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Faites lire votre iPad ou iPhone

Quand vos yeux vous trahissent, un dispositif à mettre en place rapidement…

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Un récent billet touche à tout sur urbanbike — urbanbike | Lecture de livres au format ePub …avec dictionnaire sous iOS — a attiré l’attention d’une amie et j’ai reçu une demande hier soir pour revenir sur le motif mais sans me disperser1…!

Du coup, j’ai commis ce matin quelques copies d’écran en démarrant des Préférences de l’iPhone et en tachant d’indiquer les points indispensables de Accessibilité à prendre en compte …avant de poursuivre dans Livres (Books) pour répondre succinctement à cette option bien pratique de faire lire son iPhone ou iPad.

…pour des raisons pratiques, j’ai opté pour des copies d’écran sur mon iPhone, plus compactes en taille.
Et ajouté quelques éléments par dessus pour indiquer où agir…

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Options d’Accessibilité

Voilà un pan entier de votre iPhone qui généralement vous échappe et qui mérite une exploration.

Dans le cas de la personne qui m’a contactée, on a sensiblement les mêmes soucis, celui de la fatigue oculaire2 due à notre âge.

Bref, une fois dans Accessibilité et sa liste d’options, se rendre dans un second panneau nommé Contenu énoncé.

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Vérifiez si les options qui sont cochées sur la copie d’écran sont identiques dans votre configuration… puis rendez-vous dans Voix qui est l’autre pan clé de ce billet.

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Car, tant qu’à écouter nos livres être lus par nos écrans, autant que cela le soit avec une voix agréable et avec les bonnes intonations.

Pour l’anglais (qui sert d’exemple), chaque territoire sur cette planète a des accents spécifiques et c’est à vous d’opter pour tel ou tel.

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Choisissez — de préférence — des voix généreuses et subtiles, des versions premium.

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Souvenez-vous vous vous pouvez tester chaque voix sans quitter ce panneau et ralentir ou accélérer le débit de la voix synthétique.

Ensuite ?

Dans Livres, un balayage à deux doigts écartés (ça se travaille !!) pour lancer le dispositif.

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Bon, ici, je change de langue vu que je lis/écoute l’excellent Breviario de historia de Espagña des soeurs Lara (Maria y Laura Lara), ouvrage chaudement recommandé par ma fille…

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Au bout de quelques secondes, la fenêtre s’estompe…

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…mais vous pouvez retrouver un accès en haut à gauche de votre écran, l’afficher a nouveau, etc.

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Ensuite ? À vous d’expérimenter, relancer, recommencer !

À la fin de chaque chapitre, le dispositif peut s’interrompre.
Si vous avez installé plusieurs idiomes, la voix synthétique peut changer en fonction de la langue.

Dernier point, ça fonctionne aussi dans Safari, pratique pour se faire lire son journal du jour ou une page web !


  1. urbanbike est un ensemble de notes en partage… ↩︎

  2. rien à voir et c’est pourquoi j’use et abuse des notes en bas d’écran pour m’égarer, j’ai découvert sur les photos de Claire Brétecher qui ont circulé suite à son décès que nous avions ce souci identique de …divorce de nos yeux (façon subtile d’évoquer ce truc qui dérange ceux qui vous découvrent pour la première fois, ce strabisme divergeant !). Cela n’est pas un dysfonctionnement du seul XX°, un certain Rembrandt — urbanbike | Rembrandt, c’est louche…! — avait, dit-on, ce problème. ↩︎

le 13/02/2020 à 10:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

L’épatant traitement de texte Editorial mis à jour…

Une version inattendue qui corrige quelques dysfonctionnements

dans écrire | grospod | groummphh | vieillir

Le bavardage qui suit n’intéressera que les utilisateurs d’Editorial…

L’arrivée inattendue d’une nouvelle version de Editorial le 07 février m’a rempli de joie. Pendant 24 heures, je me suis à peine forcé à n’employer que cette nouvelle mouture, retrouvant mon compagnon d’écriture des années 20131. Problème : mon enthousiasme s’est rapidement épuisé, et c’est bien cela qui m’a surpris …bien que l’app fonctionne sans soucis (oui, je fais dans la rime riche !).
« Ben alors ?! » …en résumé.

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Si Editorial tourne sous iOS 13.x, tant sur mon vieux iPad Pro 12,9 de première génération que sur mon récent iPhone 11 Pro Max ; si j’apprécie ce petit cercle qui entoure désormais le curseur lors d’un appui prolongé sur la barre d’espace pour s’assurer de son placement, globalement Editorial a perdu — à mes yeux — une partie de son épatante avance.

Notez que cette mise à jour comme les précédentes est gratuite pour les utilisateurs, ce qui est remarquable en ces temps.

Editorial ext un fabuleux traitement de texte multi-formats (Fountain, Task Paper, JavaScript, HTML, CSS et markdown, excusez du peu…), sa bibliothèque d’actions (…enfin, celles qui étaient à demeure sur mes deux versions sous iOS) fonctionne pour autant que j’ai pu le constater. Et doté d’origine d’un thème sombre…

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Néanmoins, bien qu’heureux de remettre les doigts dans son élégante interface, j’ai rapidement retrouvé quelques limites qui expliquent pourquoi, pour mon usage au quotidien2, j’ai migré vers Drafts malgré d’indéniables qualités.

En vrac, cela se résume en une série de points :

  • l’interface de Editorial diffère entre iPhone et iPad. Si ce choix se défend, la disparition des snippets sur grand écran ne se justifie pas véritablement. Inversement, le non affichage de la ligne de bookmarks sur l’iPhone a du sens.

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  • l’unique barre additionnelle (réduite sur iPhone et laissant une place à l’icône snippets sur ce dernier) offre certes plus d’options dès lors que l’on procède à un appui prolongé. Néanmoins, impossible d’organiser cette dernière comme sur ia Writer par exemple. Même Ulysses offre plus d’options avec le seul défaut d’être non paramétrable. La possibilité d’empiler plusieurs barres additionnelles de taille variables dans Drafts me semble une solution nettement plus confortable pour mon usage …mais je suis de parti pris.

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  • le choix de l’hébergement des fichiers sur DropBox me pose souvent des problèmes de synchronisation. J’avoue préférer désormais l’utilisation du Cloud d’Apple qui me semble nettement plus réactif à l’usage. Voire quasi instantané. Ceci ne concerne que des utilisateurs qui, comme moi, passent fréquemment d’un écran à un autre.
  • Mais le plus agaçant à l’usage reste la non synchronisation de mon interface de travail. Editorial n’est pas le seul à ne pas synchroniser ce qui se passe sur iPad vers l’iPhone et réciproquement, ia Writer demande à adapter sa barre additionnelle sur chaque écran. J’en reviens à nouveau à Drafts qui gère simplement ce problème en synchronisant instantanément sur tous mes écrans tout changement, que ce soit au sein des barres additionnelles, des actions et scripts, des documents et, bien entendu, des workspaces vu que ces derniers emploient les tags associés à chaque fichier pour les ranger correctement. Du coup, je retrouve strictement le même environnement sur iPhone, iPad et même Macintosh quand j’emprunte le MacBook Air de ma fille qui est sous High Sierra et supporte Drafts.

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  • Certes, les actions peuvent être regroupées sous des tags communs mais ça reste peu pratique à l’usage (…avis personnel :je suis plus visuel, j’aime les icônes que l’on ne retrouve que sur la version iPad de Editorial en haut d’écran…).

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  • A contrario de ia Writer qui a fait le choix d’une palette limitée de typos mais particulièrement efficace, Ulysses et Drafts laissent aux utilisateurs la possibilité d’installer des polices de leur choix en plus de celles disponibles. Certes, la palette proposée par Editorial est agréable mais réduite.
  • Pas si anecdotique dans ma pratique, je reste un utilisateur quotidien de Stylus (l’app qui précédait Nebo chez MyScripts) pour écrire à la main. Là également, c’est peu stable sur Editorial alors que cette vieille app (désormais retirée de l’AppStore) fonctionne sans soucis sous Drafts, Ulysses et ia Writer. Je le signale en passant.
  • Si j’ai définitivement troqué mes raccourcis TextExpander pour ceux d’Apple, je dois reconnaître que Editorial est particulièrement adapté avec deux options pour les afficher (affichage des raccourcis disponibles après saisie de un ou deux caractères). Drafts permet de les intégrer dans les actions si besoin là où ia Writer les bannit.
  • le Folding (affichage ou masquage) des niveaux markdown reste l’une des fonctions pratiques de Editorial avec la possibilité comme sous FoldingText sur macOS de ne lire que le mode plan et son contenu.

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  • Autre fonction remarquable de Editorial, l’utilisation d’une zone sensible dans la marge de l’écran pour déplacer par simple touché-déplacé un paragraphe où l’on le souhaite. Drafts propose une option identique mais en activant un mode spécifique …qui masque temporairement le balisage markdown.

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  • le dispositif pour construire des actions dans Editorial reste à destination des véritables et purs codeurs, ce qui n’est pas un problème pour ces derniers mais un frein pour des utilisateurs lambdas (j’en suis un…!!).

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  • J’apprécie également l’accès immédiat à une prévisualisation de mon texte…

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  • Ou encore l’accès au Web en restant dans Editorial…

Ces points (il y en d’autres) décrits ci-dessus peuvent être considérés comme du pinaillage par nombre de personnes qui préféreront n’employer que des outils standards bureautique et ne voient pas ce que le balisage markdown peut leur apporter.

Pour ma part, écrivant quasiment tous les jours, je suis sensible à retrouver le même environnement sur mes écrans. Mais également de me laisser libre de déployer les fonctions qui me conviennent dans l’ordre que je souhaite, a fortiori masquer toutes celles que je n’utilise pas.

Et, bien entendu, me permettre ensuite d’exporter (…via un simple appui sur une icône dédiée dans la barre additionnelle de mon choix) mes textes vers tel autre traitement de texte (Ulysses, Day One…), voir vers Twitter ou iThoughts, sauvegarder vers Box ou DropBox, envoyer le contenu vers Messages ou Mail.

Du coup, la question est : est-ce qu’il y aura un de ces quatre une version totalement réécrite de Editorial pour répondre aux limites que je trouve à la version actuelle…?

Il est vrai que si je n’utilisais qu’un unique écran sous iOS, cette question de la synchronisation ne se poserait pas plus que celle de de l’environnement variable du travail et ce billet …inutile…!

Rappel : ces remarques sont à prendre avec de gosses pincettes, l’utilisateur que je suis a vieilli (groumphhhh…!) et n’a plus les besoins d’il y a …sept ans.

Bref, pas déçu, agréablement surpris d’avoir accès à une version iOS 13. Mais vu la qualité du développeur, je reste sur ma faim.

C’est tout…


  1. relire… urbanbike | Editorial, une réelle révolution ? ↩︎

  2. j’insiste sur le… mon usage, ce billet est une réflexion personnelle partagée avec les lecteurs de passage. ↩︎

le 11/02/2020 à 21:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

La dictature du lisse me lasse

Pas d’équivalent dans la nature, me semble-il…

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Môme, je me souviens des photos en noir et blanc, des portraits avec grain, les rides de Hemingway et bien d’autres… Ces clichés avaient une force, une allure formidable… L’humanité de chaque sujet, sa personnalité se lisait sans filtre sur des peaux parcheminées.

C’était à l’époque de la photo argentique, chaque labo pro avait ses “tireurs” capables de sublimer les moindres détails d’une pellicule 35 mm sur un tirage papier, le tout sous éclairage inactinique.

Depuis quelques décennies, avec les options prodigieuses de Photoshop1, les points noirs et autres boutons ont commencé à être gommés. Ils l’étaient déjà en argentique mais plus estompés que carrément remplacés par des pixels appartenants à la même image, via un clonage de texture…

C’est peut-être à cette période que l’on a commencé à déraper ! Autant le photomontage numérique2 des premiers temps était créatif …même si imparfait ; autant la recherche de la perfection est devenue extrême.

Ce fut la chasse aux poils folâtres perçus comme disgracieux, les poches sous les yeux ou des cernes atténués, une aisselle velue proprement rasée, une décoloration pigmentaire neutralisée avant de s’en prendre à toutes les aspérités du visage qui participent à notre personnalité !
Dont les plus expressives, nos rides !

Puis ce fut au tour de l’embonpoint3, des poignées d’amour, des jambes pas assez longues, des joues insuffisamment creusées, la couleur de la peau. Bref, un gouffre entre l’image de départ et celle livrée numériquement au client, notamment dans le domaine de la mode.
Mais je ne vous apprends rien.

Cet effet de l’image donnée à voir semble conditionner la jeunesse que je croise dans le Sud : le mollet est glabre, le contour de la barbe ou l’implantation des cheveux tracée au millimètre, les ongles factices, la peau nimbée de poudre camoufle le reste… Mais là, nous sommes face au réel et c’est souvent chouette…

J’utilise le service d’lnstagram pour partager quelques clichés, envoyer un signe de vie aux copains éloignés.
Parfois, suite à un placement erroné de mes …maladoigts sur l’écran de l’iPhone, je tombe sur des propositions de comptes à suivre et — je le confesse — c’est fascinant, quasi hypnotisant !

C’est le règne du lisse (…pas le roi d’ithaque…), du factice, de l’irréel (je n’ai jamais croisé en vrai de telles créatures…!), un univers sans aspérités.

Qui peut prendre pour argent comptant les visuels de ces personnes ?

Pour ma part, passé quelques secondes/minutes, je m’en détache pour revenir à la publication d’une photo banale et brut de capteur.

Rappel, cette lissitude n’est pas dans la nature !

La nature que je perçois en réalisant avec ma fille quelques clichés en macro photographie est à l’opposée de cette lissitude4 ! J’aime les petits poils de la bourrache !

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L’enchevêtrement de la Nigelle de Damas…

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Les points noirs de la monnaie du pape…

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J’aime ces textures sophistiquées…

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Bref, j’attends — sans impatience — le retour de clichés des “grands de ce monde et autres People” avec rides d’expression et poils espiègles…

Certes, je comprends que l’on veuille dissimuler les rides d’un cou vieillissant par un foulard, porter des gants pour ne pas afficher ce que d’aucuns nomment élégamment (sic !) des fleurs de cimetière5, faire appel aux vertus d’une crème teintée6 pour uniformiser les variations de la peau.

Néanmoins, notre épiderme est une carte avec plis, forêts, sillons ! Des territoires souvent épatants sur une photographie en noir et blanc ou couleurs…

Acceptons nos corps vieillissants, imparfaits ; nos rides, …des sourires gravés écrivait Jules Renard7…

Groumphhhh la lissitude ! C’est dit…!


  1. une application livrée au tout départ avec un scanner de diapositives, un monstre placé sur un châssis en bois, le Barney Scan, application rachetée par Adobe qui octroya généreusement des droits d’auteur importants aux frères Knoll, persuadé que le seul horizon était l’univers vectoriel qui émergeait avec Illustrator. La suite montra que non ! ↩︎

  2. je pense à Dominique de Bardonnèche, Frank Horvat et quelques autres…! ↩︎

  3. voire une cure numérique d’amaigrissement qui n’existe que sur l’image…! ↩︎

  4. chacun son néologisme, je suis sur les traces de la bravitude… ↩︎

  5. les taches de rousseur qui deviennent nettement plus visibles en prenant de l’âge. J’en ai plein les mains… ↩︎

  6. je comprends moins l’exposition acharnée au soleil et l’aspect vieux cuir tanné qui en résulte. ↩︎

  7. Jules Renard — Journal (25 décembre 1897) — citation empruntée à Au fil de mes lectures : recueil de citations ↩︎

le 21/01/2020 à 21:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #