Je suis tombé sur ces deux applications gratuites sur iPad que j’ai chargé par habituelle curiosité. J’ai tout d’abord lancé Morpholio Trace () qui est un outil de prise de notes dessinée permettant crobarder directement ou en s’appuyant sur une photo ou une image de l’album. Jusqu’ici, rien de révolutionnaire.
Peu d’outils (ce qui ne gênera pas les utilisateurs, trois tailles de trace, deux couleurs et une gomme par défaut), mais un système de claques avec gestion de l’opacité du support proche de l’effet obtenu quand on superpose de vrais calques Canson. L’idée est de partager très vite une note dessinée, un ensemble de notes ou plusieurs projets distincts avec des confrères, clients, équipe, artisans, fournisseurs.
À cela s’ajoute la seconde application, Morpholio (). Cette dernière permet justement de créer autant de projets et d’y ajouter les images, crobards à faire circuler au sein d’une équipe ou bien vers la communauté des utilisateurs du service.
Pour que ce partage soit effectif, il faut nécessairement que l’émetteur comme les destinataires aient un compte sur cette plateforme qui peut être partagé via un navigateur — voir le site mymorpholio () mais aussi via un iPhone ou un iPad.
Chaque projet peut recevoir toute une série d’illustrations et il est assez facile de vérifier quelles sont celles qui ont été le plus vues (ici, aucune info vu que je venais tout juste de les poster…!)
Divers types de présentation de l’intégrale des images proposées…
Il est clair que c’est ce dernier écran qui s’avère le plus agréable à employer, du fait même de pouvoir mêler dessin et photographies via… Morpholio Trace.
Au départ, j’étais sceptique. Même si Trace () est avare en fonctionnalités — point qui ne me déplaît pas, il est fort bien pensé et son ergonomie légère permet de masquer les outils, laissant juste la gestion de transparence active, ce qui prouve que cela à été bien pensé (les architectures de ma génération le comprendront illico).
Très vite, je suis parti dans des comparatifs avec l’excellent Sketch Rolls () et Adobe Ideas (), voir Noteshelf () ou Paper () avant de comprendre que le but de Morpholio Trace n’est pas de concurrencer ces excellents outils de notes dessinées mais juste de proposer une simple usine à crobards. Un peu au sens originel de Penultimate ().
Les architectes comme les designers sont des gens pragmatiques et rapides. Pas question ici de faire du beau dessin mais bien d’expliquer un élément, suggérer via un croquis dépouillé, stylisé une idée, une solution, une piste. Et de s’appuyer, le cas échéant, sur une véritable photo.
C’est ce qui est souvent fait sur un dos d’enveloppe, un bout de nappe (et ceci n’est pas du roman, juste du vécu). Au lieu de chercher un bout de papier, les concepteurs de Morpholio () proposent simplement d’employer l’iPad, puis de transmettre via internet le crobard à qui de droit qui pourra à son tour le commenter.
Bref, c’est à usage collaboratif. Pour le moment, ce service est gratuit. Pas inutile de le tester seul ou avec quelques collaborateurs.
Pour finir : vous pouvez lire ce que certains sites d’architecture et d’urbanisme comme ArchDaily ou designboom pensent de ce service.
Mis à jour hier, LittleSnapper (…et sans reproche, bien sûr) propose deux Bookmarklets à glisser dans Safari.
Si Save to LittleSnapper peut sembler la solution idéale, elle ne gère pas la largeur de la page du site. Du coup, le plus simple est parfois d’ouvrir directement la page web dans LittleSnapper via Open in LittleSnapper et définir tranquillement la largeur souhaitée en fonction de ses besoins.
Rappel, cet outil permet de capturer des écrans complets (même la partie que l’on ne voit pas à l’écran, CQFD) et de les annoter si souhaité avec flèches et textes sur fond opaque…
Puis de dimensionner ensuite la capture à la taille ou largeur souhaitée (ici en réduction pour expliquer le concept…) pour l’exporter au format PNG ou JPG…
Bref, ne remplace pas Snapz Pro X en toutes circonstances mais ces applications se complètent fort bien…
Avertissement : je fais très attention dès que j’évoque une telle application. Vu mon parcours scolaire, je n’ai strictement rien d’un expert en orthographe et en grammaire, que les choses soient claires pour le lecteur…! Merci à ceux qui me font remonter mes propres fautes de frappe…!
Aussi, ce billet est rédigé dans le seul cadre de l’utilisateur…! Celui qui a impérativement besoin de (faire) relire sa prose avant de la publier…!
Depuis quelques jours, je teste la version 6 de ProLexis. Je ne vais pas insister à nouveau sur la vitesse d’exécution ou les qualités innombrables de cette application que j’utilise — certes insuffisamment — depuis sa toute première version…!
Mais cette version 6 apporte une révolution…! Ce n’est plus exclusivement un détecteur de ponctuations erronées, de mots mal orthographiés ou de grammaire torpillée…! ProLexis devient un compagnon indispensable à tout rédacteur en décelant à son insu ses erreurs de frappe mais, surtout, en lui expliquant les confusions possibles dans le texte en cours de saisie…
Bien malin (et adroit…!) celui qui peut se targuer d’éviter impropriétés, pléonasmes, homophones, paronymes, élisions… Note : ces mots savants recouvrent différentes typologies d’erreurs qui ne sont pas rares (sic !) dans nos écrits, mails, voire dans les informations lues sur la toile quotidiennement.
Bref, ProLexis nous propose une manière intelligente et auto-formatrice de débusquer des horreurs comme collaborons ensemble ou petite maisonnette, l’oubli des traits d’union, de confondre venimeux et vénéneux, etc. Toutes sortes de fautes qui peuvent échapper assez facilement à notre vigilance.
Les signaler est une chose, les expliquer en est une autre.
Or c’est bien cet aspect précis de ProLexis qui me plaît énormément… Si afficher la correction est le boulot de cet outil ; expliquer le pourquoi de la correction est nettement plus efficace pour l’utilisateur qui peut dès lors progresser… l’idée n’est pas de se confier aux bons soins de l’outil mais bien d’apprendre à son tour pour améliorer tant sa saisie que son français. Avantage immédiat, éliminer de ses discussions ces mêmes erreurs, plus de ProLexis dans cette situation pour corriger nos balourdises !
Cela me fait penser à ce propos à l’excellente application Projet Voltaire (voir cette chronique sur urbanbike). Et, dans une moindre mesure aux capacités réduites d’un TextKraft en version française.
Voici une série de phrases boiteuses empruntées aux exemples disponibles sur le site de Prolexis. Et regardez bien ce qui se passe dans la colonne de droite à chaque fois…
Alors une série d’exemples (phrases) et la correction proposée…
Sans oublier les habituels…
Ou encore les élisions…
La mise à jour en version 6 est payante (mais, vu le prix très abordable — il me semble même que cela fait des années que cet éditeur n’avait pas procédé à une mise à jour payante —, c’est quasiment donné).
Modules et copier/coller
Si ProLexis tourne sur nombre de grosses applications, ce n’est pas pour autant qu’il faille ne bosser qu’avec des produits le supportant en direct. J’ai le module pour InDesign (CS 5, 5.5 et 6), Word mais j’écris dans Byword sur mon Mac. Or là, pas de module dédié !
Mais, bon sang, c’est très simple !
- au moment de corriger mon texte, j’effectue un simple tout sélectionner de l’ensemble suivi d’un copier…
- j’appelle ProLexis dans la barre des menus,
- et hop, je retrouve mon texte dans une fenêtre de correction entourée sur les trois côtés.
- à gauche, la liste de toutes les erreurs de mon texte !
- en haut, et à chaque fois que je sélectionne une erreur dans la colonne de gauche, la proposition de correction
- à droite, l’explication de la dite erreur en mode contextuel, ce qui permet de prendre pratiquement toutes les décisions après avoir compris le sens de la correction proposée.
- Une fois terminé mes corrections, ProLexis me propose de copier le texte corrigé… qu’il me suffit de coller en lieu et place de l’original…
Simple, efficace et pédagogique.
Bref de simple (sic !) correcteur typo, ortho et grammatical, ProLexis devient depuis le début de la semaine le compagnon de mes textes, souligne mes balourdises stylistiques, me reprend sur des mots aux sonorités proches, etc. Il me faut, par contre, me discipliner et accepter de livrer mes billets à son analyse avant toute publication.
— Qui a dit que j’avais encore du boulot ?!
À ce propos, j’ai repassé d’anciens textes publiés — depuis des mois, je conserve mes sources au format .txt dans un dossier commun sous DropBox — et balisés en Markdown (…qui ne lui posent aucun problème à ProLexis, c’est impeccable) et, parfois, j’ai secoué la tête, attristé de ne l’avoir employé plus tôt !
Bien sûr, il vous faudra continuer à réfléchir à ce que vous écrivez — ou dictez via SIRI sur votre iPad avant de le reprendre sur votre Mac — et ne pas toujours tout accepter des corrections qui vous ont proposées. Cela reste des suggestions.
C’est une assistance à l’écriture que nous propose cette application, pas un système expert et sans failles ! Cela ne vous empêchera pas de saisir un mot pour un autre et donc de continuer à commettre de votre plein gré des erreurs ! Quelles que soient les qualités de ProLexis, il vous faut continuer à vous relire impérativement…!
Et bien sûr cela tourne sous nombre d’applications (grand nombre de modules spécialisés) dont InDesign…
et l’iPad ?
Bien sûr, la question qui me taraude est quid de l’arrivée probable d’un tel produit sur mon iPad. Une application autonome dans laquelle copier son texte, le corriger puis le retourner dans le traitement de texte d’origine, exactement comme je procède sur mon Mac… Comme j’emploie de plus en plus cette tablette pour écrire puis poster, pas d’emploi de ProLexis pour corriger mes étourderies…!
À suivre…