonctionne très bien. Ce qui m'a particulièrement intéressé est Corviale, ce personnage secondaire assez imposant, cette barre de logements de près d'un kilomètre de long dessiné par l'architecte Mario Fiorentino et qui marque de sa présence toute l'histoire. De fait, il y a également le monument des fosses ardéatines qui est évoqué. Bref, c'est une des forces du roman de Gilda Piersanti, cette irruption de l'architecture, de ce serpent de béton (voir cette vidéo) de 9 étages avec ces 74 ascenseurs et ses tunnels, le tout pour 8000 habitants et bâti dès 1975…!

Quant à l'histoire, je vous laisse la découvrir. Pas banale.


Vert Palatino
Gilda Piersanti
Pocket
9782266175555 | 6,50 €




20090318-IMG_0985_ub.jpg


Le second, Lune captive dans un oeil mort, un roman de Pascal Garnier, se lit plus vite et ne manque pas d'humour. Noir s'entend…! Il m'a amusé car, très vite, j'y ai juxtaposé un lotissement que j'ai eu l'occasion de visiter suite à un stage lors de mes études d'architecture dans le sud de la France. Des maisons vite construites, rutilantes, très surchargées en architecture provençale… En apparence.

Et qui avaient déjà du mal vieillir à peine construites…! Les murs étaient en béton léger projeté sur du nergalto (maille métallique assez pratique). Bref, un lieu quasi éphémère tout en possédant l'allure qui convient. Le lieu se nommait berthe le clap — berthe est un pseudo — et nous l'avions surnommé berthe le clapier tant les les malfaçons étaient déjà visibles alors que le chantier venait juste de se terminer…!

Là, ce sont des retraités qui ont largué leurs attaches pour venir vivre au soleil dans une résidence sécurisée toute neuve avec piscine et Club House. Sauf que. La vie dans une sorte de camp de vacances perpétuelles avec de nouveaux voisins, ça peut vite déraper. Chacun arrive avec ses délires, ses fantasmes et sa médiocrité et tout finit par s'effondrer… C'est méchant et bien vu d'autant qu'il y a une chouette collection de Dupont La Joie vieillissants. Réjouissant…!


Lune captive dans un oeil mort
Pascal Garnier
Zulma
9782843044656 | 16,50 €



NB : en mettant à jour la liste des chroniques ce matin, je me rends compte que l'on est arrivé, mal an, bon an, à 500
Info(s) pratique(s)…

Alan Aubry ajoute…
Voici un petit lien du blog d'un ami, tout heureux d'avoir enfin pu visiter Corviale.

le 19/03/2009 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Canon EF 24-105mm f/4L IS USM | 1

Optique "globalement" universelle

dans photo

Il y a longtemps que j'avais envie d'essayer cet objectif, ce Canon EF 24-105mm f/4L IS USM, et l'équipe du CPS me l'a passé pour quelques jours, histoire de satisfaire ma curiosité.

Première surprise, c'est une optique assez compacte… À 24 mm s'entend, et assez légère (670 grammes). Du coup, on n'a pas l'impression d'ajouter un machin démesuré ajouté à son boîtier (je l'ai testé sur mon unique reflex, un Canon 5D). Bon, cette impression se dissipe dès que l'on change de focale et que l'on s'approche de 105 mm : le fût s'allonge en gros d'un bon tiers supplémentaire.

J'ai essayé cette optique tant dans mon jardin qu'en intérieur. 24 mm, c'est bien souvent très confortable pour de l'architecture ou du paysage urbain et, inversement, 105, c'est parfait pour un détail et du portrait. Bon, ceci se paye par une ouverture démarrant à f/4.0 pour finir à 22… Sauf que, tadaaaa, Canon nous propose la stabilisation optique (débrayable, CQFD). Le gros intérêt de ce dispositif est de pour voir descendre en vitesse et, en théorie — prendre en compte l'âge du capitaine et sa propension à sucrer les fraises selon la température extérieure — de rattraper (là, les avis divergent…!) entre 1 et 3 diaphragmes.

L'auto-focus ne patine pas trop et s'avère assez rapide compte tenu du boulot et des distances à avaler pour mettre au point.

J'ai procédé à des premières vues et je dois reconnaître que c'est pas mal du tout…! Bref, un grand changement d'angle de champ (84° à 23° en diagonale) qui permet pratiquement de laisser cette optique à demeure pour 90 % des besoins courants ! Inutile de penser ajouter un doubleur, c'est une opération totalement incompatible.

Par contre, avec une mise au point à 45 centimètres, on a même une optique qui peut dépanner dans un mode macro en offrant une couverture à 105 mm de 0,23, ce qui est bien agréable pour photographier un objet ou des petites fleurs. Avec une bague allonge à insérer entre le boîtier et l'optique, il est possible de pousser jusqu'au rapport 0,61. Certes, ce n'est pas la rapport 1 que permet d'attendre d'emblée le 180 macro mais cette optique permet de faire face à pas mal de situations, non…?

Alors, qu'est ce qui fâche…?
Ben pas grand chose si ce n'est des phénomènes "normaux" pour une telle optique qui doit faire les pieds au mur pour satisfaire tout le monde. Il ne s'agit pas de prétendre que l'IS se substitue avantageusement à une très grande ouverture mais les photos prises à 4.0 sont honorables. Bien évidemment, cela n'a pas le piqué du 135 à pleine ouverture, qu'on se le dise…!
Un exemple (non traité) :

20090317_24105_01.jpg

À 4.0…

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Bref, si l'on veut un piqué plus accentué, fermer entre f/7.1 et f/9.0 (ici, 9)…

20090317_24105_03_9.jpg

Bon, ce qui reste ensuite, c'est une très légère déformation, une distorsion en barillet si j'ai bien compris les explications de maître Laurent (et pas en saucisse comme la grille en fer forgé ci-après pourrait nous le faire croire…!), distorsion qu'il est toujours possible de corriger, après coup, sur DPP. Du vignetage, tout aussi neutralisable, à grande ouverture mais qui disparaît assez rapidement dès lors que l'on ferme au delà de f/5.6.

Exemples (copies d'écran) sous DPP, justement.

20090317_24105_04_a.jpg

Avant (avec info du collimateur actif en rouge) au 24 mm et après traitement ci-dessous…

20090317_24105_04_b.jpg

20090317_24105_05_a.jpg

Idem au 105 mm (j'ai laissé la grille dans tous les cas)…

20090317_24105_05_b.jpg

En résumé…
Je commence mieux à comprendre l'intérêt d'une telle optique et, également, les critiques souvent contradictoires. Mon sentiment est que l'on ne peut pas tout exiger d'une telle formule optique, qu'elle fasse le thé et le café ! Par contre, dès lors que l'on vise un usage assez universel, genre optique tous temps — et, en jouant sur les mots, comme c'est une série L, c'est une bien optique tropicalisée — pas trop lourde à balader, à usages multiples, elle s'avère assez pratique.

Bon, ce billet est juste une sorte d'intro et je vais profiter des jours qui viennent pour l'utiliser à ma façon, comme suit…

20090317-IMG_0881_ub.jpg

Et un détail de cette image…

20090317-IMG_0881_ub-2.jpg

À suivre…
Pour mémoire :
Divers produits Canon chroniqués…

le 18/03/2009 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #