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Mpro | Noir, blanc, iPhone et HEIC

Une très chouette app photo à (re)découvrir… [EDIT]

dans dans mon bocal | nazbrokology | photo | usages | vieillir

Avertissement : si Mpro 3.3 fonctionne sur iPad, je l’ai essentiellement utilisé sur iPhone. D’autant que l’iPad ne rentre dans aucune de mes poches de jean…!

Que les choses soient dites : j’aime les clichés en noir et blanc, ceux avec un peu de grain mais surtout du contraste.
Parfois trop haut contraste, pas au goût de mon entourage.
Depuis 2014, j’emploie régulièrement Provoke1.

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Si j’emploie régulièrement cette application, j’ai réinstallé très récemment Mpro, app codée également par Toshihiko Tambo, sur ma boite à pixels.

Et… Whaaaa…!
Pas une découverte, une redécouverte.

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  • Cliché réalisé avec Mpro.

Le… Whaaaa… est associé aux options offertes par ses gélatines numériques…

iPhone…? « Pas » un vrai appareil photo…?!

Air connu… : d’aucuns n’arrivent pas à admettre que l’iPhone puisse être un appareil de prise de vue2… Cela les révulse.

Comme le soulignait naguère Lukino, le meilleure appareil photo est celui que l’on a toujours sur soi… Que de progrès entre les premiers iPhones et le 13…

Avec les années, c’est devenu un outil tellement sophistiqué que nombre de constructeurs de boîtiers professionnels commencent à perdre des plumes…

Cela m’a remis en mémoire le cours de… Nazbrokology3 que j’avais imaginé naguère pour des étudiants de Centrale ! Tiens, un projet que je devrais reprendre…

D’ailleurs… longue digression avec 3 ¶ à sauter… : Le iPhone 13 avec ses trois optiques s’avère idéal pour cet exercice en se faisant oublier dans une poche (…j’insiste à nouveau sur son format physique incomparable).
Le Max a pour lui un grand écran (…vous changerez peut-être d’avis dans quelques décennies en remplaçant progressivement vos lunettes de vue…) et une polyvalence d’usages dont celui d’être ma machine à écrire en plus d’un épatant appareil photo…

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Le iPhone 14 qui s’annonce à la fin de l’année devrait reprendre les codes du 13 avec une grosse différence qui n’intéressera apriori que les amateurs de photo numérique, un capteur doté de nettement plus de pixels et offrant ainsi la possibilité de tailler dans un cliché sans perdre trop d’informations.

Certes, quelques apps4 permettent de gonfler artificiellement les 12MP du iPhone en 48MP mais ce n’est pas transcendant…

Je pense revendre nos optiques numériques Canon à la rentrée dont le 180 macro et l’épatant 135. Plus la force de les balader sur les sentiers côtiers. Juste conserver le 1DS de 8MP et le 100 macro IS…
Et le iPhone 13 ? Ma fille l’attend en remplacement de son 7pro (…qui atterrira chez ma compagne, recyclage familial…).

**Je reviens à Mpro…! **
Dernière version ce matin et de chouettes surprises…

Pour mémoire…

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  • Un appui sur Menu permet d’afficher d’un coup l’essentiel des options… Un autre sur Disp affiche ou non la grille de composition. Sans oublier ce qui se cache les réglages dans la roue crantée… Ou à sa gauche.

Tout d’abord, composer son cliché !

Si vous cherchez une app « clic-clac, l’image est prise », passez votre chemin…
C’est possible mais quel intérêt…!

la simplicité apparente de Mpro ne doit pas masquer son originalité et ses nombreuses options !

Après l’avoir réinstallé, je me suis planté pendant trois jours car je n’avais pas relu le mini mode d’emploi, carrément oublié l’usage du bouton DISP, celui qui permet de masquer ou d’afficher la grille, etc.

Surtout, j’ai pris conscience que j’étais passé (…à nouveau) à côté de plein de possibilités… que j’ai redécouvert, notamment en me rendant dans réglages généraux de l’iPhone.

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  • Oui, ceux là… Même si ils sont parfois redondants avec ceux accessibles dans l’app elle-même…

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  • EXIF…, ok ; masque transparent à activer… J’avais oublié la possibilité de lire toute la scène, c’est à dire voir tout ce que prend en compte le capteur mais qui est masqué dans le format que l’on a sélectionné. Si vous prenez une photo carrée, Mpro affiche (en haut et en bas en mode portrait) les portions de l’image non prises en compte. Cela permet de cadrer la scène avec une vue plus claire du contexte. Pour mémoire, Camera+ propose également cette option…

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  • Duration (le temps que l’image réalisée reste à l’écran), une option que j’emploie réglé sur une seconde, juste le temps de vérifier si le cliché capturé me convient5 ; Save to Album (oui… pratique de tout retrouver au même endroit)
  • Hormis les infos EXIF à renseigner, ne pas oublier de choisir son mode de déclenchement : soit lors du retrait du doigt de l’écran, soit en le touchant. Subtil vous dis-je !

Attention : si vous avez les doigts humides (généralement après vous être baigné…), relâcher le doigt de l’écran peut parfois entraîner le iPhone avec lui et modifier votre cadrage ! Plus amusant, modifier le changement d’optique via le mode Multi devient plus hasardeux ! À moi d’anticiper et embarquer une serviette bien sèche et une bouteille d’eau pour le dessaler mes mains !

En affichant cette série d’options, les usages de Mpro me sont revenus progressivement et j’ai réalisé que j’avais souvent galéré inutilement.
Vieillir n’explique pas tout !

Le mode Multi

Le développeur de Mpro a ajouté une option qu’il avait initialement placée dans Provoke, Multi.

Cela correspond à ce que l’on trouve dans Camera+ qui utilise un axe. Ou encore la roue de l’app Appareil Photo…

Sous Mpro, il suffit de pincer avec les doigts l’écran pour agrandir ou réduire la scène sans se soucier du rapport optique fixe.

Sur un iPhone 13 à trois optiques, c’est très agréable de pouvoir ajuster, cadrer instinctivement !

HEIC

Dernier ajout indispensable arrivé… ce premier août 2022 (!), le format HEIC en plus du JPG. N’allez pas le chercher dans les réglages côté app et iPhone mais simplement dans les réglages dispos en haut de l’écran de Mpro.

Toshihiko Tambo l’a ajouté tout comme il l’avait fait précédemment pour Provoke.

Pour ma part, cela me permet d’économiser entre 30 et 50 % de place en stockage par image.

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  • Le choix des formats d’enregistrement se trouve dans la roue crantée…

Bouton Menu

Élément clef de Mpro, l’accès immédiat a toutes les options de filtrage et durcissement de l’image à capturer.

Au lieu d’appeler individuellement chaque option en tapotant sur chacune d’être elle, Menu permet un affichage collectif pour tout contrôler avant de déclencher.

Bouton Display

Bouton qui mériterait un peu moins de visibilité que l’affichage de l’ensemble des options de filtrage, Display propose d’activer ou masquer la grille de composition si vous l’avez indiquée dans les préférences de chacun des cadrages.

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  • Je passe sur les options de focus, contrôle de l’exposition, le mode d’emploi en anglais détaille ces subtilités… Tapotez simplement à deux doigts sur l’écran…

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  • Je passe également sur le retardateur (option que vous pouvez ajouter à ce qui va suivre…).

Mémoriser trois cadrages

Mpro propose dans ses réglages de mémoriser trois cadrages préférés, option qui vous permet — instantanément et avec les mêmes choix de filtrage — de passer d’un cadrage à un autre.
Ces derniers sont indépendants du nombre d’optiques de votre iPhone, CQFD.

Pour ma part : un cadrage plein pot ; le format carré qui me replace dans l’état d’esprit du Hasselblad et un 6:17 panorama mais que j’aime employer en… vertical !

À noter que ces trois formats fonctionnent également pour les selfies.

Que comprend la mémorisation de chaque cadrage ? Hormis l’un des 5 cadrages (4:3, 3:2, 16:9, 6:17 et le carré 1:1), de has en bas et de gauche à droite…

  • L’accès au mode d’emploi !
  • La géolocalisation ou non
  • Flash, torche ou rien
  • Deux choix de grille ou rien…
  • Un horizon artificiel (ainsi qu’une option de Calibration de votre iPhone)
  • Les formats d’enregistrement : TIFF, JPG de compétition, JPG rapide et… HEIC
  • Full ou 2M pour la résolution de l’image (Full, CQFD)
  • Les trois enregistrements possibles suivis des options du retardateur

Pour ma part, j’emploie les mêmes options pour tous mes clichés (grille, géolocalisation, horizon artificiel, absence de flash, HEIC plein pot, aucun retardateur…) puis, à la fin, j’ai sélectionné en 1 le format 4:3 ; en 2 le 1:1 et en 3 le 6:17…

C’est ensuite, face à la scène que je souhaite photographier que j’opte pour un filtre vert ou bleu, que je vais déplacer les curseurs et activer AX ou NP (de l’intérêt de parcourir le mode d’emploi !).

En résumé…

Avoir du temps, l’esprit libre m’ont permis de revisiter cet épatant produit.

Bien entendu, je prends également des images en couleurs avec Appareil Photo et Camera+. Naguère, j’avais également utilisé MCpro6, l’app soeur de Mpro.

Mais, pour le noir et blanc, je reviens inexorablement à Provoke, à un fantastique convertisseur d’images couleurs nommé… BLACK - B&W Film Emulator7. Et, depuis une semaine, à Mpro.

La possibilité de choisir la gélatine, d’adoucir le contraste selon les lieux dans lesquels j’évolue (…dans le sable à marée descendante entouré de rochers ou sur un sentier côtier à la végétation brulée le long de l’océan m’amènent à changer continuellement de réglages), la lumière, le fait également de prendre le temps de composer me font un bien fou.

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Après une semaine à privilégier Mpro, je suis passé de clichés très durs dans l’esprit de Provoke (qui reste l’une de mes apps préférées !) à des scènes nettement plus douces.

Mais il m’est facile de renforcer le contraste si besoin est…!

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C’est tout…!
Profitez de vos vacances pour faire quelques clichés…
Billet relu…


  1. urbanbike | Provoke à l’usage en 2014 ↩︎

  2. Si j’étais moins paresseux, j’écrirais une suite à cette collaboration avortée qui m’avait poussé à rédiger une série de sept billets ici-même dont le premier était : urbanbike | Pfffff… faire des photos avec un iPhone, c’est n’importe quoi…! ↩︎

  3. urbanbike | Vous avez dit… nazbrokology ? en 2016 (déjà !). ↩︎

  4. Camera+ ou encore Pixelmator ↩︎

  5. J’ajoute que si vous avez l’habitude de laisser toutes les options du Menu affichées (ou une seule), la Duration va afficher votre image en masquant ces infos… ↩︎

  6. Pour mémoire, j’ai exhumé MCpro, l’app jumelle qui fonctionne en couleurs, nettement plus complexe mais qui fonctionne toujours sur iPhone… ↩︎

  7. urbanbike | BLACK sur iPhone : du noir intense depuis 2016 ↩︎

le 01/08/2022 à 15:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Saisie gestuelle pour écrire sur iPhone !

Retour sur une option négligée

dans écrire | grospod | usages | vieillir

C’est un dispositif proposé par Apple que nous avons parfois tendance à oublier, moi le premier, la Saisie gestuelle !

Alternative au clavier ou au mode dictée, la saisie gestuelle. Avec son option d’effacement mot par mot.

Sur une zone ventée (plage quai de gare), dans un train ou un bus en mouvement, cette fonction qu’il faut impérativement activer dans les réglages / claviers permet une saisie précise. Et étonnamment rapide quand on la maîtrise.
À redécouvrir.

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  • il faut activer Saisie gestuelle pour accéder à l’option Effacer la saisie gestuelle mot par mot

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Autre intérêt, on peut s’en servir dans toutes les positions dont… couché. Pas inutile quand on se retrouve en vrac ou simplement fatigué après une longue randonnée !

Après l’avoir activé dans les réglages, il ne reste plus qu’a faire glisser un doigt à la surface du clavier pour composer en passant sur les touches affichées le mot souhaité.

Pour ma part, c’est souvent mon pouce gauche qui est à la manœuvre.

Ma main droite stabilise alors mon écran et j’emploie ma main gauche libre.

Mais il n’y a pas de règle, vous utilisez ce qui vous convient selon les circonstances. Je n’ai pas essayé le nez !

Ça marche également avec mon ancien stylet Wacom à tête caoutchouc (si, si, sur un iPhone). Pratique si vous répugniez à glisser votre doigt en permanence sur l’écran.

Le dispositif propose souvent plusieurs options, généralement toutes les accentuations possibles.

Après un peu d’entraînement, on s’y habitue au point d’oublier le clavier conventionnel, d’autant que les possibles fautes de saisie sont minimes, qu’il est inutile de doubler les lettres accolées, que les accords sont souvent impeccables contrairement au mode dictée.

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  • Notez que c’est l’ensemble « entraînez-vous » qui arrivé d’un coup mais que trois options restent disponibles…

Bref, dans nombre de situations, c’est l’assurance d’une saisie agréable. On peut cumuler en un seul groupe un article et le mot lors d’un même glissement, les apostrophes s’invitant toutes seules ! Les tirets également.

Appui continu en quatrième vitesse ?

Il y’a pas de temps imparti : votre doigt ne fait pas un concours de vitesse et vous pouvez le faire traîner lentement si nécessaire en gardant le contact avec l’écran : les trois cases prédictives vont se remplir d’options supplémentaires en plus de celle retenue par défaut par le dispositif, ce qui peut vous éviter de recommencer à parcourir la surface du clavier…!

Par contre, décoller son doigt du clavier est interprété comme la fin de saisie du mot en cours. Et le mot (et son article) est alors inséré dans le texte.

En cas de réelle incompréhension, un appui long sur le dernier terme entré vous permet d’afficher d’autres mots avec l’option remplacer.
Sinon, recommencez le slalom sur l’écran !

Pour ma part, j’emploie ce dispositif dans ia Writer (…ne me demandez pas pourquoi !) et cela me permet d’écrire ce petit billet allongé sur le dos et à l’ombre dans une piaule relativement fraîche.

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  • ia Writer avec son interface minimale et son menu éclair me permet de baliser en markdown mon texte au fur et à mesure…

Je me demande d’ailleurs si cette option de saisie gestuelle n’a pas été améliorée dernièrement avec les processeurs du iPhone, j’ai le souvenir d’un système nettement plus lent (j’emploie un 13 Max).

Bien entendu, cela fonctionne dans un traitement de texte mais également dans l’app Messages ou pour renseigner une entrée dans un dictionnaire, etc.

Pendant vos pauses sur le sable ou bien à l’abri du soleil ces vacances, entraînez-vous : attention, c’est addictif !

Côté correction, c’est le dernier mot complet qui est supprimé en cas de correction de votre part si vous avez validé l’option Effacer la saisie gestuelle mot par mot.

Notez que ce dispositif supporte une légère tolérance de trajectoire de votre doigt sur le clavier et affiche furtivement sur ce dernier la trace de son déplacement.

Bref, adopté !

Dernier point, ce dispositif ne supporte pas des mots qui ne sont pas dans le dictionnaire, ce qui est un plus en des périodes où notre orthographe peut être aux abonnés absents !

Si néanmoins vous souhaitez utiliser un néologisme ; soit le saisir au clavier lettre à lettre ; soit via un équivalent clavier, c’est comme cela que j’écris sans faute et sans perte de temps l’expression ia Writer !

Vous pouvez vous retrouver avec un terme souligné en bleu : la saisie gestuelle vous demande simplement de confirmer que c’est le bon terme qui a été placé en cas d’ambiguïté. C’est rare mais autant le savoir.

À l’usage

Quand j’ai démarré ce billet ce matin, j’en étais resté à la présentation d’un dispositif pour prendre une note.
Et puis je me suis souvenu que cela présentait nombre de qualités dont une épatante réduction des opérations de correction avec ma propre frappe clavier de dyslexique (!!) vu que ce sont les mots du dictionnaire qui sont recherchés et non une interprétation de mes malheureuses fautes de frappe !

Sur iPad, la question ne se pose pas : j’écris au Pencil sur Nebo, mon écriture est convertie en caractères d’imprimerie puis expédiée vers Drafts.
Sur iPhone, comme je l’ai mentionné plus haut, la prise de notes est effectuée sur ia Writer avant d’être exportée en Markdown vers Drafts également.

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  • Cela me permet de distinguer aisément mon premier jet du document final balisé.

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C’est tout !

le 17/07/2022 à 22:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Entre blog et Mastodon, l’équilibre

TL!DR | Pour des échanges sereins (et taquins)…

dans dans mon bocal | usages | vieillir

Je ne sais si c’est… la vieillerie, la fatigue, les courbatures, l’actualité anxiogène mais je continue à décrocher doucement des réseaux sociaux mainstream…

Cet éloignement n’est pas récent, prend de l’ampleur.
Il y a peu, c’était Facebook, Instagram…
Désormais, c’est Twitter qui m’horripile.
Si j’ai fait une croix définitive sur les deux premiers, fermer également l’oiseau bleu, prochaine acquisition d’Elon Muffle, me démange…

La question que je me pose depuis des lustres est la suivante : est-ce que les personnes lisent le contenu des notes ou tweets avant de réagir, avant de commenter ?!

Prennent-ils les quelques secondes nécessaires pour se (re)placer dans le contexte, lisent-ils l’enfilade de tweets qui précède (…pour s’imprégner du sujet) avant de liker.
Avant de traiter l’émetteur de gros nase (…ou de sale rat)…?!

Non ! L’émotion ou l’avis des copains prime…
J’apprécie ce dessin de Wilkinson trouvé sur le fil de Marc Gozlan

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Sérieusement…?!!

Est-ce une manière affûtée d’exercer ce truc nommé « esprit critique » ?!

Okay, je ne leur jette pas la pierre : jadis, j’avais tendance à répondre cash à une question posée lors d’un examen avant de relire trois fois l’énoncé…

Récemment, j’ai fait de nouvelles expériences déplaisantes sur ce réseau et c’est usant de devoir expliquer à nouveau ce qui était déjà dans le tweet de départ à une personne de mauvaise foi !

D’ailleurs, c’est la meilleure façon de « troller » : mettre en doute l’émetteur, lui demander de se justifier, de sourcer ses propos alors que le troll n’argumente jamais…!

Je crois que dix mots simples sont compliqués à assimiler pour certains, j’évite pourtant le langage dit soutenu (…comme le mot ludique qui pose problème au BAC).

De plus, si l’info provient d’un site dans une langue étrangère, quel dommage que l’on ne dispose d’outils de traduction à portée de doigt !
Tsssssss… trop compliqué de demander une traduction automatique (imparfaite) ou découvrir les subtilités de DeepL.

Ensuite il y a l’habituel effet de meute, de suiveurs, de personnes qui interagissent juste parce que le copain qu’ils suivent a réagi.

Mais ce qui me désole le plus, c’est le manque d’humour, de troisième degré, de recul, d’ironie, de dérision, voire d’auto-dérision.

Bref, comme les tweets de 280 caractères sont manifestement trop longs de… 180 caractères, peut-être que cela explique (en partie :-) pourquoi l’ambiance sur Mastodon est plus détendue !

Lire des notes de 500 caractères (et bien plus pour ceux qui disposent d’instances dont cette limite a sauté !) est habituel, admis.

D’ailleurs je retrouve sur Mastodon une ambiance taquine et chaleureuse, des partages avec des relations éloignées (souvent venues de… Twitter). On peut même se fritter… et se retrouver quelques heures après, sans rancune aucune…
Lire urbanbike | Ciao Mastodon…

Retour au format sans limite

Néanmoins, et au risque de me répéter, Twitter comme Mastodon sont idéaux pour des réactions chaudes dans un temps court…

Je préfère le format long du blog qui me permet d’ajouter des notes en bas de page, des liens identifiables, autant de clichés que je souhaite, limiter ma propre prose en insérant… des liens vers des billets précédents et éviter de radoter !
Bref, du temps long qui me permet de noter mes propres changements, évolutions, hésitations, humeurs…

Sur urbanbike, pas de commentaires mais une adresse mail. Avec des habitués comme JFD ou Franklin…

Mieux encore — même si je stipule dans mon « à propos » sur Mastodon que masquer mon compte serait parfois indispensable pour la santé mentale de quelques personnes qui me suivent — l’article de blog peut leur échapper : inclus dans leur TimeLine, il n’est dès lors qu’un titre + un lien…
Libres à eux d’aller plus loin…

Pour finir : j’ai installé une ancienne paire de baffles (plus de 15 ans déjà…), tuner et lecteur de CD dans mon atelier. Cela m’offre l’opportunité de revisiter nombre d’albums de Stan Getz. L’écoute est superbe — à mes oreilles — dans ce petit volume de 12 ㎥ tapissé de bois… Le son ne se diffuse pas, piégé par la disposition en L qui sépare cet espace du reste de la maisonnée…
Bref, disposer de 4,5 ㎡ est incroyablement confortable, la lumière du nord douce… Des conditions idéales pour me remettre à écrire…?
J’ai même connecté mon iPhone 13 (alimenté par un câble USB C - Lightning depuis le MacBook Pro) à cette Chaine HiFi Teac via un cordon RCA - Jack 3.51 (connecté sur les prises AUX) via l’adaptateur 3,5 mm RockStar™ audio + recharge Beklin.

Voilà, voilà…


  1. Un modèle parmi d’autres… ↩︎

le 28/06/2022 à 22:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #