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La page écrite

The man who doesn't read good books has no advantage over the man who can't read them. Mark Twain

dans joël | lire

[…] Ce billet a été rédigé naguère par Joël Seguin, éditeur chez Eyrolles. Il vit aujourd’hui près de Minneapolis (USA) […]


La petite fille, accompagnée par sa grand-mère, s’approcha de la caisse, se hissa sur la pointe des pieds, déposa devant moi une petite carte en plastique au graphisme soigné et me demanda : “Hi, could you tell me how much is still on it?”  J’avais pour la première fois devant mes yeux l’une des meilleures ventes en librairie. Ni un livre, ni un frappuccino mais une giftcard.

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La giftcard joue avec l’envie de livre, lui donne de la valeur et prend les habits du cadeau. De celle destinée au teacher à celle d’Halloween, il y en a pour tous les goûts, toutes les occasions, tous les budgets. Elle a du succès bien au-delà du livre, au restaurant, cinéma… et elle est là pour durer. Ne soyez pas étonné si un jour la question tombe, limpide : “Comment souhaitez-vous offrir ce livre? En papier, Pdf ou MP3”.

Cher auteur, voici les trois supports désormais destinés à accueillir vos futures pages noircies : le papier, Pdf ou MP3. Attendez-vous à… chérir votre livre papier qui prendra toujours plus de valeur, objet sensuel, unique et hors du temps. À être lu sur un portable électronique multimédia, ultra-moderne. À lire votre texte dans un studio d’enregistrement pour le plaisir de l’auditeur. À faire des interviews podcastées à la radio ou à vous exprimer dans une vidéo. À être plus présent sur internet si vous en voyez l’intérêt ou si vous en avez envie. À vous faire une raison quand aux retombées financières rarement directes pour la majorité d’entre vous. À consacrer toujours plus de temps à votre livre. Mais n’oubliez pas : l’aventure personnelle est là. Écrire exige une énergie exceptionnelle, rare et devenir un auteur demeure une expérience inoubliable, inestimable. Certains ne peuvent plus s’en passer.

Le livre dans une version papier, électronique ou audio, c’est une bonne nouvelle pour l’éditeur. Ce dernier, bien que comblé éditorialement, était commercialement à bout de souffle. Suivre un lectorat fuyant épuise. Il reste votre guide, votre plus sûr allié et celui vous connaissant le mieux. Les portes du numérique s’ouvrent au livre, et l’appétit de l’éditeur, au-delà des risques et périls de cette période transitoire, est bien là.
Juste une question de timing sous la pression des mastodontes numériques californiennes. Le coût financier de notre trio ? Relatif car, à part les livres audio, l’éditeur n’a pas un centime à débourser pour créer des fichiers numériques, le livre est un Pdf avant de partir chez l’imprimeur.
Le partage de fichiers d’ordinateur à ordinateur ? Des procédés existent, se perfectionnent et tiennent compte du cahier des charges de l’éditeur pour protéger efficacement le contenu et préserver les droits de notre auteur.
Un deuxième effet iPod dans l’édition via un support en quasi monopole ? L’Histoire rejoue rarement la même partition même si Google vise la gratuité comme avenir du livre avec ses millions de pages attendant un support adapté. Tout n’est pas rose : quid du cadre législatif des droits d’auteurs numériques, quid du prix du livre papier, Pdf ou MP3 ?

Une chose est sûre : l’éditeur de livre a assisté, bouche bée, au naufrage chronométré de l’éditeur de musique. Le précédent existe. La maison d’édition du XXIe siècle doit trouver ses marques plus rapidement que prévu. Multinationale ou minimaliste, la maison d’édition est un animal particulier dans le monde du business d’aujourd’hui. Si le centre nerveux est situé dans les bureaux, la relation entre l’éditeur et l’auteur se tisse au téléphone ou par e-mail, au restaurant, dans une soirée, dans un aéroport, un salon du livre, une voiture, sur internet, en discutant avec votre voisin… La maison d’édition est un point de rencontre à l’heure où les lieux pour se retrouver manquent. C’est une une usine produisant tous les mois sans discontinuer. C’est un best-seller qui cache la forêt. C’est une éponge s’imprégnant des besoins et changements de la société. C’est un mélange et une richesse d’opinions et d’idées inégalées. C’est un secret bien gardé, caché au fond du catalogue sans cesse remis à jour. C’est un lieu où les égos cotoient le rationnel et l’irrationnel. C’est une boîte noire pour la plupart des auteurs qui ne l’approcheront pas de suffisamment près.

Papier, Pdf ou MP3 : le meilleur de la maison d’édition est dans l’intelligence collective quand le meilleur de la firme technologique est dans l’interface avec l’individu. Est-ce que la côte Est et la côte Ouest apprendront à travailler ensemble ?
L’Est, où siègent les plus grandes maisons d’édition “américaines” contrôlées par des éditeurs européens puisque sur les six multinationales du livre, seule une est encore américaine (à noter que les libraires “amazonoble” sont américains). Une désaffection des investisseurs américains dû à un taux de rentabilité du secteur jugé insuffisant. Et un contrôle étranger discret, sans que l’opinion américaine s’en émeuve.
L’Ouest, où Google, Apple et autres mordus du numérique en pleine effervescence partent à la conquête du public mondial sous le contrôle de capitaux américains.
Le lecteur a tout à y gagner si les rapports de force s’équilibrent. L’auteur et son texte aussi.

le 23/01/2007 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Installer matériel et connexions | 11 | Confidentialité en toutes circonstances

La chronique du Lundi

dans bosser partout | lukino

Bien que travaillant à domicile, les règles sont les mêmes que dans une entreprise : vous vous devez de rester discret sur tout ce qui touche à votre activité.
Tous les projets que vous êtes amenés à traiter sont, de facto, confidentiels, inutile d’en informer la terre entière. Et donc vos concurrents.

Cela sous-entend que votre machine professionnelle ne doit pas être ouverte à tous les vents. Pas plus qu’il n’est recommandé de laisser votre mot de passe utilisateur ou vos codes sur un post-it collé sur la droite de l’écran !
Exercer chez vous ne doit pas vous empêcher de rester discret : inutile de raconter votre prochain contrat à vos enfants où à vos proches comme vous le feriez avec des collègues de travail ! Idem sur les forums que vous consultez à titre privé. Séparez bien le « perso » du boulot !
Par ailleurs, si vous montez un blog, il n’est pas nécessaire de déverser toute votre bile à l’égard de vos clients, patron ou collègues…

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Introduction | Préparer son espace : un | deux | trois | quatre | cinq | six | sept | Installer matériel et connexions : un | deux | trois | quatre | cinq | six | sept | huit | neuf | dix) | onze | Démarrer son activité : un | deux | trois | quatre | cinq | six | sept | huit | Optimiser sa vie au quotidien : un | deux | trois | quatre | cinq | six | sept | huit | Des raisons d’échouer : un | deux | trois | quatre | cinq | six | sept | huit | neuf | De très bons motifs pour continuer : un | deux | trois | quatre | cinq | six | sept | huit | neuf | dix | Santé par Martin Winckler

le 22/01/2007 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

SilverFast 6.5 pour la photo numérique

Du scanner au RAW…?

dans usages

Aujourd’hui, quand on pense traitement des images, on pense immédiatement aux produits qui gèrent les images numériques issues de nos boîtiers… Pourtant, c’est tirer un trait sur ce qui, il y a peu de temps encore, occupait une grande part de la vie des graphistes, l’acquisition des images via un scanner…

Si vous utilisez un scanner à plat, vous devez certainement connaître LaserSoft Imaging, une société allemande qui développe un soft universel pour toute une série de constructeurs… Généralement, la version SE est livré en bundle avec les scanners.
Pour ma part, j’ai un vieux Epson Perfection 3200 Photo qui fonctionne depuis des années et qui était piloté par la version précédente, la 6.x…

Depuis quelques semaines, la version 6.5 est disponible avec plein de nouvelles fonctionnalités qui méritent d’aller jeter un œil (frame detector ou export en .pdf et des meilleurs…). Du coup, j’ai fait hier une mise à jour de ma version AI, histoire de bénéficier de ces quelques avancées pratiques pour mon activité…

Et puis, par pure curiosité, j’ai fait un peu le tour du site web de LaserSoft. Là, j’ai (re)découvert que ce sont plus uniquement les scanners à plat qui sont concernés mais aussi les boîtiers numériques… Et donc, la gestion du RAW de très nombreux boîtiers…!

Du coup, j’ai téléchargé également hier soir une démo de leur application (les images sont traitées exactement comme la version définitive, simplement barrées par une phrase qui rappelle que c’est bien une version de démo que vous utilisez…). Pour info, si vous utilisez déjà d’autres applications de chez cet éditeur, le lanceur vous permettra de sélectionner celle que vous allez démarrer.

Les utilisateurs de SilverFast pour scanner à plat ne seront pas déconcertés, même interface… Au lieu de scanner des images, le principe revient à traiter les fichiers RAW ou les fichiers JPG avec une interface qui ressemble trait pour trait à celle des scanners mais adaptés au numérique. Bien évidemment, un catalogueur a été ajouté en entrée, bien que très rustique comparé à iView.

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Une fois que vous avez sélectionné l’image à traiter, nous revenons dans une logique de photograveur avec l’ambition de réaliser une image parfaite pour l’impression avec incorporation d’un profil ICC.

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Sans oublier les outils habituels, les diverses palettes, le densitomètre, etc. Certaines corrections peuvent être testée sur des zones précises…

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Et l’imagepilot propre à SilverFast, qui rappelle toutes les étapes de traitement (bien évidemment à définir par l’utilisateur selon ses besoins…). Ce truc assez moche à première vue s’avère en fait très intelligent et production car, si vous êtes consciencieux, il vous permet de ne rien oublier dans votre démarche et ouvre immédiatement la palette suivante dès que vous avez validé les réglages de la précédente…

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L’ouverture d’une image RAW prend un certain temps car elle est d’emblée convertie pour être affichée par l’application et un message vous demande de lui allouer d’emblée le profil ICC de votre choix. Le plus intéressant dans cette démarche est que vous pouvez calibrer — à condition de disposer de la grille ad hoc — votre boîtier et enregistrer les informations pour des usages ultérieurs… L’opération est simple, photographier cette grille dans les mêmes conditions que les vues à traiter…

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Remarquez que deux types de grilles sont disponibles…

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De petites vidéos en QuickTime sur le site expliquent comment procéder et c’est franchement assez simple… Ensuite, inutile de vous faire un dessin, on revient aux réglages traditionnels de la photogravure avec affichage des histogrammes par couche, globaux ou par zones, etc. Là, pour les photograveurs, c’est un monde archi balisé et connu.

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Conclusion provisoire…
Même si ce produit peut sembler plus rustique que nombre d’applications à l’interface particulièrement soignée (euphémisme…), il serait incompréhensible de ne pas surveiller l’approche de cet acteur éprouvé des arts graphiques d’aller vers la photo digitale… Ce serait faire fi d’un nombre élevé de professionnels qui ne seront pas déroutés par un tel produit, qui se moquent plus encore des nuances de gris de l’ergonomie… Quand on est en production, ce qui compte, c’est avant tout la fiabilité de l’application et sa vitesse de traitement, pas trop le design de la loupe sur laquelle trop de personnes s’interrogent…!
J’ai trouvé la démarche encore embryonnaire mais néanmoins très positive même si tout cela demande encore à être optimisé… Certes, on est loin d’un Photoshop Camera RAW mais la notion de traitement en batch est présente sans oublier le traitement des yeux rouges ou des poussières et rayures. Quand au reste, ce sont des outils éprouvés que j’utilise pour mes scans…
Bref, à suivre très sérieusement car les professionnels des arts graphiques ont encore beaucoup de cartes à jouer. Cet éditeur a aussi la très bonne habitude de mettre à jour régulièrement ses versions…

Note : ce billet est juste une petite note vite griffonnée sur le fait que ce genre de produit existe et qu’il n’est pas inutile de s’en souvenir. Bref, loin d’être un test. Mais je serais curieux de connaître l’avis de mon ami Volker…?

le 21/01/2007 à 12:20 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #