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Post-confinement : rester fidèle à nos engagements ?

Ou n’en tirer aucune leçon…

dans dans mon bocal | groummphh | vieillir

La parenthèse COVID 191 s’achève (sic…!) ce mardi 2 juin : croisons les doigts, restons vigilants, nous allons vivre avec un masque encore quelques temps…

Souvenez-vous : c’était hier et vous déclariez avec le sourire à votre moitié, famille ou amis que ces deux mois de confinement vous avaient amené à réfléchir2 ; que les échanges avec vos proches, présents ou distants, vous avait ouvert les yeux.

Vous aviez encore bien en tête « le monde d’avant » et ses travers, facilement analysé la situation étonnante dans laquelle ce confinement vous maintenait. Et même redécouvert des évidences pour « la vie d’après ».

C’était évident : il fallait cesser de perdre votre vie en la gagnant.

Ça, c’était …hier…!

À l’heure du bilan, qu’est-ce qui coince ?

Qu’aviez-vous décidé ?!
Qu’il n’était plus question de vivre ailleurs qu’à la campagne (…ou de bénéficier d’un petit jardin urbain, voire d’un grand balcon) ; que vous aviez constaté les avantages du télétravail, gadget que vous fustigiez au début de l’année ; que c’était génial d’avoir du temps pour discuter avec vos gamins, les assister dans leurs études ; que vous aviez eu plaisir à travailler de vos mains, faire du pain ; que vous rendre en partie (ou en totalité) au bureau en vélo, en transports en commun ou à pied semblait jouable.
Et que la voiture, un mode de transport coûteux et polluant, allait rester plus fréquemment au garage.

C’est vous qui évoquiez l’impérieuse nécessité d’infléchir le cours de votre existence.

Et pour commencer, refuser derechef3 les réunions improductives en fin de journée, histoire de profiter coûte que coûte de votre tribu…

Sauf qu’il va falloir être subtil et patient…

Au pied du mur

Bien entendu, modifier son mode de vie ne se fait pas en un jour.
Si vous avez conservé votre emploi4, il est plus facile de troquer la voiture pour un vélo que de lancer de suite la recherche d’un logement avec jardin5.

Étonnamment, vous avez fait des économies à force de ne plus sortir, cuisiner des légumes de saison achetés dans le voisinage, déniché au fond de vos armoires des vêtements certes démodés mais très confortables.

Allez-vous suivre vos propres décisions, maintenir ce cap exigeant ?!
Demander à bosser aux 3/5 en télétravail, faire réparer le vélo ou investir dans une paire de chaussures de randonnée pour vous rendre à la gare, à la station de bus, voire au bureau ?

Ou revenir dare-dare à votre précédent mode de vie ?!
Profiter des effets d’aubaine pour acquérir une nouvelle voiture6, sortir de suite pour retrouver les copains même masqués, faire quelques folies du fait de quelques jolies opportunités.
De plus c’est ce que demande en filigrane le gouvernement7

En résumé, toutes les belles promesses que vous vous êtes fait à vous-même :

  • elles ont fini à la poubelle (le principe de réalité a bon dos) ;
  • vous allez vous tenir à un ou deux engagements (…et c’est déjà pas mal) ;
  • vous allez vous imposer un véritable programme avec des étapes exigeantes pour tâcher d’aller au bout de ces promesses qui vous semblent d’actualité, essentielles…

Fixez-vous une deadline fin août pour amorcer le virage.

Au delà, ne vous faites pas d’illusions, « le monde d’avant » vous aura rattrapé.

Petits pas

Alors que l’on nous explique qu’il faut consommer, je dois avouer que je suis d’accord …dans de très rares occasions !

Consommer à bon escient, CQFD.
Si le frigo ou la machine à laver tombe en rade, n’investissez plus dans du …bas de gamme8.

Inversement, ces achats « à la k » — dits d’impulsion et rapidement inutiles — ces trucs qui finissent par encombrer vos armoires, c’est peut-être le bon moment de faire une croix définitive dessus, non ?

À l’inverse, ces fringues démodées retrouvées, en télétravail ou sur un vélo, restent confortables.
Et si elles ont une taille de moins, après quinze jours de vélo, ça devrait aller.

Idem pour la nourriture, privilégiez la qualité à la quantité. Vous avez découvert que vous n’étiez pas trop nul pour cuisiner, continuez et organisez les repas en fonction des produits de saison, pas en fonction de ceux en promo qui ont traversé la moitié de la planète.

Entretenez et usez ce que vous possédez, c’est la première leçon à tirer de ce confinement où il était impossible de « faire les magasins ».
Alors, pourquoi ne pas continuer et n’acquérir que l’essentiel, l’indispensable, l’utile.

