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Booxter

Uniquement pour des bibliothèques de livres avec ISBN

dans outils | usages

Rien n’est plus long et fastidieux de créer une base de données autour de sa propre bibliothèque… Heureusement il y a des outils intelligents pour nous assister.
Pour ma part, j’utilise Booxter, logiciel plus restrictif car il ne traite que les livres. Néanmoins, il me semble plus pratique pour une gestion quotidienne, d’une série d’étgères jonchée de livres à une petite bibliothèque. Booxter scanne le code EAN au dos d’un livre avec une iSight mais surtout offre la saisie ou l’import de listes ISBN avant d’aller rechercher ensuite les informations idoines sur le serveur internet de votre choix…
Petit test subjectif…

Préalable
Pour commencer, je fais une remarque que l’on peut d’ailleurs adresser à tous les produits qui proposent de construire votre catalogue à partir des informations disponibles sur internet. Tous les ouvrages avant les années 1972 et le décret d’application de 1981 pour la France seront généralement à entrer à la main — à moins d’entrer l’ISBN d’une édition plus récente pour éviter cette opération (et d’effacer ensuite l’ISBN, CQFD).
Pourquoi ? Simplement parce que toutes les bases livres employant la norme ISBN sont récentes…

ISBN, un bref rappel…
C’est grâce à ces numéros à 10 chiffres que votre libraire peut retrouver en deux secondes tel ou tel ouvrage, commander sur des centrales de diffusion (Sodis, Volumen, etc.) ou commander directement aux éditeurs… Et Booster de retrouver via internet les informations sur vos précieux livres… si elles existent ! Certains livres comportant un ISBN mais épuisés seront également absents même si le titre et l’auteur peuvent être retrouvés.
Pour en savoir plus sur l’isbn actuel et ses extensions à venir, cliquez-ici pour télécharger un .pdf récent (octobre 2004).
En effet, les livres “anciens” ne comportent pas d’ISBN sur leur couverture ou sur la dernière page du dernier cahier intérieur. Vous trouverez plus d’informations sur le site de l’AFNIL dont cet historique
Il est précisé que :
Le numéro ISBN comporte 10 chiffres répartis en 4 segments : le premier identifiant la zone linguistique (2 pour les pays francophones), le deuxième l’éditeur, le troisième un livre précis dans la production de l’éditeur, le quatrième est un chiffre de contrôle.
Dès le 1er janvier 2007, ce sera un ISBN à 13 chiffres… Beaucoup d’éditeurs utilisent d’ors et déjà ces nouvelles recommandations et Les segments ISBN à 13 chiffres seront identiques à l’EAN 13 du code à barres qui démarre aujourd’hui par le chiffre 978. Dès épuisement des 978, on passera au 979… Tout est expliqué ici.

Bref, grâce au code ISBN comme au code EAN, il est possible de retrouver immédiatement la fiche de l’ouvrage… sauf que la saisie de certains ouvrages anciens laisse à désirer.

C’est souvent le nom de l’auteur qui est mal saisi et du coup, impossible de retrouver le livre de Peter Matthiessen, “Monsieur Watson doit mourir…” sur Amazon. Son patronyme est devenu “Matthies” pour cet ouvrage…
Idem pour Urubamba, attribué à Matthiessen P.
Quand ce n’est pas le titre qui est mal orthographié comme “Deux saisons à l’âge de piere” (du même Peter Matthiessen)… Bref, pensez toujours aux possibles erreurs de saisie ! Idem sur les accents… Cyril Fievet ou Cyril Fiévet…?


Une application bien pensée…
Bon, et Booster…?
Une fois ces préalables posés, Booster s’avère être une application remarquable. Ne vous attendez pas à dépenser une fortune, ce soft coûte moins de $15 et est maintenu par une seule personne : Matthew Shedlick.

Après avoir lancé l’application, reste à créer sa première base et l’enregistrer dans un endroit pratique pour les sauvegardes ultérieures.

Bon, je passe rapidement sur la saisie des ouvrages : il suffit comme sur Delicious de présenter le code barre au dos de vos livres pour que la caméra iSight reconnaisse chacun d’entre eux. Aspect pratique, vous pouvez présenter plusieurs livres à la suite puis lancer la recherche sur le net en une seule fois. Comme pour une liste importée en mode texte d’ISBN.

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La mécanique est bien rodée : Booxter va rechercher au fur et à mesure les infos et vous les présenter avant de créer la fiche correspondante. Vous pouvez choisir d’importer immédiatement la couverture du livre ou non.

Bref, très vite votre catalogue va ressembler à ceci :

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Notez que Boosxter propose une alternative très agréable : si vous utilisez Safari (désolé, cela ne fonctionne pas avec FireFox…) et que vous avez un lien sur amazon.fr ou eyrolles.com, vous pouvez glisser l’URL correspondant à un livre sur la partie gauche de la fenêtre de Booxter… Et hop, la fiche du livre est automatiquement créée.

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Une fois cette saisie automatique réalisées, vous allez pouvoir créer des catégories thématiques et très facilement glisser certains ouvrages dans ces dossiers… Du coup, en un clic, afficher tous les ouvrages correspondants puis trier en agissant sur une entête de colonne…

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Mais au fait, qu’avez-vous emprunté à Amazon comme informations ?
En double-cliquant sur un ouvrage, vous allez accéder à sa fiche.

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Et là, plein d’options s’offrent à vous. Vous pouvez le typer (genre), ajouter des informations personnelles, son emplacement dans votre bibliothèque, lui attribuer une note sur 5 étoiles, etc. Et même gérer le prêt de ce livre !
En effet, Booxter travaille en relation avec le carnet d’adresses d’Apple (et donc affiche le e.mail de l’emprunteur !)…
En bas de la fiche se trouve un peut cadenas fort pratique. ce dernier vous permet de verrouiller une fiche que vous avez corrigée et d’éviter que lors qu’une mise à jour des infos sur internet, vos précieuses corrections soient effacées, que Peter Matthiessen redevienne “Matthies” !
Remarquez que Booxter récupère le prix des livres et qu’en mode normal, il cumule le coût de vos acquisitions.

Si vous souhaitez partager cette base avec une autre application comme FileMaker, Booxter vous propose d’exporter les champs souhaités et de sélectionner dans votre bibliothèque les ouvrages de quel genre traiter. Simple et efficace.

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À l’usage, et ce qui est très agréable, c’est que vous pouvez modifier l’interface de Booxter pour la modeler en partie à votre main et/ou à vos besoins. Ainsi vous pouvez activer des filtres pour chercher dans votre base que les ouvrage d’un seul éditeur (deux ouvrages de chez Denoël dans ma copie d’écran…)
Des tiroirs peuvent s’ouvrir en bas et à droite de votre fenêtre principale comme ici :

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Celui du bas permet de lire un résumé des informations de l’ouvrage… Notez que vous pouvez visualiser un contenu texte différent en agissant sur le pop-up du bas et afficher par exemple les commentaires en lieu et place de la description ou des informations de prêt.

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Celui de droite, permet d’agir sur l’agencement des colonnes principales et, mieux, de créer des sets de présentation correspondant aux deux ou trois affichages dont vous avez besoin régulièrement.

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Via les préférences, vous pouvez bien évidemment sélectionner sur quelles librairies en ligne rechercher les informations.

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Bref, comme vous pouvez vous en rendre compte ici ou en téléchargeant une version de démo, Booxter est une application bien pensée, en français, ce qui n’est pas négligeable et parfaitement adaptée à la gestion d’une petite bibliothèque.
Mais Booxter peut aussi vous aider à tester vos connaissances et vous proposer un Quiz sur un domaine donné ou sur toute votre base ! Mais attention, souvenez-vous que Booxter utilise la saisie effectuée sur Amazon et que celle-ci peut être partielle.

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En conclusion
Que dois-je ajouter ? Rien ! Sauf que la gestion de prêt ne fonctionne que pour un seul emprunteur même si vous marquez que vous avez trois copies de l’ouvrage. En ce cas, dupliquez impérativement l’ouvrage.
Sinon, mon unique conseil : essayez-le.

Plus d’information sur Booxter :
http://www.deepprose.com/

Pour en savoir plus sur l’isbn :
http://www.bnf.fr/pages/infopro/depotleg/dl-livr.htm
http://www.afnil.org/
http://www.ean-int.org/

le 20/12/2004 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Livebox et debitmax (1)

Simple et compliqué…

dans dans mon bocal | outils | usages

J’ai fait évoluer mon contrat chez FT/Wanadoo et suis donc passé d’une configuration 1024/256 avec IP fixe à celle qui couple l’option Debitmax avec une LiveBox résidentielle. Pourquoi résidentielle ? Simplement parce que la version pro n’est pas supportée encore par OSX. Néanmoins, mon ami Dominique, de MacDigit me dit que cela est en train de changer.
Bref, vendredi après-midi, sans prévenir, FT a changé les paramètres de ma ligne et je me suis retrouvé sans connexion, heureusement juste après avoir envoyé la dernière pièce d’un catalogue sur le FTP de mon client… Ouf !

Certes j’étais heureux de constater, en regardant les informations affichées par mon routeur Netopia, que j’étais à plus de 6 Mo descendant mais bon… aucune possibilité de me loguer…
Bref, au bout d’une heure, j’ai téléphoné à 0,35 cents d’Euro au support technique de Wanadoo pour apprendre que ma xdsl n’était pas activée dans le DSLAM… Hop, coup de fil au 1015 pour leur demander d’y penser samedi matin.
Et après j’ai éteint ma machine, évènement qui ne m’arrive jamais… Du coup, j’ai redécouvert un peu la vie de famille, ce qui ne ne m’a pas fait de mal…!
Samedi matin, j’ai attendu le coup de fil d technicien (pas de coup de fil !), j’ai tenté d’attendre à nouveau le 1015 sans succès… À 9 hrs 30 j’ai téléphoné à l’assistance commerciale puis au support technique de Wanadoo. Comme vendredi, je suis tombé sur un interlocuteur compétent (j’ai de la chance, en 15 jours, j’ai eu 6 interlocuteurs sympas et ouverts, je tiens à le dire…) qui a, à nouveau, testé ma ligne et m’a demandé de faire un test de mire depuis mon routeur. Comme tout fonctionnait bien enfin, il a décelé le dernier blême évoqué la veille par son collègue : mon “ex” IP fixe.
En gros, la dernière opération a été de griller cette IP pour me permettre de me connecter… “Attendez une à 4 heures”…
De facto, 45 minutes plus tard j’étais à fond pour télécharger mes 250 courriels (et pourriels) en attente, les bases de données client à nettoyer et les 1.8 Go de fichiers divers de mon équipier — via Timbuktu — pour effectuer un backup global…

Alors ?

Alors, je suis satisfait (et soulagé) : je récupère par blocs de 500 Mo les fichiers sous Timbuktu à 37 K/seconde en moyenne (mon équipier est connecté via une adsl classique à 40 km de chez moi) tout en bossant sous FileMaker et en prenant le contrôle quasi instantanément de notre Xserve à Paris.
Je me suis connecté à MacDigit et c’est très confortable d’avoir des pages qui s’affichent aussi vite… un petit tour chez Nisus pour télécharger la 2.1.1 de Nisus Express… Et ce post pour vous donner mon sentiment.

Prochaine opération : installation de la LiveBox dès que je récupère un téléphone. Mais dans le cas présent, Débitmax + routeur Netopia, c’est impeccable !

Nb : j’aurais bien souscrit à l’option DebitMax Pro pour bénéficier “gratuitement” d’une IP fixe mais cette offre est intéressante essentiellement pour les utilisateurs PC. Je souhaite que Thierry Breton n’oublie pas que les utilisateurs de machines Apple sont souvent des professionnels des arts graphiques, de l’édition et qu’il serait astucieux que des offres packagées soient envisagées pour ces petites structures. Car, hormis téléphoner pour un changement d’option ou pour signaler un réel dysfonctionnement, je ne crois pas que les utilisateurs sous OSX soient lourds à gérer.

le 11/12/2004 à 19:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Calibration couleur et profils ICC

Changer ses habitudes, travailler en RVB, c'est possible !

dans lire | outils

La seconde édition du livre de Gérard Niemetzky sur le Gestion de la couleur est sortie il y a peu. Bon, je sens comme un grand froid chez vous, cher lecteur ! Il est vrai que l’ouvrage est technique (trop ?), beaucoup de matériels évoqués, de softs démontrés dont le sempiternel Monaco Color auquel Gérard a participé… Il n’empêche que ce livre devrait passer entre toutes les mains des professionnels de la chaîne graphique…

Premier préalable : il faut lire ce livre au calme, loin du téléphone ou des disputes des mômes, sans arrière-pensées ou présupposés, sans se dire : “ça, je le sais déjà…”
Car on est alors certain de sauter des informations pas si connues que cela…

Second préalable : commencer par le début ! Inutile de foncer sur la partie dédiée à InDesign dans la mesure où ce sont les réglages effectués dans la partie Photoshop quelques chapitres plus tôt qui seront récupérés dans cette application. Bref, on ne lits pas (trop) de pages de diagonal…

Troisième préalable : évitez de le lire la première fois près d’un écran… Installez vous confortablement, loin d’une machine et hop… Les nombreuses copies d’écran suffisent à la compréhension.
Enfin, n’hésitez pas à relire un passage, à y revenir 15 minutes plus tard…

Gérard Niemetzky explique honnêtement sa démarche, son parcours et essaye de nous faire comprendre ce sujet complexe qu’est la couleur… Je regrette simplement que le but de l’ouvrage exprimé au chapitre deux (essentiellement, pages 30 à 37, dont un “plaidoyer pour un flux de travail RVB”) ne soit pas abordé plus tôt car c’est en filigrane la mission de ce livre. En gros, oublier les process hérités de l’imprimerie pour accepter de travailler en RVB… Et ça marche.

Et Gérard Niemetzky d’écrire : “Travailler en RVB est donc une mise en valeur de votre savoir-faire en CMJN, avec un gain en efficacité, et offre davantage de contrôles sur l’image. Si tout ce que vous savez réaliser en CMJN peut être effectué en RVB, le contraire n’est pas vrai. Grâce aux possibilités offertes par le soft proofing, il est très facile et rapide de changer ses habitudes de travail. Même si les outils sont différents, il s’agit toujours d’analyser le travail à exécuter et de savoir comment corriger les défauts.”…
Et il ajoute : ” Un retoucheur habitué à travailler « à l’ancienne » en CMJN aura davantage de ressources et d’efficacité dans un flux de travail en RVB, car il saura interpréter les valeurs CMJN finales”…

Pour ma part, ce que je retiens de ce livre — entre autres, c’est qu’il faut que je me débarrasse de mes anciennes habitudes. Venant du monde de l’imprimerie, j’ai toujours traité tous mes travaux photo en CMJN par sécurité… et donc avec les limitations que j’assumais. Or, ce qu’explique très judicieusement Gérard, c’est qu’il faut désormais penser RVB, simuler le CMJN à l’écran (avec Photoshop, les couleurs non imprimables ou hors sphère chromatique sont immédiatement affichées, repérées et donc ajustables…) et utiliser un profil pour basculer, en fin de process, en “vrai” CMJN.
Bref, c’est dur au départ de mettre de côté des mécanismes qui ont fait leurs preuves. Mais la logique de son raisonnement opère.
Dès lors, on travaille avec des fichiers moins lourds (une couche de moins) et surtout tout devient homogène depuis la prise de vue en numérique ou depuis le scan jusqu’à la “conversion” finale… À l’issue de la lecture, j’ai testé sur mes propres fichiers sous Photoshop et InDesign et ouvert mes .pdf sous Quite Revealing… Parfait, mon RVB est bien passé en quatre couches…. À ce propos, j’attends la nouvelle version d’Acrobat 7 qui dispose d’outils de surveillance encore plus costauds…

Pour en arriver là, nombre de conseils pour calibrer son écran (avec la part belle à Monaco…) et ses outils (le chapitre 5 est dédié à Photoshop) sont dispensés… Pour ceux qui l’oublient, le réglage des couleurs dans leur outil de traitement des images est plus qu’indispensable… Gérard nous fournit un paramétrage quasi universel de Photoshop… Seuls regrets, Focoltone n’est pas même cité (un oubli ?), quelques anglicismes sont un peu énervants (page 72 :  “plusieurs moniteurs à matcher”…) mais rien qui ne gâte la lecture.

En conclusion, vu de mon écran qui est à 5500°K (à 5000°K, il est un peu trop jaune), un ouvrage indispensable à tous les professionnels de la chaine graphique…
À conseiller et même à offrir aux plus réticents !

Gestion de la couleur
Calibration & profils ICC pour la chaîne graphique et l’image numérique
Éditions : Eyrolles
ISBN : 221211357
Prix : 39,00 €


À noter
Des stages ou de la formation peuvent être envisagés directement auprès de l’auteur et de sa color-academy. Vous y trouverez de nombreux fichiers en téléchargement et/ou informations pratiques…


Le Cd-rom visible est celui de Marie-Paule Milone, mezzo-soprano, accompagnée par Denis Pascal, piano. Ce sont des lieder de Joseph Marx (1882 - 1964)…
EAN : 3279799042035.

le 29/11/2004 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #