J’aime les belles rhus…
…en automne…!
dans
potager

Mais le spectacle que je préfère est le changement de couleurs sur les rhus… Du vert au rouge en passant par l'orange.

De plus près…


dans
potager





Longtemps, le calendrier du rugby a couru sur sept à huit mois de matchs à plier, de partenaires à aimer et à supporter, de tampons à encaisser, de courses à terminer, de maillots à laver, de colères à prendre, de mêlées à pousser, de plaies à panser… Mais devenu un métier, le rugby spectaculaire et cathodique a vite tapé dans l'œil des marchands, qui en demandèrent toujours plus. On a vu se multiplier les compétitions, nationales, européennes, mondiales.
Les meilleurs rugbymen professionnels disputent donc aujourd'hui plus de quarante-cinq matchs par saison, laquelle n'a désormais plus de limite, allant des froidures de l'hiver aux canicules estivales. Et les matchs traditionnellement disputés l'après-midi ont cédé la place aux soirées en «prime time».
Les calendriers se chargent, les journées de repos se comptent sur les doigts d'une main. Comment, à ce train infernal, préserver les réserves de joie et les ressources d'agressivité indispensables pour qui accepte le challenge de toute compétition ? Comment ne pas être guetté par l'ennui et la lassitude quand on n'a même plus le temps d'avoir du désir ? Comment enfin protéger son corps soumis à la cadence infernale ?
Des corps devenus secs comme des coups de trique qui s'affichent, nus et glacés, sur d'autres calendriers, ceux que l'on suspend aux toilettes, pour rigoler.