Ma vie est passionnante. Je suis passé hier soir acquérir un sac (modeste !) de Moka Harrar à la brûlerie de la place Richelme (un épatant torréfacteur en plein centre ville d’Aix-en-Provence) et, comme à chaque passage, la personne qui officie m’a demandée si je le souhaitais moulu.

Non.
Comme pour les miches de pain que nous préférons découper en tranches, j’apprécie cet exercice solitaire qui consiste à remplir le moulin de chez Gefu puis, en écoutant un podcast, tourner la manivelle pendant quelques longues minutes.

- Les derniers grains du sac précédent glissés dans le moulin…

- Plus qu’à placer le cache transparent pour éviter que les grains s’éparpillent en cas de fausse manoeuvre…

- Et, quelques minutes plus tard, le magasin du moulin est plein…

- mouture à transvaser dans un bocal… (oui, on recycle !)
Pourquoi ne pas recourir à un moulin électrique ? Mais pour éviter le bruit !
Autant la petite musique de la crécelle du moulin a un charme désuet ; autant le bruit d’un moulin électrique me crispe !
Hormis l’effort physique, l’écoute d’une émission tout en contemplant le massif de la Sainte-Victoire depuis notre donjon (!), il y a sur les images — celles qui accompagnent ce bref billet — un élément qui n’est pas restitué : l’odeur du café fraîchement moulu.

Tour à tour, nous venons nous shooter (!!) au-dessus du bocal à confiture qui sert de récipient à la mouture fraichement moulue.
Le parfum du café Harrar s’infiltre partout dans le studio de notre fille.

Je pense même qu’il me stimule le soir et me maintient éveillé !
C’est tout…! Billet “écrit à l’arrache ce matin” après avoir passé l’aspirateur…
Que ce soit clair…! Je limite le nombre de brèves sinon ce serait un très/trop long billet…
Que je n’écris certes pas, vu que je cite et extrais quelques bribes de texte (okay, parfois un peu longues).
The Unfinished History of Indigenous Slavery In America - The Atlantic
California was a free state in name only. By the mid-1850s, white southerners had sent an estimated 500 to 1,500 enslaved Black people to the state—largely to labor as gold miners—despite the constitutional prohibition on slavery there. For those who didn’t or couldn’t bring Black slaves with them, California Indians proved a readily accessible alternative. A Tennessee transplant named Cave Johnson Couts established a large plantation near San Diego in the 1850s, worked by more than a dozen forced laborers. Visitors commented that “everything about [Couts’s estate] had the air of the home of a wealthy southern planter,” with the exception that his labor force was primarily Native rather than Black.

Pourquoi supprimer des autoroutes peut réduire les embouteillages
Lorsque, pour « faire sauter un bouchon », la capacité de la voirie est accrue par la création d’une voie nouvelle ou l’élargissement d’une voie existante, on constate que l’infrastructure finit par attirer un trafic automobile supérieur à ce qu’avait prévu le modèle : de quelques pour cent à plus de 50 %, selon le contexte et l’horizon temporel. Les scientifiques parlent « de trafic induit ».
À l’inverse, lorsque la capacité de la voirie est réduite par fermeture d’un pont, suppression d’une voie ou réduction du nombre de files, on constate qu’une partie du trafic disparaît au-delà de ce qu’avait prévu le modèle, dans des proportions similaires au trafic induit.
Ce phénomène est appelé l’évaporation du trafic, bien qu’il vaudrait mieux dire « trafic déduit » (au sens de « en moins »), car c’est l’exact symétrique du trafic induit (ou « en plus »). On parle aussi parfois de « désinduction ».
- 2021-11-29 | Pourquoi supprimer des autoroutes peut réduire les embouteillages
- urbanbike : idem pour les centres villes piétons : la peur de perdre des clients si ces derniers ne viennent pas en voiture au pied des magasins… Une ville comme Aix-en-provence démontre que c’est devenu un plaisir de se balader dans la vieille ville et d’y faire ses courses — même si d’aucuns se baladent en vélo ou en trottinette (jamais de sonnette sur ces engins à deux roues…?).
À Choisy-le-Roi, une colocation salvatrice entre générations
Très indépendants au quotidien, elle, impliquée dans sa paroisse et lui, entre université et alternance à la Ville de Choisy-le-Roi, les deux colocataires, qui ont prévu de passer Noël ensemble avec Francis, restent liés par le Pari solidaire : Benjamin verse chaque mois 150 € à Martine et l’aide pour ses courses ou le bricolage. Une relation singulière, difficile à saisir pour l’entourage. « Mes proches ont parfois du mal à comprendre que, malgré notre affection, notre relation reste contractuelle » rappelle-t-elle.
Vidéoprotection : est-elle vraiment efficace ? - La vidéoprotection est-elle efficace ? - Le Télégramme
Pouvoirs publics et forces de l’ordre assurent que la vidéoprotection est très efficace. Sans évaluation scientifique et sans chiffres à l’appui. Les rares études menées en France aboutissent à la conclusion inverse. Qui a raison ?
Le ministère des Armées va investir dans la “guerre cognitive” avec le projet MYRIADE - Zone Militaire
Cette « guerre cognitive » n’est pas foncièrement une nouveauté… En revanche, les progrès technologiques, en particulier dans les domaines de la cybernétique et des biotechnologies, associés à l’évolution des connaissances en matière de neurosciences, font que, de nos jours, il est sans doute plus facile qu’avant d’exploiter les faiblesses du cerveau humain.
Dans son livre « Apocalypse cognitive« , le sociologue Gérald Bronner en décrit quelques unes. Comme, par exemple, le « biais de confirmation », qui « explique une partie du succès de la crédulité – plus il existe d’informations disponibles, plus il est aisé d’en trouver au moins une qui confirme nos croyances ». Ainsi, écrit-il, celui-ci est « profondément enfoui dans notre cortex », comme l’ont montré une équipe de savants de l’université de Californie du Sud, qui en a dessiné, par imagerie cérébrale, ses « mécanismes neuroneux ».
Et si on y ajoute la loi de Brandolini, selon laquelle la « quantité d’énergie nécessaire à réfuter des idioties est supérieure à celle qu’il faut pour les produire », la « crédulité possède un avantage concurrentiel sur le marché cognitif dérégulé car rétablir la vérité est souvent plus coûteux que de la travestir », poursuit Gérald Bronner. Ce qu’Alexis de Toqueville avait déjà décrit en son temps, en affirmant qu’un « idée fausse mais claire et précise, aura toujours plus de puissance dans le monde qu’une idée vraie, mais complexe ».
Wagnergate: l’incroyable piège tendu aux mercenaires russes par l’Ukraine | Slate.fr
C’est un palpitant roman d’espionnage en temps de Covid qui tourne désormais au scandale politique. Il commence en Ukraine pour se terminer de façon catastrophique à Minsk, et raconte l’histoire d’une fausse campagne de recrutement au sein d’une armée privée qui n’est même pas censée exister. Son nom: le Wagnergate.
Voyage à Al Ula, ancienne cité interdite bientôt ouverte aux touristes
Il m’a fallu quelques jours pour m’abîmer dans cette géographie et m’imbiber de cette nouvelle culture et de ce climat. La vieille ville d’Al Ula semble renaître. Cette ancienne halte sur la « route de l’encens » reliait la Méditerranée jusqu’au sud de la péninsule arabique, une route aussi empruntée par les Ottomans qui avaient fait construire une voie de chemin de fer qui devait relier Damas à la Mecque puis, pour des raisons économiques, la voie s’est arrêtée à Médine. C’est toujours un chemin emprunté par les pèlerins pour se rendre à La Mecque. Le Docteur Mounir Neamatalla est en train de donner à cette « route de l’encens » une nouvelle vie.

Le dessin de Louis Kahn au service de l’avant-garde
En 1971, Louis Kahn reçut une récompense par ses pairs de l’Institut américain des architectes ; dans sa réponse, il débute en rappelant sa définition de l’architecture : « La pièce est le commencement de l’architecture. C’est le lieu de l’esprit. On est dans la pièce, avec ses dimensions, sa structure, la lumière qui lui donne son caractère, son aura spirituelle, et on prend conscience que tout ce que l’homme propose et fait devient vie. La structure de la pièce doit être évidente dans la pièce même. C’est la structure, je crois, qui fait la lumière. Une pièce carrée demande sa propre lumière pour que le carré soit lisible. Elle demande que la lumière vienne, soit du haut, soit des quatre côtés, par des fenêtres ou des entrées ».
Un peu plus loin, il ajoute : « Le plan est une société de pièces. Les pièces sont en relation de manière à renforcer leur personnalité unique ». (extraits issus de Silence et lumière, aux éditions du Linteau, 1996).
François Héran : « Sur les migrants, le pape fait preuve d’une grande constance »
Sur le plan politique, il y a également un aspect symbolique important. Le pape fait preuve d’une grande constance sur le sujet des migrants. Il est fidèle à son orientation, aux valeurs chrétiennes d’hospitalité et d’accueil qui sont inscrites dans l’Évangile : « J’étais étranger et vous m’avez accueilli. » (Mt 25,35). Cinquante demandeurs d’asile, pour le Vatican, ce n’est pas anodin : c’est un message adressé aux pays comme la France ou la Grande-Bretagne qui ne prennent pas leur part d’exilés sur leur sol et laissent les plus petits pays face à leurs difficultés.
Alain Legros, « Montaigne en quatre-vingts jours » (Albin Michel) : Montaigne tel un voyage | Livres Hebdo
Sous la forme de courts articles de quelques pages, Alain Legros propose des escales, car, comme il le dit, « de Montaigne on ne fait pas le tour ». Il s’agit donc plutôt d’un tour avec Montaigne, des petits bouts d’essai sur Les Essais qui « ne sont pas une autobiographie ». Sur vingt ans, Montaigne invente un genre, entre la littérature et la philosophie, une sorte de laboratoire personnel où il tente des expériences sur lui-même, un Frankenstein défiant non pas Dieu mais simplement l’être qu’il est. Alain Legros nous explique combien ces Essais sont une œuvre « sous contrainte » comme chez Perec, une œuvre qui se fixe des bornes, s’impose des devoirs, préférant toujours la modestie au sublime, ajustant sa foi à sa raison, revendiquant sa liberté de « ruminer la vie ». Alors bien sûr il y a ce silence sur la Saint-Barthélemy, mais toute sa philosophie la condamne. « Mon métier et mon art, c’est vivre. » Cette existence et cette réflexion sur cette existence ont été gâchées parfois par la folie des hommes et la rigueur de la mort. « Les Essais sont un livre blessé, et qui le restera. »
Prix Photographie & Sciences : “Iles du désir” de Richard Pak gagnant - Sciences et Avenir
Richard Pak se dit “islomane”. Ce terme inventé par l’écrivain voyageur Laurence Durrell qualifie ceux qui souffrent d’une passion dévorante pour les îles. Navigant d’île en atoll, d’archipels en îlots, le photographe attrape le virus, et s’accroche à ce qu’il estime être non seulement “un motif très fécond en littérature, évoquant tout à la fois le paradis, les trésors cachés et l’enfer du bagne, mais en sciences également, car l’île est souvent considérée comme une sorte de laboratoire, une version microcosmique de la Planète”, nous a-t-il expliqué. Son nouvel objet de désir est Nauru.
VIDEO. Ils importent leur café par cargo-voilier depuis l’autre côté de l’Atlantique
Jacques et Olivier importent leur café par voilier avec comme objectif de réduire au maximum leur emprunte carbone. Le voilier fait 24 mètres de long et il peut porter 50 tonnes dans ses cales, que ça soit du vin pour l’export ou du cacao et du café pour l’importation. Pour que le bateau ne parte jamais à vide, ils chargent en effet des vins qui sont exportés aux États-Unis avant de charger leurs cafés et cacaos en République dominicaine pour revenir ici en Bretagne et faire les produits transformés. Le moteur est utilisé uniquement pour sortir du port. Se faisant, Jacques et Olivier arrivent à diviser par 17 les émissions de gaz à effet de serre.
Cameroun: les idées reçues freinent la vaccination anti-covid - Sciences et Avenir
Mais certains Camerounais remettent toujours en cause l’existence du virus, jugeant de fait le vaccin inutile. “Le vaccin ne m’intéresse pas parce que je n’ai pas encore vu quelqu’un de malade. Je doute de l’existence de cette maladie”, estime ainsi Jeannette Aboudi, 53 ans, vendeuse d’oranges sur le marché de Nfou, petite ville du centre du Cameroun.
François Coupry, L’agonie de Gutenberg 2 | argoul
L’auteur le reconnaît dès la p.92, dans une « vilaine pensée » du 3 avril 2019 : « Il faut se rendre à l’évidence, de moins en moins de gens aiment lire, de nos jours. Surtout parmi les ignares et les jeunes, mais pas seulement. En revanche, on écrit de plus en plus, notre siècle du twitter et du texto sera épistolaire. Il y a davantage d’auteurs que de lecteurs, ce qui signifie que l’on ne communique plus, que l’on crée pour soi-même à tire-larigot ». Comme c’est bien vu ! Dès lors, pourquoi rajouter un écrit de plus à l’écrit qui prolifère ?

Chine : Xi Jinping directement mis en cause dans la répression des Ouïghours au Xinjiang
« Les religieux extrémistes sont des diables qui tueront sans sourciller », a déclaré en avril 2014 le leader chinois Xi Jinping, dans un discours aux plus hauts dignitaires du régime, lançant ainsi la violente campagne de répression contre les musulmans ouïghours du Xinjiang. « L’extrémisme religieux est une drogue psychédélique », a-t-il ajouté, en appelant à mettre en place tout un système de camps de rééducation dans cette immense province de l’ouest de la Chine.
Ca pète le feu - En marge
Or que lit-on dans la Völuspà ? Il est question d’un loup (Fenrir) qui avale le soleil, d’un ciel qui prend la couleur du sang, tandis que les étés qui suivent sont obscurcis et que la terre elle-même se racornit. On parle également de famines, et nous avons vu les conséquences de ce genre d’éruption sur l’agriculture, ou de « poison qui tombe du ciel », alors que l’éruption a vraisemblablement entraîné des chutes de cendres et de pluies soufrées. Autrement dit, tu as des populations qui se racontaient depuis des générations l’histoire de ce à quoi devait ressembler la fin de leurs dieux, et qui assistent à quelque chose qui y fait furieusement penser.
Tour Obélisque, Michelin (père et) fils contre le préfet
Depuis le début de l’année, un doute plane sur le futur de la Tour, entre sa vie technique et les possibilités pour les habitants de pouvoir continuer à rester dans leur logement. Le rapport du CSTB d’octobre dernier, qui fonde la décision du préfet, fait état d’une dégradation importante des balcons des façades est et ouest et un risque imminent d’effondrement pour les balcons situés sur la façade sud. L’effondrement des balcons fait courir un risque à une partie des murs, fenêtres et sols. Deux autres rapports concluront à un mauvais état des balcons, un seul – demandé par le Maire – conclut à l’inverse. Une cinquième expertise a été demandée.
Augmentation des prix, pénurie de matière première : le marché du vinyle s’enraye - Économie - Le Télégramme
La pénurie (de polymère, indispensable au vinyle) provoque aussi un embouteillage dans les usines de pressage. C’est l’autre point qui fâche. Les majors du disque réservent « les chaînes de production, car elles ont de plus gros volumes, sont prioritaires », déplore Aurélie Hannedouche. Ce qui lèse les labels indépendants (1 500 en France, selon Sma et Félin) qui produisent aussi des vinyles.
En Australie, un rapport accablant révèle l’omniprésence du sexisme au Parlement
L’étude révèle un climat spécifique à la politique, qui favoriserait les agressions et le harcèlement. “La culture de la consommation d’alcool à outrance est un thème très souvent évoqué par les participants, en particulier dans les cabinets des hommes politiques et pendant les heures de travail. Il convient de remarquer que l’alcool est en accès illimité lors de toute manifestation organisée au Parlement”, note la Financial Review.
À cela s’ajoutent la loyauté au parti, qui fait taire les victimes et soutient leurs agresseurs, et une culture du “work hard, play hard” [défoulement considéré comme normal après avoir travaillé dur], qui brouille les limites professionnelles, selon le titre.
En Allemagne, le futur chancelier Olaf Scholz lève le tabou de l’obligation vaccinale
Plusieurs chefs de Länder chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates demandent quant à eux la mise en place d’une mesure applicable à tous. D’après Die Welt, le camp conservateur et la majorité des députés écologistes y sont également favorables – tout comme 69 % des Allemands, selon le baromètre politique de la chaîne ZDF, publié le 26 novembre. Ils étaient 33 % à défendre cette position en juillet, lorsque la situation sanitaire semblait maîtrisée.
Grand mineur de cryptomonnaies, le Kazakhstan commence à manquer d’électricité
“La demande en électricité au Kazakhstan a augmenté de 8 % cette année, contre 2 % par an habituellement, et depuis octobre, le pays connaît des coupures de courant d’envergure”, rapporte le site ouzbek Kun. En cause, “l’immigration massive de mineurs de cryptomonnaies en provenance de Chine” à la suite de l’interdiction, en mai dernier, du minage en Chine, et le contrôle accru sur les mineurs depuis septembre.
Près de 88 000 ordinateurs pour le minage, issus de deux compagnies chinoises, Bitfufu et BIT Mining, ont été transférés de Chine vers ce pays d’Asie centrale, qui se retrouve ainsi à la deuxième place mondiale (derrière les États-Unis et devant la Russie) en matière de volume miné, et dont la part mondiale est passée de 1,4 % en septembre 2019 à 18 % en août 2021.
L’activité physique a un effet anxiolytique
10 000 pas et plus. L’activité physique régulière a des effets positifs sur la dépression, la littérature scientifique l’a montré depuis de nombreuses années. Elle atténue aussi les symptômes d’anxiété. Une équipe suédoise de l’université de Göteborg a étudié chez 286 patients – 70 % de femmes –, dont la moitié souffrait de troubles anxieux depuis au moins dix ans, de 39 ans d’âge moyen, les effets de séances d’exercice accompagné, en groupe, soit d’intensité modérée à faible, soit d’intensité élevée, pendant douze semaines, en les comparant à un ensemble de patients témoins. L’étude, publiée en ligne dans Journal of Affective Disorders en novembre, montre que les symptômes d’anxiété ont été « significativement atténués avec ces exercices (une séance d’une heure trois fois par semaine), quelle que soit leur intensité, avec un peu plus d’effet lorsque l’exercice était plus soutenu », indiquent les auteurs.

Prochain billet : ou comment je suis passé de 100 000 tweets (ça se discute, je table sur 75 000 tweets réels) à près de 450 pour mon compte @urbanbike.
À suivre…
Non, il n’y a pas de faute dans le titre… MétaVert en lieu et place de métavers, explications dans ce billet décousu…!
Je démarrais une nouvelle série de mes… Paul-Eu-Gazette et, en parcourant mes fils RSS, je tombe sur ceci :
Facebook, Microsoft ou encore le studio de jeux vidéo Epic Games ont annoncé vouloir développer des métavers, des univers virtuels très élaborés, évoluant indépendamment de chaque utilisateur. Mais dont le contour exact reste à imaginer. | Métavers : le fantasme d’un monde virtuel parallèle - Sciences et Avenir
Vous avez bien lu : « Mais dont le contour exact reste à imaginer »… Pffffff…!
Je ne sais si c’est l’effet de la troisième dose qui booste mes derniers neurones mais ces annonces me sidèrent…
Bon sang, commencez par lever vos fesses, enfilez de bonnes chaussures et sortez vous balader en ville ou à la campagne, tous vos sens aux aguets.
La réalité augmentée, c’est quand le froid et le pluie s’invitent…!!
MétaVert : le réel à la chlorophylle…
Ce futur univers numérique à forte consommation de ressources énergétiques, prolifération de nouveaux périphériques qui seront démodés l’année suivante commence à me les briser menu.
Suite à l’annonce de Zuck, j’avais écrit urbanbike | Sous mes méta-averses…, billet d’humeur depuis mon île entre deux tempêtes…!
Lire en priorité le billet d’Olivier Ertzscheid, affordance.info: Méta. Et les GAFAM dirent MAMAA. …
Un mois plus tard, et une fois sur le continent, le Métavers m’apparait toujours comme une incroyable déconnexion de la nature !
Nature qui reste accessible gratuitement et sans accessoires (…enfin, avec une bonne polaire présentement…!).
Je n’arrive pas à comprendre (ok, je suis vieux…) pourquoi ce serait nettement plus excitant de se balader dans sa piaule avec un casque immersif au lieu de…
- gambader sur les falaises de #BelleÎleLand (…avec des rafales — non calculées par de l’IA — pour nous font dévier de notre trajectoire sur un sentier traitreusement tapissé de vrais cailloux casse-gueule).
- galoper au pied de la Sainte-Victoire avec force dénivelés et toujours des p’tains de cailloux — les cousins des précédents — prêts à nous recevoir de manière tranchante au moindre faux pas…!
Copie numérique ou original ?
Qu’est-ce qui pousse certaines individus à singer la réalité qui est à leur portée (je me répète, ouvrez la porte…!)
Qui sait si, à force de vivre devant des écrans, se faire livrer des pizzas et boissons énergisantes par des esclaves en vélo, ces personnes perdent peu à peu le lien avec le monde dans lequel nous vivons (…nous qui n’avons pas la 5G à tous les étages…).
Je ne leur jette pas la pierre (quoi que…!) : ils évoluent dans un monde où les tiers-lieux semblent inexistants (…naaan, la table de ping-pong n’est pas un tiers-lieu…) ; où marcher dans une rue est soit suspect, soit dangereux ; où la peur des communautés est entretenue ; où il faut effectuer quelques bornes en bagnole pour se retrouver dans une nature réinventée, artificialisée, disneylisée…
Et payante, CQFD.
Pour autant, je serais curieux d’essayer, un de ces quatre, des lunettes (…adaptées à ma vue fatiguée) disposant de l’affichage minimaliste de quelques informations que j’aurais préalablement sélectionnées (une carte pour me localiser) et non un tombereau de sollicitations publicitaires…
Pour l’heure, mon iPhone s’acquitte fort bien de cette mission mais ramassé dans un verre de mes lunettes, ce serait captivant…
Manifestement, nous ne sommes pas sur le même fuseau horaire, nous ne partageons pas la même culture.
Je cite à nouveau cet article provocateur de Courrier International, Quelle chance d’être européen !.
Car ai-je envie de partager les fantasmes de ceux qui n’ont aucune idée de notre quotidien, cherchent à nous vendre une vision numérique d’un univers assez rudimentaire ?!
Au moment où j’écris ces lignes, je pense à ma petite tribu partie prendre l’air le long de l’Arc, petite rivière qui court en contrebas de l’autoroute qui longe le sud d’Aix-en-Provence bordée de chemins…

On s’y rend à pied, il suffit de passer le pont, c’est tout de suite l’aventure comme le chantait Brassens l’année de ma naissance.

Des dizaines de personnes de toutes générations s’y baladent sans flingues(!!), s’y croisent, font du jogging, du vélo.
Ces chemins ne sont pas artificialisés (parfois ce serait nécessaire…!), proposent des bifurcations vers les collines environnantes, vers des espaces aménagés (ou pas…!), des endroits où les familles et les mômes se rassemblent pour jouer.
Pas de police, juste des gamins qui se marrent, des chiens qui tirent leurs maîtres au bout de leur laisse, des gens qui flânent…!
Le tout dans une nature sauvage, gratuite …avec de vraies feuilles qui tombent des arbres…!
Si l’on souhaite entreprendre des chemins de randonnée plus longs, il suffit d’attendre le bus ou d’emprunter en voiture les routes qui permettent d’accéder à l’un des nombreux parkings autour de la Sainte-Victoire à huit ou douze kilomètres de la ville.
Des hordes de randonneurs équipés (ou non…) de bâtons nordiques s’y risquent, des cyclistes transpirent dans les pentes, des groupes de gamins herborisent avec leurs enseignants.
Tout ce monde se salue, s’interpelle.
Est-ce que le casque immersif rendra compte des odeurs du romarin en fleur ? Du souffle du vent ? De bruit de nos pas lourds dans la pente, voire des brèves glissades quand le sol se défile ?!
Du passage des averses qui transforment certaines portions en miroirs de boue…?

Quid des rencontres bien réelles, des échanges pour identifier la flore (…ici, des fleurs de Globulaire…) ;

Quid du vert épatant d’unPolypode du sud ;

Quid de la beauté délicate des fruits de la Clématite odorante ?

Ou de ceux, oranges ou rouges, de l’Arbousier…?

Bref, le monde virtuel que vous souhaitez me vendre ne m’intéresse pas…
Je sais comment cela va se conclure car nous sommes dans une période où l’absence de nuances prédomine… « OK boomer…! »
J’assume…
Tout comme j’assume de ne pas répondre au téléphone ou à un SMS quand je me balade dans la nature, dans mon… MétaVert…!