Urbanbike

Index |
ou détaillée | Fil RSS | ATOM

Paris 1970, Montparnasse… et moi !

Archives photos et réactivation de ma mémoire…

dans dans mon bocal | mémoire | vieillir

Il y a quelques jours, je suis tombé — via mastodon — sur un pouët de Jean, un contributeur que je ne connais pas.
Il écrit :

Pour les parisiens qui se demandent à quoi ressemblait leur quartier en 1970, j’ai créé un site web qui permet de parcourir facilement les photographies du fonds “C’était Paris en 1970” de la Bibliothèque historique de la Ville de Paris

Ces photos montrent un Paris à la fois proche et lointain, et exposent tout ce qui a changé ou disparu depuis dans les différents quartiers. N’hésitez pas à explorer ces plus de 30 000 photos !

Le tout suivi des mots dièses #photographie #paris #1970 #archives

Curieux, j’ai rapidement exploré ce site, découvert cette carte de Paris découpée en carrés, jeté un œil du coté de la rue du Mont-Thabor mais aussi de la rue Cluzel puis, toujours en remontant dans le temps, Gare Montparnasse

reduc-450

Là, je me suis focalisé sur les carrés 1251 et 1020 qui contiennent des clichés de la fouille de la tour Montparnasse en 1970…!

reduc-450

Bingo…!!

reduc-450

Tout m’est revenu graduellement par vagues, dont le magasin INNO où je me rendais pour acquérir chaque jour des bouteilles de lait pour les soudeurs, la rampe d’accès mais aussi les échelles pour descendre dans la fouille….

reduc-450

Ouppps, je m’égare (Montparnasse)…

reduc-450

reduc-450

reduc-450

Une tour pas si… infernale

Comme je l’ai écrit en DM à Jean via Mastodon, j’ai déjà fait de chouettes rencontres via des archives photographiques mais elles ne concernaient que les générations précédentes, des morts pour la France ou des lieux lointains

Mais jamais d’archives qui me concerneraient indirectement !

Récapitulons : en 1970…

  • J’avais un destrier bleu depuis quelques semaines (…une mobylette qui allait me servir les années suivantes à effectuer en solo St-Cloud - Orléans — et retour — d’une traite pour me rendre chez mes grands-parents paternels)…
  • Seize ans révolus (…depuis octobre 1969) et donc le droit de chevaucher ce deux roues…
  • Mes parents habitaient St-Cloud et me rendre Gare Montparnasse (…en été) facile…

Le reste de l’année, j’étais en internat à Bonnelles et avait le devoir de rembourser ce destrier… en bossant.

Mon père, de retour en France, était chargé (enfin, c’est ce que j’en déduis) par Soletanche de superviser les fondations de cette opération dans Paris.

À l’époque, une tradition dans cette entreprise de BTP consistait à proposer aux gamins des ingénieurs l’opportunité de travailler quelques semaines sur un chantier.

Je ne sais plus quand mon père m’a proposé ce job mais je sais que je m’y suis retrouvé début aout 1970…

6 semaines, 12 heures par jour, 6 jours par semaine — pas de législation contraignante à cette époque sur le travail des adolescents — comme mousse, homme de service, nettoyant les bureaux, descendant par les échelles d’accès au fond de fouille les trois litres de lait/personne destinés à l’équipe des soudeurs qui entretenaient les mâchoires de certains Kelly pour réaliser les pieux, etc. Mais aussi soudaient les ferraillages qui devaient être glissés dans les pieux….
Tour pas si infernale et très bons souvenirs de mes traversées de Paris — le fameux Paris s’éveille… — depuis St-Cloud dès 05:00 du matin (pour un retour chez mes parents vers 19:00) en combinaison et bottes de chantier.

Je n’ai aucune archive, aucune photo de l’époque. Mon père avait peut-être réalisé quelques clichés de cette fouille mais vu que je vivais en pension (hormis l’été et les fins de semaine) et qu’il partait faire des trous sur toute la planète (…des barrages principalement), nous n’avons jamais l’occasion de discuter…
De plus, je n’ai rien retrouvé à son décès en 2014.

Bref, grâce (si, si…!) au site de Jean, j’ai reconstitué un pan de ma vie en 1970 !
Je l’avais partiellement effacé de ma mémoire comme nombre d’évènements de mon enfance mais je me souviens un peu de cette parenthèse chantier qui m’avait extrait de mon internat…
J’ai d’ailleurs été payé1 et, de facto, remboursé le destrier bleu (…de fait, mon salaire a directement atterri sur le compte de mes parents, CQFD).

Absence des Kelly…

Ce qui m’a juste surpris dans ces photos de ce chantier, c’est l’absence des Kelly2 pour battre les pieux…

Or Jean m’indique que le concours photo a été lancé en avril 1970, et que les lauréats ont été exposés entre le 28 octobre et le 15 novembre 1970.
Lire ce billet.

Il se peut, tout simplement, que la majeure partie des prises de vue des lauréats sur cette zone a été effectuée après leur retour de vacances, après le coulage des pieux, ceci expliquant l’absence des Kelly déplacés sur d’autres chantiers…

C’est tout…!

Non, ce n’est pas tout !
Le site monté par Jean rend aisément accessible à tous cet épatant matériel photographique et j’ai déjà quelques retours de copains dont Jean-Manuel ou Frédérique à qui j’avais envoyé le lien…
Rien que pour son initiative, un très très grand merci à son inventeur…


  1. Cela m’a même ouvert des droits à la retraite, j’avais touché 1244 francs pour en puis 137 francs en septembre 70. ↩︎

  2. Copié/collé du site de liebherr : le forage Kelly compte parmi les procédés de forage rotatif à sec les plus utilisés. Ce procédé est adapté à presque tous les types de sols et de roches. La remontée des déblais s’effectue à l’aide d’outils de forage rotatif relativement courts, à l’instar des vis sans fin, des tubes carottiers, des seaux et outils de forage spéciaux. Ce procédé se caractérise par l’usage d’un train de tiges appelé barre Kelly. Celle-ci est télescopique et permet ainsi d’atteindre de très grandes profondeurs de forage. ↩︎

le 10/11/2025 à 17:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Nettoyage des favoris dans Mastodon

Passion… suppression !

dans dans mon bocal | mémoire | outils

Lundi, j’ai passé une grande partie de la journée à nettoyer mon compte mastodon. Si le dispositif de suppression automatique des pouëts au-delà de sept jours fonctionne correctement, ce n’est pas toujours le cas des éléments conservés avec l’option marque-pages mais plus encore avec les pouëts lus et catalogués comme favoris.

Je pensais naïvement que toutes les informations dépassant une semaine étaient supprimées avec les réglages que j’avais validés.

reduc-450

Manifestement, je me suis planté et suis donc remonté jusqu’en mai 2023 pour virer les pouëts marqués !

J’ai supprimé à la main des centaines d’entrées ! Enfin, plus exactement, désactivé les relations avec mon compte.

Ce retour en arrière m’a amusé, intéressé car il couvre plusieurs événements historiques. Mais j’ai aussi constaté que nombre de comptes avec qui je conversais sont à l’arrêt depuis plus d’une année.

Bref, je me suis promis d’intervenir plus fréquemment pour passer le balai dans mon compte. Mais également de cesser de réagir à chaque information qui m’intéresse en lui octroyant le statut de favori !

le 24/09/2025 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

2003 - 2025 et ça continue…

Ou… 19 ans après MD…!

dans groummphh | mémoire | vieillir

Je n’aime pas plus les commémorations que les anniversaires. Malgré les vingt-deux années1 d’urbanbike, je ne prends pas cette donnée au sérieux.
En revanche, il semble que Les blogs soient quasi morts2 ; que Tchat3 menace les rescapés. Dont acte !
Qu’est-ce que cela change pour urbanbike démarré en 2003 entre Paris et Versailles/Porchefontaine, urbanbiquette pour les intimes…?!
Rien vu sa très (très…!) modeste audience.

À ce propos, l’unique rédacteur (…ma pomme4) s’est pas mal baladé ces sept dernières années et je vous dois quelques billets sur Perugia5 (2023) que je finirais peut-être par publier.

Je m’égare…

reduc-450

Depuis janvier 2019, Urbanbike s’est enraciné à Belle-Île en mer6 après avoir quitté la région parisienne.

Je me souviens de ma découverte de cette île à 12 ans7 : ma génitrice était arrivée à me refourguer à des connaissances qui y passaient habituellement leurs vacances avec leurs mômes.
C’est ainsi que j’ai vécu quelques jours inoubliables8 au sein d’une fratrie pétillante …avant de regagner l’internat.

Soixante ans plus tard, mes hôtes Denise et Robert Barrat et leurs enfants — Agnès, Claire, Emmanuel, Patrice — sont décédés.

Je n’y suis revenu qu’en 1992. Puis, 25 ans plus tard, c’est notre tribu qui s’y est installée…

reduc-450

Pfffff… mais qu’est-ce que tout cela à voir avec ce billet…?

Les années passent et les possibilités que je trépasse s’accroissent prodigieusement…!
Je vais réduire la voilure mais poursuivre ce blog décousu depuis notre base insulaire…

reduc-450


  1. Dont 19 ans après l’arrêt de MD. Note : le nom de domaine de MacDigit a été récupéré comme ce fut le cas pour notre propre site professionnel… ↩︎

  2. La fin de Typepad ↩︎

  3. Comment l’IA est en train de tuer le web sous nos yeux ↩︎

  4. Depuis 2018 et plus encore après le Second changement de moteur pour les raisons exposées dans ce billet… ↩︎

  5. Perugia …avant Perugia | 1 ↩︎

  6. Je navigue actuellement entre #Vindilis et #AquæSextiæ où notre fille poursuit sa dixième année d’université tout en cherchant du travail… ↩︎

  7. 1965 me semble-t-il… ↩︎

  8. Nombre de souvenirs qui m’ont marqué : ça va de leur Rambler break bleu foncé (où nous nous entassions à sept, les plus jeunes dans le hayon) à cet épisode où nous nous sommes retrouvés coincés sur le chemin de terre qui menait à la plage de Donnant, etc. ↩︎

le 22/09/2025 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #