Parfois, il n’est pas inutile de faire le point, jeter un oeil dans le rétroviseur, interroger, analyser les deux années qui viennent de s’écouler (…et, si envie de déprimer (sic !) multiplier cette période par deux ou trois…!).
Je pourrais alors ne me souvenir que les trucs qui ont foiré, les disparitions proches, les pièges tendus ci et là. Ou compter le temps passé à écrire, mettre en regard les… (non, là, je ne vais pas le faire…), aligner les noms des… (pas plus…!).
Bref, me balancer une poignée de cendres encore tièdes sur la tête.
Pourtant, en effectuant un petit pas de côté, en changeant d’angle, j’en fais une lecture différente… Deux années riches en expériences, rencontres, voyages, liens avec ma tribu…
C’est cela que je veux retenir.
Du coup, pour celles qui me restent à vivre, pas question de me laisser polluer, ensevelir. Souvenir de mes cours d’histoire, il n’y pas de nœud gordien qui ne finisse par être abruptement tranché, non…?!

Puis regarder vers le haut…!
Au moment d’écrire ces lignes, j’écoute à nouveau avec ma fille I’ll Remember April, 10 minutes envoutantes et réparatrices qui démarrent (…et finissent) avec la batterie de Jack DeJohnette (…idem dans les 18 minutes du thème For Miles)…
Ce qui est écrit ci-dessus en guise de sous-titre est, bien entendu, un souhait. C’est bien le seul point, la seule fonctionnalité, qui me manque sous ce traitement de texte confortable qu’est iA Writer (4,49 €)… sous iOS.
Comme je l’ai déjà écrit, je peux, certes, appeler le clavier tiers de TextExpander, mais pourquoi faire compliqué quand le développeur peut nous offrir de la simplicité…? Je suis d’autant plus frustré qu’Oliver Reichenstein l’avait, un temps, ajouté.
Bref, hormis ce manque majeur, j’apprécie iA Writer pour des tas de dispositions pratiques dont son excellent mode focus.
Claviers étrangers
Ma fille écrit de plus en plus de documents, résumés, exposés sur son iPad2. Son outil de prédilection reste DayOne au quotidien. Ensuite, pour sa prise de notes, elle emploie Marvin avec Drafts 4 avec une pincée de x-callback-url.
Même si elle balise sans souci en Markdown, elle n’a pas les mêmes besoins que moi. Que ce soient Byword ou Editorial, ces derniers restent des applications trop profilées rédacteur de news pour son usage.
Du coup, comme nous sommes en 2015 et à la veille de son retour au lycée, je lui ai installé à nouveau iA Writer.
Cela lui convient parfaitement pour ce mode focus déjà évoqué mais également pour un point que seul ce traitement de texte propose, à savoir le changement des touches de la partie droite de la barre additionnelle.

Je m’explique.
Ma gamine écrit bien entendu en français mais énormément en anglais, espagnol et russe, voire en grec ancien.
Or iA Writer module, en fonction du clavier appelé, les trois touches de droite de sa barre additionnelle et affiche, sauf pour le russe et le grec, les trois cases prédictives de surcroît.
Ensuite, elle apprécie comme moi la typo à chasse fixe proposé par iA Writer, la possibilité d’imprimer soit une épreuve avec cette typo pour une relecture avec balises Markdown comprises ; soit une épreuve finalisée avec rappel en haut d’épave du fichier avec date et heure de l’impression et, en bas, numérotation des pages.

Pour sa pratique de lycéenne qui rédige énormément, c’est impeccable.
Bref, je pense que mes rapports houleux avec ce traitement de texte sont également dus à la personnalité complexe de son développeur qui a, à tort ou à raison, tendance à en faire à sa tête…!
Cela ne me dérange pas, coder demande une très forte personnalité et il n’est pas le seul développeur a avoir un avis sur tout. Néanmoins, cela fait des années que j’attends qu’il prenne un peu plus en compte mes besoins et non exclusivement sa vision.
Dernière réflexion en passant.
Même si je comprends parfaitement l’idée de n’avoir plus, à terme, qu’un seul outil à gérer, et donc pousser ses feux sur iA Writer Pro, il n’en demeure pas moins que cette version classique de iA Writer est amplement suffisante pour nombre d’utilisateurs.
Bref, je souhaite à Oliver d’entendre les demandes de ses utilisateurs atypiques sous iOS et rajouter, à nouveau, cet élément optionnel — à ses yeux — qu’est TextExpander (…Oliver lisant le français, je pense que cette chronique ne restera pas dans l’ombre).
À suivre…
Récupérer l’équivalent de trois cartons de photos en mode vrac (poussière comprise), faire des sauts réguliers à la déchetterie pour virer ce fatras que d’aucuns nomment héritage ne me laisse pas de marbre.
Content d’avoir trouvé des images que je ne connaissais pas de mes parents. Et dans le paquet de visages en noir et blanc ou aux couleurs délavées, je retrouve des portraits de mes gamins mélangés avec des clichés sans intérêt, des personnes inconnues (…désolé pour elles, mais ces images filent à la poubelle). Des calques parfois les survolent avec des symboles que le profane que je suis retire sans l’ombre d’un remords.
Le peu que je conserve prend néanmoins de la place.
Et du coup, c’est l’occasion d’en faire chez moi et d’ajouter mes propres hardes professionnelles dans ma bétaillère. Là, je suis tombé sur un spot de CD-ROM avec toutes les versions légales de mes applications (oui, j’étais et demeure de cette génération qui a toujours acheté les licences en nombre équivalent à celui de ses équipiers…). Des piles (trois cartons pleins) de versions anciennes d’Illustrator, de Photoshop, de QuarkXPress, PageMaker, FrameMaker, Indesign.
Ne surtout pas additionner les coûts de ces licences, l’époque nous permettait de gagner notre vie.
Et puis, au détour de ce désarchivage, une pochette en toile de jean avec mes premières disquettes de typos.

Et les disquettes originales de Art Mixer qui m’ont renvoyé à cette période de ma vie où je bossais avec Michael Thevenet, Christophe Droulers, Isaac Assayag et, bien entendu, Eric Wenger. Produit de dessin génial et flop complet. Éric s’est rattrapé avec Bryce.
Là, ma main s’est faite plus tendre et cette pochette surprise (!) a regagné un fond de placard, pas eu le courage de balancer ces petites madeleines numériques.
À suivre.