Suite de ce billet urbanbike | Marvin 3, le lecteur d’ePub qui me rend tout “gaye”…!
Or donc,Marvin ⚑ (3,99 €) et Marvin SxS ⚑ (3,99 €) sont bien deux applications différentes, la seconde permettant via SplitView d’afficher un second ePub en regard du premier… Je ne parle que de Marvin 3.
La mise à jour de ce soir (lundi) propose une option assez sympathique, celle de charger des jeux de typos pour cette liseuse…
Rappel : toutes les copies d’écran sont plus grandes, il suffit de les ouvrir dans un onglet séparé, pas encore de Java et Lightbox sur ce site…

- Ici le livre de François Bon avec une des typos par défaut ou avec du Forza… (c’est une illustration)

- Il suffit de glisser les typos dans le même emplacement que les ePubs… et faire correspondre. Théoriquement ça fonctionne aussi dans l’iPhone mais pas encore testé…
Sur l’iPad, Marvin 3 vous permet de personnaliser également la colonne en regard des couvertures de livres et d’y disposer les items que vous souhaitez…

- Je ne vous fais pas un dessin, ce qui est coché est donc validé…
Bref, je poursuis mon exploration mais, surtout, je lis…!!
- Marvin 3 ⚑ (Gratuit) avec mise jour interne pour passer en version musclée
Une rapide suite à ce que j’ai publié dimanche matin, Retrouver l’envie d’écrire …avec un iPad.
En me relisant, je me demande si je ne me suis pas planté dans mon approche…!
Allez, je poursuis en mode facétieux…
Au lieu de décrypter l’écriture manuscrite sur un écran tactile comme une alternative récréative au clavier, si nous inversons la donne…!
C’est amusant comme rappel car dans certains états outre-atlantique, il est question de supprimer l’apprentissage de l’écriture (…et de la motricité fine qui va avec) en la remplaçant par des cours de saisie au clavier…
Prolégomènes : Depuis que je suis môme, j’écris à la main. Dans les premières années dans mon enfance, j’utilisais mes deux mains indifféremment comme tous les gamins ambidextres. Mais à 9 ans, quand j’ai appris tardivement à lire et à écrire, c’est la main droite qui m’a été recommandée. J’ai toujours eu le sentiment d’un lien direct entre ma main et ma petite cervelle. Impression renforcée par l’usage maladroit du clavier que je ne suis jamais arrivé à mémoriser.
Ceci explique pourquoi je suis si enthousiaste devant la possibilité de réduire drastiquement le clavier ou de retrouver naturellement l’usage de ma main pour tracer sur l’écran des lignes d’écriture. Tout cela me semble naturel.
Rappel : le clavier n’est pas né avec l’ordinateur
Je fais de la prospective à deux balles. En gros, je me demande si on n’assiste pas à un retour amusant du pourquoi l’on a inventé la machine à écrire au XVIIIe. Attention, il ne s’agit pas de supprimer l’usage des claviers mais juste de remettre leur histoire en perspective…!
la machine à écrire a été inventée en 1714 avec l’idée de construire une machine pour imprimer des lettres… d’imprimerie.
Bref, écrire des documents avec des caractères imprimés.
Par la suite des cohortes d’inventeurs ont pondu des machines épatantes avec l’idée d’utiliser des touches pour valider l’impression des lettres…
Jusqu’à l’arrivée de l’ordinateur, c’étaient des systèmes mécaniques…
L’ordinateur est un suiveur…!
L’ordinateur a repris les dispositifs existants en remplaçant la partie mécanique mais, point essentiel pour la suite de ma démonstration, a conservé la disposition des touches héritée des machines mécaniques…!
En effet, il est amusant de se souvenir que la disposition des touches du clavier a été pensée non pour accélérer la frappe mais pour éviter que les tiges métalliques des premières machines mécaniques s’enchevêtrent !
En résumé : le clavier actuel de votre ordinateur ou tablette n’a pas été pensé pour le numérique, il est l’héritier d’une réponse astucieuse à un problème purement mécanique : éviter que les lettres fixées au bout des tiges ne se rencontrent avant de frapper le ruban encreur pour déposer leur empreinte sur le papier. Bon, si vous ne voyez pas de quoi il s’agit, si vous croisez un jour une véritable machine à écrire mécanique, appuyez doucement sur deux touches à la fois, histoire de suivre le mouvement des fameuses tiges.
Ceci explique pourquoi, depuis la généralisation de l’ordinateur, d’autres inventeurs ont essayé de corriger cette disposition… des touches…! Dont le clavier Bépo (qui est disponible sur iOS)…
Le lien vers le clavier français bepo ⚑
Sauf que nos ordinateurs ont désormais une puissance de calcul impressionnante et sont capables de faire des tas de choses nettement plus compliquées que d’afficher telle lettre à l’écran quand on appuie sur telle touche…!! Comme reconnaître un geste et en déduire la lettre dessinée…
Vous suivez…?
Pas touche aux touches…?
La question post-mortem (!) que je poserais bien à ces premiers inventeurs est la suivante…!
Cher Mister Henry Mill (!), si vous aviez la possibilité en 1714 d’imaginer un dispositif qui analyse votre écriture manuscrite pour la transformer en lettres d’imprimerie, vous l’auriez breveté…?
On me dit qu’il fait des sauts de carpe dans sa sépulture tant l’idée lui plaît…!!
Aussi je reviens à mon propos, aux idées plus sottes que grenues que je déroule depuis que j’ai l’usage d’un iPad pro (un vendredi 13… Mai) et de deux stylets pour tester…
Et si notre main reprenait sa place…?
Je n’envisage pas d’affrontement entre écriture calligraphique et claviers, juste que l’on prenne conscience que, nom de Zeus…!, il est parfaitement possible d’écrire à la main sur un écran et d’afficher son texte en lettres d’imprimerie…
Ce qui était l’objectif — via un système de touches mécaniques — des inventeurs des premiers claviers.
Voilà, je formule ce que je bredouille depuis quelques semaines, depuis que j’ai redécouvert MyScript Stack et Stylus…
Bien entendu que je vais continuer à tapoter au clavier (moins…!) mais, je vous saoule depuis des jours, c’est potentiellement un sacré changement de paradigme qui déboule dans mon quotidien… Et, qui sait, dans le vôtre…?
Demain…?
Je ne pense pas que cela va s’arrêter…!
- Le Pencil est parfait pour dessiner mais j’ai des réserves pour l’écriture comme expliqué dans le billet précédent…
- L’application Stylus ⚑ doit s’améliorer et permettre plus facilement à l’utilisateur de donner des infos sur sa graphie, point que WritePad pro ⚑ gérait parfois mieux dans les phases d’apprentissage (mais avec une ergonomie brouillonne…)
- Mais retrouver la zone de clavier de Stylus dans n’importe quel contexte, a également changé mon quotidien vu que j’écris mes messages, mes courriels avec…
- L’iPad (pro ou pas) a toutes les qualités pour être un chouette cahier de prise de notes manuscrites et, aussi sec, retranscrites sur l’écran (il me suffit de voir ma propre fille utiliser Stylus pour comprendre que je dois encore domestiquer mon écriture…!)
À suivre…
Après plusieurs semaines (déjà !?) devant l’écran du iPad Pro, quelques réflexions que je pose — à nouveau — ici. Cette envie d’écrire passe — j’insiste — par :
- cette épatante possibilité de le faire à la main directement sur l’écran de l’iPad, en laissant un dispositif astucieux, Stylus, reconnaître et traduire ma graphie en caractères d’imprimerie
- et ce, de manière fluide, à la volée !
- le Pencil d’Apple est parfait… pour dessiner (je vais y revenir)
- le choix du traitement de texte devient — façon de parler — secondaire pour le coup…
- …même si les outils markdown habituels restent irremplaçables
- …ce qui est désormais tout aussi clair dans ma pratique après quelques semaines, c’est que je n’aime pas du tout le bruit de la pointe du Pencil sur la vitre. Mais pas du tout !
- que je n’aime pas la glisse trop rapide du Pencil sur cette même vitre
- la bonne surprise est que je peux écrire des heures en silence avec une simple pointe caoutchouc…
- que je retrouve en écrivant — au lieu de taper sur les touches d’un d’acier — une plus grande fluidité entre ma main et ce qui ne sert de cervelle (!), comme quand j’étais étudiant naguère…
- même si cela m’a demandé quelques efforts au départ pour que ma graphie soit reconnue
Déterminer ensuite “si” ce qui est écrit à la main est meilleur qu’une saisie du clavier est une autre histoire… d’autant que je corrige mes premiers jets… au clavier !
En effet, je ne suis pas péremptoire, je vais — comme tous les paresseux — au plus pratique. Si le stylet m’est plus agréable pour rédiger un premier jet, je ne vais pas jeter pour autant mon clavier aux orties ! Même virtuel !
Le bruit et la glisse, non merci !
Ce n’est pas un extravagance, mais un constat, une banalité. Disposant d’un bamboo Wacom et d’un Apple Pencil, je n’ai pas eu longtemps à me prononcer : je préfère la pointe qui reste “accrochée” à l’écran et qui ne fait “pas” de bruit.
C’est tout.
Dernier avantage à l’usage, pas besoin de recharger (!) le stylet à pointe caoutchouc, juste penser recommander des pointes dures chez Wacom …au prix du caviar.
Saisie non liée à un format
Quel que soit l’endroit (l’application…) où je saisis mon texte, il me suffit de le copier vers le traitement de texte de mon choix avant, bien entendu, de le baliser en Markdown.
Aussi, le seul truc à ne pas oublier est, accessoirement, de déplacer ce contenu.
Pour éviter ce qui précède et les désagréments qui peuvent en découler, j’ai opté à 99% pour Drafts 4 car je dispose…
- d’une barre additionnelle adaptée à mes besoins…vu que je peux personnaliser celle-ci intégralement
- d’un excellent système de versioning
- …synchronisé via iCloud
- d’un nombre redoutable d’actions prêtes à l’emploi pour exporter mes notes vers d’autres traitements de texte, vers d’autres solutions de stockage
Modifier ses habitudes
Tout ceci pour rappeler qu’il n’est “pas” inutile de remettre en question nos habitudes, éviter de s’enfermer dans des routines sans les remettre de temps à autre en cause, analyser ce que chaque nouvel outil peut nous apporter… au risque, bien évidemment, de devoir changer nos pratiques actuelles pour de nouvelles, souvent “plus” confortables !
Mais ce qui va vous bloquer après lecture de tout ce qui précède, vous retenir même d’essayer, c’est ce que l’on nomme la résistance au changement ! Florilège…
- j’ai toujours fait comme ça jusqu’à présent
- je tape très vite au clavier
- pffff ! l’iPad n’est pas pratique déjà avec un clavier, alors avec un stylet !
- j’écris très mal
- pas envie de changer
- pas de temps à perdre
- après les vacances si j’y pense
- c’est la nouvelle marotte de JC après le Markdown !
Tout ce qui précède dans cette liste n’est pas totalement faux ! Même le dernier point.
Il n’empêche qu’écrire naturellement à la main (et donc au stylet) sur l’écran d’un iPad fait partie des expériences les plus agréables, informatiquement parlant, ces derniers mois.
À vous d’essayer.

Notez qu’il y a des trucs plus rigolos qui se mettent en place (…j’ai lu trop de livres de Philip K. Dick). Ainsi ceci : Facebook and Google may be using copyright scanners to suppress ‘extremist’ speech | The Verge.
Ah…! Qui va nourrir les algorithmes ?
Qui va décréter que tel texte est un texte heuuuuuu extrémiste ?
Même si aujourd’hui, dans ce moment particulier, on peut y trouver un intérêt, demain on pourra censurer toutes les pensées divergentes, tous les textes un peu trop critiques vis-à-vis, je ne sais pas… d’une décision, d’un gouvernement, etc.
Et silencieusement, à votre insu.
…Vous ne le saurez pas vu que le méchant texte aura été neutralisé en amont…
Notez que le procédé n’est pas nouveau… On mettait bien les textes qui dérangeaient naguère à l’index expurgatorius… L’histoire est un éternel recommencement…
Les deux applications citées dans ce billet sont Stylus ⚑ (Gratuit) et Drafts 4 ⚑ (9,99 €).