Urbanbike

Index |
ou détaillée | Fil RSS | ATOM

Cartoville, les cartes et le guide, ville par ville…

Pour des voyages urbains…!

dans ancres | architecture | lire | potager

Vous souhaitez partir en voyage vers le soleil (…vu la neige qui est retombée samedi dans mon coin, vous avez des circonstances atténuantes…!) mais qu'emporter comme littérature pour ne rien manquer des villes que vous allez visiter…?

Il existe des guides par pays, des guides par région (exemples sur urbanbike de celui sur la Toscane-Ombrie ou encore celui spécial week-end dans le Berry). Sans oublier le recours possible à internet, etc.

image

Il existe depuis pas mal de temps un produit franchement génial chez Gallimard qui ne cartographie qu'une ville mais juste ce qu'il faut, le cartoguide (c'est l'adresse du site quand il n'est pas planté avec un massage genre, "-- ORA-01033: ORACLE initialization or shutdown in progress").

C'est compact, léger, se glisse aisément dans un sac ou une grande poche mais — tadadaaaa…! — ça se déploie de deux manières…! Horizontalement avec les pages le long de la couverture contiennent toutes les informations pratiques (la ville au complet avec son découpage par quartiers et/ou pages du guide — et les réseaux de transport) ;verticalement avec les pages intérieures qui se transforment, elles, en cartes.

image

Une par quartier avec les informations liées à ce dernier, que ce soient les restaurants, les attractions et, bien entendu les choses à voir (monuments, lieux remarquables, etc.). Simple et efficace pour ne pas se perdre toute en visitant à pied une ville.

Côté format, la carte par zone — 6 dans les cartovilles de Barcelone ou de Séville — est un poil plus grande qu'un A4 (en gros, pas loin de 26 par 33 centimètres pour 12,5 par 17,5 fermé pour 6 mm d'épaisseur) mais se replie instantanément (pas besoin d'avoir un diplôme de replieur de carte routière…!).

Bref, la prochaine fois que vous passez dans une librairie, étudiez ce concept de guide de poche qui est juste ce qu'il faut pour une bonne visite urbaine pas trop directive. Leur slogan, L'essentiel en un clin d'œil n'est pas usurpé…

Barcelone
Cartoville | Guides Gallimard
9782742423866 | 8,40 €



Séville
Cartoville | Guides Gallimard
9782742418367 | 8,40 €



Bien entendu, il y a des tas d'autres destinations, de Bruxelles à Paris (épuisé comme quelques autres destinations) en passant par Athènes, Florence (à paraître), Montreal, Rome, Rio, Lisbonne, Vilnius, Londres, Sydney, Lausanne, Shangaï, Pekin ou Saint-Tropez, voir, Las Vegas…! Bonne découverte.

Note : en me baladant sur les sites de Gallimard, j'ai découvert (sic !) le site decouvrez.fr qui permet de réfléchir à des excursions en France pour le moment (ici le lien indiqué va vers Rochefort et sa corderie royale)…

le 10/02/2009 à 06:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Nikon D3x | 3

D3x versus D3 ou la vaine course aux pixels.

dans laurent | photo

[…] Ce billet a été rédigé naguère par Laurent Thion […]


image
Lors des tests précédents (ici et ), la comparaison entre les deux appareils vient tout naturellement, d'autant que la qualité et le rendu des images est tout à fait comparable, à la résolution (et donc au bruit numérique) près. Rappelons que les différents systèmes de mesure de la balance des blancs, du temps de pose et de de l'autofocus sont rigoureusement les même sur les deux boîtiers. Aussi l'envie m'est venue de comparer une image d'exemple réalisée dans les mêmes conditions d'éclairage, avec la même optique (Micro Nikkor 105mm VR) à la même ouverture (f/27), et à la sensibilité ISO nominale (soit 100 ISO pour le D3x - 1 seconde de pose, et 200 ISO pour le D3 - 1/2 seconde de pose), avec les mêmes presets (balance des blancs, profils colorimétriques...).

Voici les deux photographies :

image
image

Personne ne s'étonnera de ne voir aucune différence sur un rendu à 450 pixels de large. C'est normal.

Ensuite, j'ai imprimé au format A4 chacune des images.

image

Là encore, la différence est rigoureusement indécelable à l'œil nu. C'est donc sur des formats supérieurs que l'on tire parti des 24 millions de pixels ?
Qu'à cela ne tienne : direction le show room d'Océ France, où je fais réaliser des "petits" tirages de 120 centimètres de large.

image
Impression sur laize de 130 cm, encres à éco-solvants, imprimante Océ CS9160.

Et là, le couperet tombe : on ne voit pas non plus la différence entre les deux tirages !
image

L'honnêteté m'oblige à reconnaître que lors d'un examen à vue à une distance de 20 centimètres, certains petits détails "semblent" légèrement mieux définis sur l'image tirée du D3x. Sachant que l'accentuation appliquée aux deux images natives n'a pas été optimisée pour ce type d'agrandissement, le fichier du D3 pourrait être encore un peu plus accentué pour ce cas d'utilisation précis.

Toujours est-il qu'une image de 120 centimètres de base ne se regarde pas à la loupe. Rien ne distingue les deux images à une distance normale de consultation, je le répète.

Je n'ai pas eu le temps de réaliser des tirages avec un facteur d'agrandissement supérieur mais je n'ai pas spécialement d'inquiétude compte tenu du savoir-faire actuel des RIPs utilisés sur de tels traceurs. J'en veux pour preuve l'image qui est appliqué sur le mur du show room :

image

Elle doit peser aux alentours de 100 Mo, et n'a pas été prise dans le but d'être imprimée si grande (vous en verrez la version panoramique ici). Cette affiche est bien sûr légèrement pixellisée si on la regarde de très près, mais l'impact visuel n'est pas altéré par l'agrandissement, à distance normale de vision.

Encore un autre exemple là : ce visuel a été réalisé au D300 (12 millions de pixels) pour une brochure.

image

Mon client manifeste le souhait d'en tirer un poster d'un mètre carré pour décorer son stand lors d'un salon : pas le moindre pixel n'est visible !!

image

Mais alors, pourquoi utiliser un D3x bien plus poussif qu'un D3 à l'utilisation, générant des fichiers particulièrement lourds, proportionnellement plus long à traiter et nécessitant le double d'espace pour l'archivage ? Avec du bruit dès 800 ISO ? Au regard du prix de vente, la question mérite d'être posée. En tous cas, je garde mon D3 sans regret aucun, avant tout pour sa qualité d'image à basse comme à haute sensibilité.

Alors, 24 millions de pixels pour quoi faire ?
Certains diront qu'une résolution supérieure permet de recadrer dans l'image. Certes, mais vu la destination "studio" du D3x, il est rapide de s'aperçevoir si une vue est correctement cadrée ou non, et il est possible de la refaire (contrairement aux paparazzis à qui je déconseille cet appareil...).

Après ces quinze jours d'utilisation, j'ai tout de même trouvé un domaine où l'abondance de pixels ne nuisait pas : Les images en très haute définition. En voici un premier exemple de 490 millions de pixels.

Et ces deux exemples bien plus raisonnables :

image
Le Nikon SP d'un certain Jeanloup Sieff. 18 vues D3x assemblées, 77 millions de pixels -> Cliquez ici.

image
Le Leica M3 du même Jeanloup Sieff. 14 vues D3x assemblées, 106 millions de pixels -> Cliquez là.

Le D3x permet, de par sa résolution, de minimiser le nombre de vues pour réaliser ces images par assemblages. Néanmoins, le gain de temps s'en trouve allongé pour le post traitement. C'est donc paradoxalement sur un écran résolu à 72 dpi que l'on est le mieux à même d'apprécier le gain en pixel apporté par le D3x. De tels monstres informatiques (certaines de mes images pèsent jusqu'à 3 Go en RVB 8 bits) ne sont pas toujours traités correctement par les rips d'impressions qui n'ont pas besoin d'autant d'information pour réaliser une excellente image imprimée... Je réserverai donc éventuellement le D3x au marché (plutôt fermé) des fichiers HD consultable sur écran (cf Cité de l'architecture).
Les images en très haute définition font tout de même la différence lorsqu'elles sont imprimées en grand format, mais à la condition de dépasser allègrement les 24 millions de pixels du D3x.

L'impasse.
Il est vain de refaire l'histoire de la photographie, mais le moyen format a été, et reste, la seule possibilité d'obtenir une qualité supérieure d'image, tout simplement en augmentant la surface sensible, et pas en multipliant le nombre de photosites dans une surface définie. Le gain ne serait plus lié au nombre de pixels mais à la profondeur de bits, à la qualité et à la dynamique de l'image générée.

Quand au D3x, son utilisation bien moins universelle en fait un produit de niche (oui, de niche, pas de riche : ce n'est pas une fote de frapppe). Le prix de vente n'aidera probablement pas à sa grande diffusion, malgré ses qualités indéniables...
Autres produits Nikon chroniqués par Laurent sur urbanbike…
Note de la rédaction : Laurent est l'auteur de deux livres de cas pratiques, le premier sur le Nikon D3 et le second sur le Nikon D300, deux ouvrages parus chez First.

le 09/02/2009 à 05:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Ô Carmen opéra clownesque | À ne pas manquer

Olivier Martin-Salvan et Aurélien Richard : attention, talent…!

dans écouter | voir

Ô Carmen, opéra clownesque est donné en ce moment jusqu'au 28 février au Théatre du Rond-Point à Paris… Avec Béatrice, nous en sortons enthousiasmés comme toute la salle qui a suivi la représentation de ce samedi soir. Pas de décor, deux gars en pataugas et salopette, un piano droit… Le tout dans une petite salle (la Jean Tardieu) pour suivre Ô Carmen et ce duo comique fantastique… J'étais surpris de voir les ouvreurs rester dans la salle, j'ai compris…!

Duo…? Oui et non…!
Oui…! Absolument même s'il n'y a qu'un seul acteur-chanteur-mime sur scène…!! Ce serait mettre un peu vite de côté son accompagnateur, Aurélien Richard — voir son blog, époustouflant dans cette réduction de Carmen pour piano seul…! L'œuvre de Bizet dépoussiérée et magistralement interprétée, c'est autre chose que la pâtisserie sonore que j'avais en mémoire.

Non…! Bien évidemment, c'est bien un one-man-show joué, chanté par Olivier Martin-Salvan qui est fantastique, mouille sa chemise, est toujours juste (diction, chant quelque soit la voix interprétée), incroyable mime comique qui brosse tous les portraits de personnages ou caractères que les fondus de chant ont certainement rencontré dans leur vie, surtout s'ils ont fréquenté des cours comme Béatrice et des répétitions d'opéra…! Hilarant et précis…!

Ça sent le vécu !
C'est illustré de plein de détails visuels qui nous ont tous fait hurler de rire… Ce spectacle demande un poil de culture musicale et je ne suis pas convaincu que cela s'adresse aux enfants même si c'est découpé comme une bande dessinée… Ce spectacle a été co-écrit par Olivier Martin-Salvan mais aussi Anne Reulet-Simon et Nicolas Vial. Bravo à tous les trois pour ce découpage au millimètre et la richesse des situations qui demande une énergie colossale à Olivier Martin-Salvan bien assuré par le jeu musical d'Aurélien Richard…

Bref, si vous avez du temps, une soirée de libre, foncez… Il y a de la framboise frivole, du Caubère, une énergie similaire à celle d'Eric Métayer dans un monde fou

Je recommande ce spectacle 5 étoiles sans l'ombre d'une hésitation…! C'est pourquoi j"ai écrit ce billet en rentrant, ravi de de cette heure et demi à me marrer…

image

NB : ce théatre est un endroit superbe avec ses trois salles. Sans oublier une libraire qui vend en DVD les précédentes productions qui ont eu lieu sur place et un restaurant. Bref, un endroit parfait que je retiens pour se donner rendez-vous à Paris.

NB2 : je viens de me relire, c'est toujours mieux de prendre du recul par rapport à son texte…! Espérons que le Théatre du Rond-Point puisse filmer ce spectacle pour ceux qui n'ont pas la possibilité de le voir…

le 08/02/2009 à 06:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #