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Décompression | 8

Vivre chaque jour comme si c’était le dernier (refrain)

dans groummphh | vieillir

Vers la fin, les années semblent passer plus vite… Message de service aux générations suivantes !

En aparté, je ne regrette pas d’avoir désarmé ma propre embarcation1, de prendre désormais le temps de vivre. C’est pas mieux ou moins bien, c’est juste différent.

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Je lisais dans la presse les déclarations des politiques battus, des anciens députés qui se retrouvent sans rien, leurs galères personnelles même s’ils bénéficient d’un sacré filet de sécurité pendant 3 ans. Et parfois lu quelques paroles de colère à propos de ceux qui ont eu l’outrecuidance de ne pas les reconduire.

Il est clair que quand tu surfes une vague pendant cinq ans, tu sais bien qu’au bout, il y a – au mieux – une plage. Et parfois, un requin !
Soit repartir – à la force de ses seuls bras – pour embarquer sur une vague, histoire de surfer quelques années de plus.
Soit rester sur la plage, retirer sa combinaison et profiter des derniers rayons de soleil…

Retour brutal au sol

Là où cela devient un “poil” indécent, c’est quand ces personnes jugent leur retour brutal, voire inhumain.

  • Attendez, où étiez-vous ces dernières années ? On ne vous a pas entendu des masses quand cela concernait d’autres catégories sociales !

Aussi, bienvenue parmi tous ceux dont c’est le quotidien de chercher un emploi (sic !), ces moments qui se prolongent, oscillent entre pôle emploi, CDD et fins de mois compliquées.

Comme chez les “sans-dents”, il va vous falloir apprendre à vivre avec moins que vous obteniez avant automatiquement.

Apprendre à faire des choix

Ce n’est plus fromage et dessert mais juste un plat, voire une simple entrée. Mieux, le retour à l’eau du robinet vous évitera d’être exposés aux sulfites ou aux sucres mauvais pour la ligne.

Coté mode, vous allez découvrir que l’on peut porter les mêmes t-shirts pendant des années2. Idem pour les jeans, les trous et déchirures se forment tous seuls, inutile de s’offrir des fringues artistiquement usés.

Pour une prochaine mandature, c’est pas un mauvais exercice : vous aurez appris au quotidien à vivre comme vos électeurs, découvert qu’un SMIC, c’est effectivement un poil léger pour élever ses mômes. Vous rendre compte que les transports en commun ou le vélo sont de chouettes solutions pour se déplacer.

Et comme plus personne ne vous reconnait, vous allez même découvrir que l’on peut se faire contrôler, faire la queue pour payer vos courses, pointer devant un guichet !

Redevenir un simple citoyen à l’écoute des réels besoins, apprendre à s’occuper des choses simples mais efficaces à mille lieux des envolées lyriques sans lendemain.

Bon, je ne fais pas d’illusions : les réseaux de soutien feront le nécessaire pour les assister dans cette traversée du désert. Mais, qui sait, ces derniers également tentés d’aider des candidats neufs au lieu de miser sur de vieux chevaux !

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Profitez du temps qui reste

Du coup, ce que je souhaite à celles et ceux qui ne vont plus être sous les feux de la rampe, c’est de profiter totalement des moments qui viennent, redécouvrir leur environnement. Voire couper leur portable et aller marcher le nez au vent.

Sacré programme ! Moins de monde à satisfaire et sanction immédiate en cas d’échec !


  1. urbanbike | Décompression | 6 ↩︎

  2. Voire dix ou quinze ans, si, si ! Et même qu’un slip troué peut également se porter, ça ne se voit pas ! ↩︎

le 19/06/2017 à 08:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Arnaques et petits vieux

Informatique obligatoire, un boulevard pour les malandrins !

dans vieillir

Ce qui est chouette avec la vie d’après demain, ce sont les manières de rincer les retraités comme les personnes fragiles qui vont augmenter de manière colossale. Et parfois sans même les approcher !

Rassurez-vous, les manipulateurs et escrocs sévissent déjà auprès des personnes âgées et n’ont nul besoin d’attendre ces nouveaux dispositifs pour se servir.

Les annonces distillées ci et là ne sont pas spectaculaires. Simplement, peu à peu, nous serons collectivement incités à réaliser la plus part – voire la totalité – de nos opérations via le truchement d’un écran. On nous y prépare doucement.

Ce qui nous est vendu repose sur l’absence d’attente dans une queue devant un bureau de l’administration, de rendez-vous . Une question, hop, une réponse. On nous parle même des procédures simplifiées (cherchez l’intrus dans ces deux mots) pour tous !

Les responsables qui prennent ces décisions oublient qu’il y a des tas de coins1 en France non encore couverts ou si mal2.

Ensuite que tout le monde n’est pas plus apte à naviguer sur un écran qu’à remplir une déclaration. Voire ne le sera jamais…

Bien entendu, il faut également se souvenir que l’on peut parfaitement vivre sans écran, que l’on est pas nécessairement un abruti si on ne possède pas d’ordinateur. Relire3 les chemins noirs !

Connectez-vous qu’ils disaient !

Bref, dans quelques années, nous devrons tous accéder via un écran à nos services en ligne. Cela risque très vite de devenir la seule méthode4. Mais pour que ceci fonctionne correctement, il sera nécessaire de former une tranche d’âge qui n’a pas forcément tous les réflexes, expérience, voire le potentiel physique pour ce faire. Et ne ne parle que des valides. Comment faire avec Parkinson, Alzheimer…?

Mais si les utilisateurs seront amenés à se former, il serait sympa que les services pensent à s’adapter leurs guichets numériques. Mais le feront-ils, faute de budget ou de priorité ?

Entre les sites qui oublient juste ce minimum de confort en terme d’ergonomie (…développé juste pour répondre aux besoins sans réelle prise en compte des utilisateurs handicapés ou en vrac), les problèmes des interfaces qui ont quelques siècles de retard (…et que dire des sites qui limitent les mots de passe à 8 caractères et donc leur niveau de sécurité), aux courriels saturées de phishing reproduisant l’image des sites officiels, on n’est pas sorti de l’auberge !

Et puis, il y a plus simple.

Dans les aidants – majoritairement de très bonne volonté – c’est à dire voisins, famille, amis se trouvent aussi quelques brebis galeuses5.

Avec l’informatisation à marche forcée et les problèmes dus au seul vieillissement, à l’espérance de vie qui s’accroît, il va falloir trouver de véritables tiers de confiance6.

Ainsi que des dispositifs de contrôle subtil sur les opérations réalisées à distance ou encore d’usage de carte de crédit7.

Aux banques de prendre des mesures d’analyse

Un exemple : une personne qui vit seule, son conjoint dans un EHPAD, et qui, chaque vendredi soir vers 22:00, tire deux fois de l’argent pour un montant total de 700 € à un DAB éloigné de près de 12 kilomètres alors qu’elle ne conduit quasiment plus, ce n’est pas …étrange8, non ?

C’est un genre de comportement9 bizarre qui pourrait être tracé avec un poil d’IA, voire même déclencher une éventuelle enquête de voisinage, prévenir la famille.

Enfin, la banque en ligne est un produit fabuleux. Tant pour l’utilisateur, la banque mais aussi pour le malandrin…!

Une fois les informations de connexion dans des mains mal attentionnées, c’est un boulevard. Mais là également, les* logs* de connexion devraient alerter les établissements financiers tout comme la nature des virements !

Analyser les informations de consommation courantes

Une personne seule ne consomme pas des quantités hallucinantes de nourriture même en invitant ses vieux copains pour un bridge tous les après-midi !! La fréquence de ses allers et retours au super marché du coin, au fromager du quartier surtout avec une prescription médicale contraire sont autant de données.

Bref, détecter les abus dont sont victimes les personnes âgées devrait être possible. Encore faut-il s’en donner les moyens…

Ce sont des propositions à faire aux pouvoirs publics, aux banques et, au travers de quelques exemples vécus, je suis — pour ma part — prêt à apporter quelques idées comme je l’ai déjà fait ces dernières temps…


  1. Il y a quelques années, sur mon île, je devais sortir puis traverser la route pour éventuellement capter un signal. Depuis, la couverture téléphonie s’est étoffée mais il est clair que de gros progrès sont encore à faire. ↩︎

  2. Certes, les opérateurs mettent les bouchées doubles en ce moment. ↩︎

  3. urbanbike | Sur les chemins noirs | Sylvain Tesson ↩︎

  4. …ce qui permet aux administrations comme aux établissements financiers d’anticiper et de fermer nombre d’agences, de ne pas remplacer des tas de personnes… ↩︎

  5. relire cette chronique de 2015, urbanbike | Banque en ligne et personnes vulnérables ↩︎

  6. …et pas de délicieux amis – soudainement sortis de nulle part – qui s’invitent pour quelques semaines et finissent par faire le vide autour de la personne âgée pendant une bien plus longue période pour mieux la contrôler…! ↩︎

  7. relire urbanbike | Carte Bleue et paiement en caisse……à une époque où il n’y avait pas encore de connexion dématérialisée. Or la carte sans contact même limitée à une trentaine d’euros peut servir nombre d’intérêts. ↩︎

  8. Heureusement, les données des comptes permettent de suivre ce type de comportement, parfois trop tard, mais dans le cas d’une action judiciaire, d’avoir des arguments sérieux à faire valoir. ↩︎

  9. certains acteurs internet comme PayPal le font et conservent des traces, le passage des ordres pour des comptes différents mais depuis une même IP ne leur échappe pas …comme j’ai pu le vérifier auprès d’eux. ↩︎

le 14/06/2017 à 14:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Sac à dos et iPhone | Day One

Balades et carnet de route

dans ancres | grospod | vieillir

Accumuler des photos, même géolocalisées, n’est pas toujours la meilleure solution pour se souvenir en détails d’un périple, quel qu’il soit

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Il suffit d’aller dans Photos pour afficher ces nombreuses options mais constater tout aussi vite que c’est insuffisant.

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Un carnet de voyage, annoté succinctement au jour le jour, permet de consigner étapes, rencontres, lieux visités et anecdotes.

Si la version papier + crayon reste la plus viable lorsque l’on voyage dans des territoires lointains sans alimentation électrique ni connexion internet à disposition, pour des balades plus limitées, l’usage de Day One sur un iPhone fait nettement l’affaire.

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C’est la solution que j’emploie depuis août 2011. L’application se bonifie au fil du temps grâce à un travail constant de ses développeurs en terme d’ergonomie. Mais aussi en ajoutant des modules qui vont assurément m’intéresser prochainement. Ainsi celui qui permet l’impression1 en couleurs d’un des carnets, en totalité ou sur une période donnée.

Ajout de photos puis rédaction

Plutôt que de faire à nouveau l’éloge de l’application, autant évoquer mes propres usages. Au cours de la journée, je prends pas mal de photos avec le iPhone via l’app Appareil Photo.

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Certaines sont nettement plus emblématiques que la moyenne, je ne résiste pas à changer d’optique avec le iPhone 7 plus et sa grande capacité de stockage y contribue assurément.

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C’est généralement le soir que je crée les entrées idoines dans Day One (notez cette rime riche…!). Non une entrée unique qui résumerait à elle seule la journée mais une série d’entrées horodatées basée sur mes clichés.

Par exemple, si nous avons pris un cappuccino entre deux musées, cela fait l’objet de 3 entrées. Cela me permet après coup de moduler l’écriture.

Journal sans fin

C’est d’autant plus pratique que la géolocalisation associée à la prise de vue permet de retrouver l’adresse des lieux. Et, tout aussi pratique, Day One ajoute pour chaque contribution les infos météo (température entre autres) mais également le nombre de pas, etc.

Je donne un titre à chaque entrée puis je développe plus ou moins selon le contexte. Cela peut se faire immédiatement mais aussi quelques jours après, au calme.

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En effet, chaque entrée peut être complété à tout instant sans que cela change la chronologie.

Sauvegarde sur le Cloud

Et comme cette opération s’effectue généralement dans une chambre d’hôtel ou un gîte avec un peu de wifi, les images ajoutées dans une entrée sont transmises sur le serveur de Day One, façon assez pratique de sauvegarder une série d’images et de textes sans avoir besoin d’intervenir. Bon, la qualité de la connexion est essentielle mais cette opération peut se faire par morceaux, de manière opportuniste selon la bande passante disponible.

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En gros, Day One synchronise dès qu’il peut le faire, quitte à poursuivre cette opération à un autre moment.

De l’importance des cartes

Bien entendu, l’aspect chronologique est clé mais je lui préfère de plus en plus l’étude de la carte qui affiche l’emplacement des photos prises au iPhone sur tout un territoire, quelque soit l’année de prise de vue.

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Day One affiche des concentrations d’images qui se morcellent dès lors que l’on agrandit la carte, que l’on zoomme sur une portion de territoire jusqu’à l’échelle des rues d’une ville.

Bref, cette application m’est devenue au fil du temps indispensable d’autant que l’on peut ajouter jusqu’à dix clichés par entrée. Et que le balisage markdown est disponible pour styler son texte.

Mémoire

Tout le monde comprendra que cet app me permet de retrouver avec précision la trace de mes précédentes balades, voire une adresse, un lieu à visiter à nouveau. Ou servir de juge de paix quand il s’agit de restituer dans la chronologie de nos vies tel ou tel événement.

Mais au quotidien, je m’appuie également sur un autre outil, Moves pour mémoriser nos trajets dans une cité…

À suivre !


  1. côté Workflow Publishing, Day One intègre ainsi en son sein une fonction non technique qui ravira tous ceux qui souhaitent partager en quelques exemplaires leur carnet de voyages sans rentrer dans des réglages complexes. ↩︎

le 12/06/2017 à 11:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #