En février 2006, j’imaginais ce grospod, écran que je n’utilise quotidiennement que depuis quatre ans. Il est évident que le iPad a changé ma manière de vivre, mais pas que la mienne au sein de ma tribu. Tous, nous disposons de cet écran nomade, depuis la version 2 increvable (et sous iOS 8) jusqu’au 2… Air.
Mon antique MacBook Pro de fin 2009 est de moins en moins sollicité, ma tablette m’accompagnant du matin au soir et me servant même de réveil. Ces trois phrases sont rédigées sur Editorial et seront balancées sur urbanbike via le navigateur de 1Password.
Les deux grandes révolutions de ces cinq années sont, pour mon usage, cet iPad et Markdown. Bien entendu, plein d’autres points de confort sont à associer mais les deux qui me marquent durablement sont ceux-là.
- Ah, mais les ventes d’iPad baissent, n’est-ce pas la preuve d’un échec ?!
Merci, ô questionneur imaginaire, de relire le premier paragraphe. N’ai-je pas écrit increvable? C’est la grande force de cet écran, léger, autonome, solide. Certes, les iPads 2 risquent de ne pas survivre à l’arrivée d’une version 9 de iOS mais avec iCloud en arrière plan et des applications qui tiennent d’ors et déjà la route, qui sont plus rapides que l’utilisateur devant son écran tactile, merci, on tiendra encore pas mal de temps. Quelques amis ont encore comme compagnon la première version de l’iPad et s’en servent toujours.
Bref, je me souviens des réactions lors du lancement du iPad, des avis des experts. À ce propos, je lisais hier un billet sur tous les iPad killer qui ont été annoncés… et. Rien.
Les experts ont toujours raison.
Je ne reviens pas sur le cirque médiatique, tout le monde a gagné, c’est juste fou… Je ne supporte plus cette politique de cour de récré avec ses chefs de bande et… [biiiiiip…!].
On oublie simplement de prendre du recul sur ce qui nous concerne tous, les seuls qui regardent au delà des grilles, ceux qui osent encore parler d’écologie, sont pris pour de doux dingues.
Qui a dit : l’écologie, ça suffit…! Un visionnaire assurément…
Pourquoi on parle peu du gros nuage d’emmerdements climatiques qui va s’abattre prochainement sur cette même cour hexagonale…?!
Nous sommes en pleine pensée magique. Comme si l’essentiel était juste d’appartenir à une couleur politique.
Or nous sommes les passagers d’un vaisseau que nous saccageons quotidiennement. Et ce ne sont pas ces politiques gangrénés par les lobbys et les affaires qui semblent les mieux placés pour résoudre les problèmes environnementaux…
Je regarde qui se présente aux USA et pas mieux. La démagogie de comptoir, de fausses assertions (…plus c’est gros, plus ça passe) démenties aussi sec par des responsables de programmes comme la NASA. Et, dans certains états, le retour du religieux à fond de train au lieu de se pencher sur les causes de la pollution…
Faire diversion, prêcher pour sa paroisse (hihi…!), opposer les une aus autres en oubliant que nous appartenons tous à la même espèce, quelle que soit notre couleur de peau. Que cette espèce est aussi menacée que les derniers rhinocéros ou gorilles… Eh oui, pas mieux…
Bref, botter en touche en prétendant que les problèmes sont chez les autres est d’un ridicule achevé. Qu’ici, tout va très bien Madame la marquise… Que le nuage de pollution n’est qu’à 80 sur 100 et l’on peut encore respirer.
Ou, pensée magique toujours, que les générations futures vont trouver une solution. Et gérer, comme qui rigole, les tombereaux de déchets que nous allons leur laisser en héritage… Ouais, trop sympa…! Encourageons les après avoir bouffé toutes les ressources…!
Bref, ne changeons rien : consommons, consommons, consommons…
Je comprends pourquoi notre bouquin a fait un flop il y a dix ans…!! À l’époque, les mentalités n’étaient pas prêtes et, manifestement, en parcourant cet article des Échos (…merci Regis pour le lien), cela n’a pas changé…!
— Mais, JC, ce n’est pas une découverte…
Oh que non…! Déjà l’an passé, Travailler chez vous, mais vous n’y pensez pas…!. Et ce malgré quelques expériences positives, lire le télétravail serait devenu tendance…?!.
Bref, si les employés (…six sur dix quand même…!) qui ont une activité compatible avec le travail à distance souhaitent basculer de temps à autre, le refus vient du management (lire intégralement l’article des Échos).
Pourtant, il ne n’agit pas de travailler tous les jours chez soi mais simplement :
- d’éviter de passer une grande partie de sa vie dans les embouteillages en tous genres (…voiture ou entassé dans les transports en commun),
- se taper des problèmes logistiques à huit heures du soir (…mômes entre autres) alors que l’on pourrait faire aisément plus simplement tout en étant plus disponible pour son employeur.
- Réduire le bilan carbone de la planète en évitant de se déplacer en même temps. Ou pas du tout.
- Voire ne pas respirer collectivement le splendide nuage de pollution…!
Pour mémoire, en mars 2014, le problème vécu la semaine dernière était identique, lire Pollution : travaillez chez vous.
Ben non, surtout pas…!
Pourquoi tant de haine ?!
M’enfin, ces gueux pourraient en profiter pour glander chez eux… Puis, c’est essentiel de rappeler qui est le boss, qui a le redoutable pouvoir de nuisance, merde quoi…!
— Huguette (Gérard, bidule…), je veux vous avoir à l’œil…!
Du coup, les arguments contre décoiffent :
- Manque de confiance dans son personnel (sympa…!).
- Plus grave, refus complet de principe… Naaaaa…
C’est comme ça.
Car un chef de service sans public, sans personnel à humilier aurait nettement plus de mal à justifier son salaire, voire son poste. Pire, comme on bosse beaucoup mieux sans être (biiiiiip…) par sa hiérarchie, concentré et efficace, ça finirait par se voir. Aussi continuons comme avant…
Pour finir, on est véritablement les champions…
Le télétravail est entré dans le Code du travail en mars 2012. Selon les dernières données disponibles, environ 10% des salariés y auraient recours en France, un taux très en-deçà des pays anglo-saxons et scandinaves (entre 20% et 35%).
Je ne parle pas même des zones rurales qui se désertifient et qui apprécieraient d’avoir des emplois sur leurs territoires, etc.