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Cataloguer ses clichés avec Day One, pourquoi pas…?!

Méthode iconoclaste

dans mémoire | nazbrokology | photo | vieillir

Comme je supprime automatiquement mes tweets excédant une semaine1, pas inutile de figer ici certaines façons de procéder exprimées sur Twitter…
Dont ce qui suit.

Avertissement : Si vous êtes un professionnel de l’image, un amateur averti, passez cette chronique : votre activité autour de l’image, de leur délivrance à vos clients, vous a amené à bâtir un dispositif adéquat de catalogues et sauvegardes, depuis Adobe Lightroom ou l’épatant CaptureOne pro2.
Ou autre.

Inversement, si vous faites de la photo pour le plaisir, en dilettante, avec l’idée sous-jacente de transmettre à vos proches quelques souvenirs et clichés, ce qui suit est une piste que je mets peu à peu en place.

Penser minimal et simple

Naguère, dans une vie antérieure, j’employais Lightroom. Ces dernières années, je suis revenu à CaptureOne pro, migration3 volontaire.

En attendant de trépasser (…le plus tard possible mais l’issue me semble malheureusement certaine…!), je m’interroge sur la meilleure manière de transmettre à mes proches nos archives photographiques, ayant été confronté à cela jadis4 avec un support un peu particulier : des plaques verres en noir et blanc.
Mais aussi des vues de chantiers, quelques lieux de mon enfance aux quatre coins de la planète, des visages totalement inconnus, des reconnus mais sans être foutu de leur coller un nom…
Certes, quelques mots illisibles au crayon sur les cadres carton des Ektachromes paternelles, au dos des tirages mais sans plus.

Pas question de laisser à ma tribu un paquet informe, non documenté, de clichés aux noms rustiques, voire identiques5.

Exclue la base d’images sous Lightroom …avec obligation de régler un abonnement et apprendre à naviguer dans l’application juste pour atteindre le catalogue d’images !

Bref, comment faire simple et accessible ?

Même si la mise en oeuvre en amont est un poil astreignante (…enfin, non : cette préparation m’oblige déjà à ranger ce fatras de données éparses), je suis assez heureux du résultat.
De plus, comme j’ai encore un peu de temps et des neurones en partie fonctionnels, action…!

Disques durs externes et Name Mangler

Depuis deux ans, j’ai dupliqué sur des disques durs6 tous les clichés provenant tant de nos iPhones que de Lightroom, des fichiers issus de nombreux boîtiers numériques testés ci et là.

Ma première décision a été de maintenir un dossier par jour (pour chaque jour où je retrouvais des images) puis de ranger dans chacun les clichés ad hoc.
Maintenir car c’était la (bonne )stratégie de Lightroom et cela m’a évité la constitution de dossiers journaliers sur une longue décennie…!

Mais contrairement à Lightroom où je séparais les images issues des divers boîtiers testés, j’ai tour regroupé…

Pas de séparation selon les formats, tous voisinent dans un unique dossier du jour de prise de vue, de la source brute en CR2 (raw) au JPG en passant désormais par le HEIC qui est devenu mon format au quotidien.
Ou encore mes rares (et pesantes) vidéos iPhonesques.

Parallèlement, j’ai fait appel à Name Mangler pour renommer ces clichés7. L’application pioche dans les données EXIF de chacun.

Ce qui m’importait également, c’était bien entendu la date et heure de chaque vue mais aussi de distinguer les clichés réalisés par ma fille8. C’est fait…

Rappel : être clair et rigoureux sur la manière de renommer les fichiers comme de nommer les dossiers qui les contiendront.

C’est long, parfois un peu décourageant mais j’y suis enfin arrivé sans me mettre la pression.
Certains fichiers ne disposent pas de données EXIF et c’est leur date de création qui a été employée.

En aparté : depuis l’avènement du HEIC et des styles photographiques9 sous iOS 15, il ne m’est même plus nécessaire de retoucher mes clichés, les EXIFs sont impeccables et je peux même rechercher dans Photos sur un nom, une localisation ou un mot clé.

Par contre, ce type de rangement nécessite de l’organisation : nous avons convenu avec ma fille d’exporter depuis iCloud (et Photos) nos clichés que je rangerais dans de nouveaux dossiers tous les deux ou trois mois…
Facile à dire, moins à réaliser…!

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  • Donc, sur nos disques durs, une série de dossiers content les différents fichiers… Mais également — prochainement — un fichier texte…!

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  • Sur le MacBook, les images vues par galerie d’icônes et, sur la droite, l’affichage des informations EXIF

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  • Et un fichier texte par dossier …avec les notes du jour issues de Day One…

Sauvegardes, SuperDuper! et clones parfaits

Avant de poursuivre, je ne vais pas insister sur l’impérative nécessité de cloner nos données numériques.
J’emploie depuis 2006 (!!)… SuperDuper!10, un outil fidèle et fiable développé par Dave Nanian…

Je dispose à ce jour de 3 disques identiques de 6 To11 qui sont répartis entre le studio de ma fille et #BelleÎleLand. L’un d’eux m’accompagne quand je me déplace, etc.

Le Cloud n’est pas épargné : j’envisage de tout basculer/traduire les fichiers JPEG au format HEIC avec la version finale de Monteray. Mais ceci est une autre histoire.

Day One, l’inconoclaste !

Retour au contenu.
Cette base de clichés étant achevée, comment retrouver les images prises à Toro en Espagne ou à Gubbio en Italie ?
Mais avec Day One, tout simplement…

C’est ce que j’avais expliqué sur Twitter mais il me semble plus sage de récidiver ici sans résumer en courts tweets l’explication…

J’emploie depuis une décennie12 Day One et ceci explique pourquoi cette application reste — à mes yeux — ma meilleure source, ma mémoire numérique13…!

Nos événements y sont consignés chaque jour avec, généralement, un ou deux clichés emblématiques, clichés qui se retrouvent dans mes photos du jour dans les disques de stockage.

Dès lors, facile de retrouver la date des clichés pris au Prado à Madrid, ceux de Gubbio. Voire le nom de nom de l’établissement14 où nous avions déjeuné à Toro…

En voyage, je consigne succinctement les divers moments de nos journées (pas avec un carnet papier et un crayon de bois mais avec mon iPhone15…). Et ce, quotidiennement…

Aussi il m’est facile de retrouver, quasi heure par heure, notre déambulation dans la capitale espagnole.
Ou celle à Toro qui suivait notre départ de Zamora après la visite du Museo etnográfico.
Disposant du jour, il m’est alors facile d’atteindre le dossier correspondant dans le disque dur…

Oui mais… : Si les disques sont accessibles sans application spécifique, quid de Day One qui nécessite un abonnement et dont on peut envisager un jour la disparition pour une raison quelconque.
C’est arrivé à l’excellent Editorial dont le développeur ne donne plus signe de vie.

Aussi, j’anticipe…

Exporter un fichier d’un jour donné depuis Day One…

C’est là où Day One me sert à nouveau avec sa fabuleuse fonction d’export. Le format peut être un PDF ou du format texte.

Il est possible d’exporter toutes les entrées d’une journée donnée (tous journaux confondus ou un journal en particulier) au format PDF.
Mais aussi toutes les entrées d’un voyage effectué entre telle et telle date.

Explications…

Format PDF

reduc-450 - Avant d’appuyer sur Exporter en PDF, pensez a minima à définir la période d’export…! Sinon, ça risquent peu d’hoqueter !

reduc-450 - Notre balade à Toro s’est effectuée le 9 février me rappelle Day One. J’exporte les datas de cette journée…

reduc-450 - Il est possible de changer les paramètres mais j’emploie ici ceux par défaut… J’y reviens un plus loin…

reduc-450 - Day One génère le PDF (…21,3 Mo quand même !), reste à l’exporter…

reduc-450 - Je suis fidèle à GoodReader sous iOS… Notez qu’il y a dix pages dans ce PDF car… page de couverture, cartes, etc…

reduc-450 - Le poids du PDF comme le nombre de pages peut être réduit en gérant les paramètres d’export…

reduc-450 - Décochez ce que vous ne souhaitez pas voir…

reduc-450 - Dont les cartes et la page de couverture…

Format Texte

Pour l’export au format .txt, c’est plus rudimentaire…
Et rapide.

reduc-450 - Pensez à nouveau à définir la période ou intervalle de temps (…qui n’est malheureusement pas mémorisé)

reduc-450 - Sans média…

reduc-450 - Et ça ne pèse que quelques Ko (4 ici) à l’arrivée…

Choisir, c’est renoncer…!

Même si le .pdf est généreux (page de titre, carte des lieux visités, insertion des images…), je préfère le version .txt pour mon dispositif.

Et ce, en attendant une petite amélioration dans Day One.
J’aspire à trouver un bouton pour exporter sans passer par la flopée de réglages soit le PDF, soit un fichier texte… depuis le jour du calendrier souhaité… ; la possibilité de choisir le nommage du fichier (avec 2 digits, genre 2019-02-09 au lieu de 2019-2-9) ; la conservation des derniers réglages dont l’intervalle de temps, etc. Bien entendu, une option permettant de créer automatiquement autant de fichiers .txt que nécessaire pour un intervalle de temps précis serait un plus…
J’ai confiance : Day One est un fantastique outil qui ne cesse depuis dix ans de s’améliorer…

C’est tout…

Note de fin : les versions iOS de Day One sont nettement plus confortables pour exporter, d’autant qu’elles disposent d’options qui n’apparaissent pas dans la version macOS.

Il reste une voie originale qui est l’export au format .csv et donc avec l’assurance de n’avoir aucun média. Comme c’est un format de tableur, le fichier s’ouvre ensuite dans Numbers ou Excel.

Il vous faudra supprimer les colonnes que vous jugerez inutiles mais c’est peut-être une manière plus subtile que l’export individuel, jour par jour (…à condition de maîtriser Numbers, CQFD).

Dans tous les cas, la gestion des exports depuis Day One est à améliorer, surtout depuis macOS qui balance — même pour l’export au format .txt — les médias dans un dossier spécifique.
Procédez à des essais mais sachez que vos données seront bien exportées.

J’insiste : une option d’export texte seul depuis le calendrier (le jour sélectionné délimite les conditions d’export) serait un élément pratique.

le 11/12/2021 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Blog, vieux billets et RSS

Mémoire partagée

dans dans mon bocal | mémoire | vieillir

Avec près de 6500 billets1 depuis 20032, il est clair que nombre d’entre-eux sont dépassés, obsolètes, caducs…

Quel intérêt de conserver des posts qui évoquent des applications oubliées, des machines disparues, des OS anciens ?!
A priori aucun…

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Régulièrement, je convoque une réunion de travail au sein de la rédaction d’urbanbike… pour lancer une palpitante séance de brainstorming avec mes derniers neurones.

L’ordre du jour ne varie pas :

  • faut-il (ou non) dégraisser ce blog de ses (trop nombreux) posts antédiluviens ?!
  • faut-il corriger, retaper les billets qui ont mal vécu la transition entre pMachine et ExpressionEngine, le passage au balisage markdown après des années de BBCode et d’Html ?
  • n’est-il pas urgent de suspendre les chroniques sur des thématiques dépassées comme… l’écriture manuscrite ; le grospod ; le choix de l’iPhone comme appareil photo ; le télétravail (maintenant que Rouxbezix3, le chef des medeg, casse du sucre sur la tribu des glandux…) ; travailler avec un iPad, etc.
  • virer celles qui traitaient de sujets qui n’ont rien à voir avec l’informatique comme : que faire après la disparition de nos aînés ; mes chroniques autour de la fin d’une entreprise ; les réflexions autour de la conservation de sa vieille bagnole ; vivre sous des températures fraîches…
  • quid des contributions des copains…!
  • quid des chroniques de bouquins ?

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Non, non et non !

Suite à ces âpres réflexions, qu’est-ce qui fait que rien ne bouge ?!

  • Mon abyssale paresse certes !
  • Sans oublier que Urbanbike est une large de ma mémoire.

J’ai égaré nombre d’articles de mes expériences de presse écrite (01 informatique, Golden, Micro à micro, l’OI, Décision informatique…) puis mes articulets pour macdigit, tumblr, macplus, cuk, etc. Je n’évoque pas les tapuscrits de ma douzaine d’ouvrages techniques que j’ai littéralement perdus !

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Aussi ne suis-je pas pressé de réduire cette dernière source4 !

Il est clair qu’un jour urbanbike disparaîtra (…avant ou après ma pomme, that is the question…), que cet événement ne changera rien à votre quotidien. Pour l’heure, comme je suis le seul5 à me balader dans ces archives, ça reste en l’état…

C’est tout…

Comme j’ai ajouté RSS dans le titre, souvenez-vous que vous pouvez — sans vous fouler — laisser les derniers billets d’urbanbike venir à vous inextenso (pas juste les premiers paragraphes) en utilisant les fils ATOM ou RSS via des outils comme Reeder.

NB : trois clichés allégoriques…!


  1. 6480 au 24 novembre 2021 ↩︎

  2. 23 septembre 2003, billet sur le futur de FrameMaker alors récemment absorbé par Adobe ↩︎

  3. « Pour certains salariés qui ne peuvent pas télétravailler, l’image du télétravail, c’est un peu la glande ! ». Et toc, prenez ça dans la tronche, misérables télétravailleurs…! ↩︎

  4. enfin, ce n’est pas vrai : l’app Day One est une autre manière garder le souvenir d’événements mais avec un angle personnel. ↩︎

  5. on sent l’autodérision du gars coincé par l’hiver qui approche ! ↩︎

le 25/11/2021 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Changement de cap, oui…

Éviter l’écueil de la lassitude

dans écrire | groummphh | vieillir

Brève réponse aux lecteurs surpris par le changement de bord des derniers jours… Pourtant, si vous me suiviez depuis 2003, vous ne devriez pas l’être !
Cet énième changement de cap m’évite un encalminage dans la crique de la routine…

Je partage ici humeurs, expériences, lectures : bref un joyeux capharnaüm de sujets divers.
Néanmoins cette succession de brèves n’est pas nouvelle : j’en publiais sur Twitter (@urbanbike) mais j’ai décidé de les consigner dans ce bric-à-brac1 au lieu de les disperser…

« Oui, mais quand même… »

Je vais être rude2, direct…
Je me fous des avis et conseils depuis deux décennies, c’est mon unique constante3…

Personne ne vous oblige à lire ce blog4 qui ne contient ni abonnement, demande de soutien ; ni publicité, mailing list, enquête de satisfaction (!!) ; n’a aucune périodicité, ligne éditoriale, commentaires, cookies (lire ce billet de la CNIL)…
Bref, des choix que j’assume5.

urbanbike reste essentiellement mon terrain d’écriture6. Il évolue avec le risque de vous bousculer, de déplaire : tant pis pour moi…

Bonne journée !

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Je possède l’art subtil de me faire des amis…!


  1. Et sans la limite des 256 caractères de Twitter… ↩︎

  2. En plagiant Audiard… Lecteur, mon petit… Je voudrais pas te paraître vieux jeu ni encore moins grossier. L’homme de la Pampa parfois rude reste toujours courtois mais la vérité m’oblige à te le dire : tes remarques commencent à me les briser menu ! ↩︎

  3. Celui du saltimb(r)anque qui n’a rien à prouver, surtout au terme de mon existence…! ↩︎

  4. Comme je l’ai écrit naguère, je n’ai aucune idée du nombre de lecteurs (…même s’il me serait facile de lancer cPanel pour le découvrir), j’écris en premier lieu pour ma pomme, ce site étant une base de données dont je suis le premier utilisateur. ↩︎

  5. Lire : À propos d’urbanbike… ↩︎

  6. Laisser ce blog en ligne, mais masqué, reste une option… ↩︎

le 12/10/2021 à 12:20 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #