Même l’amateur que je suis se reconnaît dans ce conseil avisé de Volker…!
Oui, il faut avoir le courage — surtout en vacances — de s’extirper de sa couette chaude, s’habiller en silence (eh oui, car la maisonnée est occupée par de jeunes vacanciers qui ont joué tardivement aux cartes magic…!), sortir discrètement puis marcher (ou pédaler…) les quelques kilomètres qui vous séparent de la côte, de la ville, des champs…
Contrairement à Volker, j’oublie régulièrement de trimballer un pied photo… Et surtout j’arrive généralement trente minutes trop tard…! Car pour être comme Volker sur le coup de 7 heures sur zone, il faut se lever vers… 6 heures 30…!
Mille fois d’accord également pour travailler exclusivement au format RAW, histoire de sauver parfois une image à peu près correcte mais bien mal exposée…!
Mais ce qu’oublie de rappeler Volker, c’est en outre l’occasion de sortir, se dépenser physiquement sans cavaler, prendre le temps de regarder autour de soi et se libérer de ses soucis…
Faire de la photo est un sympathique prétexte à bouger…! Partez léger, une seule optique sur votre boîtier (vous en utiliserez une autre demain, cela vous obligera à mieux appréhender celle du jour…), une bonne paire de chaussures surtout si vous empruntez des sentiers escarpés… Et de quoi vous protéger de la pluie… Restez détendu bien qu’attentif, il n’y a aucun enjeu.
Vous êtes en numérique, n’hésitez pas à doubler des sujets…
Par contre, soyez impitoyable avec vous-même, au retour poubellisez tous les fichiers qui n’offrent pas trop d’intérêt sous peine de vous retrouver très vite avec un disque dur saturé…!!
Enfin, le petit déjeuner pris en famille deux à trois heures plus tard aura, je vous l’assure, un autre goût…
Note : si vous avez un coup de fatigue, redécouvrez le véritable plaisir d’une petite sieste de trente minutes après déjeuner…!!
Imaginez un premier vallon à 800 mètres de la côte sauvage de Belle-île, entre Locmaria et Bangor (au Grand Cosquet exactement, vers Pouldon)… Un endroit bourré d’ajoncs, genre deux mètres de haut. Un second vallon tout aussi mal entretenu, abandonné.
Imaginez un couple qui décide, il y a une bonne dizaine d’années, de paysager l’ensemble en jardin. Tâche incroyable, de la terre à déplacer, des allées à tracer, des arbres à sauver, des endroits immenses à débroussailler ou à replanter avec des espèces capables ne pas être grillées par le sel transporté par les tempêtes ! Bref, une entreprise de titan conduit par une femme énergique, Véronique de Laboulaye…
Mais aussi des découvertes… Car, il y a plus de 100 ans, ces vallons étaient entretenus par les insulaires. Aussi, en défrichant ces vallons, les jardiniers ont retrouvé des murets, des limites de propriété, un lavoir, des carrières… et même l’ancien chemin du facteur…!
Aujourd’hui, ces vallons se sont transformés en de véritables jardins, avec des vues subtiles, des perspectives, des arrières plans… Oh, il reste encore du travail mais tout prend forme et vous pourrez contempler des murets anciens (superbes…) entourant un œuf gigantesque réalisé en pierres sèches, des sculptures étranges (…dont une bougeant au gré du vent) des réserves d’eau, des cascades (au printemps)…
Et même un improbable labyrinthe en ajonc…! Sans oublier des tas de variétés de fleurs, d’arbustes et arbres supportant le milieu salin.
Bref, un enchantement pour tous ceux qui aiment les jardins sortant de l’ordinaire.
Quelques images brutes de décoffrage…
La visite dure une bonne heure et demie, en petit groupe, accompagnée de la créatrice du jardin, sécateur en main.
Attention, visite uniquement sur rendez-vous, aux moments où la lumière est la plus intéressante. Les adultes payent symboliquement 5 euros chacun, les enfants rien…
Jardin La Boulaye
Le Grand Cosquet
02 97 31 76 09
Une chose est sûre, je vais y retourner…
note : pour ceux qui regardent via Geoportail.fr, cherchez Locmaria (56), puis déplacez-vous sur la gauche jusqu’à Pouldon… D’ailleurs vous verrez même le labyrinthe dans son état d’il y a deux ans.
Alors que nous sommes, en France, à la veille d’une augmentation de la facture électrique, il est dommage de ne pas s’interroger sur ce qui se passe ailleurs… Je suis tombé sur cet article de Treehugger qui montre que les australiens prennent l’énergie solaire beaucoup plus au sérieux que nous et n’hésitent pas à lancer des expériences à taille réelle.
Dans ce même article, il y a un lien vers Sunlight Direct qui propose son Hybrid Solar Lighting (HSL) technology, solution qui se rapproche d’autres options déjà évoquées ici même fin 2005, mais en Suède…
Bref, pendant que d’aucuns pérorent, d’autres passent à l’action.
Cherchez l’erreur.