L’une de mes relations sur Mastodon a lancé, il y une grosse semaine, un sondage auprès des copains sur la pratique hebdomadaire d’une activité sportive.
En résumé, combien d’heures de sport faites-vous chaque semaine…?
J’étais un peu décontenancé — je ne fais plus de sport à proprement parler depuis les années de pension — quand un intervenant a évoqué sa pratique quotidienne de la marche pour se rendre au boulot.
Et posé la question : est-ce du sport ?!
Je me suis permis d’intervenir car je partage à 200 % le sentiment qu’une pratique régulière de la marche, sans tenue fluo ni chaussures bicolores, est bien un exercice sportif…!
Comme nous sommes définitivement dans un univers où l’image est plus importante que l’action, je pose une seconde question ici, un brin provocateur :
est-ce qu’enfiler un jogging, une tenue iconique d’une quelconque activité sportive nous transforme en sportif ?!
Si oui, cela explique pourquoi je croise autant de gens habillés avec des tenues à bandes multiples ou arborant d’énormes numéros floqués qui, manifestement, débutent.
Ou sont restés trop longtemps à la buvette…
Revêtir une tenue de mousquetaire quand nous étions enfants ne faisait pas de chacun d’entre nous un membre des gardes royales !
Mais dans nos têtes, oui !
J’avoue ne pas avoir d’équipement sportif.
J’ai des chaussures, des vêtements qui me conviennent. Mes meindl ne font pas de moi un randonneur, ma veste NorthFace un alpiniste, mes t-shirts achetés chez décathlon sont sobres et unis.
Mon grand sac-à-dos me sert à voyager mais surtout à faire… le marché : 70 litres ne sont pas de trop pour trimbaler légumes, fruits, denrées périssables dans une glacière, salades !
Bref, tant dans feu ma vie professionnelle que maintenant, je constate que nous avons tous les jours des tas d’opportunités de faire de l’exercice mais de manière naturelle. Voire utile (faire le marché est… indispensable).
Quand je livrais des ramettes de papier aux clients, je faisais du sport (seul regret, ne pas avoir compris de suite à bien porter ces pesants colis). Egalement quand je pédalais dans Paris pour me rendre à un rendez-vous.
Quand je croise les copains installant leurs stands sur les marchés de #BelleÎleLand ou en action dans leur activités de jardiniers, marins ou maçons, il me semble que leurs corps sont sollicités (j’en connais deux qui s’entrainent en plus le week-end pour des trails).

Bref, mes 10188 pas quotidiens en moyenne sur un an (chiffre fourni par mon iPhone) ou le mois en cours confirment ce que je pressentais : je bouge suffisamment pour un vieillard…

À suivre !
Quelques notes décousues, foutraques et amusées à propos des maisons contemporaines présentées dans les revues ou sites web…
Ces reportages léchés qui ont la fâcheuse habitude de faire passer nos propres logements pour des placards !
Cela fait des années que je ne peux m’empêcher de me gausser devant certains reportages !
Les réalisations tape à l’oeil, surdimensionnées, aux linéaires vitrés impressionnants, sont mes cibles préférées.
Inversement, je reste bouche bée devant les projets astucieux réalisés dans des contextes urbains compliqués. Ou face aux réhabilitations épatantes qui allient enveloppe architecturale d’origine et matériaux contemporains, des partis-pris audacieux assumés de toute beauté (…en Italie et Espagne notamment).
Le tout sous le couvert d’une réglementation moins tatillonne et le savoir-faire de professionnels aguerris.
Accessoirement… avec quelques moyens…!
Mode et déco
Ces réalisations récentes sont les catalogues des tendances du moment…
Leurs images — véhiculées par nombre de revues d’architecture ou de décoration intérieure — nous vendent du rêve, apportent des idées, ouvrent de nouvelles perspectives.
Tout gamin, j’ai été biberonné aux réalisations de Richard Neutra et Frank Lloyd Wright…
Ces revues iconiques d’architecture intérieure me font irrésistiblement penser à… Point de Vue ou Images du Monde que ma grand-mère paternelle et ses soeurs feuilletaient jadis, s’extasiant devant les robes et les ors des têtes couronnées…
Leurs reportages donnent irrésistiblement envie de décliner ces solutions dans nos propres espaces, des plus… étranges aux options nettement plus révolutionnaires.
Des inspirations pas toujours heureuses : ainsi la mode des galets ou du minéral dans les douches ou autour des baignoires, des réalisations compliquées à nettoyer… Ou encore ces baignoires catafalques, vasques avec tuyauteries déportées, etc.
Qui n’a pas fantasmé devant une incroyable salle de bains avec vue s’ouvrant sur un univers végétal harmonieux ?
Contraste brutal en pénétrant à nouveau dans la notre, aveugle, aux dimensions exiguës…!
Un monde hors sol
Les clichés de ces réalisations manquent singulièrement de vie, de désordre, nous donnent à voir une image idéale de l’existence d’un groupe social privilégié.
Parfois, le ou la propriétaire se met en scène, seul(e) ou avec un animal de compagnie.
Les enfants sont absents, cette discrétion s’explique aisément notamment dans des contrées où les kidnappings avec demandes de rançons ne sont pas rares.
Les jardins qui entourent ces lieux sont magnifiquement entretenus, l’herbe rase, les plantations exubérantes.
Tout est luxe, calme et volupté…!
Les piscines remplies d’une eau cristalline ; les véhicules haut de gamme parfaitement lustrés et alignés… Quelques beaux fruits choisis pour leur touche de couleur sont habilement posés dans ces gigantesques cuisines laboratoires d’où rien ne dépasse, impeccablement rangé…
Bref, un monde à l’opposé du mien… Je me retourne et je vois les pots de couleur qui s’entassent à coté des bols et des ustensiles utilisés quotidiennement pour cuisiner…!
À ce propos, dans ces grandes unités, on voit rarement des personnes en train de préparer un repas ou faire la vaisselle…
Sur les photos de ces volumes sublimes, pas la moindre trace de doigt, aucun dépôt de poussière, aucun lit aux draps froissés, aucune salle de bains en désordre.
Mais comment font-ils…?!
Qui tient le chiffon ?
Ces lieux sont très exceptionnellement entretenus par les propriétaires eux-mêmes.
Une fausse manipulation d’un tampon jex et c’est une chemise chiffonnée, un ongle manucuré brisé. Je galèje…
Le secret ? Des domestiques… généralement invisibles comme les photos le démontent par la simple absence de ces rouages essentiels.
Le must reste le couple de domestiques. Lui pour conduire la voiture (oui, c’est très sexué) et entretenir le jardin ; elle pour s’occuper de la maison et cuisiner… Pour les très grosses unités, on croise beaucoup de personnel, voire des vigiles…
Plus sérieusement, c’est une question de statut social.
Au Mexique où j’ai vécu tout gamin, il est inconcevable que la señora fasse quoi que ce soit dans la maison…
Et même si elle s’y essaye, elle se fait engueuler par le personnel de maison qui lui rappellent que c’est leur job…
Ce système d’avoir du personnel de maison n’est pas réservé aux… maisons. Lors du démarrage de la pandémie en 2020, nombre de couples qui avaient l’habitude d’être servis se sont retrouvés totalement paumés dans leur propres logements, leur personnel étant parti ou malade.
Et eux, en détresse, incapables de sortir les poubelles ou cuisiner…!
Où sont-ils…?
Ces esclaves modernes sont relégués (au mieux) dans un petite pièce attenante.
Au mieux, j’insiste.
Dans les projets pharaoniques que je scrute quasiment chaque jour (…et que je relaye rarement tellement leur faste est à des années lumières de notre propre univers…), j’aime localiser sur les plans la place laissée aux domestiques…
Elles est significative de l’importance (respect…?) que l’on leur accorde…
Quelques exemples…?




En Europe, le personnel est généralement plus à l’aise, voire dispose de son propre pavillon sur la propriété. Ou loge dans le hameau voisin, ne vient que quelques heures.
Est-ce monstrueux ?
Oui ou non dès lors que nous l’analysons selon nos standards. Mais c’est nettement plus complexe (même si toujours sidérant) quand on l’expérimente soi-même à l’étranger…
À suivre…!
Les vélos électriques, trottinettes et voitures électriques devraient-elles être un chouïa bruyantes ou moins silencieuses, ronronner…?
Oui, si j’en crois le nombre de fois où j’ai failli être tamponné ces dernières années dans une rue piétonne !!
Sur route, les véhicules électriques ne peuvent masquer le bruit des pneus (certes léger) sur l’asphalte mais, en ville, à faible vitesse dans une rue piétonne, ils sont quasi inaudibles.
Paradoxalement, ce ne sont pas eux que je crains mais bien les conducteurs de trottinettes électriques ou de vélos qui se faufilent, nous frôlent en silence.
Comme je ne perçois pas toujours leur arrivée (merci, bien que vieux, je ne suis pas encore totalement amorti et sourd ;-), les probabilités d’être bousculé augmentent.
En cause ?
L’absence de bruit ou d’avertissement !
Ce silence m’incite en tant que piéton inconscient à agir comme toujours, obliquer soudainement vers une entrée d’immeuble entr’ouverte pour me glisser dans une arrière cour jusqu’alors inaccessible ; dévier vers une fontaine ou une façade pour la détailler !
Certes, en cas d’accident, le conducteur de trottinette ou de vélo sera tenu responsable pour défaut de maîtrise de son véhicule.
Mais je m’en fous.
Hormis le choc qui peut être violent (voir mortel), ce qui me désole est l’incapacité de mes pairs (…je suis cycliste !) à ne pas faire usage de sonnette, d’avertisseur.
Voire de ne pas avertir par la voix !!
Sur nos propres Bromptons, nous avons des sonnettes avec un timbre sec et vigoureux qui s’entend fort bien.
À tous ces nouveaux cavaliers qui enfourchent ces moyens de transport, un peu d’anticipation, que diable !
Ce n’est pas compliqué d’avertir.
Ok, je marche assez vite en ville avec mon sac à dos vide (ou chargé de victuailles) ; je lambine rarement derrière un groupe de piétons.
Pour autant : dois-je désormais ajouter des rétroviseurs à mes lunettes pour me prémunir de l’arrivée silencieuse et inopinée d’une trottinette ?!
Ça va mal finir (…pour moi assurément) mais aussi pour celui qui m’aura heurté si j’ai encore la force de réagir…!

Alors ?
La solution est d’avertir : une petite trompe (rigolo mais pas très efficace) mais surtout une sonnette (…ça coute 3 ou 4 €, premier prix). Voire un grelot à demeure sur le cycle comme le font quelques VTTistes que je croise sur la Sainte-Victoire ?
Souvent un simple « pardon, pardon ! » à bonne et intelligible voix évite le pire.
Et accompagné d’un sourire chasse tout agacement !