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Le défi des enfants bilingues

Le livre de Barbara Abdelilah-Bauer

dans ancres | joël | lire

[…] Ce billet a été rédigé naguère par Joël Seguin, éditeur chez Eyrolles. Il vit aujourd’hui près de Minneapolis (USA) […]


Si ma professeur d'anglais du collège me voyait en train de parler anglais tous les jours... elle ne s'en remettrai pas ! J'ai longtemps éludé ce que je percevais comme un problème, une gêne, un laborieux et long effort pour apprendre une nouvelle langue. Mais comme le dit si bien Barbara Abdelilah-Bauer : c'est l'occasion qui fait le bilingue! Marié à une américaine dans mon cas. Pays de la langue vécue comme passeport mondial. Un électrochoc pour un français !

Alors que la cohabitation de plusieurs langues dans un même espace géographique est la règle dans la majorité du monde, en France, un des symboles de l'unité nationale est la langue française. Depuis la Révolution, et plus encore depuis l'école obligatoire de Jules Ferry, la langue française est devenue le ciment de la République, garant de l'unité nationale et de la cohésion sociale. Le devoir de l'école est de renforcer l'usage du bon français et toute autre langue est considérée comme concurrente.

On perçoit plus facilement aujourd'hui l'intérêt et l'urgence de nous convertir aux langues. Il faut mettre de côté notre vécu personnel, souvent émotionnel, tant il est difficile d'apprendre et pratiquer une nouvelle langue en France. Progrès, régressions, blocages, humour, oublis, mélanges.... le cerveau bouillonne, joue, s'adapte, apprend la tolérance, élargi sa perception. Obtenir la meilleure maîtrise possible d'une langue et de la culture d'un pays autre que celui d'origine, cela ne s'apprend pas en bachotant : c'est tellement mieux de rencontrer Russ, Jay, Pam, Linda, Ben, Megan, Lynn...

Malgré de nombreuses études, parfois contradictoires, le bilinguisme est complexe, c'est pourquoi ce livre servira tellement aux bilingues ou non : parents, éducateurs, mais aussi expatriés, enfants bilingues devenus adultes monolingues, amis, grand parents, cousins... J'ai donc trouvé astucieux de la part de Barbara de nourrir son livre de vécus provenant des forums internet dont le sien, Enfants bilingues. Car il y a toujours quelqu'un de bilingue autour de nous... et toujours plus d'enfants bilingues.

Un cadeau pour la vie. Moi, j'envie la richesse naturelle et héréditaire des bilingues, car eux, presque sans effort, ils ont deux langues donc deux encyclopédies, deux canaux radios dans leur têtes, deux fois plus de mots et de mélodies. Leur esprit est bel et bien tourné vers l'extérieur, vers l'inconnu, il est déjà ouvert à de nouvelles langues, curieux de tout et des nouvelles sonorités, c'est un cadeau merveilleux que de pouvoir offrir ce kit "deux langues-deux cultures" pour la vie. Extrait d'un forum, repris dans le livre.

Et pour pratiquer une autre langue sans tout le temps prendre l'avion, pensez aux chats avec des correspondants étrangers ou encore toutes ses émissions à écouter via internet.

Le défi des enfants bilingues
Grandir et vivre en parlant plusieurs langues
Barbara Abdelilah-Bauer
Editions La Découverte
9782707148469 | 15 €

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Pour mémoire, l'incontournable Bill Bryson dont les trois livres suivants  :
Made in America
The Mother Tongue
Bryson's Dictionary of Troublesome Words
Et aussi,
The Story of French, par les québécois, Jean-Benoît Nadeau et Julie Barlow

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le 19/07/2007 à 08:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Le parcours de Jean Prouvé

Dans le numéro 3 d'Histoire d'entreprises

dans architecture

Pour information, une nouvelle revue lyonnaise paraît depuis quelque temps qui met en lumière des histoires d'entreprises et les hommes qui les fondèrent…

Ajout du 22 juillet : j'ai reçu par la poste les trois premiers numéros de cette revue, somptueusement mise en pages et imprimée (portfolio central sur un papier plus épais, etc.). Pour en revenir au dossier sur Jean Prouvé, ce dernier m'a véritablement donné envie d'en savoir encore plus sur ce personnage, fils d'artiste, contraint de devenir forgeron au sortir de la guerre de 14-18 alors qu'il souhaitait faire des études d'ingénieur. Prouvé le dit, cela a été une chance pour lui, cela a modifié radicalement son rapport avec ses compagnons. La suite dans le dossier…

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Pour mémoire, sur urbanbike :
Jean Prouvé à New-York

le 18/07/2007 à 19:45 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Nikon D200 et 105 micro Nikkor VR

Une solution Nikon bien taillée pour la photo rapprochée…

dans photo

J'utilise au quotidien un Canon 5D avec un 100 macro qui ouvre à 2.8. Le service de prêt de Nikon a eu la gentillesse de me faire parvenir un Nikon D200 avec son équivalent optique, à savoir un 105 micro Nikkor ouvrant également à 2.8… Vous ne trouverez pas ici de test comparatif, pas plus qu'un test du D200 qui a déjà été réalisé avec humour par Volker sur son site

Plusieurs points m'intéressaient avec mes problèmes récents de sciatique…! Le poids de l'ensemble, la maniabilité, le confort du viseur, la vitesse de l'auto-focus, la précision des collimateurs, l'analyse de la lumière et enfin, la qualité des images délivrées. Je n'ai pas eu à me préoccuper de problèmes de carte, le D200 supporte les mêmes Compact flash que le Canon 5D.

Je sais par le témoignage de mes nombreux amis photographes nikonistes ainsi que par la qualité de leurs photos, que c'est un exercice totalement stupide que de se lancer dans une quelconque comparaison. Ces deux solutions sont excellentes et choisir l'une ou l'autre est avant tout affaire de goût. Le capteur du 5D Canon est plus doux et plein format. Le D200 possède un plus petit capteur, un CMOS comme l'excellent D2X que j'avais testé en son temps (avril 2005). Donc il faut convertir avec un rapport 1.5 : ainsi le 105 Macro Nikkor revient, de facto, à une optique de 157,5 mm. Pas inintéressant du tout…! Ayant depuis longtemps envie d'un 180 Macro, ce 105 Nikkor me propose de faire une grande partie du chemin…! D'autant que Jérôme, un fou de macro-photographie, écrit sur son blog tout le bien de cette optique.

J'ai commencé par mettre à jour ma version de DxO pour me rendre compte que le 105 Macro Nikon n'avait pas eu plus de chance que mon 100 Macro Canon pour le 5D… Par contre, Capture One supporte le D200 comme le 5D, pas de souci.

Le D200 offre 10,2 MP avec une plage de 100 à 1600 ISO, supporte le 1/8000° de seconde, pèse 830 grammes sans batterie et carte. Le AF-S VR 105 mm f/2.8G possède un énorme avantage sur mon 100 macro, il est VR II (corrige les vibrations) ce qui me permet de prendre des photos dans des conditions de lumière encore plus faibles que d'habitude. Mais 790 grammes quand même. Au quotidien, mon Canon 5D est un 12,8 MP avec une plage qui peut s'etendre de 50 à 3200 ISO, vitesse idem et 20 grammes de moins…! L'optique ne pèse que 600 grammes mais n'est pas stabilisée… Bref, léger avantage poids pour le Canon…! Ceci est du factuel, pas de jugement de valeur…! Je glisse sur les infos techniques que vous trouverez abondamment commentées sur des sites photo.

Alors…!?
Alors, après quelques jours, je rêve d'un Canikon ou d'un Nikanon…! J'ai la chance pour peu de temps de pouvoir opter à tout instant vers deux excellents ensembles même si je préfère le rendu du capteur du 5D. Par contre, question optique, je céderais volontiers aux charmes du 105 macro Nikkor même si le 100 macro de chez Canon ne démérite pas…
Pourquoi…? Mais tout simplement pour l'agrément de la technologie VR qui corrige — ou encaisse — ma fatigue musculaire. Pratiquement pas de photos bougées… Dès lors, on ne se pose pas trop la question sachant que le dispositif de compensation est redoutablement efficace.

Sur mon Canon, pour compenser cela, j'emploie un flash qui apporte le surcroît de lumière souvent indispensable. Sur le Nikon, en l'absence d'éclairage d'appoint, j'apprécie cette technologie anti-vibration que l'on retrouve chez Canon sur pas mal d'optiques comme le EF 300 de 2.8 IS USM ou sur le 24-105 de 4 IS USM (deux séries L)… Mais pas encore sur un objectif Macro.

Du coup, je me surpris à photographier à des vitesses basses, dans des conditions de lumière peu flatteuses… Quand au piqué, rien à dire. Un exemple réalisé en me baladant avec ma fille à Bagatelle (…comme coach pour m'obliger à marcher, je n'ai pas trouvé mieux !)

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Ces trois vues d'une même image sont des bruts de Capture One sans traitement élaboré.

Bref, le D200 démarre comme une flèche (très agréable car le bouton On/Off est juste à côté de déclencheur contrairement au 5D sur le dos…) et le 105 possède un auto-focus de la même veine. Néanmoins la photo ci-dessus est en mode manuel comme 90 % de ce que je prends, le curseur VR actif et l'analyse de la lumière en mode spot (…et voilà, cela devient incompréhensible…!)…! En résumé, j'ai apprécié de laisser l'option réduction de vibrations active, l'analyse de la lumière étant effectuée sur une surface centrée très faible. Sans trop se poser de questions techniques, ce couple photographique permet de bonnes prises et s'avère pas trop encombrant à extraire d'un sac, pare soleil compris…
Note(s) de lecteur(s)…

21:30 : bien évidemment, Nicolas a identifié en une seconde le papillon en question.
C'est une Piéride de la rave… Merci ami…!

le 18/07/2007 à 08:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #