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InDesign CS4 et références croisées

Héritage de FrameMaker

dans outils | usages

L'une des grandes nouveautés de la dernière version de InDesign 6.x, disponible avec la CS4, sont les références croisées qui permettent au lecteur d'un texte de naviguer parallèlement à l'index et à la table des matières dans un livre. Dans un texte imprimé, il n'y a pas de liens hypertexte comme sur internet et le dispositif de la référence croisée permet dans un fragment de texte d'indiquer au lecteur où trouver — à une page donnée — un complément d'information. Bien entendu, si l'information recherchée page.

Comme nous utilisons désormais des outils numériques, cette référence croisée fonctionne comme un lien hypertexte dès lors que vous générez un fichier PDF, ce qui ouvre des horizons bien pratiques pour la confection de gros ouvrages de références.

Ce qui est intéressant avec une référence croisée est également de la formaliser stylistiquement en employant les formats de styles caractères — associés ou non à des formats paragraphes — pour la rendre plus visible aux yeux du lecteur qui cherche une information complémentaire dans son texte.

C'est cette simple fonctionnalité qui m'a décidé en majeure partie à mettre à jour ma machine de travail. Celle-ci qui était toujours sous OSX 10.4.11 avec Classic. En migrant pour pour OSX 10.5.x, j'ai dit également adieu à l'excellent Adobe FrameMaker limité à Classic par décision d'un chef produit en 2003. Dire que j'ai retrouvé la même souplesse serait mentir car, même à ce jour, Adobe FrameMaker reste, sur le plan pur du traitement de longs documents, bien supérieur tant en vitesse qu'en subtilités à InDesign et ce, quoique le marketing d'Adobe puisse écrire.

Bref, ce billet est un rapide coup de projecteur sur les références croisées…

Généralement, l'usage des références croisées devient indispensable quand on se commence à manipuler un grand nombre de fichiers regroupés au sein d'un livre (ici, entre crochets et en bleu)…

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L'idée est d'indiquer au cours de la lecture l'emplacement de pages qui peuvent intéresser le lecteur.

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Pour cela, on insert une référence croisée (panneau de droite). Bien évidemment, cette référence doit s'accrocher à un élément texte (panneau de gauche), un paragraphe. Si votre document est bien structuré, chaque paraparaphe est lié à un format style dont certains sont liés aux titres…

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J'en profite pour évoquer rapidement la partie basse de ce dialogue. Comme je préfère distinguer avec un format style la référence croisée, il n'est pas nécessaire d'ajouter un rectangle de couleur, etc. en cas de navigation dans un .pdf.

En effet, chaque type de référence croisée possède à la fois un format d'écriture (ainsi ce format (Voir page))…

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Et s'appuyer à minima sur un style de caractère (ici, le style nommé RC par mes soins) avec ses attributs particuliers…

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Il est également possible de se créer d'autres formats d'écriture de référence croisées prêts à l'emploi selon vos besoins (c'est le cas des deux exemples de ce billet)…

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Mais aussi appuyés sur aucun style caractère…

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Par contre, associés à un format style paragraphe…

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Qui, lui, utilise les imbrications… de formats caractère.

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Mais en ce cas ce seront des paragraphes indépendants, non insérés dans un autre paragraphe comme montrés au début de ce billet.

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Dernier point (et petit rappel à mon propre usage), attention aux références croisées qui s'appuient sur des paragraphes qui possèdent des tabulations…!

le 15/01/2009 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Marseille avant la neige | 2

Gros plans sur façades

dans ancres | laurent | photo

[…] Ce billet a été rédigé naguère par Laurent Thion […]


Marseille a subit tellement de vagues de destruction au fil du temps qu'elle constitue maintenant une sorte de catalogue de ce qu'il est possible de réaliser avec des briques, des pierres, du béton ou du verre.

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Tout ceci a fini par former un patchwork aussi cosmopolite que ses habitants...

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Esplanade de la Tourette

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Quai du Port, immeuble de Fernand Pouillon.

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Quai des Belges, immeuble du XVIIIe siècle.

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Vieille Charité, XVIIe siècle, cour intérieure. Contruction de Pierre Puget, architecte du Roi.

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Vallon des Auffes, architectes et maçons divers :-).

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Notre-Dame-de-la-Garde, construite en 1853 par l'architecte Espérandieu. Rénovation complète achevée en 2008.

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Cathédrale de la Major, bâtie au XIXe siècle par Léon Vaudoyer. A priori, c'est le même fournisseur de matériaux que pour Espérandieu. Ils ont dû avoir des remises pour achat groupés.

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Cabanon de plage, période d'influence germanique, vers 1942. Attribué à Fritz Todt.

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"Maison du Fada” construite entre 1947 et 1951 par Charles-Edouard Jeanneret.


À suivre...

le 14/01/2009 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Jeanne d’Arc | Vérités et légendes

Colette Beaune

dans groummphh | lire

Depuis que je suis gamin, c'est fou le nombre de racontars que j'ai pu entendre à propos de La Pucelle…! L'explication est aisée, mes grands-parents paternels avaient une boutique rue de Bourgogne à Orléans, là où passe chaque année la fête de Jeanne d'Arc, considérée comme la libératrice de la ville depuis le 29 avril 1429. Par ailleurs Patay, Blois, Jargeau, Beaugency, Sully-sur-Loire et son quai des mariniers, Gien et bien d'autres villes où elle se rendit sont également liées à mon enfance.

Certaines histoires colportées sont dignes des meilleurs chapitres de certains romans d'heroic fantasy… Il manque juste le gag du passage d'une soucoupe volante lors de la crémation de Jeanne à Rouen comme dans la vie de Bryan pour que ce soit complet…! J'ai pu lire ou entendre d'autres hypothèses amusantes comme celle d'une possible ascendance royale ou encore de belles légendes sur sa vie de mère de famille… après son exécution rouennaise… Mais aussi une très belle histoire qui parle de l'amour impossible que lui portait Gilles de Rais, exécuté à Nantes en 1440, dont la propre vie donna naissance à la légende de Barbe-Bleue…

Bref, Jeanne d'Arc est devenue depuis longtemps un personnage phare de l'histoire de France et l'objet de toutes les récupérations possibles dont une tentative par le Cardinal de Richelieu lui-même…

Ce livre de Colette Beaune a ceci de captivant qu'il remet de l'ordre dans un fatras de fables et contre-vérités, et cela non sans humour (!!), tant il existe d'hypothèses qui ne tiennent pas à la lumière des faits historiques… Bref, un texte érudit, polémique et drôle pour en finir avec ceux qui racontent n'importe quoi ! C'est aussi un chouette coup de gueule d'une historienne du Moyen Age, professeur émérite à l'université de Paris X, spécialiste de Jeanne d'Arc dont les travaux se retrouvèrent réfutés et instrumentalisés dans une émission de télévision…!

En résumé, l'auteur a rédigé ce livre après avoir découvert comment ses interventions et celles d'autres collègues universitaires ont été "utilisées", découpées, montées dans une émission de télévision diffusée en mai 2008 pour donner le beau rôle à une hypothèse particulièrement délirante, une nouvelle vérité (sic…!) qui aurait échappée à tous les historiens depuis plus de 500 ans. Tout le monde connaît la force du rouleau compresseur de l'image télévisuelle et Colette Beaune l'explique en début d'ouvrage…!

Du coup, elle a analysé les textes de ces nouveaux mythographes, ses 235 pages disloquent avec ironie et précision ces théories trop belles pour être crédibles, leurs inventions…! C'est absolument passionnant. Ce genre d'analyse serait à appliquer à bien d'autres événements, anciens ou très récents, qui se retrouvent soudainement scénarisés sous la forme d'un complot…!
Les minimalistes et les mythographes, en général, n'ont aucune sympathie pour l'époque médiévale, "un monde irrationnel fait d'un mélange de symboles, de magie, de religion, de secrets, de sorcellerie…". Il leur échappe totalement que l'époque fut très créative en matière politique — elle inventa l'État moderne — comme en matière de lien social. La nation est une invention médiévale.

Mais, comme l'écrit l'auteur, le héros ne meurt jamais dans l'esprit de certains… Même si une substitution fût matériellement impossible lors de l'exécution de Jeanne à Rouen le 30 mai 1431 comme l'attestent les témoins de l'époque, témoins souvent récusés par les mythographes…! Je ne vois pas en quoi les témoignages de chaudronniers comme Jean Moreau ou Husson Lemaitre, d'un apprenti comme Pierre Cusquel le sont…? Comme l'ajoute l'auteur avec ironie…
Comment invalider tous ces témoignages ? Les clercs sont tous plus ou moins suspects aux mythographes. Ils ont participés au procès (c'est aussi pourquoi on les interroge !).
(…)
Les laïcs, eux sont récusés en fonction de l'humilité de leur condition : "il y a aussi parmi les témoins beaucoup de pauvres gens… qui n'ont pas bien compris ce qu'on leur demandait et qui ont signé (ils ne savaient pas signer !) sans hésiter le texte qu'on leur présentait." Il est vrai que, à Rouen comme à Domrémy, les juges, en fabriquant les questions, ont orienté les réponses. Y a-t-il un tribunal, hier ou aujourd'hui, où les accusés ou les témoins fabriquent les questions ? Non. C'est la limite normale des sources judiciaires. Chaudronniers ou paysans ne sont pas forcément des imbéciles. Les questions qu'on leur a posées sont factuelles ("Qu'avez-vous vu ce jour-là ?"), elles n'ont rien de théologique.

Pour finir, ce livre de Colette Beaune m'a remis en mémoire le cri de guerre de Noël Godin : "Entartons, entartons les pompeux cornichons…!"
L'auteur le fait ici à sa manière et c'est savoureux…!

Jeanne d'Arc | Vérités et légendes
Colette Beaune
Perrin
9782262029517 | 13,90 €

Livre reçu pour ma participation à Masse Critique, une opération organisée par nos amis de Babelio



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le 13/01/2009 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #