Je reste un fanatique du clavier tactile. Jusqu’à l’iPad Air 2, j’apprécié quotidiennement celui du format classic fort compact. Depuis l’iPad Pro, je ne retrouve pas (trop…!) mes marques avec le clavier étendu de ce dernier même si je progresse (…méthode Coué !!).
Par ailleurs, j’anticipe la probable fin de mon Macintosh 17”, un antique MacBook Pro de 2009 qui tourne comme une horloge — certes un peu fatiguée — avec son SSD d’origine. Or cette configuration n’est plus supportée par Apple ! Bref, ça sent le sapin…!
Dans ma tête, un nouveau cap a été franchi dimanche quand j’ai passé à mon fiston le 23 pouces qui y était connecté, écran auquel j’ai ajouté mon fidèle clavier étendu (celui avec bloc numérique) pour qu’il l’utilise avec son propre 15”…
Bluetooth et iPad
J’ai connecté à cet iPad un clavier Bluetooth au même titre que le Pencil. En voilà une idée (que dis-je, une fulgurance !), qu’elle est excellente même…!
D’autant plus bonne que sous nombre de traitements de textes sous iOS dont Ulysses Mobile, supportent ce clavier externe…
Certes, ce n’était pas ma tasse de café mais ça fonctionne bien avec, de surcroît, un panneau des équivalents et raccourcis qui s’affiche dès lors que l’on appuie longtemps sur la touche Commande…
Outils de traitement de texte
Petit rappel en copies d’écran…

- Ulysses ⚑ (24,99 €) un outil parfait pour bosser sur de multiples projets, compact en sachant que l’on peut afficher la colonne des fragments de texte… j’y reviendrais

- TextKraft ⚑ (14,99 €) avec accès en ligne à des dictionnaires selon la langue employée…

- iA Writer ⚑ (4,99 €) qui se bonifie avec le temps (mais ne supporte toujours pas TextExpander !)

- Drafts 4 ⚑ (9,99 €) ne propose rien mais est tellement paramétrable par ailleurs… Et sur lequel je démarre tous mes billets (même ceux qui finissent dans Ulysses Mobile, Day One 2 ou Editorial)

- Day One 2 ⚑ (4,99 €) qui est Markdown lui aussi et mon outil quotidien

- Byword ⚑ (5,99 €) avec ses touches décentrées (une petite mise à jour prochaine Jorge…?) mais cela n’altère en rien ses qualités…

- 1Writer ⚑ (4,99 €) que je n’ai pas employé depuis un paquet de temps…

- Editorial ⚑ (9,99 €). Pas de panneau (vu qu’il est multi langages, de Markdown à Fountain en passant par TaskPaper, c’est un peu compliqué). Il est en bêta sur mes écrans (et m’est totalement indispensable) et sur lequel je termine généralement tous mes billets pour urbanbike…
Alors…?
Pour la première fois, je ne vois plus d’inconvénient à laisser ce clavier Bluetooth activé (j’en bascule…!), preuve que mes usages changent et que la taille de l’iPad influe lourdement sur ces derniers…
Alors JC, content de ce gros iPad ? Pour ma part, ravi par ce prêt qui me permet de tester en toute quiétude ce grand écran.
Plus question de faire machine arrière tant la somme des points positifs l’emportent même si j’apprécie toujours le format classic du iPad. Mais dire qu’il n’y a aucun nuage serait caricatural et je vais revenir sur quelques points.
Mais avant, permettez moi de citer l’ami HDR qui m’écrit :
Ma “grosse” théorie sur la galaxie iOS d’Apple : Le format 9.7 est plus compact donc plus proche du bloc notes, le 12 (le grand frère) sera plutôt “immobile”, il reste à la maison et prendra la place d’un Mac plus facilement. Le 9.7 reste l’accessoire qui complète le Mac. Si tu as un iPhone 6S Plus tu prendras plus facilement le 12, la mobilité devrait être pris en charge par l’iPhone et son grand écran. Si tu as un iPhone 6, 5 etc. C’est l’iPad pro 9.7 qui assurera la mobilité… Bon voila j’ai comme toi un iPhone 6 plus et je craque pour l’iPad Pro 9.7…!
Je rejoins HenriDo sur ces constats. Et comprend son propre choix…
Pour ma part, le iPhone 6s+ est amplement suffisant pour de courtes (!) balades de quelques jours.
À terme, je pense que mon antique 17 de 2009 (…pour le moment inusable malgré le mythe de la fameuse obsolescence programmée) sera le dernier de mes Mac et l’idée de me reposer ensuite sur le Pro me semble une bonne alternative surtout si Apple continue à bousculer et faire évoluer iOS.
Néanmoins, je reviens sur ce qui — pour le moment — me procure encore un peu de gêne sur le grand pro…
- le clavier à se réapproprier est le point qui m’a le plus agacé mais c’est en cours de résolution. Pour forcer cette période, j’ai temporairement supprimé les claviers tiers pour le reconquérir… mais en azerty accentué. Écrire avec Stylus me demande 30 secondes pour le réinstaller. Ce sont les touches périphériques que j’ai tendance à solliciter plus que de raison (…dont la touche tabulation !).
- la taille de l’écran est — de facto — un gros poil plus encombrante, c’est même le but de ce iPad, inutile d’y revenir ! Mais plus question de le poser n’importe où comme avant, dont en équilibre sur le truc pliant qui me sert de table de chevet et encombrée de bouquins…
- non, hormis le clavier qui m’a causé quelques soucis, c’est le poids du bestiau qui m’oblige à avoir des stratégies de transport différentes : en regard du Air 2 que ma fille découvre, enchantée, l’iPad pro est lourd. Une fois que l’on s’est dit cela, ça ne change rien et il faut composer, à moi de ne pas le déplacer n’importe comment…!
- Plus gonflant, le nombre d’applications qui ne prennent pas en compte les spécificités de cet écran et avoir un affichage en mode plus grand format n’est pas trop satisfaisant. Néanmoins, GarageBand, chargé cet après-midi, est assez agréable à l’usage…
- l’autonomie ? Je ne confirme rien mais j’ai l’impression que cela se décharger plus vite, certes avant la mise à jour du système que je n’ai pas encore effectuée !
- la protection de l’écran du iPad ! Qui heureusement se détache mais s’avère assez vite encombrante et que l’on a tendance à mettre de côté, réduisant du coup sa fonction de protection.
- Le Pencil qui n’a pas de réel emplacement pour s’accrocher même s’il se magnétise — a minima — sur le binz. Je vais bien trouver une façon de trimballer le tout, voire recourir à une trousse d’écolier…!
Mais tout ceci est mineur et s’estompera dans les jours et semaines à venir : on s’habitue assez vite à ces nouveaux outils surtout quand ils sont véloces… Je fais une analogie avec mes premiers moments sur le iPhone 6s+, écran devenu indispensable dans mon quotidien.
Comme je l’écrivais à l’ami HDR, les résistances au changement sont nombreuses dont, au premier chef, nos propres habitudes. Or passer à une taille d’écran supérieure est quand même une grosse partie de ce changement. Bref, comme pour le passage du iPhone au iPhone 6s+, basculer vers le iPad Pro, …du grosPod au grosPad comme dit ma fille, nous amène à des compromis, à faire de nouveaux choix et accepter quelques ruptures.
Je ne vais pas évoquer ici — en fait, si…! — mes nombreuses pages d’écriture manuscrites sur l’iPad Pro mais je ne m’en lasse pas trop pour le moment.
Ce qui est certain, c’est que tout ceci a des effets sur mon cadre de travail.
Ainsi, mon Macintosh portable a égaré son écran externe, un 23” de 2007 que j’ai volontiers filé à mon fils. Ces derniers temps, hormis corriger mes billets, il n’avait plus de réelle utilité — comme avant — et celui du MBP 17” de 2009 suffit amplement …en plus du iPad Pro. Ma fille a récupéré le Air 2, Béatrice le Rétina 3, ce qui fait que tout le monde profite de ce changement.
Stylus toujours…
Donc, au risque de vous saouler, j’écris encore avec Stylus, je prends un réel plaisir à calligraphier au lieu de saisir au clavier. Tout n’est pas rose — pas de TextExpander et vitesse raisonnable mais sans plus — mais chacun fait un pas vers l’autre ! J’en deviens un utilisateur averti, n’hésitant pas à jouer avec la ligne d’icônes en dessous de la ligne d’écriture, biffant sans remords des termes erronés, etc.
Mon écriture est mieux reconnue — à moins que ce soit moi qui fasse plus d’efforts de lisibilité ! Je reste convaincu que tous les utilisateurs avec une écriture standard iront nettement plus vite que moi. Ne pas oublier de valider dans les trois propositions inscrites au dessus de la ligne d’écriture — propositions prédictives — la bonne orthographe, ce qui semble permettre au soft — mais je me raconte assurement des histoires — de bien pijer votre graphie. D’heure en heure, je suis surpris des progrès réalisés mais j’ai le gros défaut d’être enthousiaste, voire de prendre mes désirs pour la réalité !
Comme je l’avais écrit, bien que le Pencil d’Apple soit un accessoire épatant, je lui préfère mon truc avec pointe caoutchouc griffé Wacom. Accroche parfaite sur la vitre et total silence sont ses deux arguments clés.
Une cale pour plus de confort
Se souvenir que tout iPad a une épaisseur certaine contrairement à une feuille de papier ! Pour plus de confort, j’ai trouvé une solution temporaire qui consiste à ajouter un support pour hausser ma main à la hauteur de l’écran. En attendant mieux, j’ai retrouvé le manuel du Canon 5D (2005) qui compense la différence de hauteur. Ces 0,8 mm font la différence.
Portrait parfois
Cela se voit sur le seul cliché qui illustre ce billet mais l’orientation du iPad n’est pas neutre. Je n’ai pas besoin d’une imposante surface pour écrire en bas d’écran. Du coup, Je peux lire et relire plus facilement ce qui est à l’écran, et même baliser en markdown avec la barre additionnelle de Drafts 4.

De plus, en mode portrait, je peux me réinstaller dans mon vieux fauteuil étroit et poursuivre ce billet tout en profitant de la luminosité du ciel.
Consommation
Bon — mais c’est à vérifier — cette manière de saisir semble avoir un revers de taille : pomper goulûment la batterie et j’ai besoin de retours pour en attester. Mais, en regard du confort apporté, je m’en moque.
À suivre !
Note de fin : Vous avez le droit de vous méfier ! j’étais également enthousiaste avec le mode Dicté avant de progressivement l’abandonner. Néanmoins, si vous vous souvenez de mes derniers billets sur Noteshelf, je soupirais réguilièrement à propos d’un mode OCR absent. Pour le coup, je pense l’avoir à disposition et pour toutes les applications, chouette !