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Comeback | La Demoiselle | Polars

Richard Stark

dans lire

Depuis quelques mois, le rayon policiers est devenu l'une des mes étapes en librairie après la littérature de voyage… En cause, Joseph Finder et, surtout, Richard Stark. J'ai découvert cet auteur aux identités multiples (son nom réel est Donald Westlake) en décembre 2009 avec Fire Break (…qui, en passant, montrait en filigrane la fragilité des fortunes des dotcom et le besoin pour certains patrons de ces entreprises de maintenir, coûte que coûte, l'illusion). Du coup, je n'ai eu de cesse d'en lire d'autres qui mettaient en scène son gangster fétiche, Parker. J'ai lu FlashFire qui démontre qu'il ne faut pas leurrer ses petits camarades de jeu sous peine de finir très très mal…!

Et puis samedi en jouant les taxi pour mon fils, je me suis arrêté à la FNAC avec la ferme intention de n'acquérir que deux livres (…il faut se donner des objectifs sinon c'est une occasion à faire fondre la carte bleue). Bref, j'ai tenu bon et suis ressorti avec Comeback de Richard Stark et un autre livre que je chroniquerais prochainement…

Aux USA, les prédicateurs n'hésitent pas à louer des stades pour prier et, accessoirement, à collecter quelques billets des fidèles venus les écouter. Ces sacs remplis de petites coupures donnent des idées. Le problème se corse quand plusieurs équipes se donnent le mot (je reste énigmatique car à vous de comprendre situations et causes en lisant l'intrigue…!).

Une fois de plus, Richard Stark/Donald Westlake s'avère un maître de l'humour noir et des intrigues fort bien construites, bourrées de rebondissements hilarants — …bon, certes, certaines conséquences sont assez tristes mais ce n'est qu'une fiction, CQFD — où l'on découvre que le manque de professionnalisme et la bêtise font trop souvent bon ménage ! Comeback est dans cette veine où les situations sont souvent loufoques et haletantes car l'imprévu se dissimule dans des endroits inattendus. Rassurez-vous, la réalité dépasse souvent la fiction comme on peut le découvrir tous les jours, il suffit d'ouvrir les yeux…!

Bref, un excellent polar qui vous tiendra éveillé de bout en bout comme FlashFire ou encore Fire Break

Comeback
Richard Stark
Rivages poche
9782743608729 | 8,40 €



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À l'opposé de Comeback, La Demoiselle du même Richard Stark, qui est pas mal construit mais appartient aux romans de jeunesse de l'auteur (première édition, 1967).

Dans ce dernier roman, il s'agit d'un autre héros créé par Donald Westlake, Grofield qui se retrouve bloqué dans une chambre d'hôtel de Mexico suite à une balle perdue… Pendant sa convalescence, arrive par la fenêtre une jeune fille qui prétend être menacée…! Et, effectivement, la suite démontrera que ce type de rencontre fortuite peut provoquer pas mal de soucis…!

J'ai nettement moins accroché même si certains lieux décrits m'ont rappelé mon enfance. Si, comme d'habitude, nombre de scènes d'action sont amusantes (ce gars avait de l'imagination à revendre), l'intrigue est tirée par les cheveux et quelques personnages tellement caricaturaux que l'on ne marche pas toujours. Néanmoins, assez distrayant en sautant quelques passages et, surtout, témoignage de l'écriture in progress de Donald Westlake…!

La Demoiselle
Richard Stark
Rivages poche
9782869301221 | 7,35 €



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le 17/03/2009 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Kiso, le voyage immobile | 3

Maison en kit à démonter et à remonter…

dans ancres | architecture | mémoire

Pour ceux qui n'auraient pas trouvé, oui, nous sommes bien à Paris.

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Très exactement au premier étage du Musée de l'homme qui ferme ses portes dès demain (mardi 16 mars), tout au bout d'un long couloir. Des fenêtres de la pièce où cette maison de Kiso est installée depuis 2008, nous dominons parfaitement le Trocadéro et la Tour Eiffel. Et pourtant, peu de gens étaient au courant de cette installation.

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Le jour où je suis venu, en sortant du RER C, station champ de Mars, j'étais amusé de voir autant de Japonais qui se dirigeaient vers le symbole de Paris sans soupçonner une seconde que, de l'autre côté de la Seine, se trouvait une maison de paysans de la région de Nagano, du village de Kiso, village qui lui a donné son nom. Bref, une maison comme il n'y en a quasiment plus au Japon et construite dans les années 1860.

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Cette maison de Kiso a une histoire assez extraordinaire…
De fait, l'ethnlogue Jane Cobbi a reçu cette maison de la part de ses propriétaires japonais il y a près de 10 ans. Je vous engage à écouter son témoignage sur le site de Pierre Bongiovanni

Cette maison à été démontée en 1999, convoyée en bateau, stockée (près de 8 ans dans une dépendance de l'arboretum de Chèvreloup), puis installée en janvier 2007 dans cette pièce du Musée de l'homme par une équipe de charpentiers Japonais sous la direction de l'architecte Makoto Furihata. Le tout sponsorisé par des Japonais, dont en premier lieu, le groupe Shiseido. Toutes les péripéties ont été relatées dans un article du Monde 2, le n°259 du 31 janvier 2009.

Et maintenant…?
Le vrai souci désormais, alors que des travaux importants et indispensables sont lancés dans cette partie du Palais de Chaillot reste : que fait-on de cette incroyable maison, de ce trésor ethnographique…?

• Retour en mode conteneur à Chèvreloup…? Tsssss, dommage surtout quand on a eu la chance de vivre dans cette maison quelques heures…

• Véritable installation en région parisienne sur un terrain dédié et sécurisé…? Ce serait une superbe opération avec ouverture à des groupes de visiteurs. La maison tient pour de bon depuis 1860 sous ses tuiles en bois et Jane Cobbi a même reçu une proposition d'un mécène Japonais pour planter tout autour 100 cerisiers de le région de Nagano, le rêve quoi…!

De fait, cette maison est montée sur des pierres pour éviter les remontées d'eau en périphérie et donc prête à de nouvelles aventures en situation climatique réelle…

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Dans tous les cas, il va falloir la démonter à nouveau sous la surveillance de charpentiers Japonais. Laurent et moi en avons discuté, il y a une bonne semaine, avec Mathieu, un des responsables des Compagnons du Devoir. Ces derniers ne seraient pas hostiles à venir leur donner un coup de main, histoire d'apprécier ce montage tout en tenons et mortaises…!

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Wanted : un écrin pour la poser…
Aujourd'hui, et c'est de plus en plus urgent, l'association de la maison de Kiso menée par Jane Cobbi recherche une solution digne pour cette maison. Vous pouvez contribuer, faire des propositions à l'adresse suivante :

La Maison de Kiso
Maison des sciences de l'Homme | Programme Japon
54, boulevard Raspail
75006 Paris


Ou lui expédier un .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email).

Et la visite promise…?!!
À défaut de réelle visite, Laurent nous a concocté une autre manière de se plonger dedans, un grand voyage immobile et numérique. C'est pourquoi nous avions rendez-vous vendredi dernier sur place, le temps de réaliser toutes les prises de vues nécessaires.
Et ce week-end, Laurent a monté trois panneaux 360° pour notre plus grand plaisir. C'est sa contribution amicale et désintéressée à ce projet.

Cliquez sur les vues ci-dessous pour les atteindre…
(après chargement, cliquez-glissez dans l'image pour vous déplacer)

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Et maintenant…!
En résumé, vous savez désormais que cette maison existe et qu'il est indispensable de trouver rapidement une solution, un réel hébergement qui soit bien autre chose qu'un grand et beau container métallique…! Évitions que cette maison, qui a déjà pas mal galéré jusqu'à présent, soit victime du syndrome MNATP…!

Vous avez, chers lecteurs, toutes les informations dont nous disposons. Soyez imaginatifs, actionnez les sonnettes, contactez qui de droit et aidez tant le Musée de l'Homme que l'ethnologue Jane Cobbi à la fondation maison des sciences de l'homme à trouver la solution la plus astucieuse pour que nous puissions tous venir l'admirer pour de bon dans les mois qui viennent…

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le 16/03/2009 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Kiso, le voyage immobile | 2

Un lieu de mémoire remarquable

dans ancres | architecture | mémoire

Juste avant de revenir à notre sujet, une petite histoire illustrative…

Le Musée National des Arts et Traditions populaires.
J'ai eu la chance d'être l'un de ses visiteurs tout gamin. Parent à mon tour, j'aurais souhaité emmener mes deux mouflets à la découverte des métiers et outils des générations précédentes, leur montrer les instruments de leurs aïeux. Et leur communiquer la même émotion. Malheureusement le MNATP — juste à côté du jardin d'acclimatation — est fermé (…et son site également)…!
C'est ballot, non…?

Explications…
Un nouveau musée, bien plus vaste, est prévu à Marseille. La décision de le construire date de 1999. L'idée est simplement d'élargir le concept et de transformer le MNATP en Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée, le MuCEM (voir ici le projet en images de synthèse), projet de Rudy Riccotti et Corinne Vezzonni).

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Interruption de huit ans…
Au lieu de fermer le Musée National des Arts et Traditions populaires quelques mois avant son transfert vers son nouvel écrin (désormais 2012, voir 2013 est la nouvelle date prévue), les décisionnaires l'ont fermé dès septembre 2005, pensant que tout cela irait fort vite (certaines informations tablaient même sur une ouverture en 2008). Eh bien non…

Conséquence, toutes les collections sont encore à Paris mais invisibles aux yeux des gamins même s'il est possible d'organiser des visites au coup par coup. Bref, au lieu d'une fermeture programmée sur deux ans — supportable, on s'achemine vers une interruption de huit ans. Avec l'action d'associations de quartier mais également la crise financière, souhaitons que l'ouverture prévue désormais en 2013 soit maintenue.

Heureusement, tout ne fonctionne pas aussi mal. Ainsi le Musée de l'homme ferme également pour une rénovation indispensable jusqu'en 2012 et ce, dès le 16 mars. Mais ici, pas trop de soucis, un grand nombre de pièces sont déjà au Quai Branly.

Bref, le Musée National des Arts et Traditions populaires lui est fermé depuis plus de deux ans avec sa centaine de gardiens. Comme le MuCEM est en retard, un minimum de pragmatique — vu l'imbroglio marseillais — serait de rouvrir temporairement le MNATP. D'autant que le musée de la Fondation Vuitton se construit juste à côté et avance très vite…!

Heureusement, il reste des photos à regarder dans des ouvrages comme les métiers de nos grands-mères, des musées régionaux comme l'éco-musée du Bugue en Dordogne (au Bournat). Ou sur des plaques verre.

Revenons à Kiso…
J'ai évoqué l'histoire du Musée National des Arts et Traditions populaires car la maison que nous avons visité est également un témoignage intact, celui de l'habitat paysan au Japon il y a 150 ans. Cette maison se déploie sur près de 100 mètres carrés avec son enclos pour les animaux et possède même de superbes toilettes extérieures en bois (le seul élément qui n'est pas d'origine et a été reconstitué à l'identique). Tout comme les objets contenus au MNATP, c'est un fantastique lieu de mémoire, complet, dans son "jus" au même titre que l'atelier d'un maréchal-ferrant ou d'un tisserand exposé au MNATP autant que je m'en souvienne.

C'est cela qui a touché Laurent dès qu'il a découvert l'existence de cette maison. En fin de semaine dernière, il m'a communiqué sa volonté de mémoriser ce lieu avant qu'il ne disparaisse. Mais ceci fera l'objet d'autres billets.

Alors, prêt pour une visite…?

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À suivre…



Question subsidiaire…
Où Laurent et moi sommes allés visiter cette maison japonaise ?
Tokyo, Montpellier, Lyon, Tarbes, Paris, Lausanne, Boulogne-Billancourt…?!

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le 15/03/2009 à 06:29 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #