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Se ménager pour aller loin

Respecter son corps, un impératif…!!

dans bosser partout | groummphh

Qui veut aller loin… ménage sa monture dit avec sagesse le dicton populaire… Malheureusement, les indépendants qui bossent chez eux ont souvent tendance à oublier cette dure réalité…! À être toujours dans l'action, au four et au moulin en oubliant que notre corps n'est pas indestructible, qu'il n'y a pas de congé maladie garanti en cas de pépin dans nos situations, …que parfois cela fait crac…!

Crac…!
Yasmine s'est ainsi flingué le dos dimanche en réaménageant son bureau à Hambourg après l'avoir repeint en fin de semaine. Impatiente, elle a aussitôt remis en place ses nombreux livres dans la bibliothèque avec, comme résultat, un dos en capilotade en fin de journée…! Coup de chance, son conjoint avait pris un rendez-vous avec un ostéopathe et lui a laissé son tour.

Je fonctionne comme elle. Impossible d'attendre.
Il faut que ce soit fait de suite, sinon cela risque de rester encore deux ans en pile dans un coin de mon bureau. Du coup, sans préparation aucune, me voilà en train de basculer dans le faire alors même que d'autres tâches plus urgentes m'attendent.

Sauf que nous ne sommes pas des sportifs de haut niveau avec échauffement préalable idoine… Cueilli à froid, nous nous retrouvons douloureusement coincés — j'ai vécu l'épisode cruralgie retorse — et ce ne sont pas trois séances de massages successives qui nous remettent sur pied.

Bref, encore une nouvelle raison d'échouer en mode travailleur à domicile, juste pour avoir oublié de se ménager un tantinet…!

La règle est pourtant simple : on évite de se mettre en danger.
Il ne s'agit pas de ne plus bouger et de vivre comme une plante sous serre ! Mais garder à l'esprit que se retrouver immobilisé, c'est l'assurance de suspendre ses missions et donc le boulot de ses clients.

Bref, hormis arriver à déléguer à des confrères de confiance, c'est la panade à brève échéance. Je me souviens avoir finalisé quelques couvertures avant de me calmer pour cause de rééducation suite à une opération de la main. Plus jamais cela…!

Hormis réfléchir avant d'agir (plus facile à dire qu'à faire…!), une bonne décision est d'entretenir régulièrement son corps en faisant un peu d'exercice utile (vélo par exemple) et en respectant/acceptant ses limites physiques. Vous avez lu que je ne dis pas "quotidiennement", ça c'est dans les bouquins…!

Ben oui, on a plus l'énergie de nos 20 ans, on vieillit. Pas la peine de jouer les supermans, se faire aider n'est pas une déchéance tout comme prendre son temps, agir par petites actions, portages légers… Et puis, depuis hier, nous savons tous qu'il va falloir s'économiser plus encore et bosser plus longtemps.

Accepter de fonctionner différemment est assurément le début d'une certaine sagesse…! On se console comme on peut…! Mieux, se dire que l'urgence ne l'est pas tant que cela, qu'il est plus astucieux de prendre une bonne douche chaude puis filer sous la couette pour recharger ses batteries avec une bonne nuit de sommeil.

Plus que jamais, il est important de se ménager pour ternir plus longtemps que le programme prévu naguère (!!), cette époque où on nous expliquait que l'on aurait le temps de faire plein de trucs à la retraite…! Les promesses n'engagent que ceux qui les croient et en ce moment nous sommes dans la surenchère.

J'ajouterais que vivre chaque jour comme si c'était le dernier me semble la meilleure alternative. Bosser, oui, mais ne pas s'illusionner sur un riant futur…!

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NB : un clin d'œil à mon copain Gilles à Lyon, un fou du noir et blanc.
Note(s) de lecteur(s)…

Franklin — qui est toubib — ajoute ceci…
Je connais ces situations avec au bout de l'histoire, non plus une pile de dossiers, mais la vie.
Il est arrivé un moment où je n'ai plus été capable d'assumer et la pression et l'urgence : je me rendais malade.
Alors j'ai fini par comprendre que vite n'est pas synonyme de performance en terme de qualité, qu'on peut être tout aussi bon en prenant son temps.
J'ai mis ça en application depuis maintenant 20 ans. Je n'ai rien raté et je me sens mieux.
J'ai cependant présent à l'esprit que ce n'est pas du tout, mais pas du tout aisé.

le 16/09/2010 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

L’Esprit Village | 105

Mon bureau à la maison

dans bosser partout | dans mon bocal | lire | usages

Comment cela…? Vous ne connaissez-pas L'Esprit Village…?!

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Rassurez-vous, moi-non plus avant d'avoir été interviewé au téléphone par la charmante Christine Durand…! Mais j'ai reçu ce lundi matin le numéro imprimé sur papier recyclé…

Avec un dossier sur Mon bureau à la maison

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Et un petit billet de votre serviteur (…non, je ne fais pas la tête, juste que réaliser un auto-portrait n'est pas un truc que je fais tous les jours surtout quand Philippe Berruer, le secrétaire de rédaction, le demande dans l'instant…!)

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Sans oublier l'article sur les solos solidaires.

J'ai trouvé également plein d'articles intéressants, des très réjouissants comme celui sur le Germoir à Ambricourt dans le Pas de Calais. Ou celui sur les retraités qui travaillent pour améliorer leur quotidien.

Comble du bonheur, la dernière page est consacrée à une pub pour un vélo pliant, le mobiky qui a une version marine et une version électrique. Bon, je reste un inconditionnel du Brompton

Note : Travailler chez soi est toujours en vente en version papier collector en deux couleurs ou en version PDF
Note(s) de lecteur(s)…

16 septembre 2010 | Amusant, Sylvie Le Calvez, la directrice de publication de L'Esprit Village est l'invitée de Carnets de Campagne — l'excellente émission d'une autre balance (!), Philippe Bertrand — aujourd'hui et demain… J'ai découvert cela ce midi

le 13/09/2010 à 15:15 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Faire son book

Fig Taylor

dans bosser partout | lire | usages

En ces temps de forte compétitivité, avoir un book — ou un portfoilio — bien pensé à mettre sous les yeux de ses prospects n'est pas inutile…! Nombre de professionnels comme les graphistes, les illustrateurs, les maquettistes mais aussi les web designers ont besoin de cet outil — papier ou internet — pour appuyer leurs propositions de travail, de collaboration.

Ce qui est intéressant dans ce livre de Fig Taylor, c'est que l'aspect "jolis travaux qui sortent du lot" n'est pas l'essentiel. Je m'explique.

Les témoignages qui parsèment ce livre sont issus du monde anglo-saxon, un univers dans lequel le pragmatisme est clé. Ce que ne comprennent parfois pas certains jeunes graphistes bien de chez nous, c'est qu'il ne suffit pas d'être génial, tendance, original pour se faire remarquer…! Encore faut-il que le prospect qui a reçu le document de présentation ait envie de tout lire et se rassure en vérifiant la cohérence de l'envoi.

Ce livre recense les recettes indispensables à avoir en tête pour préparer cet élément essentiel de communication de son travail. Le contenu est certes votre affaire mais la préparation doit être pensée en fonction de vos futurs commanditaires. Ce point pourtant élémentaire est souvent traité à la marge, voir négligé.

Je reçois régulièrement des CV de jeunes graphistes par courriel. Hormis un nombre impressionnant de fautes basiques d'orthographe, de tournures de phrases qui semblent ne pas avoir dépassé le stade des échanges entre copains sur FaceBook, la manière même concevoir le portfolio est souvent catastrophique.

Passons sur les formats de fichiers inadaptés (oubliez PowerPoint, de grâce…!!), l'optimisation dérisoire des illustrations et/ou photos, et ne retenons que l'aspect fouillis, patraque, inorganisé qui prédomine.

Le CV et sa présentation sont essentiels, de même que l'absence de fautes dans le CV ou la lettre de motivation. Je demande aussi aux candidats trois choses qui les inspirent. Une fois, j'ai même embauché sur le champ une candidate grâce aux échantillons qu'elle avait apportés.
Josh Silverman.


Bref, un book en mode vide-grenier est l'assurance d'une réponse négative. Quand il y a réponse…!

Sans oublier un autre point qui est de savoir à qui l'on s'adresse… Un minimum, non…?!

Je reçois beaucoup d'appels et d'e-mails spontanés, ainsi que des travaux de toutes formes et tailles. La plupart ne conviennent pas à notre magazine. Je reçois aussi des appels d'illustrateurs qui ne connaissent pas grand-chose à notre publication et ignorent même son adresse postale. J'attends au moins des gens qu'ils aient préparé leur demande et soient au fait du style illustratif et du contenu du magazine.
Alison Lawn

En résumé, ce bouquin de Fig Taylor explique comment ficeler de manière plus efficace votre book mais surtout anticiper les demandes de vos futurs clients, ce qui n'est pas inutile pour obtenir un rendez-vous et, accessoirement, du travail…!

Pour finir, ce constat que beaucoup devraient méditer lors de tout entretien.

Il m'est arrivé de faire des rencontres un peu spéciales avec des gens qui refusaient de changer quoi que ce soit à leur "art". Certains ne comprenaient même pas le concept… Les artistes qui réussissent ont bien sûr du talent mais, avant tout, ce sont des professionnels.
Steve Ruttenford





Faire son book
Fig Taylor
Eyrolles
9782212126846 | 25 € | 144 pages grand format



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Info(s) pratique(s)…

Non, vous ne rêvez pas, j'ai augmenté sensiblement la taille du texte courant…

le 13/09/2010 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #