Deux adresses mail ne sont pas inutiles…!
Prendre le contrôle de votre messagerie
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usages
Attention : long billet TL;DR qui sera peut-être révisé…
Quelques réflexions, sujettes à caution car émises par un non expert.
Billet d’hygiène numérique qui commence par une contradiction de taille puisque j’évoque la prise de contrôle de nos messageries alors que j’ai conservé nos adresses mac.com1 des années 2000…!
- En ces temps étranges, incertains (sic…!), il n’est pas inutile de réfléchir à notre environnement informatique et de le faire évoluer.
- Rien ne nous assure que le service gratuit d’hier (…ou lié une entreprise) ne sera pas filtré demain…!!
- En effet, si côté téléphone mobile, nous avons le choix entre plusieurs acteurs hexagonaux, nous avons une forte tendance à confier nos adresses mail2 — et leurs contenus — à des structures outre-Atlantique…
Je reviens à l’objet de ce billet…
En 2003, j’avais abordé la question des adresses mail dans… urbanbike | Travail à distance | 2 en insistant sur l’idée toute simple de disposer d’une adresse professionnelle en plus de son adresse personnelle…!
À cette époque (…je résume à grands traits…!), j’avais mis en place des adresses pour notre studio graphique en utilisant un nom de domaine enregistré via Gandi3 et indépendant de l’hébergeur de notre site professionnel, imadiff…
Et puis le 1er avril 20044, Google a littéralement révolutionné l’univers du mail avec ses comptes gratuits Gmail…!
La tentation était forte : continuer à posséder des noms de domaine ou profiter de cette gratuité et des services offerts en échange d’un peu de nos données, (avec ce rappel en arrière-plan : si c’est gratuit, c’est que tu es le produit).
J’avais le net sentiment5 qu’il fallait conserver une porte de sortie, ne pas placer tous nos oeufs dans le même panier. Et sentiment que rien n’empêchait le gentil opérateur de jeter un oeil dans nos contenus…!
Dès lors, j’ai testé diverses solutions…
Pourquoi disposer de plusieurs adresses…?
En 2014, dix ans plus tard, j’ai écrit ce billet ironique… Ah, au fait, nous avons besoin de votre Mail pour enregistrer votre carte….
Il rappelait les demandes récurrentes, voire insistantes, des …entreprises/boutiques/services… pour obtenir notre adresse mail afin (sic…!) de nous informer de leurs promotions.
Derrière l’innocent prétexte marketing, nous extorquer nos mails…!
J’insistais déjà (…en mode parano de service) sur la nécessité de se confectionner du mail-poubelle, plus exactement, des adresses jetables…!
Et, sur ce plan, Gmail n’a été un pas trop mauvais dispositif pour dissocier nos adresses personnelles de celles réclamées (sic !) par les courtiers de bases de données !
Sauf que je n’employais pas d’alias à proprement parler…
Petite parenthèse : je sais que je prêche dans le désert mais il me semble que disposer d’une unique adresse pour se connecter à tout (impôts, organismes, banques, services, boutiques en ligne…) est une potentielle source d’emmer… d’ennuis…!
Je vous engage à consulter bonjourlafuite — qui dispose d’un fil RSS — pour suivre l’actualité des fuites de données…
À partir de 2018, j’ai peu à peu substitué ces adresses Gmail par des alias en employant l’un de nos noms de domaine.
Enfin, en 2023, j’ai migré nos derniers noms de domaines enregistrés chez Gandi chez monarobase, le prestataire6 qui m’héberge depuis fin avril 2009 et situé en France sur la ligne Paris - Auray…!.
En résumé : j’ai clos tous nos comptes Gmail, wanadoo, free, ovh et compagnie ; conservé ceux de la pomme croquée par nostalgie ; ajouté une adresse infomaniak7 pour me connecter à un réseau en particulier.
Et, essentiellement, revisité toutes nos adresses avec nos noms de domaine avec les options proposées par mon hébergeur.
Ouf…!
Simple organisation…!
Avertissement : pour des raisons pratiques, j’ai ajouté des liens vers mon monarobase, les pages de mon hébergeur illustrent mes propos…
Nom de domaine…?
Je ne le répéterais jamais assez : disposer de son propre nom de domaine offre nombre d’avantages…!
- Ce nom de domaine vous identifie distinctement8, vous et vous seul…
- Vous n’êtes plus un support publicitaire pour un service gratuit…
- Un nom de domaine reste indépendant de l’hébergeur : vous pouvez, en cas de désaccord, le faire migrer/transférer vers un autre prestataire9…
- Disposer d’un nom de domaine chez un registre et l’hébergement ailleurs (avant de tout regrouper, c’était mon credo, je me souviens de ce qui était arrivé à mes amis de MacG…)
- Ce nom de domaine n’est pas soumis aux décisions des propriétaires d’un service a priori gratuit qui peuvent décider de cesser ce service…
- Voir de vous virer au premier prétexte fallacieux ! J’imagine très bien une IA ayant pour mission d’analyser nos contenus et de repérer des mots interdits (en mode Big Brother is watching you du roman dystopique 1984)
- La seule vraie contrainte d’un nom de domaine est de le renouveler10 annuellement…! Ça ne s’achète pas…
- Ce dernier vous permet de gérer autant d’adresses et d’alias de messagerie que vous souhaitez (…dès lors que vous possédez un hébergement)…
- De créer des adresses pour chaque membre de votre tribu/entreprise/groupe/association…
- Mais également de créer des adresses pour des services/projets que vous souhaitez isoler…
- Enfin, de créer des alias qui pointeront vers un compte eMail tampon…
En revanche et je me répète…
- Cela a un coût annuel : nom de domaine + hébergement.
- Le coût global dépend de l’extension du nom de domaine et du type d’hébergement11, CQFD.
- Enfin, c’est vous qui allez gérer ces adresses : au quotidien, je les gère via l’interface de cPanel. Bonne nouvelle, si j’y arrive avec mes trois neurones, c’est que c’est à la portée de tous…
Note : si l’un de ces trois derniers points vous fait tiquer, prenez quand le temps d’y réfléchir…
Si vous avez déjà un nom de domaine et un site web, c’est ballot de ne pas poursuivre…!
Choix de l’extension
Après avoir défini un nom, vérifiez s’il est disponible et sous quelles extensions (.com, .org, .net, .fr, .eu, etc.).
Le choix du suffixe peut d’ailleurs se combiner par jeu au nom de domaine. J’ai déposé ancr.es dans le cadre d’un projet, ce nom de domaine espagnol pointe pour l’heure sur urbanbike.com…
En revanche, évitez les suffixes exotiques (à prix promotionnel la première année puis, vu que vous êtes ferré, doublé soudainement l’année suivante…!).
J’en ai fait les frais naguère avec un nom de domaine inextensuivi de .so que je n’ai pas renouvelé suite à leur décision d’augmenter drastiquement leur tarification annuelle12…!!
Adresse personnelle et/ou professionnelle
Je radote : le nom de domaine va devenir votre marque, votre carte de visite, mondomaine.extension pointant (…ou non) vers une page.html ou un site web…!
Il suffit de construire vos adresses selon le schéma habituel :
MoiMoi-même@mondomaine.extension.
Ou, en fonction de vos besoins…
Moi. Moi-même@mondomaine.extension, 333@mondomaine.extension, etc.
Adresse tampon ou temporaire
Ces adresses d’un second niveau sont construites sur le même schéma mais avec l’idée sous-jacente qu’elles peuvent être supprimées si besoin, correspondre à un projet avec une durée limitée.
Elles peuvent servir de pare-feu…
bordeaux@mondomaine.extension, projet@mondomaine.extension, info@mondomaine.extension, contact@mondomaine.extension, etc.
J’aime particulièrement une option, celle de créer une adresse neutre qui a pour objet de récupérer tous les alias et, accessoirement, de répondre si nécessaire sans communiquer une adresse personnelle ou professionnelle…
services@mondomaine.extension, secretariat@mondomaine.extension, etc.
Alias
J’en arrive au dispositif de mail-poubelle (…oui, le terme est un poil excessif, quoi que…), adresses jetables…
C’est un alias, c’est-à-dire une simple redirection, aiguillage, vers un compte totalement fonctionnel…
Illustration :
Vous êtes client de …au hasard… Auchan, Darty, Boulanger, Décathlon, Intermarché, Carrefour, Casino et autres…
Et l’enseigne vous demande une adresse courriel pour vous enregistrer, recevoir leurs factures, accéder au site internet, ouvrir l’application iOS, recevoir ou afficher votre carte de fidélité, etc.
Pour ma part, je crée un alias, du genre… auchan@mondomaine.extension, darty@mondomaine.extension, decathlon@mondomaine.extension…
Mieux : quand on me demande une adresse mail en boutique, je fournis illico un alias personnalisé …alors même que l’alias n’est pas créé.
Dans les heures qui suivent, il est temps de mettre en place via cPanel la redirection a posteriori, quitte à rater un courriel…!
Je la fournis toujours avec le même nom de domaine dédié à cet effet. Oui, un autre nom de domaine (je prépare ma conclusion)…
Bref, la première partie de l’adresse courriel porte le nom de l’enseigne, ce qui permet de la construire sans difficulté et, accessoirement, d’identifier celle qui a fuitée chez un courtier, un data broker…
Une célèbre marque de vêtements d’outdoor m’a ainsi revendu (sic…!).
Bien entendu, disposer d’une seule adresse tampon à communiquer à tous les services est déjà une bonne solution.
Mais vous ne saurez jamais qui l’a diffusée et vous vaut ces SPAMS quotidiens…!
Rappel : Ces Alias doivent être impérativement redirigés vers un vrai compte mail, une une adresse temporaire, genre services@mondomaine.extension qui a, elle, la possibilité de répondre …si besoin….!
Et jamais, si possible, vers l’une de vos adresses usuelles…!
C’est tout…
One more thing… Pour s’assurer d’une meilleure tranquillité, disposer d’au moins deux noms de domaine n’est pas à négliger…

- Arles | mars 2025
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Lire Mac to me rédigé en 2008. Je glisse sur le passage à MobileMe puis à iCloud. Se souvenir que le service de base reste gratuit avec un stockage de 5 Go… ↩︎
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Alors que nous avions des propositions de messagerie hexagonales…! Avec les premières connexions ADSL portées par le réseau téléphonique à la fin des années 90, chaque opérateur nous a proposé ses propres adresses, nous avons eu du wanadoo.fr… ↩︎
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En 2023, ce registrar a été racheté, a augmenté ses prix. Aussi j’ai migré mes derniers noms de domaines sans aucune difficulté (merci au support qui était sur le départ) vers monarobase. ↩︎
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Lre Grandes manœuvres dans les messageries. À cette époque, il fallait une invitation pour créer un compte…! ↩︎
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Et heureusement car nous avions des fournisseurs pour l’ADSL chez nous (ceci explique l’origine du livre sur le télétravail…!), un Mac au bureau avec des bases FileMaker et une liaison symétrique. sans oublier un Xserve piloté via Timbuktu chez imadiff. ↩︎
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monarobase m’avait été recommandé fin 2008 par Dominique (ex. MacDigit) et c’est cet hébergeur qui gère depuis 2009 tous nos hébergements, mails et noms de domaine. Avec le temps (…seize ans !), nos relations ont dépassé le banal échange technique…! ↩︎
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Service de qualité, rien à dire…! ↩︎
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Première épreuve : trouver un nom de domaine et un suffixe…! ↩︎
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Et sans refaire toute la papeterie de l’entreprise, la signalétique des camions pour les sociétés, etc. ↩︎
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Et se souvenir chez qui vous l’avez déposé pour ne pas se faire duper par un courriel qui prétend qu’il faut le renouveler (à des tarifs surprenants et vous amenant à changer d’hébergeur…!) Ne laissez personne le faire à votre place quand vous êtes en vacances (un grand classique)… ↩︎
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En bas de la page des extensions existe une formule idéale pour démarrer, domaine plus. Certes limitée à un unique nom de domaine (…à acquérir en sus) et à deux comptes mais alias illimités. Pour ma part, pour moins de 40 € TTC/an, je l’organiserais en un compte pro + un compte tampon de récupération des alias + une tripotée d’alias…! ↩︎
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…qui n’est pas dans les domaines proposés par monarobase mais reste disponible chez gandi à… 192 €/annuel…! Aucun regret…! ↩︎










