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A building with a mission

Les sens en éveil

dans autislande | joël

[…] Ce billet a été rédigé naguère par Joël Seguin, éditeur chez Eyrolles. Il vit aujourd’hui près de Minneapolis (USA) […]


Les enfants ou ados autistes développent un attachement très fort à l’endroit où ils vivent. Ils y retrouvent leurs habitudes et y passent beaucoup de temps vu que, le plus souvent, ils n’ont pas d’autonomie pour aller et venir comme ils le souhaitent. Il y a quelques mois, le New York Times visitait (lien vers un fichier .pdf) l’école St. Coletta à Washington lors de l’inauguration de nouveaux bâtiments résolument différents. Après six années de travaux.

Pour mieux comprendre la démarche, voici comment se présente St. Coletta.

We are often asked about our approach to teaching children with autism.
The approach is essentially the same as that for teaching any child.
We do not subscribe to the theory that there is a typical autistic child nor do we engage in the search for a “magic bullet,” some new innovation, that will “unlock” the autistic child. Our approach to each child is a very individual one.
Most of all, we try to be humanistic and inclusive. We accept each student for who they are and work with them using various approaches, focusing on strengths rather on weaknesses. These approaches include using picture communication, sensory diets, positive behavior intervention and construction of environments. It is through accommodations and intensive, often one on one, support that children become successful members of the group.

Et pour la petite histoire, le journaliste rapporte que l’architecte, Michael Graves, a contracté une infection pendant les travaux l’obligeant temporairement à circuler en chaise roulante… Inutile de dire que les installations dédiées à ces véhicules ont été précieusement améliorées.

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le 11/04/2007 à 08:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Salon du livre 2007

La plus grande librairie de France

dans joël | lire | voir

[…] Ce billet a été rédigé naguère par Joël Seguin, éditeur chez Eyrolles. Il vit aujourd’hui près de Minneapolis (USA) […]


Ces quelques lignes transmises par Tim (de ReedExpo, l’organisateur) — sans copier coller de toute l’info du communiqué de presse :

De l’avis de tous, visiteurs, auteurs, éditeurs, le Salon était, cette année, encore plus chaleureux et plus convivial avec des lieux d’animations complètement repensés, des lieux de débats au cœur de l’actualité, des innovations comme le speed booking, de magnifiques expositions et un studio de lecture.
Les visiteurs ne s’y sont pas trompés et le salon enregistre une augmentation de la fréquentation de 6 % par rapport à l’année précédente (sur cinq jours au lieu de six).

Côté chiffres bruts :
• 185 000 visiteurs pour cette 27ème édition contre 174 000 en 2006…
• Avec une soirée nocturne inédite, le vendredi a compté 30 % de visiteurs en plus !
• De même le week-end a été un franc succès, avec 24 % de visiteurs en plus le samedi et 15 % le dimanche. On compte 10 % d’entrées payantes supplémentaires, et cela tout en offrant une entrée gratuite pour les enfants et les étudiants (présence d’enfants multipliée par 3).
• À noter, une meilleure accessibilité au Salon avec notamment le nouveau tramway T3…!
Revoir notre billet en images sur le salon avec photos du tramway le soir.

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le 10/04/2007 à 14:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

La photo numérique est-elle trop parfaite ?

Juste une question…

dans groummphh | photo

Le monde des photographes bruisse d'opinions discordantes, passionnées, fortes de pratiques diverses, de certitudes affirmées. Je relis mes anciens billets disponibles sur urbanbike comme autant d'hésitations… Faut-il opter pour Adobe LightRoom et jeter iView honteusement racheté par Microsoft aux dires de certains, attendre la prochaine version d'Aperture édité par Apple, suivre les développements de l'étonnant LightZone, ne jurer que par Nikon Capture NX, se lier définitivement à Camera RAW via Photoshop CS3 ou basculer en totalité sous le charme technologique de DxO…?! D'autant que le livre de Volker sur le format RAW démontre à quel point ce choix est cornélien…!

Mille photographes, mille religions.
Quand on fait le tour de tous ces produits, difficile en effet d'en adopter un définitivement. Chacun présente des qualités et je serais presque tenté de changer à chaque fois d'applicatif pour traiter mes images… J'ai fait le choix récent d'un boîtier avec un capteur très doux et neutre (…avec un bémol vite corrigé par Canon) et j'ai eu tendance ces derniers temps à n'utiliser que DxO en version 4 qui m'offre pratiquement tous les modules correspondant à mes optiques. Bref, un peu systématiquement, je décharge mes RAW et hop, je passe le tout sous la moulinette dexienne, laissant mon G5 tourner en tâche de fond pendant que je travaille pour mes clients sur d'autres applications.

Certes, je n'ai pas été convaincu par la première mouture d'Aperture mais assez séduit par la philosophie de LightRoom — sans trop envie, non plus, de lâcher mon Speedy Gonzales d'iView…! J'ai suivi quelques bétas de LightZone, utilisé avec des fichiers ad hoc Nikon NX. Et très fréquemment, je repasse sous Camera RAW pour retraiter des DNG ou des JPG. Bref, j'avais quasiment oublié ces derniers mois d'utiliser Capture One.

Hier, après un enième traitement basique de mes images sous DxO avec les sets qui vont bien, j'étais moyennement satisfait des résultats, forts convenables pourtant mais un peu désincarnés. Et puis, avec ce week-end de pâques plus tranquille suite à un job annulé, un peu de temps devant moi. Aussi, j'ai relancé CaptureOne en me rendant compte que, depuis mon changement de boîtier, je n'avais jamais traité d'images en sa provenance.

Return to basics avec Capture One
J'ai rapidement retrouvé le confort de travailler sur deux écrans simultanément avec une interface lumineuse (comprendre, pas demi-deuil…) et j'ai repris mes marques de l'an passé. Surtout j'ai révisé tous mes réglages issus du 350D pour m'adapter à l'extrême douceur du capteur du 5D. Bien évidemment, Capture One n'est pas truffé d’options comme ses concurrents actuels mais j'ai eu en revanche un réel plaisir à me retrouver dans un produit sobre qui va à l’essentiel — en tous cas, pour mon usage — et qui va vite, le post-traitement marchant superbement en tâche de fond pendant que l'on corrige d'autres images.

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Bref, j'ai retrouvé une vraie jubilation en allant tripoter les courbes en fonction de ce que je souhaitais comme rendu pour mes images, en jouant avec les quelques paramètres à ma disposition. Sans oublier le rendu sublime des images de Capture One (…je vous renvoie d'ailleurs au test de Volker). Seul LightZone me procure les mêmes sensations de douce euphorie… Alors, oui, il y a des trucs qui manquent mais qu'importe pourvu qu'on ait l'ivresse (dixit Musset…!).

La perfection n'est elle pas ennuyeuse…?
Alors, mon interrogation du moment est la suivante : est-ce que, par une effet de bord, tous ces nouveaux produits gonflés aux stéroïdes ne nous entraînent pas vers une photo construite selon des critères essentiellement techniques au détriment de nos pulsions ou envies, de nos ressentis face à l'écran mâtinés de nos souvenirs forcément subjectifs des conditions de prise de vue…?

Par exemple, DxO est à mes yeux une espèce de formidable juge de paix qui va réaliser à la fin d'un long process une image parfaite… techniquement et optiquement. Mais est-ce de cette image que j'ai réellement envie ou besoin en permanence…? Au fond de moi-même, est-ce que cette reproduction sublime du réel — un réel calculé, corrigé, cureté, nettoyé — me satisfait…? Bref, sérieusement, est-ce que cette perfection n'est pas en train de m’anesthésier…?!

Maintenant que je sais faire (enfin, que je crois savoir à peu près me débrouiller…!), n'est-ce pas le moment de se lâcher ; sachant que tout ce que nous avons expérimenté — les uns comme les autres — demeure néanmoins en filigrane dans nos modes opératoires, nous empêchant, comme une sorte de garde-fou généré par l'expérience, de partir — trop — en vrille…

Vers la bravitude numérique…!
N'étant pas un photographe professionnel devant impérativement restituer à un client, tout aussi pointilleux, des collections d'images admirables et réussies, je peux en revanche me permettre d'emprunter des chemins de traverse, faire de la pratique numérique buissonnière en oubliant tout ce que j'ai appris et/ou utilisé pendant ces dernières années et m’évertuer à revenir à de la photo intuitive, créative. Même si je me méfie diablement du sens de ces mots…! Bref, n'est-il pas temps de braver les dictats de la photo miraculeuse, façon technoïde…?! De reprendre le contrôle de nos images en quelque sorte…! Et retrouver un truc qui se nomme plaisir.

Je crois que nombre d'éditeurs s'en sont rendus compte. Le FilmPack de Dxo me semble être le signe que quelque chose clochait dans cette perfection quasi irréelle…! L'introduction des styles dans ces divers softs permet — en partie — de répondre à l’uniformité ambiante. Aussi, quelque soit l'application utilisée, mettons notre propre grain de sel — ou de sable — dans ces traitements trop lisses, plaçons notre œil en avant plutôt que de contrôler des résultats sans surprises, accordons nos images à nos sentiments au lieu de reproduire à l'infini et en tous lieux les mêmes photos…!

On y reviendra.
Note(s) de lecteur(s)…

Luc ajoute ceci :
Tout à fait d'accord avec toi. […] mais là aussi attention: le flou, le grain, l'imperfection peut aussi cacher le néant photographique. Bref attention à la pose ou l'effet de genre aussi.

Béat réagit également :
Même si je ne suis pas exactement d'accord sur tout, j'en partage le sens général. Cela fait un moment que j'ai arrêté de fouiller systématiquement les tons foncés pour en extraire de la matière... il faut souvent laisser un peu de mystère.
[…] Mais, en soi, une image techniquement parfaite ne me gêne pas si cela est nécessaire. Il faut d'abord que cela serve l'image d'une manière ou d'une autre. Mais loin de moi l'idée d'aller salir une photo avec un grain d'un autre temps. Surtout si on vient d'en atténuer le grain original. Ce serait un comble !

le 10/04/2007 à 08:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #