C’est le genre de surprise qu’affectionne le développeur de Writing Kit. Mise à jour de Writing Kit ce matin en 3.2 (…oui, la gestion des niveaux en Markdown fonctionne désormais parfaitement…) et, hop, je vous ajoute le balisage Fountain pour la route !
Avec sa barre additionnelle glissante qui permet de passer du balisage Markdown à la saisie rapide de caractères plus acrobatiques, Writing Kit est devenu, en peu de temps, un traitement de texte très astucieux. Supportant TextExpander, cet ajout de Fountain est fort amusant.
Pour l’employer, il suffit juste de le préciser en créant un nouveau document.
Ensuite de suivre les instructions fournies par son aide en ligne intégrée.
Et hop, à vous les “oscars” avec un scénario palpipant écrit pour la circonstance (toute ressemblance avec des personnes connues est fortuite…!!).
La prévisualisation vous permet immédiatement de corriger vos approximations et l’ensemble fonctionne sans problèmes.
Merci qui ?! À vous les studios…!
Depuis que je suis passé à Lion, j’ai découvert nombre de fonctionnalités qui ont changé ma manière d’utiliser mon Macintosh au quotidien.
Cela va de l’enfoncement de la touche escape en cours de saisie…
…À l’enfoncement prolongé d’une touche pour choisir entre les différentes accentuations possibles…
Option que j’utilise quotidiennement sur l’iPad.
Mais ma véritable révolution est d’avoir adopté le système des multiples bureaux.
Ce n’est pas réellement une avancée, un dispositif nommé exposé existait déjà sous Snow Leopard. Ici, c’est plus simple à mettre en œuvre… On peut créer autant d’espaces sur souhaité pour y disposer ses petites affaires en cliquant sur l’espace Plus…
La nouveauté ici, c’est l’emploi de la souris et des gestes pour pouvoir passer d’un bureau à un autre. En résumé, l’idée est d’affecter un bureau à une série d’applications.
Dans mon cas, j’utilise un bureau qui me permet de n’afficher que MultiMarkdown Composer. Par contre Pathfinder est accessible depuis tous les bureaux (…cela se règle depuis le doc pour chaque application, on peut spécifier si une application est liée à un bureau ou s’ouvre sur tous…). Ensuite j’ai créé un bureau dans lequel je n’ai que Mail et Twitter. Un troisième, dans lequel j’ouvre toutes les applications de la Créative Suite et FileMaker. Etc.
Et je sais à chaque fois, en passant par Mission Control (…qui s’ouvre automatiquement quand je déplace mon pointeur sur un coin dédié de mon écran) quelles sont les applications ouvertes, sur quel bureau elles se situent. Et même voir quels sont les fichiers ouverts.
L’idée est de créer des ensembles cohérents de travail, des applications qui se répondent, qui collaborent. Du coup, au lieu d’avoir des dizaines de fenêtres superposées à l’écran, chaque bureau n’affiche que les fenêtres essentielles des applications souhaitées pour telle ou telle opération.
Un simple geste sur ma souris Magic Mouse, un balayage à deux doigts, me permet de passer d’un espace de bureaux à un autre. Et c’est cela qui me rend service. Je me rends dans l’environnement qui m’est nécessaire, sans plus.
Du coup, plus de fenêtre parasite qui m’interpelle, aucun risque d’être dérangé par l’arrivée inopinée d’un Message, l’affichage d’un tweet, la notification d’un Mail. Bref, je ne peux plus procrastiner comme avant…!
Et sur le plan de ma productivité, cela s’avère très efficace…!!
Ajout du lendemain… J’aurais du ajouter que chaque application déployée plein écran créé un bureau implicite autonome (et donc s’ajoute aux autres).
Voilà déjà deux ans que l’iPad à été annoncé (27 janvier 2010) et la troisième mouture est en approche. Pour un produit mort né et imparfait, c’est étrange, non…?! Relire mon billet d’humeur.
Ce qui me semble intéressant au bout de deux ans d’usages, c’est que l’on ne peut pas limiter cette tablette à un usage précis et, de facto, réducteur. Chacun y trouvera — ou a trouvé — des emplois différents.
Ainsi, le monde du BTP l’emploie de plus en plus pour des prises de notes dessinées ou pour le suivi de chantier — je signale l’arrivée de SiteWorks à côté d’ArchiPad et FinalCAD, les toubibs accèdent aux dossiers médicaux de leurs patients, les commerciaux présentent leurs produits et s’en servent pour les prises de commandes. Dans nombre de boites, les applications verticales spécifiques à leur activité, développées sur mesure, s’insèrent sans heurts dans un environnement riche de briques élémentaires pour bosser. Bref, ce que nombre de particuliers ont du mal à discerner, c’est que le iPad fait un carton en entreprise. Pour bosser, pas pour faire tendance.
Il sera d’ailleurs intéressant de suivre l’arrivée de Microsoft Office après des solutions déjà disponibles comme 0ffice² et, bien entendu, iWorks proposé par Apple et qui semble ne plus bouger depuis longtemps.
Bref, l’iPad devient de plus en plus un outil de travail additionnel voire même autonome. Avec iCloud et la possibilité de synchroniser documents, calendriers et tâches, la tentation de se contenter juste d’un iPad pour bosser est forte. Avec un processeur plus puissant, une résolution d’écran époustouflante comme celle annoncée avec le système Retina emprunté au iPhone 4 et, désormais, une offre en terme d’applications professionnelles démesurée, rédiger un rapport, préparer une présentation ou gérer une série de tableaux de chiffres est patent.
Rien que sur le segment des traitements de texte — billet à mettre à jour, la concurrence est rude avec pléthore de produits de très grande qualité.
Cela rappelle utilement que l’on revient aux fondamentaux du Mac. Je me souviens de l’époque où je bossais avec le simple écran noir et blanc du Mac SE/30 sous OS 6 avec Switcher pour basculer d’une application à une autre. Cela ne m’empêchait pas de produire des graphiques financiers pour mes clients sur un écran nettement plus petit (512 x 342 contre les 1024 par 768 du iPad). Certes, le clavier n’était pas dans l’écran mais, même en occupant la moitié de la surface, cela n’a rien à voir.
Sur iPad, pas de MacDraw, mais des applications comme iDesk qui s’avèrent très puissantes ou encore Keynote.
Enfin pourquoi les entreprises déploient du iPad…? Mais parce que cela reste économique cette bonne blague…! Avec iOS, l’utilisateur final a toutes les briques (je me répète) à sa disposition et il suffit d’ajouter un ou deux softs maison pour être opérationnel de suite.
Et ces arguments pèsent énormément dans le choix des décideurs, surtout en période de récession. Alors, oui, le iPad est un outil de travail avec lequel il est possible (si, si…!) de travailler, au risque de chiffonner quelques lecteurs.
Pour mémoire, source MacTracker, un SE/30 coutait en 1989 aux environs de $6500…! Et sans applications.