MacBook Air 11” versus iPad
Billet d'humeur
dans
bosser partout |
dans mon bocal |
groummphh
Besoin d’une machine en secours capable de me dépanner en cas de problèmes sur mon MacBook Pro 17” vieillissant, je suis passé par erreur samedi à l’Apple Store de Parly 2 après une longue balade en vélo avec ma fille. Après l’accueil très sympa de l’équipe avec T-shirt XXL (tiens, c’était l’ouverture !), je suis allé regarder de près — seconde erreur — la série Air. En gros, je me suis fait convaincre (…sans trop me forcer, il est vrai) par ma fille et Arnaud (il se reconnaîtra…!) d’acquérir le premier prix du MacBook Air 11”.
Pas besoin d’un volume gigantesque de stockage (et mes disques durs, ils servent à quoi…? Juste que je trouve — c’est pas gagné — le connecteur idoine Thunderbolt-FireWire même s’il existe un boîtier qui peut recevoir des cartes ad hoc…) ni d’une RAM d’enfer, juste de pouvoir lancer temporairement mes applications pour finir une mission et, bien entendu, communiquer, écrire, etc. pour le moment, j’utilise mon iDisk pour partager les dossiers en attendant d’installer DropBox ou échanger directement…
Sur la question du stockage interne, mon usage quotidien d’un simple iPad de 32 Go m’a depuis longtemps convaincu qu’il est parfois vain d’avoir un stockage monstrueux. Inversement, disposer de peu d’espace oblige à ranger et à de pas transformer son disque en vaste poubelle numérique…
Premières installations
Bien sûr, la bestiole est sous OSX 10.7.x et cela m’a déconcerté quelques minutes. Mais on s’y fait vite même si je ne suis pas captivé par ce nouveau félin après quelques heures d’utilisation. Mon compte me.com m’a permis de récupérer en quelques secondes depuis ma synchro mes comptes, mots de passe et divers signets indispensables pour bosser. Ensuite, j’ai pu vérifier que mes applications acquises sur l’App Store s’installaient sans peine.
Pas mal de pouvoir utiliser Byword tranquillement sur ce MacBook Air…! Idem pour iA-Writer… Le tout avec TextExpander, c’est mieux !
Sans oublier Ulysses…
Premier contacts
Quoi de neuf donc…? L’essai en situation sous ma couette (chacun son labo et terrains d’expérimentation, que diable…!…!) me démontre que c’est possible de bosser mais avec quelques bémols. Je suis tellement habitué à la complètion sur l’iPad, au fait que la première lettre d’une phrase est automatiquement mise en majuscule que le clavier même du MacBook Air me surprend. Quasi envie d’aller toucher l’écran, c’est dire…! Ensuite, c’est plus large qu’une tablette même si l’argument numéro un est d’avoir un écran que l’on peut incliner pour nous faire face.
Forces
Son poids est remarquable (léger, léger !) ainsi que sa taille physique. J’étais partagé car le 13” me semblait plus adapté. Sauf que le prix est autre tout comme son encombrement d’ailleurs. Et, bien sûr, en comparaison de mon MacBook Pro 17”, c’est le jour et la nuit…
Le 11” est planqué sous l’iPad…
De fait l’écran du 11” est excellent avec suffisamment de pixels (1366 x 768, plus que sur mon iPad, 1024 x 768) pour caser le menu — quand il apparaît…! — et le Dock. Comme le iPad, très agréable de bosser dans un fauteuil avec le clavier sur les cuisses : le MacBook ne chauffe pas et ma tête reste relativement droite face à l’écran.
Pas de bruit, pas de mécanique. Sur ce plan, je me suis tellement habitué au iPad comme au disque dur SSD de mon 17” que le silence est devenu indispensable pour ma concentration.
Enfin, très important, l’usage du pad sous le clavier est à découvrir rapidement car nombre d’opérations comme l’utilisation de l’ascenseur se font via une gestuelle adaptée…! De plus, j’apprécie également d’y adjoindre une souris (filaire…!), mon job de graphiste ne peut s’en passer.
Faiblesses (…enfin, c’est un bien grand mot)
C’est un peu étrange de chercher des poux à ce MacBook Air 11”…! Pas de faiblesses structurelles, juste que je ne suis pas convaincu que ce soit mieux ou moins bien que le iPad…!
Deux tempéraments ou usages différents. J’apprécie le silence, le fait que ce 11” ne chauffe pas, la possibilité de lancer des applications OSX comme Ulysses, etc. Et bien sûr l’usage d’un vrai clavier. Mais en même temps, je suis tellement utilisateur de iPad que c’est à voir !
Certes, le processeur déménage un peu plus que mon iPad version 1, certes c’est un vrai OSX (et c’est même pour cela, machine de secours dois-je le rappeler, que j’ai fait ce choix) et ça supporte des applications lourdes.
Paradoxalement, j’ai plus de craintes vis-à-vis du MacBook Air 11” en terme de solidité alors que l’iPad m’accompagne partout comme une sorte d’outil à tout faire glissé dans mon sac.
Pas de charnière, pas de bloc d’alimentation massif, un encombrement réduit…
Et, c’est à noter, un écran moins large en nombre de pixels qui répond bien à mes besoins même si, en utilisant un traitement de texte sur l’iPad, je recouvre une partie de l’écran avec le clavier qui s’affiche…
En guise de conclusion provisoire…
Aucune déception, aucun regret, ce MacBook Air 11” répond bien à mon programme. Il me reste à installer quelques outils comme la CS 5.5 et tester dès que j’aurais quelques minutes l’ensemble en production. Encore une fois, c’est un portable de secours (…ok, d’aucuns argumenteront qu’un Mac Mini aurait fait l’affaire… ça se discute) avec son clavier et son écran intégré facile à balader, un outil pour écrire et bosser.
Pourtant, même si c’est un très bon produit, la surprise — et je n’évoque ici que ma propre activité — est que cela me semble moins adapté à mon usage nomade que ma tablette ! Clairement pas la même autonomie ; un encombrement plus imposant pour recevoir, certes, un clavier de très belle facture ; une apparente fragilité font que je reste nettement plus séduit par mon vieil iPad pour le moment…!
Bref, à suivre…