À lire en mode second degré après ce billet et cet autre…
J'ai parfois l'impression avec Editorial1 de devoir utiliser des ressources compliquées (genre, il te faut un workflow idoine pour quasiment tout…) là ou iOS propose des trucs de base pour exporter vers Twitter ou autre. Trucs qu'emploient les autres apps généralement !
Je reconnais que ma remarque est celle du Néophyte (que je suis…) et que la partie programmation poussée pour pondre la moindre action agace un peu. Inutile de me sortir une explication du genre, c'est un produit qui se mérite, remarque qui se traduit par un pas un produit pour les tâches comme toi mon ami…!
Certes, le développeur a ajouté ce soir sur son site quelques workflow de base, une sorte de trousse à outils élémentaire avec des liens vers le billet de Federico entre autres mais cela reste à l'usage des Geeks et assmilés.
Attends, mais au départ, on évoquait bien Editorial, un traitement de texte qui supporte Markdown, pas une usine à gaz pour fondus du code ?!!
C'est le dilemme avec ce type de produit très pointu. Les imbéciles de clients (moi !) qui l'achètent (oui, eux ne l'ont pas obtenu gratuitement) ne sont pas automatiquement des experts en programmation mais des auteurs (…ecrivaillons, redacteurs, pondeurs de ligne… de texte) qui se sont fié au nom du produit (excellent !) et ont compris outil éditorial, pas outil dont il faut affûter chaque lame !
Bref, il est vrai que l'on s'y fait (si, si !). Ce billet à été écrit et exporté depuis Editorial.
Mais gaffe à un possible retour de flammes si cette trousse à outils (…on se calme, cela ne fait que 48 heures que l'app est en vente JC et tu es l'un des rares à grogner…!) ne se remplit pas de quelques bouts de code pratiques de ceusses qui savent développer pour que ceusses qui savent écrire (ou pensent savoir le faire) s'en emparent !
C'était ma remarque à cette posture trop souvent partagée ci et là de pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué.
Note de fin : De fait, la mise au point des snippets est assez délicat et, assez vite, on se tourne vers des workflow prêts à l'emploi pour plus de puissance.
Sauf que cela ne se fait pas d'un claquement de doigts, surtout si l'on est pas geek.
Et c'est ici que quelques sources s'avèrent indispensables : celles du développeur, celles de Federico (incontournable…!) et, si vous êtes utilisateur de Drafts, celles de Greg.
Pendant que @david_bosman signale sur son blog la triste réalité de la pollution parisienne et ses blancs horizon… qui tirent nettement vers le brun, inutile de se plaindre par ici…
Par contre, comme chaque année en retournant vers Paris, la transition sera nettement visible sur l’autoroute.
Ici, ça commence doucettement à roussir…

La côte reste belle avec un air peu chargé en polluants…

Les plantes prennent leurs couleurs automnales…



Et sous ces ciels gris, tout ressort…


Les derniers randonneurs filent sur les sentiers…

Du coup, les petites plantes généralement piétinées vont commencer à souffler…!
D’ailleurs, nous nous sommes rendu compte qu’il y en avait pas mal vers la pointe de Kerzo…


Juste les débusquer au creux des rochers ou sur des plans abrités… du passage des touristes…!

Bref, il va falloir songer à mettre les voiles un de ces quatre…
Question : est-ce que l’arrivée d’Editorial sur l’iPad (voir cette rapide chronique sur urbanbike) modifie, voir boulverse, l’univers des traitements de texte Markdown ? À lire la presse informatique, que d’éloges mérités mais un doute m’habite pour singer feu Pierre Desproges !
Oui et non…!
Oui car ce traitement de texte est puissant, souple pour celui qui sait l’employer à plus de 10%, c’est à dire ajouter (et/ou partager) des snippets (actions) qui contribueront à le rendre encore plus efficace pour un usage qui reste à définir. Ben oui, nombre d’options disponibles sont orientées pour une rédaction assez technique.
Non car cela reste un outil qui n’écrira pas à votre place !
Alors ?!
Mon impression — impression qui ne demande qu’ à se coltiner à un usage quotidien — est que cette application est à l’encontre de ce que je recherche, à savoir un traitement de texte qui sait se faire oublier (no distraction).
Le premier developpeur qui a eu cette approche sur Mac fut Jesse Grosjean avec Writeroom et ce produit a modifié mon approche qui se réduisait jusqu’alors aux outils bureautiques, Word étant resté une bonne décennie ma référence.
Or, sur ce plan, Byword, iA Writer ou Daedalus touch me semblent plus propices à cette activité solitaire (sic !) que l’on nomme écriture.
Pour rédiger un billet technique, cela peut désormais se discuter : Editorial propose nombre d’outils assez épatants. Mais si l’on oublie cet aspect dédié, quid ?
De plus, je n’avais pas attendu Editorial pour employer largement TextExpander avec tous mes autres outils (…hormis les apps griffées Apple).
Alors, certes, j’apprécie bien entendu le choix des typos et l’emploi visible de mes styles (gras, italique et gras-italique que l’on peut désactiver dans les préférences), la gestion de la largeur de la colonne de texte, l’interlignage modulable comme la gestion du gris typo des balises Markdown. Ou encore l’inversion du thème (… et encore, je ne suis pas fan de cela car le clavier, lui, reste lumineux).

