Pas de polémique inutile, je suis juste tombé ce matin sur ces deux ouvrages de Maurice Genevoix qui ont été offerts à mes grands-parents avant 1940. Une petite carte de vœux accompagne celui de 1930, l’autre est de 1926.

Tamponné avec le cachet qu’utilisait mon père pour marquer ses livres mais, surprise, deux ouvrages non coupés, comprendre que le pliage des pages est intact et qu’il faut employer un coupe-papier.
Bref, je résume pour les plus jeunes, ils n’ont jamais été lus…!
La preuve ? Les Cahiers imprimés (une page recto/verso étant simplement un élément d’une grande feuille de 8 à 24 pages imprimée) sont simplement pliés.
Aujourd’hui, on massicote les livres (la précision de l’impression et des massicots à trois lames a tout changé) mais encore récemment, cette pratique n’existait pas et c’était un plaisir du lecteur que de déflorer (sic, encore un propos machiste…) son ouvrage pour accéder au contenu.
Bref, j’ai récupéré ces deux bouquins car j’ai encore en mémoire la voix de Maurice Genevoix entendue à la radio. Et, sans jeu de mots, quelle voix et quel précision dans les descriptions.
Ensuite, même si mes souvenirs de Sologne sont assez minces, en mémoire quelques balades en forêt à la recherche de champignons, activité rare qui me changeait des journées à rêvasser sur les illustrations des catalogues Manufrance.
Reçu un mail de Prince Cuberdon et de Princesse Fraise dimanche soir. Ces deux anonymes (…oui, ils ne sont ni prince ni princesse… et c’est bien dommage) qui ont lancé et maintenu BandCochon.re pendant trois ans jettent l’éponge.
Relire notre premier billet de 2012…
Leur boulot exemplaire de repérage des cochonneries (comprendre, de belles canches sauvages, décharges à ciel ouvert, manquements évidents à l’hygiène), est terminé…
En résumé, tout va bien sur leur île vu que personne (élus, politiques entre autres) ne constate les mêmes incivilités.
C’est donc que signe qu’il n’y en a pas, hein…?!
- Dans mon coin d’île de France où je fais des parties de ping-pong avec ma fille, les cadavres brisées de bouteilles, les ordures à deux mètres des poubelles sont une hallucination.
- Sur mon île de Bretagne, les déchets de plastiques et autres balayures de mer qui maculent les plages de simples coïncidences farceuses apportées par les marées. D’ailleurs, qui se souvient encore des marées noires, ces racontars colportés par les anciens pour faire parler d’eux à Noël…?!
Comme Prince Cuberdon et Princesse Fraise, je pense qu’il nous faut le reconnaître, l’avouer : nous avons été collectivement victimes d’hallucinations.
C’est ballot.
La pollution est une farce inventée par l’anti-France. Les batteries automobiles usagées échouées, les déchets balancés dans la nature de pures illusions. Les photos (non photoshoppées)…? De purs hasards ovniesques qui se sont assurément volatilisés dans les 5 minutes qui ont suivi.
Bref, comme le disent, en guise de conclusion, nos deux amis, gardons bien nos lunettes roses sur le nez.
Note de fin : Ce qui arrive à ces deux lanceurs d’alertes écologiques n’est malheureusement pas surprenant. Ce qui me rassure, façon de parler, c’est que le prix à payer à la fin sera le même pour tous. Et il sera particulièrement lourd. Mais j’entends déjà les habituelles excuses… On ne savait pas. Alors je vous redonne le lien vers le site… Au cas où…

Pour mémoire, « l’iPad n’a aucun interêt, c’est juste un écran de consultation. »
Je me souviens de ces petites phrases assassines prononcées par quelques experts autosuffisants lors de l’annonce du iPad en 2010. Je me souviens des jeux de mots sur son nom, le mépris qui a accompagné ses premiers pas.
Aujourd’hui en 2015, nous avons la chance de suivre le développement d’une belle brochette de traitements de texte qui font assaut d’intelligence et de réflexion pour nous permettre de nous dépasser sur cet… écran de consultation.
Je n’ai aucune nostalgie vis à vis de mes anciens outils, que ce soit la composphère IBM sur laquelle j’ai brisé mes ongles une décennie durant. Ou encore la grosse machine à écrire orator qui ne servait qu’à ajouter des titres aux slides et qui déplaçait la table à chaque retour chariot.
Ma machine à écrire en 2015 n’a pas de touches, pas de papier, pas de ruban, une autonomie de folie. Elle est légère, réactive, multi-claviers et se joue de balisages exotiques.
Après Ulysses for iPad qui arrive dare-dare au niveau de Ulysses for Mac, après Drafts 4 qui s’avère encore plus essentiel pour prendre des notes, après Day One qui poursuit sa mue pour devenir un épatant traitement de texte, voici Editorial qui s’enrichit à son tour d’une flopée d’options confortables.
Et je n’ose imaginer ce qui mitonnent les développeurs de Byword, TextCenter, iA Writer Pro (…je lui préfère encore et toujours iA Writer), Nebulous Notes ou encore 1Writer, voire Daedalus touch.
Écran de consultation, quelle blague quand même !
Mon iPad est devenu mon plus fidèle confident, pas une note ne lui échappe, de jour comme de nuit, à la maison ou en balade.
Sa capacité à expédier mes fragments sur iCloud ou DropBox, à les partager entre toutes les applications citées me permet de changer d’environnement selon mes humeurs.
Bien entendu, il manque encore des pièces dans ce puzzle mais ce qui est amusant est de savoir que ces pièces s’écrivent, se codent, se déploient…
2015 s’annonce bien…