En me baladant sur des sites dédiés à la photo numérique, je prends à nouveau (…et un peu plus) conscience que je suis/nous sommes définitivement largué(s). La course aux MP, la stabilisation axiale des boîtiers, leurs coûts rendent inaccessibles ces épatantes boites à pixels…
J’en viens à ma question — En 2021, peut-on encore faire des clichés avec du matériel déclassé ?! — question que je me posais en début d’année…!
Depuis quelques semaines, la question ne se pose plus ! Mon fidèle Canon 5D a une zone de son capteur bien secouée (…et cela est entièrement de mon fait), le Canon M0 s’avère assez épuisant à employer en macro-photo avec un Canon EF 100mm f/2.8L Macro IS USM.
Nous utilisons un 1D Mark II — 8 ans, 8 millions de pixels et toujours actif… — offert en 2013 par mon ami Renaud, boite à qui va tranquillement sur ses 16 ans.
Sur les deux batteries fournies, une seule charge et cela nous permet de réaliser quelques clichés honorables, la douceur du capteur étant impressionnante.
De fait, l’essentiel sur un tel boîtier ne réside pas que dans ce capteur (quoi que !) mais repose également sur l’optique vissée sur la boite à pixels.

Alors, dans cette situation de pénurie (toute relative), reconsidérer positivement la situation permet de se souvenir que l’essentiel réside dans le cadrage, le choix des scènes, les premiers mais aussi arrières plans…
Et dans le plaisir à affuter nos yeux dans ce chouette environnement naturel dans lequel nous nous baladons quotidiennement.

Alors, oui, les photos sont faiblement définies (que 8 MP) même si CaptureOne Pro fait des miracles ; oui, il y a quelques pétouilles dues à un nettoyage imparfait (sic !) du capteur (et la vue de plus en plus basse du rédacteur de ces lignes)…
Mais l’on retient que, même officiellement obsolète, ce boîtier commercialisé entre 2004 et 2005, proche de 10 000 prises de vue, offre un confort exceptionnel lors des prises de vues avec ses deux déclencheurs. Et s’avère d’une solidité à toute épreuve quelque soit le temps…

Mieux, prend encore et toujours quelques chouettes clichés…!
À suivre…
Mauvais consommateur, j’apprécie pourtant les fringues bien coupées… mais sur les autres…!
En pension, je côtoyais deux frères aux cravates et chemises immaculées en toutes circonstances, des gamins discrets qui détonnaient parmi nous…
Aller dans un magasin même pour acheter deux slips ou un jean est une épreuve… j’y passe le minimum de temps…!
Ma fille utilise quotidiennement des t-shirts qu’elle portait à 14 ans ; mon fiston a récupéré nombre de mes chemises de la fin des années soixante-dix ; ma moitié achète ses pantalons sur les marchés. Pour ma part, j’use mes jeans aux coupes démodées, d’increvables t-shirts et des glazik délavées…
Le seul investissement récent réside dans… nos pompes…! Des Ecco mais depuis une année, des Meindl acquises sur mon île (…Benjamin propose une gamme de qualité…).
Bref, l’idée des politiques de relancer impérativement la consommation sous prétexte d’une épargne accumulée pendant la pandémie me semble être une vue à très court terme… Cet épisode nous a tous marqué et poussé certains à revoir leur mode de vie. Sans aller jusqu’à faire son pain, migrer vers une zone rurale bien desservie par internet et retaper — pour le prix d’un studio dans une métropole régionale — une maison paysanne avec vue et/ou jardin pas si impossible…
Évoluer vers des bonheurs concrets…
Investissez dans d’autres domaines comme l’isolation de vos logements ; remplacez les équipements ménagers consommateurs d’énergie ; changez votre mode de consommation en acceptant que tout ne soit pas disponible d’un simple clic sur le site d’un vendeur distant… si pratique (sic !).
Voir… prendre une minute avant de commander : utile, indispensable… réellement…?!
J’avais écrit en juin 2020 : Post-confinement : rester fidèle à nos engagements ?. Nous y sommes même si une quatrième vague est en cours, se faire vacciner une évidence…
Nous vivons très (très) bien avec des produits fatigués mais fonctionnels…
Ensuite, à nous de… créer la mode, pas de se la laisser imposer !
Si les influenceurs sur Instagram font partie de votre quotidien, je n’insiste pas…!

- Terrain de jeu des oiseaux marins…
Zut, toujours pas terminé le billet sur le beau temps démarré il y a une semaine…
L’angle de ce billet (…que j’ai largement adouci après l’avoir laissé reposé) m’est venu après avoir lu cette info cruciale : The Witcher: Nightmare of the Wolf is coming to Netflix in August.
Je ne sais si c’est l’accumulation de nouvelles désastreuses qui s’empilent dans mon fil RSS mais j’ai ri.
Amèrement.
Avertissement aux aficionados de séries et jeux : je ne connais aucune saga moderne (je ne regarde pas de films), uniquement en mémoire les bribes de celles du temps jadis (…qui, dit-on, ressemblent furieusement à celles écrites pour l’entertainment…!).
En revanche, je suis plongé — à mon insu ! — dans une série palpitante depuis ma naissance. Une aventure dans laquelle il semble que nous soyons tous embarqués…!
Et même acteurs avec, en bonus, la possibilité de moduler l’issue fatale du scénario qui se dessine.
Quoi que…
Sans interruption, les médias relatant les derniers épisodes de notre saga planétaire entre violations répétées des droits de l’homme et destruction de l’environnement…
L’un des derniers évènements est ce match pathétique entre milliardaires pour s’envoyer en l’air le premier.
Du tourisme spatial quand nombre de personnes vont claquer par manque de vaccins, flotte, nourriture ou emploi.
L’envoi de capsules spatiales pour des balades à 300 K€ par tête n’est-elle pas comique quand les ressources énergétiques de notre planète arrivent à leurs limites ?!
Le hic, c’est que nous n’avons pas de supers pouvoirs pour réduire ou bloquer les actions en cours.
Enfin, si…
les seuls à notre disposition comme… aller voter, boycotter les entreprises prédatrices, cesser de croire à des amis imaginaires ou se vacciner lors d’une pandémie sont désespérément inutilisés…!
Or nous faisons partie de ceux qui écrivent ce scénario débile…
par notre inaction.
Voire nos envies…
« il y a une demande phénoménale »
Là, je tire l’échelle…
Je m’attends prochainement à un… « l’histoire retiendra le nom des ces premiers héros qui ont révolutionné, démocratisé ce tourisme spatial »…
Ahahah…!
Ironie au passage : si l’humanité disparaît, peu de chances que cette promesse de postérité soit tenue, non ?!
Oui, je suis pessimiste. Aussi vais-je me balader sur les sentiers côtiers.
