Je me souviens (à la Perec…!) des heures passées, tout mouflet, dans l’énorme salle de bains de mon oncle Cyrille Fabbri — rue Serenne à Orléans. Bien que saisi par la température polaire qui y régnait (…on chauffait peu en ce temps là), j’étais fasciné par les mosaïques incroyables qu’avait réalisé mon oncle sur les murs. Je changeais d’univers, j’étais dans l’océan au milieu des sirènes, entouré de poissons aux écailles superbes… C’était éblouissant… Italien, il était venu en France dans les années 30 et avait épousé une sœur de ma grand-mère.
Je me souviens également des fresques contemporaines de Diego Rivera à Mexico, des fresques byzantines de la basilique de Saint Vital à Ravenne. Ou encore du masque de jade Maya retrouvé à Palenque (dans le Yucatan) que j’ai pu admirer au Musée d’anthropologie de Mexico ainsi que des masques couverts de mosaïque retrouvés à Teotihuacan… D’ailleurs, pour mieux saisir d’ailleurs la finesse du travail des artisans, je vous engage à jeter un œil sur le site d’Alain Truong. Ou de faire un tour quai branly…
Revenons à nos tesselles…!
Si vous avez envie de faire de la mosaïque, il vous faut impérativement trouver un endroit bien éclairé et vaste. Non pas exclusivement pour faire des panneaux et des compositions mais tout simplement pour ranger toutes les boîtes ou bocaux qui contiendront morceaux de pierre, coquillages, pâte de verre, émaux, céramique, porcelaine, marbre, faïence; billes de verre, ardoises, bouts de assiettes brisées, verre et compagnie que vous vous devrez d’entreposer pour réaliser vos compositions. Et cela tient de la place, c’est lourd à déplacer…!
Et puis dans cet atelier, il doit aussi y avoir un endroit pour couper, trancher, casser en petits fragments les éléments précédents…! Il vous faut un point d’eau pour se laver les mains et préparer les ciments et colles, un autre pour poser les outils de travail, les sacs de ciments, les bidons de colle et de produits hydrofuges, les gants.
Et des lunettes de protection ! Ayant bossé, jeune étudiant, sur le chantier d’un vaste espace de jeux pour enfants à Cachan (avec Yann Liebard), je me souviens avoir pris un éclat — heureusement sans gravité — dans l’œil. Bref, on bosse avec des lunettes…!
L’atelier doit être vaste car il faut tourner autour de ses réalisations et, selon la méthode de montage sélectionnée (directe ou indirecte, avec aspérités de surface ou sans…?!), il faudra avoir la place pour retourner les panneaux… Optez pour un atelier avec une revêtement de sol qui ne risque rien (genre lavable au jet), dans un coin isolé — de préférence au rez-de-chaussée d’une maison… Car une fois réalisée, chaque composition pèse son poids…! Pensez aux kilos qu’il vous faudra déplacer. Et là, vous regretterez l’escalier en colimaçon si poétique…!
Toutes ces infos sont en partie expliquées dans un ouvrage, Techniques de la mosaïque. Ce livre de la collection Atout Carré offre un bon résumé pratique des savoir-faire de base. Ici, on est plus dans le comment faire, la partie histoire de la mosaïque étant juste effleurée… Par contre, toutes les méthodes utilisées, les règles de base, les manières de couper, les outils indispensables sont montrés par des photographies et c’est un très bon bouquin d’initiation, pas cher, dans une collection éprouvée. À s’offrir pour comprendre dans quoi vous vous lancez si vous en rêvez depuis des années…!
Techniques de la mosaïque
Emma Briggs
Eyrolles | 9782212116830 | 26 €

Note : Je prépare un second billet sur deux autres livres beaucoup plus “beaux-livres” sur le même sujet, livres que je n’arrive pas trop à départager et qui sont plus ancrés, l’un comme l’autre, sur des travaux qui s’inspirent des fresques anciennes comme des créations contemporaines.
À suivre…!
Acrobat Professional, comme son nom l’indique, est essentiellement destiné à tous ceux qui ont besoin de créer des fichiers au format .pdf, cette version étant composée de deux applications, Acrobat et Distiller. Pour l’installer sur son Mac, vous devez disposer d’OSX 10.4.3, d’au moins de 512 Ko de RAM et d’un bon 1 Go de libre sur votre disque dur.
Attention, si vous commandez une suite CS 3, Acrobat 8 Professional est désormais intégrée dans toutes les suites CS 3 SAUF dans la Production Premium…
Ce court billet est placé sous l’angle de l’utilisation de Distiller pour produire des .pdf pour l’impression et d’Acrobat pour les contrôler. Voir les billets précédents sur urbanbike sur ce sujet.
L’installation sur Mac s’effectue par un simple déplacement de dossier dans votre dossier applications. Ensuite, au lancement, Acrobat vous demande de rentrer le numéro de série qui se trouve au dos du boîtier contenant le DVD d’installation.
J’ai commencé par lancer Distiller et ce dernier a récupéré immédiatement les infos de mes versions précédentes, c’est-à-dire l’emplacement de mes dossiers de typos comme celui des dossiers In et Out.
Ensuite, j’ai jeté un œil dans les préférences des sets de distillation disponibles dans Acrobat 8 et modifié les profils de sortie qui sont paramétrés pour l’impression aux USA.
Plus simplement, j’ai remplacé le profil U.S. Web Coated (SWOP) v2 par le Coated FOGRA27 (ISO 12647-2:2004), ce qui a entraîné la création d’un nouveau set que j’ai renommé pour l’utiliser comme set par défaut lors de tout lancement.
Lors du premier lancement, Acrobat vous demande s’il peut créer une nouvelle imprimante virtuelle nommée Adobe PDF 8.0, acceptez sans réserve car vous l’utiliserez ensuite dans vos sets d’impression dans InDesign ou Illustrator. En effet, grâce à cette imprimante, vous pourrez générer des fichiers .ps qui seront transformés en PDF par Distiller.
Coté ergonomie, Distiller n’a pas franchement changé…

Le format PDF/A est désormais mis en avant et vous en saurez plus en lisant la nouvelle édition de l’ouvrage de Thierry Buanic sur le PDF qui devrait arriver prochainement. Cette norme produit des fichiers un peu plus lourds que le PDF/X mais s’impose désormais dans le monde de l’impression. L’objectif est d’assurer la conservation à long terme des fichiers archivés sous ce format. Il concerne donc l’archivage électronique des documents comme les bibliothèques numériques. Pour en savoir plus… Ou encore ici, chez Adobe.
Par contre, Acrobat a légèrement changé mais, sans faire le tour du propriétaire, j’ai malheureusement constaté qu’il est toujours impossible d’additionner ou de soustraire des valeurs dans les champs relatifs aux dimensions (ici dans recadrage)…

Pire, sous prétexte d’amélioration, un pop-up remplace les cercles d’option qui étaient beaucoup plus pratiques pour accéder en un seul clic aux diverses options de marges… (ci-dessous, Acrobat 7)

Hormis ce genre de détail qui fâche, l’interface générale est plus claire. Pour le moment, tous les plugs-in ne sont pas encore disponibles mais déjà certains éditeurs ont d’ors et déjà proposé des mises à jour comme Enfocus pour PitStop (relire le billet sur la version 7). Je l’ai installé et c’est impeccable.

À noter que la vérification d’un .pdf à la norme PDF/A est disponible avec un rapport complet à l’écran, bien utile pour les fabricants…

Bref, l’outil est plus abouti (enfin, pour mes premiers tests en production…), un poil plus ergonomique et il me semble toujours important de basculer sur des versions majeures dès lors que l’on traite beaucoup de .pdf par jour.
Ce que je retiens également, c’est une fonction d’optimisation des .pdf plus accessible (dans les options avancées…), une très forte réduction de ces phénomènes de lignes blanches dues aux bounding boxes des objets postscript, phénomènes assez marqués lorsque l’on utilise des motifs…
J’ai également essayé l’export au format texte qui évite quasiment de passer par l’excellent TextLightning. Mais également l’export d’un .pdf réalisé à partir de Word à nouveau au format Word.
Comme d’habitude, il est normal de réfléchir avant de passer à l’acte car une mise à jour n’est jamais indolore. Maintenant, il faut considérer ce que cela nous apporte en terme de productivité comme de confort. Pour Distiller, c’est plus simple , avec comme : la certitude de ne pas produire des fichiers avec force images en RVB, des pantones en couleurs d’accompagnement et autres joyeusetés qui énervent toujours les fabricants comme les imprimeurs…

À suivre…