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Typo en ligne, les catalogues s’étoffent…

Des exemples avec Myfonts et P22

dans outils | typo | voir

Avec la crise, le changement du mode de diffusion des polices de caractère, pas mal d'entreprises ont mis la clé sous la porte. Je pense en premier lieu à Graphic Obsession (ex. FontShop sur Paris) chez qui j'ai acquis mes premières typos numériques autres que celles éditées par Adobe… Notamment la Carumba — mais sans les Hot Caps qui n'existaient pas alors — qui servit de base au logotype de mon activité de graphiste.

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C'était l'époque où l'on consultait sur place les catalogues papier des divers fondeurs. Une fois le choix arrêté, on passait commande immédiatement. Là, la personne en charge de la distribution insérait une disquette dans son Mac et réalisait une copie des fontes souhaitées avec facture et étiquette sur le support magnétique fraîchement délivré… Côté prix, ce n'était pas donné mais nous repartions avec un CD-Rom d'images en démonstration en prime ou un catalogue sous le bras.

Désormais, ce mode de distribution n'est plus. Où, plus exactement, est étonnamment identique mais accessible 24 heures sur 24 sur le net sans besoin d'une quelconque officine. Les éditeurs de fontes délèguent de plus en plus à ces grandes surfaces de la typo la distribution de leurs produits, se contentant désormais d'afficher seulement sur leurs sites leurs créations. Je pense notamment à pampa type ou Mark Simonson qui sont distribués (ce sont deux exemples parmi tant d'autres…) par les ténors de ce marché que sont veer, myfonts, fontshop, etc.

Il y a bien d'autres vendeurs en ligne comme P22 ou encore You Work For them. Certains typographes comme l'ami Jean-François Porchez avec Typofonderie se distribuent tous seuls. D'autres comme Underware ou encore Lucas Fonts (évoqué sur urbanbike) utilisent les deux canaux, vente directe et délégation à ces sites.

Du coup, chacun se doit de faire grossir son catalogue (qui en arrive à être souvent assez proche) ou construire des interfaces de plus en plus séduisantes pour ses clients…

Catalogue en hausse…
C'est un peu la politique de P22 Type Foundry qui vient d'ajouter à son catalogue TypeSETit hier. Pas inintéressant de regarder les nombreuses fontes qui sont arrivées, beaucoup de typos manuscrites comme la série des Shalimar

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P22 est plus un regroupement de fondeurs qui vend en direct mais dont les typos sont aussi distribuées sur myfonts.

Interface et accessibilité revue…
Dans un autre esprit, Myfonts. Ce dernier n'a rien d'un éditeur, il ne fait qu'une seule chose, distribuer et il la fait bien. C'est l'Amazon de la typo. Il ajoute régulièrement de nouveaux éditeurs à son impressionnant catalogue mais, surtout, à entièrement revu son site et son interface.

L'ancien look…

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Et celui lancé depuis quelques semaines.

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Les accros de typo dans mon genre bénéficient de promotions, visualiser les nouvelles typos, recevoir une lettre mensuelle très bien faite avec un typographe invité. Ce mois-ci, elle traite principalement de… Mark Simonson…!

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Sans oublier un blog. Mais aussi avoir l'assurance de recevoir un courriel lors d'une correction d'une fonte, accéder à ses achats même à ceux des années précédentes (les miens démarrent en avril 2001…), affichés chronologiquement…

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Il manque sur le nouveau site l'affichage alpha en WYSIWYG. Bref, cela n'a l'air de rien mais quand vous plantez votre disque, il n'est pas désagréable de se dire que tout est accessible en ligne avec quelques notes (pour quel client ou mission, quel coût, etc.).
Note(s) de lecteur(s)…

Jeanlou B. pose cette question :
Je me permets une deuxième requète : quel nom a la typo du votre logo "urbanbike" ; j'aime sa "rondeur, sa chasse.

C'est la PTL Adigo dessinée par Ole Schäfer. Je l'ai acquise sur myfonts.com en octobre 2005… Comme certains peuvent le constater, être graphiste ne consiste pas uniquement à acquérir une machine et une Adobe CreativeSuite, mais aussi à choisir des fontes qui deviennent peu à peu votre signature typographique. Certaines clients seraient surpris du coût global de ces investissements annuels d'autant que je bosse seul. Mais c'est aussi un plaisir même si certaines typos n'ont pas encore trouvé leur place sur une couverture de livre.

le 03/02/2009 à 06:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

InDesign CS4 et références croisées

Héritage de FrameMaker

dans outils | usages

L'une des grandes nouveautés de la dernière version de InDesign 6.x, disponible avec la CS4, sont les références croisées qui permettent au lecteur d'un texte de naviguer parallèlement à l'index et à la table des matières dans un livre. Dans un texte imprimé, il n'y a pas de liens hypertexte comme sur internet et le dispositif de la référence croisée permet dans un fragment de texte d'indiquer au lecteur où trouver — à une page donnée — un complément d'information. Bien entendu, si l'information recherchée page.

Comme nous utilisons désormais des outils numériques, cette référence croisée fonctionne comme un lien hypertexte dès lors que vous générez un fichier PDF, ce qui ouvre des horizons bien pratiques pour la confection de gros ouvrages de références.

Ce qui est intéressant avec une référence croisée est également de la formaliser stylistiquement en employant les formats de styles caractères — associés ou non à des formats paragraphes — pour la rendre plus visible aux yeux du lecteur qui cherche une information complémentaire dans son texte.

C'est cette simple fonctionnalité qui m'a décidé en majeure partie à mettre à jour ma machine de travail. Celle-ci qui était toujours sous OSX 10.4.11 avec Classic. En migrant pour pour OSX 10.5.x, j'ai dit également adieu à l'excellent Adobe FrameMaker limité à Classic par décision d'un chef produit en 2003. Dire que j'ai retrouvé la même souplesse serait mentir car, même à ce jour, Adobe FrameMaker reste, sur le plan pur du traitement de longs documents, bien supérieur tant en vitesse qu'en subtilités à InDesign et ce, quoique le marketing d'Adobe puisse écrire.

Bref, ce billet est un rapide coup de projecteur sur les références croisées…

Généralement, l'usage des références croisées devient indispensable quand on se commence à manipuler un grand nombre de fichiers regroupés au sein d'un livre (ici, entre crochets et en bleu)…

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L'idée est d'indiquer au cours de la lecture l'emplacement de pages qui peuvent intéresser le lecteur.

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Pour cela, on insert une référence croisée (panneau de droite). Bien évidemment, cette référence doit s'accrocher à un élément texte (panneau de gauche), un paragraphe. Si votre document est bien structuré, chaque paraparaphe est lié à un format style dont certains sont liés aux titres…

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J'en profite pour évoquer rapidement la partie basse de ce dialogue. Comme je préfère distinguer avec un format style la référence croisée, il n'est pas nécessaire d'ajouter un rectangle de couleur, etc. en cas de navigation dans un .pdf.

En effet, chaque type de référence croisée possède à la fois un format d'écriture (ainsi ce format (Voir page))…

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Et s'appuyer à minima sur un style de caractère (ici, le style nommé RC par mes soins) avec ses attributs particuliers…

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Il est également possible de se créer d'autres formats d'écriture de référence croisées prêts à l'emploi selon vos besoins (c'est le cas des deux exemples de ce billet)…

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Mais aussi appuyés sur aucun style caractère…

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Par contre, associés à un format style paragraphe…

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Qui, lui, utilise les imbrications… de formats caractère.

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Mais en ce cas ce seront des paragraphes indépendants, non insérés dans un autre paragraphe comme montrés au début de ce billet.

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Dernier point (et petit rappel à mon propre usage), attention aux références croisées qui s'appuient sur des paragraphes qui possèdent des tabulations…!

le 15/01/2009 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Cahier 7 d’exercices Photoshop | Retouche beauté

Pascal Curtil

dans mémoire | outils | usages

Avant tout, l'auteur peut remercier tous ceux qui ont prêté leurs visages et leurs corps pour la mise en place de ces 33 exercices.…! Dans l'ensemble, si les retouches sont spectaculaires, je préfère pour ma part les visages d'origine mais ceci est un autre débat…!

Après son Cahier 5 d'exercices Photoshop | Trucages et photomontages, Pascal Curtil nous entraîne dans l'univers des plastiques de rêve… Comment ajouter des biscotos sur des bras maigrelets, dessiner des tablettes de chocolat sur des ventres relâchés, ajouter du volume à des poitrines menues, effacer les poignées d'amour et autres doubles mentons, étirer les jambes, virer rides, cernes et combattre la calvitie…

Bref, répondre virtuellement aux canons de la beauté actuelle sans dispendieux traitement chirurgical. En résumé, ne plus vieillir, demeurer éternellement jeune et en forme, rester bronzé toute l'année…!

Les copies d'écran sont bien choisies et les exercices progressifs pour vous permettre d'intervenir assez vite sur vos propres images à corriger. Un CD-Rom avec les photos, avant et après traitement, est ajouté à l'ouvrage. Bref, un véritable cours que vous pourrez dérouler à votre tempo en suivant pas-à-pas les instructions dévoilées par l'auteur, histoire de vous former seul à ces techniques.

Ces traitements sont intéressants par l'emploi même des divers outils proposés par l'auteur, amusants car faire évoluer un visage est souvent plus explicite que de traiter un paysage ou un objet.

En même temps, une fois ces exercices réalisés, l'association des bons outils aux problèmes à traiter, la question qui reste en arrière-plan — et qui n'est pas l'objet de ce livre passionnant d'exercices, on s'en doute — reste À quoi sert cette débauche de retouches…? Pourquoi masquer rides et surcharge pondérale…?! Qui décrète ces OPA d'embellissement virtuelle sur les images de mode…? Quelle image souhaitons-nous réellement projeter de notre monde…?

Cela me remet en mémoire une discussion avec Peter Gabor sur notre société de plus en plus lisse où la moindre aspérité gênante (aux yeux de qui…?) est soigneusement gommée… Alors chaussons nos lunettes roses et apprenons à embellir (sic…!) corps et visages pour les rendre plus présentables…!!

Cahier 7 d'exercices Photoshop | Retouche beauté
Pascal Curtil
Eyrolles
9782212123982 | 19,90 €



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Note(s) de lecteur(s)…

J'ai reçu un courriel de Jean-François Vibert qui n'est pas en accord avec la chronique qui précède (il y reviendra sur son blog prochainement, dit-il). Je n'ai ni l'envie ni le temps de polémiquer.
Pour ma part, les choses me semblent claires : il n'y a jamais réellement de "mauvais" livres, seulement des angles éditoriaux plus ou moins pertinents à nos propres yeux sans oublier nos propres dispositions d'esprit, nos partis pris au moment de la lecture.
Enfin, le lecteur n'est nullement passif et conserve son libre arbitre tant en lisant les chroniques ici-même qu'en feuilletant l'ouvrage virtuellement (…sur le lien cité qui conduit vers eyrolles.com, vous avez 6 fichiers au format .pdf à télécharger pour vous faire votre propre opinion…!).
C'est dit.

le 05/01/2009 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #