Si Apple Messages s’impose naturellement sous iOS ou macOS, communiquer avec les amis sur d’autres plateformes nécessite des applications tierces.
Ce qui suit est un papier écrit à la suite d’une discussion cette après-midi…
Rappel : les futures nouvelles conditions d’utilisation de WhatsApp appartenant à FaceBook (…repoussées de quelques mois, mais trop tard pour freiner l’exode) ont incité nombre de mes amis à changer de crémerie.
Et très souvent basculer sous Signal.
Signal (…que j’emploie depuis décembre 2015) est une bonne alternative qui progresse régulièrement si l’on se fie au nombre de ses mises à jour.
Mais l’infrastructure était sous-dimensionné pour recevoir autant de nouveaux utilisateurs, quelques pannes se sont succédées, incidents pouvant refroidir ces derniers.
Threema, Swiss Made…
Et puis, cet après-midi (je me répète), un appel sous Threema de mon copain François.
Threema est une application que j’emploie depuis… octobre 2018. Elle est passée sous les radars médiatiques ces derniers jours.
Une des raisons est peut-être qu’elle est payante (un coût modeste pourtant) et un poil délicate à mettre en œuvre.
Mais elle a nombre de qualités dont celui de ne pas renseigner votre numéro de téléphone en employant un ID pour s’identifier.
Il y a deux versions sous iOS :
la version grand public que j’emploie…
Et une version entreprise qui ne me concerne pas.
Pas de version gratuite d’essai : il faut acheter l’app alors que les gens réclament d’abord du gratuit…!
Cela explique en partie cette différence de traitement alors que cette modeste somme permet à l’entreprise de régler l’infrastructure ! D’ailleurs, comment font les autres…?
J’avais, un temps, indiqué sur ma bio dans Twitter et ici-même mon ID. Mais hormis trois copains, tout le monde étant sous WhatsApp, je n’ai jamais été contacté une seule fois par ce canal…!
Néanmoins, quelques mois après être revenu d’Espagne, j’avais, sans remords, dégagé Facebook puis WhatsApp.
Bref, j’ai toujours Threema actif au même titre que Signal ou Messages. Mais, seul Apple et Threema me semblent (jusqu’à preuve de contraire…!) particulièrement sûrs, du fait que leurs services ne sont pas gratuits.
Pour utiliser Messages d’Apple, il vous faut acquérir un périphérique.
Pour Threema, il faut vous acquitter quelques euros.
Quelques copies d’écran

- Ben oui, mon profil (masqué…!)

- Ici, une partie (non confidentielle…!) de notre conversation… Notez que l’on a décidé, François comme moi, de rendre justice à Threema en parlant de cette solution sur nos petits blogs respectifs…!

- on a poursuivi notre échange en vocal…!


- Dans le désordre, la confidentialité…

- la gestion des notifications…



- Le poids des médias (inutile de charger plein pot)

- Ou encore l’aspect de la fenêtre de discussion… Je vous passe le reste…!
Pour finir, Threema est open source, bien désigné comme vous venez de la voir et… suisse (!).
Bref, pensez-y !
Notez que Threema ne me paye pas pour ce billet, juste que je suis surpris que l’on accepte de remettre à des solutions gratuites nos conversations…
Mais chacun fait comme il le souhaite… Pour ma part et dans l’ordre, c’est : Messages, Threema puis… Signal.
Voilà…
Rapide rappel : lukino et moi avons eu beaucoup de plaisir à écrire et illustrer notre « Comment travailler chez soi » en 2005. Le projet avait vu le jour avec un (alors…!) jeune éditeur qui avait lu mes chroniques parues dans feu MacDigit.
C’est lui qui m’a convaincu de transformer cela en un bouquin. Et comme je craignais que cela soit indigeste, j’ai contacté Jacques qui, devenu co-auteur, a réalisé tous les strips.
Pour mémoire, nous avions même eu le soutien inattendu de Serge Eyrolles, notamment pour l’impression de ce livre en deux couleurs. Bon, inutile de gloser, ce fut un flop malgré quelques passages de Lukino à la radio, une télé à Lille de quelques minutes où je fus tétanisé par le trac et, il faut également le dire, pas mal de billets sympas dans le monde informatique (merci à tous les copains dont un certain Capitaine).
Au début de la pandémie, lors de la première vague, notre contribution fut de proposer en téléchargement notre bouquin (il existait au format HTML mais, cette fois-ci, au format PDF) : urbanbike | Travailler chez soi, 15 ans après ! [edit 2].
Si quelques copains sur Twitter ont relayé cette initiative, cela nous a amusé de constater que cela ne débordait pas hors de ce cercle amical. Personne (!!!) ne nous a contacté pour une radio (ou une télévision…!) pour disserter en tant qu’experts sur le télétravail en temps de pandémie…!
Preuve que nous sommes des losers…!
Pfffff…!
Et puis la première vague s’est éteinte (…en apparence) et nous nous sommes dit que nous avions eu raison de ne rien faire (c’est tout un art…!) même si nous nous attendions à une possible reprise à la rentrée…
Seconde vague qui est arrivée sans se presser…
J’écris ces quelques lignes après avoir allumé (sic !) la radio ce midi et entendu — à nouveau — les difficultés de mise en œuvre du télétravail.
Groumphhhhhh…!
Entre les freins au changement dans les entreprises (…mais quelle surprise !) et, trop souvent, la difficulté bien réelle pour les salariés de se ménager un espace de travail pour les accueillir chez eux sans heurts alors que le reste de leur famille risque également de chercher à se connecter, suivre des cours, etc.
Pour nous, bosser chez nous était une évidence tant pour s’éviter des allers et retours avec force transports inutiles ; cesser de finir des missions à point d’heure loin de chez nous pour redémarrer aux aurores.
Mais nos activités de graphistes indépendants, nos choix technologiques à base de pomme, l’arrivée du RNIS et notre volonté de profiter un peu de nos gamins nous ont permis de basculer naturellement.
Sans oublier que nous étions décisionnaires et nous autofinancions, ce qui simplifie la mise en œuvre rapide.
Quelques trucs qui ont changé en 15 ans
Ce qui suit est une liste au débotté !
Premier point, en 2005, l’offre de connexion numérique n’était pas aussi fournie. Entre les Box 4G, la fibre et de l’ADSL de course, même dans un coin perdu, ça devient nettement plus facile de bosser.
L’autre grande innovation est l’absence de câbles à tirer, un routeur Wifi et du matériel léger, des imprimantes connectées au réseau, ce sont des options agréables pour s’installer en souplesse chez soi.
Le matériel est devenu moins volumineux, doté désormais de disques SSD d’une incroyable fiabilité et disposant de tailles de stockage renversantes !
Côté téléphonie, plus besoin de téléphone fixe, on est joignable partout (même hors des frontières) avec nos portables à des coûts de communication qui ne sont plus stratosphériques !
Il est possible de changer de lieu temporairement (genre, filer à la campagne) et bosser avec de la 4G en partage.
N’oublions par les solutions clouds et les sauvegardes partageables.
Bref, il est clair que bosser aujourd’hui en télétravail est nettement plus facile.
À condition d’être motivé pour ce faire et, surtout, d’avoir la place pour s’installer confortablement (au minimum une pièce dédiée en partie, un vrai bureau, un fauteuil idoine et ce truc qui se nomme silence).
Ah, j’oubliais : autre élément de confort du télétravailleur, le micro-ondes ! Mais ça nécessitera un billet spécifique un de ces quatre. Ou pas…!
Bosser chez soi avec des pauses
Une fois chez soi à bosser, il faut quand même s’occuper de faire des courses (…en dehors des heures d’affluence), se sustenter (en l’absence de restaurant ou de bar ouvert), continuer à faire du sport (gainage musculaire, monter les escaliers au lieu de prendre l’ascenseur), conserver un sens minimum de l’hygiène (…un bureau ça s’aspire aussi), ventiler son local et ne pas trop le chauffer, s’habiller (si, si… pour les séquences FaceTime…!), mettre un polaire si on a froid (…ou faire du gainage).
Mais aussi savoir faire des pauses et se protéger d’une pression un poil envahissante.
Je reste un adepte de la sieste mais également de fixer tout de suite des limites tant aux clients qu’aux collègues.
C’est dans notre vieux bouquin, lisez-le…
À ce propos, ces boites qui cherchent à exercer un contrôle permanent de leurs employés font fausse route : soit les équipiers ont des missions précises à réaliser (…et merci de leur foutre la paix) ; soit les équipiers sont en jachère (et merci de continuer à leur foutre la paix !).
Il faut retrouver cette notion toute bête que l’on nomme confiance. À partir du moment à l’entreprise fixe des tâches, laissez à celui qui doit les réaliser le soin de s’organiser.
Et s’il a envie de les faire à partir de 04:00 du matin, c’est son problème.
Le tout est qu’elles soient réalisées dans les délais, non…?!
Bon, comme la tempête se calme, je termine ce court billet d’humeur.
Bosser chez soi, c’est aussi cela, laisser à chacun la maîtrise de son temps du moment que le boulot est effectué.
À suivre…
••• edit | Ça va sans dire, mais c’est mieux en le disant, ce contenu est gratuit, sans publicité, rien à vendre !
Juste du pur partage…
Bonne idée, en cette période de coronavirus, d’inciter les gens à travailler chez eux.
Pour ma part, cela fait plus de 25 ans que j’ai mis en place diverses solutions pour que nous puissions, Béatrice et moi, nous occuper de nos enfants…! Tout en continuant à travailler comme graphistes. (••• edit | après vérification, 30 ans !)
Genèse…
Si le livre papier publié en 2005 n’existe plus, il est amusant de rappeler comment il est né.
Sur le site feu MacDigit (.com) fondé par notre vieux copain Dominique, je participais irrégulièrement en rédigeant quelques chroniques d’humeur sur mon quotidien de graphiste et mes expérimentations de travail à distance.
C’était les débuts de l’ADSL après une longue période RTC (modems) puis Numéris et les premiers softs pour échanger des fichiers…!
Ces chroniques ont été repérées par Joël Seguin, alors éditeur aux éditions Eyrolles, qui m’a proposé d’en faire un livre.
Tenter l’aventure seul ne m’intéressait pas et j’ai aussitôt demandé à mon ami Lukino de réaliser des strips, lui-même bossant chez lui.
L’idée était d’avoir à gauche un texte court(e) et, à droite, une planche dessinée par Jacques en contrepoint…!
Bref, ce fut une période de franche rigolade où, entre nos charrettes respectives, nous préparions (…entre Montpellier et Versailles) ce bouquin.
Un pur projet de copains avec, au fouet, Joël pour nous booster car on ne tenait pas les délais, nos clients passant en priorité. Projet auquel s’est associé, pour la postface santé, l’excellent Martin Winckler himself…!
Comme Jacques et moi étions assez occupés cette dernière décennies, nous n’avons jamais repris le clavier pour pondre une version 2 de notre « très bref-seller » paru en 2005…!
Ce qui suit reprend donc l’unique version parue en 2005 et orientée plus installation professionnelle que mode d’emploi pour un usage temporaire.
Néanmoins, pas mal de points sont identiques même si la technologie a sérieusement évoluée.
À propos des pages actuelles
Les pages disponibles dans urbanbike ont voyagé…! De fait, la motorisation de ce site (…ouvert en septembre 2003, pas d’hier…!) a changé par deux fois et l’écriture des pages est passée progressivement du html au balisage markdown.
Notre hébergeur a fait un boulot de conversion épatant lors des changements de motorisation pour m’éviter de tout reprendre.
Vous savez tout…!

Il vous faudra revenir à ce sommaire à chaque fois, c’est mieux que rien…
••• edit | mars 2024 | Depuis mi-mars (et suite à la mise à jour de notre moteur de blog) j’ai ajouté un lien en dessous de chaque entrée…
Sommaire
Introduction
Préparer son espace
1 | On ne s’installe pas n’importe où !
2 | Penser concentration, silence et lumière
3 | Assurance et fermetures correctes
4 | Soigner l’ambiance de travail
5 | Éviter le mobilier de récupération
6 | Établir des règles avec les proches
7 | Avertir voisinage et bureau de poste…
Installer matériel et connexions
1 | Ordinateur portable selon votre activité
2 | Organiser câbles et connexions
3 | le choix d’un bon opérateur professionnel pro
4 | Informatique, être polymorphe et autonome
5 | Des formats de fichier standard
6 | Fixe ou portable, un téléphone « pro »
7 | Soigner courriels et signature
8 | Périphériques : optimiser les acquisitions
9 | Modérer la messagerie instantanée
10 | Webcam et conférence vidéo
11 | Confidentialité en toutes circonstances
Démarrer son activité
1 | Rappel : ceci est un lieu de travail
2 | Planifier la journée
3 | Mettre un cadre à son activité
4 | Des rapports « pros » avec vos clients
5 | Urgences : parer les retards
6 | Respecter la pause de midi
7 | Téléphone : être le seul à répondre
8 | Vacances, connexion minimum
Optimiser sa vie au quotidien…
1 | Absences, prévenir et anticiper
2 | Gagner en efficacité en sous-traitant
3 | Saisir toutes les occasions pour décompresser
4 | S’étirer, se détendre
5 | Ventiler, boire, éliminer…
6 | Standardiser les procédures
7 | Système, charger les mises à jour
8 | Sauvegardes, le dernier acte de la journée
Des raisons d’échouer
1 | Se laisser distraire
2 | Oublier des missions à réaliser
3 | Ne plus donner signe de vie
4 | Tout remettre au lendemain
5 | Sombrer dans des rapports familiers
6 | Télécharger n’importe quoi
7 | Céder à l’appel du frigo
8 | Ne plus sortir de sa bulle
9 | Vivre en pyjama
De très bons motifs pour continuer
1 | Inventer votre mode de vie
2 | Domicilier votre petite entreprise
3 | Construire votre réseau, tisser des liens
4 | Productivité en hausse
5 | Plus relaxe dans vos vêtements
6 | La planète vous dit merci
7 | Déjeuner chez soi, bien-être immédiat
8 | Faire la sieste pour combattre la fatigue
9 | Du temps pour vous
10 | Sortir le chien…!!
Ma vie devant un écran
les conseils santé de Martin Winckler
C’est tout !
Si un peu de courage, une suite actualisée depuis mon île.
Les deux PDF du livre…
J’avais retrouvé dans mes disques durs un matin (23 mars 2020) le dossier 53417_lukkurt (mission 1446…!), lui même dans une copie compressée (stuffitée) de l’un de mes nombreux DVD (le 12 sur… 160).
Le temps de décompresser et d’extraire le dossier sur le SSD de mon antique MacBook Pro 17 (de 2009), lancer InDesign (CS6), retrouver les typos et produire deux PDF (…de 17 Mo pour fixer les idées).
Bien entendu, la première page et la dernière page sont séparées du flux dans les deux versions, pas de blême…!
••• edit | mars 2024 | Cette page a été revue à plusieurs reprises, en 2020 en plein COVID mais également en mars 2024 après une grosse mise à jour…!
Vous pouvez également accéder aux trois billets de …2003 qui sont à la source de ce livre : Partie 1 |
Partie 2 |
Partie 3