Billet facétieux.
Sur iA Writer et Ulysses, l’arrivée quasi conjointe d’un outil Style.
Seul iA Writer propose ce dernier tant sous iOS que macOS mais, de plus, avec une gestion fine et personnalisable.
Son concurrent ne propose le vérificateur de style que sous macOS et y ajoute un correcteur orthographique, le toute arivera sous iOS dans quelques semaines.
Je comprends et apprécie la démarche des concepteurs de ces applications de traitement de texte, les remercie de leur ingéniosité à nous ajouter des outils pour peaufiner nos textes.
Pourtant, cette course à la vérification du Style a un effet de bord qui pourrait être déplaisant …si l’on manquait d’humour. Notre langue n’est pas figée, elle s’enrichit de nouveaux mots mais aussi de nouvelles manières de les assembler.
Utiliser un outil pour traquer nos tics d’écriture est loin d’être vain, cela me permettra peut-être d’éliminer certaines tournures ou libertés avec le code typographique…!
C’est là où je veux en venir : on peut faire avec ces règles de Style, mais également faire sans.
L’intérêt de ces outils est de nous signaler nos possibles dérapages : à nous ensuite d’assurer notre propre style… Ou de rentrer dans le rang…
Pour ma part, au risque de me répéter, j’apprécie ces alarmes qui m’incitent à plus de vigilance mais cela ne change pas mon absence de style !
Dans ces propositions, l’approche de ia Writer me semble particulièrement astucieuse car elle nous offre la possibilité de régler les alarmes de base, de s’y conformer ou pas et, surtout, d’y ajouter les notres.
C’est tout…!
Rapide billet…
La nouvelle option ajoutée aujourd’hui à la version 5.6 de ia Writer (que j’emploie tant sous iOS que sur macOS) ne surprendra pas ses fidèles utilisateurs.
Elle reste dans le cadre ambitieux affiché par ce traitement de texte markdown atypique, être l’un des meilleurs outils du rédacteur, voire carrément le meilleur.
En plus du surlignage de la syntaxe que je laisse activé habituellement, ia Writer se pare maintenant d’une vérification du style qui traque redondances, clichés et bien d’autres tics d’écriture. Quatre options que vous pouvez partiellement activer.

Ma seule question est de savoir sur quelles règles cette vérification se fonde… Néanmoins, en activant toutes les options sans plus d’informations (…en faisant aveuglément confiance aux développeurs…!), je ne peux que constater que cela fonctionne a minima en français. Et bien !

Si je n’ai pas encore tâté des expressions régulières, faute d’avoir assimilé le contenu du livre de Laurent Tournier (certes orienté InDesign mais pas que…), j’ai ajouté par jeu ma propre liste de termes et expressions à éviter, formules creuses, connotées !

À ce propos, la lecture des ouvrages de Jean-Loup Chiflet est recommandée.
j’ai ainsi ajouté des expressions comme faux prétexte, étape intermédiaire, marche à pied, accalmie passagère. Ou l’abominable au jour d’aujourd’hui !
Le principe de base semble assez simple : sur la base d’un corpus proposé par ce traitement de texte, vous êtes alerté au moment même de la saisie de ces expressions jugées inappropriées par un changement de couleur (gris clair), expressions qui sont également barrées.

Ce signalement ne vous interdit pas de les employer, elles seront parfaitement exportées comme le reste de votre texte.
Ce marquage poursuit un unique but : vous inciter à être un poil plus attentif à votre prose ! C’est ici où l’usage des expressions régulières peut invalider celles que vous appréciez, masquées par ia Writer.
Pour commencer, ouvrez d’anciens textes saisis dans ia Writer et parcourez-les avec ces options activées : c’est instructif.
Bon, immédiatement, j’ai envie que les développeurs de ia Writer ajoutent d’autres outils, dont un dictionnaire des synonymes accessible via un simple appui sur le terme contesté ! Voire la possibilité d’échanger nos listes ou d’importer celles de nos amis.
Au risque de me répéter, pas de crainte d’émasculation de …la langue, de votre style, ce dispositif a pour but (me semble-t-il) de nous mettre sous le nez nos manies rédactionnelles.
À l’usage, je reconnais que ce dispositif astucieux et non contraignant apporte un confort immédiat en cours d’écriture.

D’autant que cette liste de mots est synchronisée entre toutes vos versions de iA Writer (…ici sur mon antique MacBook Pro 17 de 2009 …qui tourne sur 10.11.6 El Capitan, qui dit mieux…?).
Pour ma part, j’ai désactivé l’option “remplissages” qui affectait l’emploi du terme “comme”. Mais il est clair que j’attends nettement plus d’informations sur ces diverses options de vérification et préfère gérer une liste de mots et d’expressions que je souhaite proscrire, quitte à y placer le terme “comme” suivi d’un espace pour éviter que le verbe « commencer » soit marqué en partie !
Bravo !
…Plus exactement, un export filtré des annotations (ou non)…
dans
drafts |
écrire
Pour ma part, lire un ouvrage m’incite fréquemment à recopier un extrait qui m’amuse ou m’informe. Avec le papier, je me refusais à crayonner même si j’ai du le faire (si, si…!) sur de rares ouvrages techniques.
Mais depuis que je suis passé au PDF puis à l’ePub, je n’ai plus ce souci. Pour le PDF, un simple copier coller de la sélection de texte.
Pour le ePub, j’ai vite déchanté en découvrant la limite en nombre de signes dans Books, limite qui a un peu évoluée mais peu pratique (euphémisme) à mettre en œuvre.
Avec un lecteur de fichiers ePub débarrassés de leur DRM, ça change la donne pour se construire des fiches de lecture pratiques. Et, surtout, l’usage de Marvin 3.
Pour en savoir plus, relire ce long et fastidieux billet : urbanbike | Lire sur Marvin 3 sous iOS
Si ma fille utilise un simple sélection déplacement en mode SplitView de la citation entre Marvin et Drafts, j’étais plus adepte de l’envoi d’une sélection de l’ouvrage dans Drafts mais via un export avec empilement des citations au fil de ma lecture en mode Append.
Dispositif déjà évoqué ici : urbanbike | Usages | Append sur Drafts ou lister dans Copied ?
Et puis Greg nous a proposé ceci dans Drafts : HTML > Markdown | Drafts Action Directory, une action qui n’a rien à voir avec la choucroute… a priori.
Sauf que elle a changé ma façon de préparer mes fiches de lecture : je stabilote l’ouvrage, de A à Z puis, à la fin de la lecture, je m’envoie le tout en une seule opération !
Illustration avec des copies d’écran
Sans revenir sur les options Append ou drag and drop, il y a trois voies supplémentaires pour récupérer globalement nos annotations depuis Marvin 3 !

Ici, je pars de l’épatant ouvrage signé par Sylvie Claval et Claude Duneton, histoire d’illustrer mon propos. Quand vous êtes sur une page en cours de lecture, les trois voies sont au dessus du texte.

Empruntons les deux premières. Elles passent nécessairement par l’accès au sommaire… Mais, troublant, il faut immédiatement regarder en bas de page pour accéder à l’un des quatre onglets disponibles…
L’onglet annotations est en bas, le sélectionner puis toucher en haut…

Désormais vous avez accès à deux options clés :
La première permet d’échanger les annotations prises avec une autre version de Marvin (pour ma part avec mon iPad !)
AirDrop est une fonction fabuleuse
La seconde permet un export dans quatre formats dont le HTML sur lequel je vais revenir par la suite.

On pourrait s’arrêter ici et montrer de suite le script annoncé au début de ce billet. Sauf que non. Marvin offre une troisième voie qui peut intéresser ceux qui utilisent le surligneur en jouant sur les couleurs disponibles.
Retour à un page courante et accès direct à l’icône située en haut à droite…

Via ce panneau, vous avez accès à plein d’options dont Text-to-speech si vous souhaiterez transformer votre ePub en audio livre. En bas, vous retrouver une option Show journal and annotations qui ressemble à ce que l’on a déjà vu. Sauf que non.

Je vous fais grâce des options dispo pour ne retenir que le filtre par couleur de vos sur lignages. Si vous ne faites rien, ce sont toutes les couleurs qui seront exportées.
Reste à descendre un peu pour trouver un bouton Export…

Avec une option supplémentaire. Validez HTML…

Toutes les annotations sont exportées. Dans cet exemple, je les expédie vers Drafts. Vous pouvez remarquer que Marvin a écrit proprement le code HTML…

Reste plus qu’à activer le script et à prévisualiser le rendu ! Drafts ne visualise que le début et vous demande de valider l’option pour finaliser le traitement :

Copier le texte en markdown, replacer le code HTML ou créer une nouvelle note ? Pour ma part, c’est la dernière option que je sélectionne. Drafts termine alors le travail et m’affiche ma fiche de lecture en mode antechronologique, avec l’horodateur et même la couleur de mon surlignage.
Voilà pourquoi j’aime tant Drafts que Marvin 3.
C’est tout !