Des simples snippets…

Vous en avez besoin : écrivez le…

Jusqu’aux actions hyper puissantes qui permettent de gérer des notes de bas de page de manière géniale…

Avec rangement de la note en bas de document…
Mais ce n’est pas en l’espèce une révolution, il suffit de jeter un œil sur les outils pré-cités, regardez Nebulous Notes ou Day One…
Par contre, la possibilité d’appeler les équivalents TextExpander en saisissant une ou deux lettres (j’ai opté pour une après cette copie d’écran…) sous la forme de bulles au-dessus de la barre additionnelle, les snippets et les divers workflow sont les points à retenir. Mais, encore une fois, pour ceux qui en ont une réelle utilité.

Bref, tout est bien pensé pour laisser à l’utilisateur le choix de son environnement de travail.
Une fois ceci posé, Editorial a une forte tendance (involontaire j’en conviens…) à remplir mon écran. Mais la force du Markdown est qu’un texte peut passer indifféremment d’une app à une autre et que l’on peut multiplier les tournevis (ici, les machines à écrire…) au sein de nos iPads sans souci.
IOS uniquement ?
Si Federico de macstories.net tient son magnifique pari de n’utiliser que son iPad pour écrire sur son blog, ce n’est pas encore mon cas même si cela progresse doucement.
Et c’est ici ou j’ai personnellement une requête : j’aime écrire sur de multiples écrans, que ce soit sur mon iPad comme actuellement (…et sous Editorial, histoire de le tester sur du long terme), mais aussi sous iPhone et, bien entendu sous OSX. J’imagine que le développeur de cette app y songe également.
Or, de très bonnes solutions à mes yeux déjà disponibles :
- le couple Daedalus touch et Ulysses III en premier lieu (pour mon usage, j’insiste)
- Day One qui s’améliore de version en version (encore aujourd’hui)
- et, dans une moindre mesure, Byword (qui ne quitte aucun de mes écrans), iA Writer…e t quelques autres.
Vous avez dit Workflow ?
Car si Editorial emploie le mot workflow, nous ne lui prêtons pas forcement tous le même sens. Ici, employer des scripts ou snippets pour traiter ses textes, les relier accessoirement, très bien.
Pour ma part, workflow a un autre sens : il s’agit d’écrire des fragments de texte avec un balisage Markdown, de les ordonner, de les partager entre iOS (iPhone compris…) et OSX. Puis de les exporter sous la forme d’un unique fichier Markdown, PDF ou ePub.
Editorial me fait plus penser à un excellent outil à nettoyer (à cause des REGEX qui vont enthousiasmer mon ami Laurent Tournier) ou enrichir mes textes mais pas reellement comme un workflow pour auteur (…de bluettes ou du prochain Goncourt…!).
Avec Daedalus touch et Ulysses III, je travaille sur une demi-douzaine de projets en utilisant des stacks (piles) dans lesquels mes fragments sont parfaitement ordonnés. Je peux exporter le tout en ePub depuis Daedalus touch et, bientôt, ce sera la même chose avec la version 1.1 de l’excellent Ulysses III. Là aussi, on parle bien de workflow, non ?

Gestion de sommaire mais encore plein de choses à explorer dont les liens vers d’autres documents
Bref, il ne s’agit pas de dénigrer Editorial (…cela va sans dire mais c’est mieux de le préciser) mais surtout de se souvenir de quel workflow il est question ! Ou de quel workflow vous, nous, moi avons besoin…
En résumé, splendide produit que cet Editorial arrivé hier soir mais je ne rejoins pas le chœur des aficionados qui voient en lui le nouveau messie du Markdown. Question d’usage, bien sûr. Ce n’est pas le produit qui je vais recommander à tous car cela reste avant tout une app pensée par une développeur pour d’autres développeurs (et capables de dompter, pour les meilleurs, du python…). Paradoxalement, le billet dithyrambique (et remarquable) de Federico me conforte dans cette approche.
Note de fin : il n’empêche que cette app me séduit, que j’attends les futures mises à jour et vais essayer de mieux m’en servir.