Quand on bosse comme indépendant, l’un des principaux soucis est de suivre quotidiennement son activité, surtout si cette dernière est particulièrement hachée, découpée en de multiples missions. Des tas d’applications sont disponibles pour ce suivi souvent astreignant.
le développeur de Routie ⚑, excellent produit pour mémoriser un parcours à l’instar de Moves ⚑ (…mais sans partager les données glanées) propose depuis quelques jours une nouvelle application de son cru, Timelines ⚑, qui permet assez aisément de mémoriser cette fois-ci des temps.

- Un appui et hop c’est parti…

- Un second appui, c’est stoppé et enregistré simplement…

- Mais rien de vous empêche d’ajouter des informations et modifier les temps…
Vous pouvez créer autant d’entrées principales que souhaité, leur allouer un code couleur puis simplement activer telle ou telle dès que vous intervenez dessus. Cela fonctionne comme un chronomètre que vous pouvez lancer, arrêter puis relancer à nouveau à votre guise.
Mais parfois il faut être plus fin dans une mission, mémoriser le temps global mais être plus analytique : telle étape a consommé tant de temps.
Bref, tel projet consomme de la ressource mais combien de temps passé réellement sur ce point-ci ?
Point intéressant, cette app ne permet pas de lancer deux chronomètres en même temps. Par contre, rien ne vous empêche de corriger les temps mesurés ou d’entrer manuellement les informations. Et, de facto, d’avoir des plages de temps qui se superposent.
À chaque fois que vous stoppez le chrono, Timelines vous permet d’ajouter une information sur ce que vous avez fait dans le cadre de tel projet et même une note. Bref, de l’utiliser de manière très simple et efficace.

- si Timelines fonctionne en paysage, à la verticale, vous pouvez restreindre ou agrandir l’échelle du temps…

- Et n’afficher qu’un seul projet… avec le texte explicatif de chaque période de temps. Et le triangle bleu…? Le temps qui passe inexorablement…!
Graphique et export
le plus de Timelines est de proposer chaque jour un graphique de l’usage de ce temps et bien entendu les durées, activité par activité, peuvent être exportées par un usage ultérieur.

Bref, Timelines peut servir pour un usage personnel mais bien plus pour un usage professionnel, histoire de contrôler le temps passé, mission par mission.
Et découvrir (horreur !!) que celle qui devait se conclure en quelques heures vous a coûté au final deux ou trois jours… sauf que vous l’aviez mal vendue et qu’un calcul du temps passé versus la facturation (ou le forfait négocié) peut… soit vous abattre ; soit vous inciter à être plus vigilant (…et ajouter des clauses en cas de dépassement intempestif suite à ces modifications “insignifiantes” aux yeux du client mais consommatrices de temps… du vécu…!).
Timelines vous apportera quelques arguments chiffrés… à condition de l’avoir utilisé correctement !
Bref, outil simple, rustique mais très efficace qui ne peut que se bonifier, le développeur étant à l’écoute de ses utilisateurs…
- Timelines ⚑ En promotion le temps du lancement… (4,99 €)
Note de fin : avec une montre connectée, encore plus simple de lancer les temps de calcul… mais je n’ai pas testé, n’ayant pas d’Apple Watch
Stylus est un bel aperçu de la technologie développée par Myscript mais cela reste un simple clavier qui demande encore à évoluer. Nous sommes face à un produit qui transforme à la volée notre écriture en lettres d’imprimerie.
Smart Note va déjà plus loin et s’avère très pratique en conservant la forme manuscrite de nos notes, opérant la transformation à la demande, ce qui évite quelques surprises d’interprétation,
Mais, là, dans les cartons de cet éditeur, on devrait assister très prochainement à la sortie d’un produit de prise de notes encore plus évolué, capable même d’interpréter un souligneront comme une mise en gras de la sélection du texte, etc.
Bref de baliser un texte manuscrit en fonction des informations laissées par le scripteur, gérer des listes et déplacer, réorganiser les paragraphes.
Tout ceci, je le fais avec mes outils Markdown, avec Editorial ou Drafts 4 par exemple.
Mais imaginez le faire à la fin de l’année avec de l’écriture manuscrite sur l’écran d’un iPad Pro ?!
Jetez un œil ici : New stylus app ‘writes’ new story for iPad Pro | New York Post, et là : Interactive Ink | MyScript
À suivre !
J’avis écrit ça récemment : Êtes-vous un scribe numérique — Medium. Le 9 août, c’est fou le nombre d’annonces qui devraient être faites…
Comment exprimer un point de vue sans devenir chiant, voire passer pour un mono maniaque ? Trop tard…!
Rappeler le contexte ? Pourquoi pas !
Alors, cher lecteur, il fait un temps d’enfer (hier vers 17:00) et votre serviteur s’est octroyé une rapide douche glacée, histoire de baisser sa température interne. Jusqu’ici, ça va ?
Enchaînons !
le iPad sur les genoux, au lieu de coller mes doigts sur le clavier, c’est le Apple Pencil qui me permet d’écrire à toute vitesse ces quelques lignes.
Oui, oui… d’écrire… à la main.
Le jour, c’est le stylet d’Apple que j’emploie. La nuit, celui à tête caoutchouc de Wacom, nettement plus… silencieux !
Non ! Il recommence !
Ce que je veux exprimer dans ce billet que j’écris pour la troisième fois est d’une banalité révolutionnaire (sic !).
Depuis ma découverte de l’App Stylus associé également à ce iPad Pro et à un Pencil, ma manière d’utiliser le iPad a totalement changée.
J’insiste à dessein sur le totalement.
Quelques jours de balade en France m’ont conforté, d’autant que la couverture wifi était réduite. Donc plus de temps le soir pour infirmer ou conforter mes nouveaux usages, peu distrait par l’actualité hormis une horreur quasi quotidienne.
le premier signe de ma radicalisation scribisitique repose sur l’ennui que l’usage d’un clavier avec des touches provoque sur moi quand j’utilise l’iPad. Ennui est bien le terme qui sied le mieux même si j’ai d’autres expressions en réserve…!
Le second signe est l’impression d’être plus fluide, plus concentré dès que j’écris à la main sur l’écran.
Au lieu de passer du temps à corriger mes fautes de saisie dues à mes gros “maladoigts”, revenir en arrière et perdre le fil de ce que je suis d’écrire, je trace mes lettres, mes phrases…
Le troisième est que j’écris dans toutes les applications de la même manière sans me préoccuper de chercher où se trouve telle ou telle touche. J’ai besoin du signe % ? J’écris % comme je pourrais écrire également un chiffre… 1, 2, 3, 4 !
Bon, je ne vais pas vous saouler (…c’est déjà fait) mais si vous savez “écrire”, vous savez employer ce clavier Stylus… Qui n’est évidemment pas un clavier mais juste une surface dans laquelle… écrire !
En résumé (je suis déjà trop long, là…!), en un mois, je suis passé du mode tapoteur de touches au mode Scribe ! Si, si !
Or des solutions de frappe rapide, des claviers alternatifs, j’en ai mangé…! Du mode Dictée également… avec parfois une certaine réussite mais en découvrant, à l’occasion, que je n’étais pas assez calme, trop d’idées dans ma caboche au moment de formuler, énoncer ma phrase… Du coup, télescopages mais également un dispositif fatiguant à force d’articuler sans être toujours bien compris pour le coup ! Et je passe sur les corrections des pluriels, etc.
Mode Scribe
Dans le cas de la reconnaissance de mon écriture pour la transformer à la volée en simples caractères, mes efforts d’écriture sont couronnés de succès. Même ma perfide gamine s’en est rendue compte, ce qui m’a fait plaisir !!
Depuis, je suis convaincu de ne jamais avoir écrit autant ! Entre ce qui est publié sur ce blog, mes notes de voyage, mes simples notes qui servent de matière pour d’éventuels billets, les bouts de texte par mon futur “Goncourt(e)”, sans oublier les messages et mails… Je ne cesse d’écrire à la main, c’est fou, non ?!
Sérieusement, je ne pensais pas que je basculais aussi vite. Je sais qu’une version 2 de Stylus sortira l’an prochain sous iOS et je pensais que je pourrais adopter cette dernière à ce moment là. D’ailleurs, j’ai pas mal hésité sur le type de saisie : passer par Smart Note ou poursuivre avec Stylus et ses quelques limitations.
À l’insu de mon plein gré, j’ai poursuivi avec Stylus et… Drafts 4, ayant ajusté ma barre additionnelle pour résoudre les quelques manques patents de Stylus, notamment à propos du caractère …. Et baliser aussi sec en Markdown.
Étonnamment, il y a un perdant dans cette histoire (pour l’instant… !), c’est TextExpander. Mais le paradoxe est qu’il ne me marque pas trop. Comme je l’ai écrit il y a deux semaines, je corrige à la fin mes textes écrits à la main dans des traitements de texte en mode texte, je retrouve alors mes raccourcis tout comme mes actions ou workflows avant de publier.
Bref, tout va bien, plus que jamais l’iPad Pro est bien ma machine à écrire.
Je peux écrire ici que je suis sincèrement heureux d’avoir retrouvé un réel plaisir à employer ma main tout en alliant ce mode Scribe à… Markdown !
Banal mais sacrément révolutionnaire !

Une image pour finir : ce Pencil blanc… qui écrit en blanc sur le fond noir de mon iPad, comme si c’était un tableau noir infini, c’est prodigieux !
Note de fin : tout n’est pas parfait mais je m’en accommode, le gain est largement supérieur aux quelques dysfonctionnements que j’ai appris à contourner ou à anticiper. Ensuite, se relire une dernière fois à fond et se corriger au clavier !
Rapide liste des applications citées dans ce billet…