Oui, sans.
Maintenant que je suis un vieux biiiip, que je commence à avoir un peu de temps devant moi, j’en profite pour réaliser ce que je n’ai jamais eu l’opportunité de faire, revisiter les musiques entendues naguère, bien avant de revenir en France, bien avant une réintégration au forceps dans le dispositif scolaire, bien avant d’enchaîner une quasi décennie de pensionnat.
La musique chez mes parents, c’était leur affaire, leurs disques avec une chaîne stéréo aux baffles volumineuses.
Ma mémoire du jazz et de la musique cubaine, c’est ce qui m’est resté de l’époque où, gamin d’expatriés, je n’étais pas (ou peu) scolarisé. Ensuite, long tunnel jusqu’à mon entrée à l’école d’architecture. Pendant cette période, pas de radio ni de disques en pension, pas de copains musiciens, une guitare sommaire à la Bobby.
Bref, toute une éducation à (re)faire…!
Certes, dans ma vie d’adulte, je me suis rattrapé. Il est clair que j’ai des tas de manques que je m’efforce de combler.
Tout ceci pour dire que iTunes est un sacré outil pour rafraîchir ma boîte à souvenirs.

Récemment — lire urbanbike | 2015, flottements, questions… — je me suis repassé en boucle I’ll remember April mais j’avais conservé en mémoire d’autres interprétations avec d’autres musiciens.
Mais les quels ? Oui, je ne sais si c’est un Alzheimer précoce mais j’ai peu de mémoire des noms propres.
Sauf que sous iTunes, il y a une méthode fort simple : faire une recherche avec “I’ll remember April” comme mot clé.

Et, bingo, j’ai retrouvé (une cargaison…!) de versions entendues interprétées par Dexter Gordon, Chet Backer, Stan Getz mais également Martial Solal, Tete Montoliu (redécouvert récemment), Cal Tjader (idem), The Modern Jazz Quartet, etc.





Gros intérêt supplémentaire, pouvoir écouter les premières secondes de chaque interprétation et, en utilisant Drafts 4, — voir urbanbike | Pratique : récupérer des infos iTunes avec Drafts 4 iOS — constituer un catalogue imaginaire.
Et comme les dates sont parfois inscrites, de très chouettes surprises. Comme ce Tjader Plays Mambo de 1956… Ou ce Hamp & Getz de 1955 avec une interprétation de Louise suivi de ce Diz and Getz de la même année.
Et enfin, Stan Meets Chet de 1958 avec I’ll remember April, petite madeleine (sic…!) sonore…! Bien entendu, aucune certitude, juste une impression de déjà entendu sans aucune garantie…!
En conclusion, comme l’expérience est reproductible par tous, c’est un prétexte pour partager.
Hors la rédaction de quelques billets, je passe une bonne partie de mon temps à rester proche de ma fille. Pas forcément en étant près d’elle mais chaque matin et chaque soir, à l’accompagner dans son déplacement de la maison au lycée et retour en échangeant des messages (ou des SMS, si vous le préférez). C’est un rituel entre nous. Elle marche vers son lycée et me pose des questions auxquelles j’essaye de répondre. Ou inversement.
L’ami ToTheEnd m’avait suggéré de les consigner suite à ce billet urbanbike | Construire et développer sa pensée, dialoguer avec un ado autiste. L’idée est chouette mais difficile à mettre en œuvre.
Hormis ces deux moments — parfois quatre quand elle revient déjeuner à la maison — il y a aussi la période avant de prendre le train du sommeil.
Je suis en train lire et hop, la fenêtre de Messages s’affiche au dessus de mon clavier. Force est de répondre…! Se déroule alors une dernière série d’échanges sur la journée, anticipation des événements de la suivante.
J’y réponds d’autant plus volontiers que j’aurais aimé échanger ainsi avec mes propres parents. Huit ans en pension et/ou absence de technologies, voire d’intérêt, ne l’ont pas permis. Or, c’est un fonctionnement que je trouve sympa, autant le mettre en œuvre.
Pas de bruit (dans tous les sens du terme), pas d’interprétation d’une expression du visage, d’un sourcil qui se lève, de la voix fatiguée, seuls les messages circulent, ponctués par quelques signes d’interrogation ou d’interrogation.
Je suis dans mon lit ou assis dans mon aeron, ma fille dans sa piaule un étage plus bas et nous prenons le temps, l’un comme l’autre, de nous dire les choses, même celles qui fâchent…!
Mieux, nous nous corrigeons mutuellement. Fautes de saisie sans importance comme erreurs de raisonnement, idées préconçues, clichés, tout y passe.
Je me permets de refaire la promotion de l’application Messages qui est dans vos écrans iOS. Sur l’iPad, elle est époustouflante. Avec un écran plus véloce et plus vaste, les trois cases prédictives ne cessent de clignoter sous mes yeux pour parer, tant bien que mal, mes propres fautes de saisie.
Pour apprendre à raisonner, être repris sur le choix d’un mot, d’une expression, laisser à ses mômes la possibilité d’échanger sans être menacé d’une baffe (…grand standard de mon enfance…!), c’est une option agréable.
De plus, peaufiner ses arguments permet de travailler style et vocabulaire. Et puis, ça reste de chouettes échanges.

Billet long, passez sur un autre site pour aller à l’essentiel.
Après quelques années de bons et loyaux services, mon iPad 3 continue sa vie sous les doigts de ma fille. Merveilleuse obsolescence programmée (sic…!) qui permet à nos machines de servir encore longtemps, quoiqu’en pensent certains détracteurs de la pomme.
Le livreur est passé Lundi en fin d’après-midi et restait à déballer ce Air après une sauvegarde du 3 via iTunes.
Sécurité obligé, j’ai dû également installer une version 8.1.2 d’iOS et tout cela prend du temps… avec une ligne loin du DSLAM…!

Je peux enfin envelopper ce iPad dans un étui noir qui épaissit légèrement l’ensemble et offre un contact plus moelleux (désolé, c’est le terme qui me vient spontanément à l’esprit…!) tout en protégeant l’ensemble des chocs du quotidien.
Avant de poursuivre sur l’iPad, cette coque enveloppante permet d’incliner très légèrement l’ensemble sur ma table de travail, déborde à peine et n’entrave pas la course folle de mes doigts sur l’écran.
Alors, cet iPad ?
Indubitablement, c’est léger, meme avec cette coque. L’écran est, bien sûr, parfait mais pas monstrueusement plus épatant que celui de mon fidèle 3.
Premier moment de flottement, je cherche le verrouillage latéral… qui a disparu, tout se règle via les réglages désormais.
Mais les plus sont effectivement la réactivité de la saisie du texte. J’en profite pour installer la nouvelle bêta de Ulysses for iPad et réel bonheur (…mais, contrairement à ma première impression, l’option keyboard selection n’a pas été corrigée car, comme je peux saisir plus vite désormais (sic…!), le pointeur s’affole à nouveau…). Idem sous Editorial, je retrouve tous mes workflows et suis donc armé pour écrire plus (nooooooon…!). Pas encore essayé Drafts 4 à fond mais réactif, assurément réactif.
Premier constat, c’est fou comme on s’habitue à la vitesse et à la fluidité…!
Bon, le vrai souci quand on change d’iPad est de renseigner à nouveau tous les comptes et mots de passe. 1password est, plus que jamais, une application indispensable. Juste penser à réactiver la partie pro.
Mais le grand plus est Touch ID. Enfin me libérer de la saisie de mon code (long mais plus sûr que 4 chiffres) et donc gagner un temps précieux chaque jour. Et raccourcir la plage de temps avant verrouillage.
Et enregistré, non comme Apple le montre, vu que je bosse en paysage.
C’est iCloud qui m’a surpris, fort lent en comparaison de DropBox toujours au top.
Le plus incroyable a été le retour de mes Raccourcis à la mode Apple même si cela n’est pas du à la Synchro. Ils étaient déjà revenus, il y a déjà quelques temps ! Le temps de passer par mon Macintosh pour les occire à nouveau (l’hydre numérique qui revient même détruit, l’iDre…) et, surtout, attendre que Calca, Drafts 4 ou Ulysses for iPad récupèrent leurs fichiers perdus sur iCloud. Bon, il m’a également fallu tirer ces Raccourcis sur l’iPad mais rien à voir avec mes précédents exploits, nettement plus rapide.
Alors, cesse tes digressions…!
Encore trop frais pour me faire une idée définitive mais l’ensemble est plus véloce, les touches prédictives moulinent sans souci et cela ajoute au confort du tapoteur quotidien que je suis. Sans oublier la fluidité retrouvée sur certaines applications, dont Zite ou Safari.
Bref, très content d’avoir économisé huit mois pour acquérir ma nouvelle machine à écrire. Et, oui, toujours autant de plaisir à ce contact froid de l’écran.
À suivre…