Utilisateur fervent de Noteshelf (lire cette chronique à propos de la version 7), la version 2.x de Bamboo Paper (que je m’obstine dans ce premier billet à relier à Wacom, ce qui est le cas mais pas au niveau de l’appellation de l’app, mea culpae) annonce une amélioration de la saisie manuscrite (…au stylet… Wacom (sic !), CQFD).
Et propose (en dehors du pack créatif et donc de la palanquée de rendus) un ensemble dédié aux écrivains. Et hop, encore 0,89 € pour tester cette option. Pour plus l’infos, voir sur itunes.
L’ensemble est un choix de couvertures (bof.) et, essentiellement, de lignes (mmmmouais…) pour guider sa saisie manuscrite.
Le souci dès que l’on veut écrire à la main sur son iPad est de devoir assez vite désactiver les gestes multitâches via Réglages/général sous peine de se retrouver dans une autre application…!
Bon. Il manque une option dans iOS pour pouvoir basculer aisément d’un état avec et sans, l’affecter par exemple au bouton pour le son ou le verrouillage de l’écran.
Alors, oui, ça fonctionne mais plus d’option zoom du coup. De préférence, optez pour l’outil stylo (…l’un des deux fourni gratuitement avec l’app…) et le tracé médium. Cette combinaison est la plus efficace pour de la prise de notes (lisibles chez vous car j’écris bizarrement comme vous pouvez le noter).
Et la gestion de la paume qui frotte l’écran pour soutenir le stylet est bien géré pour mon usage.
Je lui préfère néanmoins Noteshelf avec son zoom d’une zone d’écriture, le basculement automatique à la ligne et la possibilité d’écrire, du coup, en nettement plus petit. Sans oublier l’export sans le lignage.
Mais pour un usage occasionnel, c’est très agréable de jongler avec Bamboo Paper qui a pour lui une chouette ergonomie.
Note de fin : si l’on veux réellement correspondre sans être scanné à la volée par nos amis de la NSA, c’est une option ! Et plus vous écrivez — heu ! — différemment, plus leurs ordis vont passer du temps à jouer les Champolions ! Pour mémoire, Bamboo exporte les pages individuellement en PNG ou le carnet complet en PDF ou au format Bamboo pour ceux de vos correspondants qui l’emploient itou. Bon, si vos amis ne vous lisent pas plus, revenez au Mail !!
Je me suis décidé à saisir ce dernier paragraphe en essayant de me lire dans la copie d’écran qui précède !
Écrire sur Noteshelf
Pour comparer ce qui est comparable…
Sur les traces de Paper
dans
outils
Billet rapide de découverte
Bamboo est une app de dessin gratuite sur iPad qui existe depuis deux bonnes années — lire cette ancienne chronique sur urbanbike — et qui offrait déjà une très belle interface.
Sans avoir des formats à rallonge comme Sketch Rolls ou l’export au format PDF avec les options de reprise sous illustrator des tracés d’un Adobe Ideas, une chouette application avec quelques limitations, parfaite pour accompagner le marketing des stylus bamboo de chez Wacom.
Et puis Paper est arrivé, Penultimate est passé sous le giron d’Evernote. Bref. D’autres produits sont disponibles comme l’excellent Noteshelf ou, plus récemment Morpholio Trace. Je ne parle pas des produits qui m’ont laissé des souvenirs explosifs ou qui n’évoluent plus.

Habillages de couverture thématiques (et lignages ou fonds distincts) en sus…
Wacom qui lance un nouveau stylus Bluetooth a réalisé une opération assez intéressante en adaptant cette version 2 à ses nouveaux crayons numériques et en a profité, fort du succès de Paper, par ajouter ce qui fait le plus de ce dernier, à savoir quatre outils de dessin aux rendus proches de la craie, crayon, plume, etc.

Tous les outils disponibles avec les trois épaisseurs différentes par outil (notez le fond gris de l’ensemble dit Artiste)
Le stylo et le feutre de la version 1 sont toujours présents mais il faut débourser 0,89 € d’euro par outil supplémentaire ou s’offrir le pack créatif avec des motifs de couvertures et des grilles, options accessibles à l’unité également. Bon, clairement le pack semble être la solution la plus économique. Même si elle n’offre pas tous les types de carnet, ce qui est assez agaçant voir mesquin.
Les plus de cette version 2 sont une ergonomie revue légèrement (mais toujours dans le même sens, on ne plagie pas les carnets dessin anciens, on s’adapte clairement à l’iPad) avec enfin la possibilité d’accéder à plus de palettes de couleurs (mais pas d’en créer). Bon, ce n’est pas non plus la folie : quatre ensembles de neuf couleurs. Chaque outil propose trois épaisseurs et repasser de l’un à l’autre en cours de travail ne perd pas le choix précédent, ce qui est bon à savoir.

Quatre palettes de 9 couleurs… (et notez le fond noir toujours associé au carnet déjà cité)
Côté export, Twitter, Tlumblr, Evernote, album photo, DropBox, Mail, Facebook ou imprimer. Les exports d’une page sont au format PNG. Par contre, vous pouvez expédier le contenu de tout un carnet par Mail, vers Evernote ou DropBox en PDF ou au format image.

Options d’export depuis une page. Pour le PDF c’est à partir du carnet complet…
Ou imprimer le carnet.
Et, enfin, d’un pincement deux doigts, le zoom est enfin là (notez que je l’avais peut être raté lors de la précédente livraison !).
Pour ma part, je ne suis pas un grand fan de Paper malgré ses indéniables qualités, j’apprécie au plus haut point Noteshelf pour son confort d’écriture à la main et essentiellement Sketch Rolls pour son mode rouleau de calque.
Là, bamboo frappe un grand coup (de bambou ?!). Le pack est certes un peu cher mais tous les outils sont là à défaut d’offrir tous les lignages des carnets. Pour ma part, je trouve cela exagéré.
À lire en mode second degré après ce billet et cet autre…
J'ai parfois l'impression avec Editorial1 de devoir utiliser des ressources compliquées (genre, il te faut un workflow idoine pour quasiment tout…) là ou iOS propose des trucs de base pour exporter vers Twitter ou autre. Trucs qu'emploient les autres apps généralement !
Je reconnais que ma remarque est celle du Néophyte (que je suis…) et que la partie programmation poussée pour pondre la moindre action agace un peu. Inutile de me sortir une explication du genre, c'est un produit qui se mérite, remarque qui se traduit par un pas un produit pour les tâches comme toi mon ami…!
Certes, le développeur a ajouté ce soir sur son site quelques workflow de base, une sorte de trousse à outils élémentaire avec des liens vers le billet de Federico entre autres mais cela reste à l'usage des Geeks et assmilés.
Attends, mais au départ, on évoquait bien Editorial, un traitement de texte qui supporte Markdown, pas une usine à gaz pour fondus du code ?!!
C'est le dilemme avec ce type de produit très pointu. Les imbéciles de clients (moi !) qui l'achètent (oui, eux ne l'ont pas obtenu gratuitement) ne sont pas automatiquement des experts en programmation mais des auteurs (…ecrivaillons, redacteurs, pondeurs de ligne… de texte) qui se sont fié au nom du produit (excellent !) et ont compris outil éditorial, pas outil dont il faut affûter chaque lame !
Bref, il est vrai que l'on s'y fait (si, si !). Ce billet à été écrit et exporté depuis Editorial.
Mais gaffe à un possible retour de flammes si cette trousse à outils (…on se calme, cela ne fait que 48 heures que l'app est en vente JC et tu es l'un des rares à grogner…!) ne se remplit pas de quelques bouts de code pratiques de ceusses qui savent développer pour que ceusses qui savent écrire (ou pensent savoir le faire) s'en emparent !
C'était ma remarque à cette posture trop souvent partagée ci et là de pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué.
Note de fin : De fait, la mise au point des snippets est assez délicat et, assez vite, on se tourne vers des workflow prêts à l'emploi pour plus de puissance.
Sauf que cela ne se fait pas d'un claquement de doigts, surtout si l'on est pas geek.
Et c'est ici que quelques sources s'avèrent indispensables : celles du développeur, celles de Federico (incontournable…!) et, si vous êtes utilisateur de Drafts, celles de Greg.