Et ainsi atteindre ce chouette objectif que vous êtes fixé : infléchir le cours de votre existence…! Et donc vous donner les moyens de la modifier pour de bon.

Comme dit …je ne sais plus quelle enseigne… Just do it.


  1. Et souhaitons, bien entendu, qu’elle ne redémarre pas de manière aussi brutale. ↩︎

  2. « Profondément » aviez-vous même ajouté… ↩︎

  3. Attention néanmoins aux déclarations intempestives qui singent certaines répliques d’Audiard : « Moi, les dingues, j’les soigne, j’m’en vais lui faire une ordonnance, et une sévère, j’vais lui montrer qui c’est (…votre prénom à défaut de Raoul). Aux quatre coins d’Paris qu’on va l’retrouver, éparpillé par petits bouts, façon puzzle… Moi, quand on m’en fait trop, j’correctionne plus, j’dynamite, j’disperse, j’ventile. » ↩︎

  4. C’est la grosse faiblesse de ce billet, envisager pour tous une situation quasi idyllique avec retour à la normale sans pertes. Malheureusement, ce n’est pas le cas. ↩︎

  5. D’autant que ces recherches du logement pour le prochain confinement ont déjà démarré, + 23% dans le Morbihan (de mémoire). ↩︎

  6. Hybride ou électrique, les aides sont impressionnantes pour résorber les stocks ! ↩︎

  7. Cassez votre tirelire pour relancer l’économie. Et l’impôt sur la fortune…? Pardon, mais je ne vois pas le rapport… (si, si, ils osent !!) ↩︎

  8. Pour ma part, je ne suis pas assez riche pour acheter à nouveau fréquemment. Je ne sais plus qui disait cela dans ma famille, ma grand-mère peut-être… ↩︎

le 02/06/2020 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

À propos des voitures et de leurs usages…

Gaffe aux jugements lapidaires quand on vit dans un environnement …carrossable…!

dans dans mon bocal | usages

Billet décousu et trop long : ne vous sentez pas obligé de le lire…!

C’est un tweet banal qui est à l’origine de ce qui suit : « L’homo-automobilis est-il prêt à en avoir une moins grosse ?
La logique voudrait que les voitures redeviennent + petites, sans enlever à la sécurité.
Mais là, on passe d’un domaine qui relève de l’ingénierie à un autre qui a à voir avec la psychanalyse. »

Ce sont les termes logique puis psychanalyse qui m’ont surpris ! Habituellement, je glisse sur ce type de propos.

Mais il y a un point qui m’interpellait : en quoi conduire un véhicule personnel de grande capacité de chargement est un souci si l’on en a l’usage ?! Dans mon coin de campagne, aurions-nous tous un problème ?!

Après avoir lu une partie des réactions et commentaires, ce billet a doucement mûri. Sur les réseaux sociaux, il est difficile (truisme) de développer des arguments qui vont à l’encontre des convictions des intervenants sans se faire piétiner, chacun voit midi à sa porte et obstinément reste accroché à ses convictions.

Au lieu de réagir, j’ai préféré rédiger ces quelques lignes.

Il n’est pas question d’opposer ville et campagne d’autant que je viens de la ville …même si je suis né à la compagne (on suit ?!).

Sans défendre les possesseurs des gros véhicules (dont les SUV, exemple réussi de marketing vendant de l’évasion aux baroudeurs du week-end), revenons simplement aux usages.

Des usages différents (ou pas !) selon que vous habitez en ville ou en campagne.

D’abord, d’où parlez-vous ?

Le point de vue diverge selon l’endroit où l’on habite.

Vivre en ville avec la capacité de se déplacer en vélo, à pieds ou en transports en commun, voire de se faire livrer justifie difficilement de rouler en SUV…!

Mais c’est oublier les familles nombreuses1 et, si, si, les propriétaires d’animaux !

À ceux qui envisagent une réduction drastique de la taille des véhicules en ville, est-il nécessaire de posséder un véhicule si l’on a également la chance d’y travailler ? À moins de quitter la ville chaque week-end, la location occasionnelle d’un véhicule est peut-être à envisager.

J’entends bien le « déposer les mômes en toute sécurité sur le pas de l’école » mais au volant d’un gros SUV noir…? Et en perdant du temps à se garer à chaque déplacement ?

Hors des villes, à la campagne donc, le problème s’inverse2. C’est ballot.

Vivre à la campagne sans moyen de transport, c’est se retrouver immédiatement coincé3, voire carrément entravé pour travailler hors de son village, les bassins d’emploi sont loin. Ajoutez une faible offre de transports en commun et vous avez un bon aperçu du problème.

Certes, quand on vit dans un bourg où subsiste encore un boulanger et une supérette, on pourrait (sic…!) se passer de voiture et ne pratiquer que l’auto-stop4 ou le covoiturage en négociant avec le voisinage pour aller bosser. Mais ça reste compliqué tous les jours.

En revanche, il est possible de circuler en vélo. Mais sans véritables pistes cyclables, c’est à nos risques et périls.

J’envisage l’acquisition d’un vélo cargo avec assistance électrique5 pour remplacer notre vieux Jeep6 quand il s’agit juste d’effectuer des courses à 15 km ou filer dans un coin de l’île réaliser des photos. Juste prévoir des pneus marathon7 pour chemins caillouteux.

Bref, pour bosser à une dizaine de kilomètres de chez soi quand le temps est variable (!), en partent et en revenant par nuit noire (…routes sans éclairage), une voiture — même en piteux état — reste indispensable.

À ce propos et pour relancer le secteur automobile en crise, je ne serais pas surpris que le gouvernement décrète de mettre à la casse d’office des véhicules parfaitement entretenus, oubliant que leurs propriétaires n’ont pas les moyens de prendre un simple crédit pour les remplacer. Mon propre véhicule de 2005 acheté d’occasion, avec plus de 300000 kms au compteur est entretenu. Je n’ai nullement l’envie (ni les moyens) de bénéficier d’un effet d’aubaine pour acquérir un des véhicules du stock détenu par les concessionnaires même à 50 %. Je roule moins de 10000 kms par an. Pourquoi encombrer les casses automobiles avec des véhicules encore viables, autant faire durer6.

La voiture mais pas trop petite…

Je m’égare : revenons à la légitimité (ou non !) d’employer un gros véhicule à la campagne !

Car c’est bien sa taille, son volume qui semble être l’enjeu psychanalytique…!

  • Des petits ? Quelques voisins roulent en voiturettes sans permis pour pallier l’absence …du dit permis. M’étant retrouvé derrière de type de caisse lors des tempêtes, je trouve ces véhicules dangereux car sensibles au vent latéral avec force embardées, dotés d’un éclairage médiocre. Je ne reviens pas sur le rendement de leurs moteurs thermiques peu écologiques, je n’ai pas de leçon à donner sur ce plan. On évoque bien l’équivalent urbain de ces petits véhicules8 par les pourfendeurs des gros ?
  • Des moyens ? Ici, la grande majorité des locaux opte pour des véhicules de type break. Un choix logique loin des villes, je vais y revenir.
  • Des plus gros …voire des tous-terrains ? Certains sont des véhicules 4x4 fatigués par des décennies d’usage, le nôtre9 fait partie du lot. Ces véhicules ont une vertu, celle de pouvoir charger …du monde (gamins entre autres), transporter de grandes charges. Et résister assez bien dans un univers salin, voire durer dans le temps…

Dans ma commune, si tout le monde sait encore marcher (…si, si, c’est d’ailleurs dans la rue que nous nous prenons des nouvelles des uns et des autres10), la voiture reste un outil utilitaire.

D’autant que le prix du carburant ici n’a rien à voir avec le coût sur le continent ! À ce prix, nous optimisons nos déplacements.

Car, ami citadin et au risque de te saouler, ici pas de garagiste, pas de service régulier de car, pas de pompe à essence.

Le tout (j’insiste à nouveau…) sous des conditions météo qui tranchent avec les clichés des plages ensoleillées diffusées par les vacanciers venus nous rendre visite l’été. Venez l’hiver11 éprouver vos certitudes à cette réalité climatique …si mes propos vous semblent douteux !

L’universalité des campagnes

Oublions là où je vis, regardons ailleurs, toujours à la campagne.

Mes amis agriculteurs en Dordogne n’ont pas de 4x4 mais des breaks. Le vrai 4x4 est dans la grange et se nomme un tracteur…!

Mais dès que l’on arrive dans des pays de moyenne montagne (Drome provençale, Queyras…), le 4x4 redevient quasi incontournable.

J’ai vécu à Salamanque en Espagne le premier semestre 2019 et j’ai été impressionné par le fort pourcentage de véhicules tous terrains hors des agglomérations dans les régions de Castille-et-León ou d’Estrémadure. Dans ces vastes territoires ruraux peu peuplés, les routes ne sont pas toutes revêtues. On se trouve à une altitude moyenne de 800 mètres avec de forts épisodes de neige.

La ville, on en revient chargé…

Vivre à la campagne, c’est planifier des déplacements qui consomment du temps dans une journée.

Ainsi, me rendre à la déchèterie, c’est une heure aller, dépôt et retour. Pour me rendre à des magasins avec un grand choix, je compte minimum cinq heures avec deux traversées en ferry.

On apprend vite la frugalité.

Prendre la voiture, c’est à 95 % pour des usages pratiques, rarement par plaisir.

Acquérir en premier lieu ce que l’on ne trouve pas sur place. Ensuite, quitte à bouger autant optimiser son déplacement.

C’est « s’organiser », passer dans l’unique pharmacie après une visite chez le médecin, l’opticien ou le dentiste ; se faire couper les cheveux ou faire le marché. Ou faire de grosses courses conséquentes pour la quinzaine …sans oublier le plein de carburant au retour.

Puis revenir au cul du bout du monde en espérant n’avoir rien oublié.

Cela explique le pourcentage important de véhicules12 avec hayon à la campagne, des breaks quoi…! Ici, seuls les touristes louent des véhicules deux places…!

Pour ma part, je ne suis pas opposé à l’idée d’une voiture électrique13 mais certainement pas au format urbain (2 personnes).

Pour finir, une remarque : et si vous interrogiez les gens qui vivent à la campagne au lieu de réfléchir à leur place ? Nous avons aussi des envies, l’envie de pistes cyclables par exemple.

Note de fin : il vous est aisé de repérer les territoires où l’usage d’un véhicule reste clé, ce sont les mêmes qui n’ont pas un accès de compét à l’internet…!


  1. j’ai eu quelques mois un grand Voyager que j’ai revendu à un couple avec …cinq gamins… ↩︎

  2. Clin d’œil à Montaigne ! « Quelle vérité que ces montagnes bornent, qui est mensonge au monde qui se tient au-delà ? » …repris par Pascal avec cette formule… « Vérité en deçà des Pyrénées, mensonge au delà ». ↩︎

  3. je vous renvoie au livre de Florence Aubenas, Le quai de Ouistreham. Ou à ce billet à défaut de lire son livre… Florence Aubenas : “Voir les choses à hauteur d’être humain” ↩︎

  4. Notez que ces deux options (autostop et covoiturage) ont pris un grand coup dans l’aile avec la Covid et les restrictions à 2 personnes max dans un véhicule (un devant au volant, le second à l’arrière droit !). ↩︎

  5. j’ai en mémoire un échange (monologue) avec un intégriste du vélo qui récusait l’idée même du VAE… ↩︎

  6. urbanbike | Garder sa vieille voiture ? ↩︎ ↩︎

  7. Tour - Schwalbe Professional Bike Tires ↩︎

  8. non, les véhicules urbains seront écolos et rechargeables sur des bornes ad hoc. ↩︎

  9. urbanbike | Sortir du Diesel, de l’essence, du plastique, oui… ↩︎

  10. comme tout à l’heure devant l’échoppe du réparateur de vélos, ça ne s’invente pas…! ↩︎

  11. urbanbike | Après le confinement, vivre ailleurs…? ↩︎

  12. ça semble même se perpétuer : mon grand-père maternel utilisait une 2cv camionnette, ma grand-mère paternelle une Juva 4 (merci au correcteur farceur qui remplace Juva par Java — et merci Olivier :-). Question : étaient-ils également de grands malades ? ↩︎

  13. avec de grosses réserves ! Le bon plan auto, c’est d’en sortir ! | Alternatives Economiques car ne contrôler que 3 % des capacités mondiales de fabrication des batteries n’est pas dominer le marché des voitures électriques. ↩︎

le 28/05/2020 à 16:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Une version 20 pour Drafts

Une application de traitement de texte démarrée sous iOS et maintenant sous macOS

dans drafts | écrire

Coucou mes trois lecteurs !

Ce petit billet pour évoquer l’épatant parcours de Drafts qui a connu plusieurs phases depuis 2012 sous iOS et qui fonctionne sous macOS uniquement avec des versions récentes de système1. Et, tadaaaa ! En Version 20.

C’est une application qui est devenue totalement indispensable dans mon cycle d’écriture, l’une de rares dont je peux modifier les commandes et barres additionnelles sans risque et, surtout, l’une des seules (avec Editorial sous iOS) qui me permet d’ajouter des scripts ultra pratiques pour mon usage quotidien.

Elle s’est rapidement imposée sous iOS, particulièrement sur mon iPhone, toujours disponible pour enregistrer des bribes de notes.

C’est un outil fidèle, rustique2, particulièrement stable et qui me permet d’accéder à toutes mes informations sur tous mes écrans.

Ce n’est pas l’unique applications de traitement de texte Marc donne que j’utilise, je reste fidèle à Ulysses, ia Writer ainsi qu’à l’exceptionnel Day One qui m’accompagne également au quotidien, récupérant mes notes personnelles prises dans Drafts et construire ainsi une sorte de carnet de bord.

D’aucuns se demanderont pourquoi j’utilise autant de traitements de texte sur mes écrans alors qu’il me suffirait de n’utiliser que… Microsoft Word ou Apple Pages ! D’autant que ce fut mon quotidien, il y a quelques décennies,

C’est oublier d’emblée l’usage clé du balisage markdown — plus exactement multimarkdown — qui me permet de faire circuler tranquillement mes notes, écrits, bavardages, captures, citations d’une application à une autre. Voire même (si, si !) à préparer mes billets pour urbanbike.com.

Bref, c’est la première application que je lance naturellement dès que j’ai une idée, une remarque, un truc à rédiger sur mon iPhone qui me sert de principale machine à écrire devant le iPad.

Coincidence

Ce week-end, j’ai fait le deuil de Deadalus touch (si, si…!), mais également de :

…1Writer, Byword, Textkraft, PlainText, Trunk Notes, ThinkBook, Bear, NoteBox, Letterspace, Outline, Notesy for Dropbox, Evernote, Note Taker, Simplenote, Write for iPhone, Scriptnotes, Notapad, Notoriety, Boostnote, Outinely, Writer, Whitespace, Creative Writer, WriteRight, Noted by Tack, Writer’s Studio, Ecrire, WriteMate, enso Writer, WriteRoom, Writer App basic, Cool Writer, Writedown, RTF Write, TaskPaper, PlainText, Simple Outliner, Notebook, TypeLink, TrustyBook, WriteMate et Write 2, Squarespace Note, MinuteTaker 2, DraftPad, Momento, Journalized, Outlines, Just Write, Scripts Pro, Quip, Moleskine, Notepad, Knowtilus, Edhita, Celtx script, FoldingText ou Nebulous Notes sur Mac (…sans remonter jusqu’à FrameMaker…!). Ou encore SYML sur iPad.

Certains concepts comme Calca qui mêlent markdown et calcul semblent malheureusement sur le bord du chemin (j’avoue que retrouver cette idée dans Drafts me conviendrait).

Est-ce à dire qu’il faut jeter toutes les applications qui précèdent ? Non, Byword, Bear, Editorial et consorts sont toujours des produits intéressants. C’est bien moi qui m’en détache3 pour, justement, limiter ma propension à tout essayer !

Alors pourquoi Drafts ?

Tout d’abord saluer le travail régulier de son développeur qui ne cesse d’améliorer cette application depuis huit ans, aux nombreux contributeurs qui proposent des scripts et des actions qui rendent mon temps d’écriture plus facile, simplifient mes exports avec force x-callback-url et autres JavaScript.

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Drafts est un chouette mécano, une application qui devient unique pour chaque utilisateur. En effet, nous employons chacun nos sets d’actions, nous les disposons comme nous le souhaitons dans autant de barres additionnelles que nous le voulons. Et puis, régulièrement, Greg nous propose une nouvelle pépite. Après les workflows, les tags, les opérations sur les notes, ces derniers temps est apparu une nouvelle option pour effectuer des recherches qui s’est intégrée si naturellement que j’ai l’impression qu’elle a toujours été présente.

Bref, c’est ça qui me botte (!!) depuis que j’ai enfin compris à quoi Drafts pouvait me servir, c’est un traitement de texte en progression, en construction dans lequel je glisse parfois des bouts de code bricolés par mes soins4 pour mes propres usages.

En plus de la qualité du développement, de la souplesse de l’outil, c’est la fiabilité des sauvegardes, la synchronisation de mes barres additionnelles, workflows, collection de tags et actions que je retrouve instantanément sur le MacBook Air de ma fille comme sur mes écrans sous iOS.

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Enfin, et c’est important de le rappeler, Drafts est une application qui me permet d’exporter tant vers Ulysses que Day One, Twitter, Box, DropBox.

Un grand merci à Greg.


  1. Impossible à mon vieux MacBook Pro de 2009 d’y accéder. ↩︎

  2. Mais qui a fait de sacrés progrès sur ce plan à moins que ce soit moi qui me soit habitué à son look rugueux…! ↩︎

  3. Par contre, je n’ai pas eu envie de tester Notion et d’autres apps certainement novatrices. ↩︎

  4. Avec des tas d’emprunts car je suis incapable d’écrire une ligne de code…! ↩︎

le 19/05/2020 à 16:45 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #